De sang-froid
Note moyenne
4,1
304 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

33 critiques spectateurs

5
10 critiques
4
18 critiques
3
4 critiques
2
0 critique
1
1 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 octobre 2025
Démontrant une nouvelle fois toute son acuité du regard, le réalisateur Richard Brooks adapte un roman de Truman Capote évoquant l’exécution sordide d’une famille par deux petits malfrats. Point de suspense mais une véritable réflexion sur la nature de la criminalité dans ce long-métrage sobre et méticuleux dans son approche avec sa narration binaire suivant à la fois l’investigation du crime commis et le portrait des deux coupables pour mieux appréhender leurs motivations. Une œuvre pleine de caractère, brillamment interprété.
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 octobre 2025
Tout va vite : le crime en 1959, le livre de Truman Capote en 1966, et, un an plus tard, In Cold Blood de Richard Brooks. Une fulgurance presque ironique quand on pense à la lenteur, au silence et à la froideur que dégage le film.


Brooks adapte ici un fait divers devenu mythique, mais sans chercher le sensationnalisme. Il s’intéresse avant tout à ce qui pousse deux hommes à commettre l’irréparable, à la part d’humanité, aussi infime soit-elle, qui subsiste au cœur du mal. Son film est d’une noirceur extrême, mais jamais complaisante. Il ne juge pas : il observe. Et c’est cette distance glaciale, presque clinique, qui rend In Cold Blood aussi fascinant que dérangeant.


Dès les premières images, on comprend qu’on n’est pas dans un simple polar. Brooks reconstitue le crime avec une rigueur quasi documentaire, jusqu’à tourner dans les lieux réels de l’affaire. Mais cette précision naturaliste se double d’un regard de metteur en scène inventif. Le montage, les flashbacks imbriqués, les transitions visuelles d’une audace rare, comme cette pluie qui se fond sur le visage d’un meurtrier , créent une tension permanente. Chaque plan transpire la maîtrise. La photographie noir et blanc accentue la froideur du propos et fige ces destins dans une lumière sans chaleur, presque carcérale.


Loin d’un film de procès ou de morale, In Cold Blood devient une méditation sur la violence, la fatalité et la peine de mort. Brooks ne filme pas des monstres, mais des êtres vides, prisonniers de leurs pulsions, condamnés dès l’origine. Et pourtant, dans sa rigueur, le film laisse filtrer une émotion sourde, notamment dans son dernier acte : cette lente attente de la mort, filmée sans emphase, glace autant qu’elle bouleverse.


Robert Blake et Scott Wilson livrent des performances d’une intensité rare, presque trop humaines pour le cadre où elles se déploient. Brooks les filme sans chercher à les racheter, mais en essayant de comprendre ce qu’il reste de l’homme dans l’assassin.


In Cold Blood est un film à la fois glacial et vibrant, une œuvre d’une maîtrise formelle impressionnante, qui scrute le mal avec lucidité mais sans cruauté. Brooks signe un thriller à part, d’une beauté sèche et obsédante, où l’âme humaine se reflète dans le noir et blanc d’une Amérique hantée.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 juillet 2025
Rarement on a décrit avec autant de sobriété et de vérité un fait divers criminel. Et peu nombreux sont les cinéastes qui ont su explorer avec autant d'intégrité la réalité d'un drame criminel sans tomber dans l'artifice. Certes il y a mise en scène et donc aménagement de la réalité ; mais la posture de Richard Brooks est d'une évidente sincérité. Surtout, la sécheresse de la réalisation le conduit à l'essentiel : à la vérité psychologique et à l'atrocité sans fard du drame.
Brooks mène parallèlement deux récits et passe de l'un à l'autre avec une cohérence, une justesse et un sens de l'ellipse remarquables. L'un est consacré au spoiler: quadruple meurtre
perpétré par Smith et Hickock, à leur cavale et à leur personnalité ; l'autre relate les investigations policières.
Smith et Hickock, duo mal assorti mais réuni par l'immaturité, l'inconscience et un lourd passé incarnent cette part de la société que celle-ci renie. Et c'est avec plus de sang-froid mais pas forcément l'esprit plus clair que la société spoiler: sanctionnera les deux assassins dans une dernière scène où le réalisateur exprime la cruauté de la peine de mort.

