Portrait touchant d’une jeune kurde allemande tiraillée entre son désir d’émancipation et l’attachement à sa culture familiale, portée par l’interprétation de la charismatique Bayan Layla. 3,75
Alors ça.. c'est du film choc ! Et oui voir cette jeune kurde paniquer à l'idée de ne plus être vierge pour osn mariage et tout tenter pour réparer son hymen m'a complètement retourné.. c'est pas possible d'être soumise à une telle culture archaique... ça glace les sangs franchement... enfin moi et ma chérie on a adoré ça & on a pas vu le temps passer devant l'histoire de cette pauvre Elaha même si on en frissonne encore...
Film intimiste très touchant sur la condition des femmes dans la communauté kurde en Allemagne. J’aime la simplicité des scènes qui montre son quotidien.
Un petit film sur le milieu kurde immigré en Allemagne. Une jeune fille hésite entre la tradition et la modernité, La question de la virginité avant le mariage est au centre des débats. Elle a un fiancé, kurde de la communité, mais elle voudrait aussi faire des études et rester indépendante. Elle cherche une solution pour reconstituer son hymen, c’est compliqué , sa famille ne la soutient pas De bonnes intentions, dans un objectif libéral, mais le film est lent, et le scénario un peu basique, on est plus proche d’une dramatique télé.
Le film, interprété avec justesse, notamment par l'actrice principale, montre bien toute l'ambiguïté et la difficulté de la situation de la jeune femme partagée entre l'amour de sa famille, le respect des traditions d'une part et ses sentiments d'autre part, et qui peu à peu comprend où est sa dignité. Je regrette juste une fin un peu trop ouverte...
Ce qui me frappe dans Elaha, c’est sa pudeur. Une pudeur presque excessive. Tout est filmé avec précaution, respect, retenue. Les mots sont pesés, les silences calculés, les conflits contenus. Je sens une immense volonté de ne pas trahir les personnages, de ne pas simplifier, de ne pas juger. Mais à force de marcher sur des œufs, le film finit par ne jamais vraiment me toucher au cœur.
Je pense souvent, pendant le film, à ce qu’il aurait pu être s’il avait accepté d’être plus inconfortable. Plus imparfait. Plus risqué. Là, chaque scène semble vouloir rester “juste”, “équilibrée”, presque exemplaire. Mais la vie ne l’est pas. Et le dilemme d’Elaha, lui, est tout sauf équilibré.
Bayan Layla fait un travail remarquable de retenue, mais cette retenue devient contagieuse : je me retiens, moi aussi, d’éprouver trop d’émotion. Je respecte le film, je ne le ressens pas pleinement. Il m’intéresse intellectuellement plus qu’il ne me bouleverse. Pour un récit aussi intime, c’est là que quelque chose se fissure.
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L'histoire s'inscrit clairement dans notre époque actuelle, la tradition, le poids de la religion et/u le patriarcat n'apparaisse vraiment qu'au sein de la famille avec le paradoxe que la mère s'avère bien plus rigide que le père, mais avec ses amies et/ou plus éloignés de ses proches Elaha/Layla redevient la jeune femme libre et éprise de liberté. C'est là que la question ultime du film "Quelle femme veux-tu être ?" devient un leitmotiv, le fil conducteur du récit. La réalisatrice a opté pour un style directe et réaliste, pas une scène ne sort du cadre de la vraisemblance, le scénario reste logique, plein d'acuité et on suit Elaha dans ses questionnements et en même temps son chemin de croix pour se faire opérer. Pourtant on ne sait jamais si elle aime ou pas son fiancé, parfois cela paraît un mariage forcé parfois elle paraît vraiment attacher, par là même, la fin est trop ouverte et démontre un manque de courage de la part de la réalisatrice qui lui permet de ne froisser personne, ni les féministes ni les kurdes ou l'Islam... etc... Un joli portrait de femme à la recherche d'elle-même. Site : Selenie
Le poids des traditions culturelles et familiales sur une jeune kurde émancipée vivant en Allemagne, qui veut se reconstruire une virginité pour son mariage. « Je préfèrerais te savoir morte »lui répond sa mère lorsqu’elle tente timidement d’aborder le sujet... C’est un peu longuet, parfois ronronnant et par moments trop... technique !
Porté par une jeune actrice remarquable, ce long-métrage a le mérite de dénoncer l'emprise de certaines familles, kurdes ici, sur les jeunes filles et l'importance accordée à la virginité jusqu'au mariage. Rien de très nouveau, ni de très original dans le traitement, si ce n'est le monde à part que l'héroïne s'est construit auprès d'un jeune Allemand, dont on ne sait rien si ce n'est qu'il est passé par la case prison et qu'il cultive sa misanthropie en s'occupant de jeunes chiens. Les scènes entre les deux personnages sont les plus belles du film.
La finesse psychologique et la particularité de cette jeune fille enfermée dans les carcans de sa culture nous transporte tout le film Elle cherche a tout prix à échapper à la hontespoiler: (« je te préférerais morte » ) de ne pas être vierge devant des parents,, une famille, un quartier, un fiancé une culture vivant dans un pays occidental, Un plaidoyer éclairant et en finesse appelant à la liberté sexuelle du patriarcat dans son entier, offert par Milena Aboyan dans son subtil premier long métrage,
Voilà un bien beau film, éclairant et lumineux, sur le poids pesant des traditions familiales et religieuses. Ou comment une jeune femme (merveilleusement interprétée par Bayan Layla), tente d'en sortir et de reprendre sa liberté de vivre comme elle l'entend. Ici, cela se passe dans une communauté kurde, mais cela pourrait être, hélas, transposé dans bien d'autres communautés.
Film très intéressant sur les traditions moyenâgeuses qui perdurent dans certaines cultures patriarcales, a travers l’histoire de cette jeune femme allemande d’origine kurde, obligée de se marier sans amour et d’être vierge au moment du mariage. L’interprète principale joue remarquablement juste, et le rythme soutenu conserve notre attention du début a la fin. Un bon film .