Le film québécois "On dirait la planète mars" est l' ovni WTF de la semaine.
La première mission habitée sur Mars est en péril. Pas de panique : une branche canadienne de l’agence spatiale envoie dans une base en plein désert cinq anonymes sélectionnés pour leurs profils psychologiques quasi identiques à ceux des astronautes. Ils doivent vivre comme eux, penser comme eux, être comme eux, pour anticiper et résoudre les conflits. Mais ici ce n’est pas tout à fait la planète Mars. Et ce ne sont pas vraiment des astronautes.
Comme il fallait s'en douter la mission virtuelle part en couille et avec l'accent de la belle province et ses expressions fleuries on se gondole dans son siège.
Avec peu de moyen, le réalisateur fait des miracles avec la photographie, le cadrage et la direction d'acteur.
Stéphane Lafleur est un réalisateur canadien vivant dans la région du Québec. A travers cette comédie absurde de science-fiction, il parodie le voyage spatial avec un humour jouissif.
Très bien vu : où la gestion des situations sur le mode froid du "management" est vouée à l'impasse, chaque personne humaine se révélant unique.
Autres questions posées par le film : - peut-on vivre un rêve par procuration ? - celle posée par la chanteuse Barbara ("Dis, quand reviendras-tu / Dis, au moins le sais-tu / Que tout le temps qui passe, ne se rattrape guère / Que tout le temps perdu, ne se rattrape plus ?)
David, quarantenaire à la vie bien tranquille, intègre une équipe de cinq personnes, censées avoir les mêmes traits comportementaux que cinq astronautes en mission sur Mars. Ensemble, David et ses collègues sont chargés d’élucider les raisons des tensions que connaissent les véritables astronautes sur Mars, afin de pouvoir les résoudre. La thématique de la reproduction à l’identique donne lieu à des possibilités infinies de décalage comique : l’inconfort propre à un vaisseau spatial est recréé artificiellement sur Terre, jusqu’à l’absurde. Mais à force de faire semblant, David ne finit-il pas par y croire lui-même ? Ma critique à retrouver en intégralité sur Le Mag du Ciné: https://www.lemagducine.fr/cinema/critiques-films/on-dirait-la-planete-mars-stephane-lafleur-avis-10062130/
Je n'avais lu que le synopsis avant mon visionnage et m'attendais à une comédie, mais pas du tout puisque c'est un film dramatique.
On y suit un groupe de cinq personnes, choisies par la NASA, dont la personnalité est proche de celles des cinq astronautes actuellement en mission pour aller sur Mars. Le but étant d'anticiper les problèmes matériels, relationnels ou psychologiques que peuvent rencontrer les professionnels.
Et de ce postulat, comme dit plus haut, je m'attendais à rire, ce qui n'a pas vraiment été le cas, puisque le groupe va très vite être confronté à des problèmes bien plus gros qu'eux. L'un des astronautes a des idées sombres, la femme de l'un d'eux est gravement malade, une finie enceinte... Et les cobayes devront trouver des solutions à ses gros soucis entrecoupés de petits tracas du quotidien, car non seulement de devoir régler eux des professionnels, ils vont devoir aussi régler les leurs !
J'aime beaucoup l'amitié qui se lie entre David, le personnage que l'on suit le plus, et Marie-Josée : ils essaient tous les deux de rester eux-mêmes malgré les rôles qu'ils incarnent ! Et concernant le retournement de situation final qui va faire perdre tout espoir au héros en ce qui concerne le but de la mission... Je l'ai aussi mal pris que lui !
J'ai vraiment trouvé le film intéressant, aimant beaucoup tout ce qui traite des relations humaines. L'imagerie est très belle, autant les scènes intérieures que le peu qu'il y a l'extérieur. Le rythme est constant, ce qui fait qu'on ne voit pas vraiment le temps passer !
“Pour faire un film, premièrement, une bonne histoire, deuxièmement, une bonne histoire, troisièmement, une bonne histoire.” On dirait la planète Mars, c'est aussi renouer le lien avec le meilleur de la série B. Plus subtil qu'il n'y parait, le film dépasse le cadre du comique burlesque, et on peut y voir un conte philosophique voir un drame psychologique.