Son film est sans concession ; il suggère, tant dans l'action policière que dans l'attitude des deux meurtriers, une logique implacable. On a tort de croire que Brooks, rompant avec la chronologie des faits, élude pudiquement la scène sauvage des meurtres. Cette séquence insoutenable, dont le placement éclaire l'intelligence de la mise en scène, apparait à la fin du film. Pour deux raisons sans doute. Puisqu'on connait le sort de la famille Clutter, la scène ne peut plus porter de suspense et, par conséquent, ne peut plus être considérer pour son caractère "spectaculaire"; elle n'exprime plus que la violence brute. Et puis, en jouxtant ce moment avec spoiler: l'exécution capitale,
le cinéaste en souligne l'analogie : une commune inhumanité.
Noir, très noir.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 829 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juillet 2024
Extrêmement oppressante, l'atmosphère nous plonge dans ce fait divers glaçant retranscrit par Truman Capote dont le double se fait froidement objectif, cynique, lucide - notamment à travers ses dialogues délectables avec l'enquêteur principal. Dans un noir et blanc âprement élégant, semblant disséquer le crime, la réalisation se distingue par son habile montage permettant de suivre différentes scènes ou époques en parallèle (le tueur et sa proie au téléphone) ainsi que par des jeux de mise en scène somptueux (la pluie se reflétant en larmes sur le visage du condamné). Suivant le parcours de deux meurtriers - aux interprètes terrifiants de fausse candeur et de vraie démence - dont les ressorts psychologiques sont clairement explicités, ce drame dénonce à travers un dénouement glaçant les manquements d'une société où la peine de mort semble la seule réponse à la cupidité, à la haine, à l'insensibilité. Terriblement intense.
Yves G.

1 845 abonnés 4 018 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 juin 2022
En 1959, deux jeunes prisonniers en liberté conditionnelle assassinent de sang-froid un paisible fermier du Kansas, sa femme et ses deux enfants. Le quadruple meurtre défraie la chronique et glace l’Amérique. Six ans plus tard, après une longue procédure, les deux meurtriers sont exécutés.
De ce fait divers, Truman Capote fit dès 1966 un roman qui créa un genre voué à une riche postérité : l’enquête journalistique où s’entrelacent la narration des faits et celle de la façon dont le romancier-journaliste les découvre.
L’année suivante, Richard Brooks en fit un film.

Il est récemment repassé au "Grand Action" à Paris dans le cadre du festival organisé à l’occasion des soixante-dix ans de la revue "Positif". Le débat qui l’a suivi a été l’occasion de replacer ce film dans l’oeuvre foisonnante de Richard Brooks et dans le cinéma de l’époque.

Ce qui frappe quand on regarde "De sang-froid" cinquante ans plus tard, c’est sa modernité. Son premier tiers est construit en plans alternés de l’errance des deux taulards sur les routes du Midwest et de la vie sans histoire de la paisible famille qu’ils vont sauvagement assassiner. Les deux fils du récit se renouent par le son : c’est la même sirène de locomotive qu’on entend derrière la voiture des deux meurtriers tapie dans l’obscurité d’un sous-bois et lorsque Nancy Clutter éteint sa lampe de chevet, sa prière faite.
Il est filmé dans un noir et blanc intemporel à une époque où la Technicolor avait tout envahi.
La musique de Quincy Jones y est omniprésente et d’une étonnante complexité. On pense aux notes de jazz de Miles Davis pour "Ascenseur pour l’échafaud" (filmé près de dix ans plus tôt).

