Extraordinaire reconstitution de l'Italie du 18 ème siècle, au sein des cours. Il faut vraiment apprécier l'art lyrique pour mettre 5 étoiles à ce film, car une large partie est consacrée au chant. Personnellement j'ai trouvé ça un peu long et plat. Ce film a tout de même le mérite de nous faire connaître ce compositeur oublié, contemporain de Mozart, et apprécié de ce dernier.
IL BOEMO, film de Petr Vaclav. La postérité est parfois bien injuste. On sait qu’elle a occulté beaucoup de femmes artistes tout simplement parce qu’elles étaient des femmes mais pourquoi a-t-elle oublié Josef Myslivecek ? Tout de même pas parce qu’il avait un nom difficile à retenir ! On le surnomma vite, d’ailleurs, par commodité, « Il Boemo ». Le film commence par la mort du musicien, tombé dans la misère, pour s’achever sur une autre mort : on nous fait entendre un sublime air d’opéra qui fut refusé par les grands théâtres d’Italie. Pourtant, « Il Boemo », qui avait quitté sa Prague natale pour Venise, plus ouverte, pensait-il, aux compositeurs débutants, fit une belle carrière et put voir jouer ses opéras dans des lieux prestigieux. Mozart lui-même l’admirait. Tous les moments musicaux qui nous sont offerts nous permettent de découvrir une très belle musique, à mi-chemin entre le baroque et les opéras de Mozart. Oui, à n’en pas douter, Myslivecek (magnifiquement incarné par Vojtech Dyk) était un grand compositeur et il faut espérer que le film le réhabilitera comme il le mérite. L’histoire est envoûtante, avec des séquences souvent courtes, qui nous permettent non seulement de mieux connaître cet artiste mais une Venise où le libertinage de certain(e)s côtoie l’oppression des femmes, et pas seulement des femmes du peuple. La géniale chanteuse lyrique, Catarina Gabrielli (Barbara Ronchi) dit qu’elle est considérée comme une putain, la belle marquise dont s’éprend Myslivecek est opprimée par un mari violent, jaloux, qui n’hésite pas à la violer pour bien lui montrer qu’il est le maître, la jeune élève du « Boemo », dont elle s’est éperdument éprise, est destinée à épouser un très vieil homme qui lui répugne. Le sort des artistes n’est pas très enviable non plus : Myslivecek avoue à son frère qu’il gagne dix fois moins que les chanteurs qui interprètent ses œuvres. Tourné en Italie et à Prague, le film nous fait pénétrer dans des palais sublimes aux murs peints, aux chandeliers d’or, aux portes sculptées, puis nous promène dans d’immenses jardins ou sur les canaux de Venise, très souvent en plans rapides, accompagnés par la musique qui est sans doute le personnage le plus important. Le réalisateur joue beaucoup de l’ombre et de la lumière, suggère qu’il ne faut pas se fier aux apparences, habille ses personnages de costumes somptueux ou d’un noir plus inquiétant : les individus sont souvent masqués et on peut se tromper sur leur identité. La scène entre le petit Mozart, très extraverti, et Myslivecek, est très savoureuse. Celui-ci n’est-il d’ailleurs pas, par anticipation, le Don Giovanni du futur opéra de Mozart, lui qui séduit toutes les femmes, « d’ogni forma, d’ogni età » ? Ce don-juanisme lui coûtera d’ailleurs la vie puisqu’il mourra de la syphilis à l’âge de 44 ans. Espérons en tout cas que cet hommage posthume nous permettra de découvrir prochainement sur une scène un opéra de Myslivecek.
Ce film est surprenant de crudité réalistes qui nous plongent dans le passé comme dans une capsule temporelle. Les vêtements, le jeu des acteurs et les anecdotes scabreuses ou superbes nous font vivre le passé tel quel, il me semble. Le film seul défaut est qu'il manque de scènes intermédiaires pour bien lier le tout.
Vu à l'occasion d'une avant première au Grand Palace aux Sables d'Olonne. Nous avons été très émus par ce très beau film. Il nous a permis de connaître un superbe compositeur malheureusement méconnu. L'ambiance du film nous a beaucoup fait penser à Barry Lyndon, sans pour autant en atteindre la qualité. Il faut vraiment aller voir ce film, on en sort transporté d'émotion ! Bravo à Petr Vaclav pour la réalisation et la mise en musique.
Magnifique a tous point de vue! Les décors, la musique et l'intrigue. On est plongé en plein XVIII pendant 2 heures. Par contre certaines scènes auraient pu être évitées ou suggérées...
J'ai vu la première du film "Il boemo", et j'ai été ébloui par l'histoire du compositeur Myslivecek. Je ne savais pas qu'il avait été un mentor de Mozart, et qu'il avait vécu une vie pleine de passions, de drames et de tragédies. Le film est très bien réalisé, avec des décors et des costumes magnifiques, et une musique sublime. C'est un film que je recommande à tous ceux qui aiment la musique classique et les films en costume.
