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Simon Bernard
206 abonnés
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3,0
Publiée le 23 mai 2024
Mamargade vit dans un village Somalien avec son fils et sa soeur. La famille peine à réunir suffisamment d'argent pour assurer l'avenir scolaire du petit Cigaal après la fermeture de l'école du village, et Mamargade accepte de travailler pour des gens louches. En parallèle, Araweelo la soeur essaie d'ouvrir son commerce de couture mais ne parvient pas à faire payer en temps et en heure ses clients. Elle se met en quête des mauvais payeurs. En salle le
spoiler: "The Village Next to Paradise" montre le quotidien difficile d'une famille dans un village Somalien situé dans une zone baignée par les attaques de drones américains et point de passage d'armes terroristes. L'image est plutôt jolie à regarder, très jolie même. Les personnages comme les décors sont filmés avec dynamisme et saturation : les dialogues ne sont jamais statiques. Malgré tout, le film est assez long et il n'est pas évident de rester parfaitement concentré de bout en bout. L'intrigue passe par des détours pas toujours utiles pour arriver à une situation finale assez sombre : l'éclatement de la famille. Seule Araweelo semble voir les nuages se dissiper. Mention spéciale pour la scène de révélations autour de la paternité de Cigaal qui m'a fait un petit quelque-chose, ainsi que le jeu bluffant du petit garçon qui joue son rôle.
Bon, je vais commencer par évacuer cette question: marre de cette exotisme cinématographique synonyme de qualité. Bref, les défauts sont pléthores (rythme, jeux, montage, ...). Mais il a pour lui de mettre en avant une vision différente de la Somalie et de ses habitants. Sans misérabilisme, sans compromis. Juste le parcours romancé de personnages qui essaient de s'en sortir face à difficultés socio-économiques
L’excellent réalisateur dresse avec tendresse le portrait de trois personnages en lutte pour leur émancipation et leur tranquillité. Ceux-ci sont présentés avec beaucoup de pudeur. Le casting non professionnel est bluffant, particulièrement l’enfant. J’ai apprécié découvrir ce film tourné en Somalie, un pays dont nous parviennent peu d’images. L’image est sublime. Le film prend son temps. On nous dépeint ici l’amour, la famille, la solidarité, l’espoir. La village aux portes du Paradis est une merveille calme, humaine et humble. Une oeuvre tranquille, lumineuse et essentielle.
Un film qui reste en tête (et qui y restera un moment), par son image, son propos, la force de ses personnages et sa tendresse. Quelle subtilité ! Un moment rare à vivre en salles.
Le Village aux portes du paradis m’a vraiment marqué. C’est un film qui prend son temps, mais qui raconte quelque chose de très fort sur la résilience et la dignité humaine face à la précarité. On suit un père qui veut simplement offrir un avenir à son fils, et forcément, en tant que soignant, on ne peut pas rester insensible à cette lutte quotidienne pour survivre.
Il y a une vraie pudeur dans la façon dont Mo Harawe filme les corps et la maladie, sans jamais tomber dans le misérabilisme. Ça parle de sacrifice, de transmission et de ce que la pauvreté fait au corps et à l’âme. Le désert est beau mais étouffant, et cette aridité renforce cette sensation d’urgence vitale.
Alors oui, le rythme est lent, mais ça laisse le temps de ressentir, de réfléchir. On sort de là un peu vidé, mais avec le sentiment d’avoir vu quelque chose d’essentiel, presque universel.
Encore un film qu’il FAUT voir au cinéma. Très belle photo, originalité et beauté des prises de vue. Après, le souhait du réalisateur est de nous imprégner de ce petit coin de « paradis », mais le récit est vraiment trop lent et la beauté des images ne suffit pas à chasser l’ennui. Aurait-Il trahi son propos en raccourcissant le film d’une demi-heure? Je ne crois pas.
Si le cinéma est une porte ouverte sur le monde, c’est on ne peut plus réel pour ce film somalien du réalisateur Mo Haware. Que connaît-on de ce pays si ce n’est la violence de groupes d’hommes armés sur fond de lutte d’Al-Quaïda ?
Mamargade vit avec son fils Cigaal et sa sœur Araweelo. Elle est récemment divorcée et tente de monter un commerce de couturière pour gagner son autonomie. Tandis que lui sans ménager sa peine va de petits boulots en petits boulots, pour des gens parfois peu recommandables. Cigaal écolier au visage d’ange s’amuse d’un rien pourvu qu’il puisse être près de son père comme leur village l’est aux portes du paradis
L’une des portes d’entrée du film est le vent qui souffle et assèche encore plus cette terre désertique au bord de l’océan. Mais dans ce vent qui habite réellement le film de sa présence il y a des hommes bien vivants. Le vent balaye tout, reste le poids des mots. L’économie des dialogues, les mots séparés de silence, en accuentue encore la signification. Aucun des trois personnages ne parle pour ne rien dire, tout comme la gestuelle de chacun porteuse d’un sens profond. En parallèle les images sont saisissantes d’une beauté, que vient accentuer la finesse des traits des acteurs. Dans l’image à l’écran il y a constamment une opposition frontale entre l’extérieur et l’intérieur, la lumière crue du soleil balayée par le vent et le calme de l’habitation sombre et colorée, deux mondes dans lesquels évoluent les personnages sont saisis par la caméra.
Le réalisateur livre un premier film puissant sur l’amour et la solidarité. Il s’affranchit hors des sentiers battus du conte africain « gentillet » où se cantonne trop souvent le cinéma africain, avec une écriture cinématographique singulière. Mo Harawe réalise une œuvre très personnelle. Son village près du paradis nous transporte dans un ailleurs qui nous donne très envie d’en découvrir la suite…
Bon, il est assez fréquent et assez agaçant même de lire les critiques "professionnelles" rivaliser de superlatifs pompants pour parler de certains films. Unique ! Une pépite ! Le film de l'année ! Un coup de poing ! et caetera et caetera... Et bien, c'est bien tout ça, pour une fois qui se joue sous vos yeux. Il faut voir ce film qui s'étire en longueur pour nous faire prendre le temps de découvrir tous ses personnages. De très belles scènes, pour n'en citer que deux : deux enfants essaient de se parler, une rivière coule entre eux et peut-être aussi... Et puis zut, allez voir ce film. Cela m'a rappelé le retour des hirondelles autre chef d'œuvre. Et enfin, la Somalie sous un autre angle que celui que les informations nous la présentent.
Très beau film plein de pudeur et de vitalité, de tendresse... Les personnages sont très attachants. On n'a pas envie de les quitter au bout de deux heures. J'ai eu envie de deviner la suite... Mais la situation du pays est catastrophique bien sûr et on peut craindre le pire. Les plans sur les visages sont de très grande qualité. On voit leurs sentiments (même ceux qu'ils ne veulent pas montrer), leur fatigue, leur courage aussi.