J’ai lu sous la plume de Pierre Murat dans Télérama que "De sang-froid" n’était « rien qu’un plaidoyer extrêmement généreux contre la peine de mort ». La critique est un peu courte. Elle est surtout bien sévère. Certes, la scène de l’exécution des deux assassins est glaçante. Mais elle ne constitue pas le cœur du film. Ce cœur, c’est la scène du quadruple homicide. On le suit minute après minute, en en connaissant par avance le funeste dénouement, en se demandant comment diable ce banal cambriolage a pu déraper dans un si effroyable massacre. C’était la question que s’était posée Truman Capote, sur laquelle il avait buté. Richard Brooks tente de mettre la réponse en image. Je vous la laisse la (re)découvrir.
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 janvier 2022
On peut penser que "In Cold Blood" aurait été un chef-d'oeuvre s'il avait été plus court d'une vingtaine de minutes. En effet, la mise en scène de Richard Brooks est superbe, sa façon de filmer la route, le déplacement des véhicules, les personnages dans l'espace qui les entoure relève du plus grand art. Le côté documentaire du film lui donne également une force supplémentaire qui en fait une oeuvre intemporelle sur la folie des hommes et leur course perdue d'avance vers un ailleurs qu'ils n'ont pas imaginé ensemble. Robert Blake, futur Willie Boy, est magnifique dans le rôle de Perry alors que Quincy Jones signe une des plus belles musiques du cinéma américain des années 60.
eric damevin
eric damevin

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 février 2022
le studio voulait tourner en couleur envisageait Paul Newman et Steve Mcqueen, c était sans compter sur la ténacité de Richard brooks, l adaptation du livre de Truman capote inspiré d un fait divers qui se déroula le 15 novembre 1959 est magistrale, l un des sommets de la carrière du réalisateur, tourné en scope noir et blanc , l ancien reporter que fut brooks réalise un film avec le soucis du détail, ( tournage sur les lieux mëme dans l état du Kansas, la maison du drame loué au nouveau propriétaire, le vrai cheval de la jeune fille, le vrai vendeur, véritable bourreau) Robert Blake et Scott Wilson sont très convaincants. la photographie de Conrad L Hall est très belle et aurait certainement mérité d étre récompensé d un oscar 1967, très bonne partition de Quincy Jones, bref un très très grand film 4,5
Ykarpathakis157

6 189 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 8 juin 2021
Dans ce film sur l'histoire vraie du meurtre d'une famille du Kansas deux rejetés de la société gâchent le crime et leur vie. Dans un véritable triomphe de l'erreur de casting John Forsythe joue le détective du Kansas chargé de l'enquête sur ce crime odieux. Forsythe semble lire ses répliques sur des cartons d'invitation et le vétéran Paul Stewart joue une sorte d'écrivain qui suit l'affaire. Il est sans doute censé être Truman Capote mais il joue la carte de l'honnêteté et non celle d'un homosexuel flamboyant. La réalisation en noir et blanc d'une noirceur oppressante et granuleuse est implacablement déprimante ce qui est probablement l'objectif du réalisateur Richard Brooks. L'arrière-plan des tueurs est également dépeint comme sombre et granuleux. L'ensemble de la production a l'aspect et la sensation d'un film de série B ou d'un film de second plan. Ce film a une bonne réputation c'est pourquoi je l'ai regardé. Il n'est pas à la hauteur du battage médiatique et de sa réputation en fait il déçoit à tous les niveaux...
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 octobre 2020
Chef d’œuvre de la littérature américaine, le roman de Truman Capote m’a vraiment marqué (je le recommande vivement). Privilégiant l’authenticité, allant jusqu’à tourner sur le lieu même des meurtres, le film de Richard Brooks lui est fidèle, gardant intacte sa dimension lourde et dramatique. Intelligemment mis en scène, remarquablement monté, magnifiquement photographié par Conrad L. Hall, mis en musique par Quincy Jones et bien interprétés par Robert Blake et Scott Wilson, dont les ressemblances avec Perry Smith et Dick Hickock sont frappantes, « De Sang Froid » est un film glaçant sur un fait divers sordide qui l’est plus encore.
JCADAM
JCADAM