Un film admirablement réalisé, la direction d'acteurs est rigoureuse et intelligente. On découvre la vie d'un grand compositeur du XVIII.s un grand BRAVO ! Je me suis régalée. Un très beau film européen
Ce film est une merveille visuelle et sonore, avec des décors et des costumes somptueux, et surtout des scènes d'opéra à couper le souffle. On découvre la musique de Myslivecek, qui est d'une beauté et d'une émotion incroyables. Le réalisateur a choisi des extraits de ses opéras les plus célèbres, comme L'Olimpiade ou La Clemenza di Tito, et les a mis en scène avec une grande finesse et une grande sensibilité. Les chanteurs sont excellents, et le chef d'orchestre Vaclav Luks dirige l'ensemble Collegium 1704 avec brio.
Si vous aimez la musique baroque, vous allez adorer ce film. Et même si vous n'y connaissez rien, vous allez être séduits par cette histoire passionnante et touchante, portée par des acteurs formidables. Le rôle principal est tenu par Vojtech Dyk, un chanteur pop tchèque qui se révèle être un acteur très convaincant. Il incarne Myslivecek avec beaucoup de charisme et de nuance, et il n'hésite pas à se mettre à nu (au sens propre comme au figuré) pour nous faire entrer dans son intimité. Les actrices qui jouent ses conquêtes sont toutes très belles et très talentueuses, notamment Barbara Ronchi qui interprète Anna Fracassati-Manciniani, la femme de la cour qui lui ouvre les portes de l'opéra.
Bref, vous l'aurez compris, je suis tombé sous le charme de ce film, qui est à la fois un hommage à un compositeur méconnu et une fresque historique captivante. Je vous le recommande vivement, vous ne le regretterez pas ! Allez vite le voir au cinéma !
Contrairement à un critique qui a trouvé le personnage lisse, il émane de l'interprétation toute l'inquiétude d'un serviteur étranger et surtout solitaire qui doit toujours être sur la réserve pour ne pas froisser un noble et ne pas compromettre son avenir. La fidélité historique révèle un grand réalisateur soucieux du détails. J'insiste sur la nécessité de la VOST qui nous permet de nous plonger dans ce monde baroque et surtout le cosmopolitisme des états italiens de l'époque. Les vénitiens sont des vénitiens, les napolitains comme le roi parle réellement le napolitain. Les Chanteurs donnent de la voix et l'on perçoit l'interprétation sans post-doublage. Les gros plans sur leurs visages permettent de comparer leur différence d'intériorisation avec la Gabrielle . Et puis des scènes qui nous permettre de saisir l'esprit d'une époque, ses mœurs ou les conditions de chacun.Une fresque historique magnifique, j'ai été emporté par l'histoire de ce compositeur. Il m'est arrivé de ne plus lire les sous titres tant le jeu et les intonations traduisaient les sentiments et les Dialogues. J'ai déjà envi de le revoir ! Je vais m'empresser de découvrir les autres films de Petr Vaklav.
Un grand film operatique avec des acteurs exceptionnels. L'histoire de ce musicien est incroyable et son parcours mouvementé nous prend aux tripes. J'ai adoré passer 2h20 avec lui malgré sa fin tragique.
Une narration assez plate, un personnage bellâtre et un peu falot qui ressemble en moins cynique au Ryan o'Neal de Barry Lindon et pourtant ça marche. Bien joué, de la bonne musique interprétée par des napolitaines pleines de tempérament, on ne voit pas passer les 2h20 et on a envie den connaître plus sur ce compositeur clairement phagocyté par Mozart
Film sur la vie d'un compositeur qui eut du succès au 18 ème siècle, mais qui tomba dans l'oubli. On ne peut pas comparer ce film à "Amadeus", même si "il Boemo" est contemporain de Mozart (le film montre d'ailleurs une rencontre entre le tout jeune Mozart et il Maestro. Il n'y a pas besoin de connaître "la grande musique" pour se laisser happer par la beauté de ces airs et celle des images. Le film bénéficie d'une photographie superbe. Le film montre le succès grandissant puis la déchéance figurante de ce compositeur tchèque qui enchanta le royaume de Naples, mais aussi toute l'Italie. Les femmes ne sont pas absentes de ce biopic soigné aux images léchées, que ce soient les catins, les divas ou les femmes de la noblesse qui croiserent sa route. Autant de portraits magnifiques. L'acteur principal, très séduisant, se montre convainquant. Une belle surprise que ce très beau film tourné en langue italienne principalement.
Très beau film d’un compositeur Tchèque peu connu protégé par quelques femmes dans une Venise depravée ,.et une Italie où le meilleur côtoie le pire. La .musique est un régal!