6 abonnés 370 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 juillet 2020
J'ai regardé le film juste après avoir lu le livre, et il est assez fidèle à l'adaptation du livre, seuls points qui me dérangent, le désordre chronologique par rapport à l'histoire par exemple on assiste à la scène du crime à la fin alors que celle ci est en réalité au début, et les quelques retours en arrières sont parfois gênants, hormis cela la quête meurtrière est racontée avec un incroyable réalisme, et le réalisateur ne cherche pas l'effet choc, par contre je trouve qu'il a un peu abusé sur les flashs où l'on voit Perry Smith avec des hallucinations et veut montrer que le crime qu'il a commis est dû à son déséquilibre mentale, alors qu'il en est rien (dans le livre, les experts démontrent qu'il est conscient de son crime). Dans l'ensemble l'œuvre de Brooks est réussie, elle est sombre, troublante de réalisme et fait froid dans le dos, avec les deux meurtriers très bien interprétés par Robert Blake et Scott Wilson.
Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 juin 2020
La genèse du roman de Truman Capote. Un film d'une grande précision, aussi glaçant que dérangeant, qui montre la banalisation du mal, porté par une réal brillante sublimée par un NB stylé.
Extremagic
Extremagic

80 abonnés 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 septembre 2015
A vrai dire c'était bien parti, le cachet noir et blanc très soigné, la direction de photo tout à fait splendide, la musique assez chouette avec cette contre-basse angoissante, ses acteurs vraiment chouettes, ses personnages qui le sont tout autant, bref c'est super bien. Sauf qu'au final on tombe sur quelque chose d'assez insupportable c'est la longueur, ça s'éternise pas mal, alors il y a toujours quelque chose de sympa qui vient relancer l'histoire mais quand même on aurait bien pu enlever 20-30 min. Quoi qu'il en soit c'est d'une très grande maîtrise et implacable, vraiment en avance sur son temps, enfin Brooks c'est pas n'importe qui ! En gros j'ai adoré, il y un vrai sens du montage aussi drôle que pertinent qui fait le lien entre les personnages, il joue souvent sur l'intra et l'extra-diégétique ce qui permet des raccord bien visionnaires, la déconstruction du récit est assez chouette, suelement j'ai encore du mal avec le manque de subtilité dans ses flash-forwards, c'était même moche visuellement et peu utile. Par contre j'adore les flash-backs qui se mêlent à la réalité de telle manière que tu sentes bien ce que vit le personnage dans telle ou telle situation. Après la fin est abrupte et coup de poing et Brooks s'autorise même un passage à la voix off sans raison apparente (je pense que le perso c'est Capote en vrai vu qu'il a fait lui-même les recherches pour rédiger le premier non fiction novel de l'histoire). Bref c'est assez grandiose, j'ai beaucoup aimé les personnages, très riches et puis de voir le sosie de Norton arnaquer tout les commerçants c'est assez fort. Et la scène du cambriolage est très dure et tient magistralement en halène. Bref c'est très bien mais la longueur m'a vraiment sorti du film. Vraiment dommage, ça tenait à peu de choses.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 novembre 2014
D'abord le récit d'une fuite. Puis celui d'une chasse à l'homme. Une sorte de Bonnie and Clyde construit de façon étonnante. Le fait de nous expliquer le meurtre à la fin du film (pour une fois on peut raconter la fin puisque c'est son sujet) nous permet de connaître les personnages. Et c'est sa force; c'est vraiment très bien filmé mais on en sort quand même assez mal à l'aise. C'est très dur mais très très fort
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 septembre 2014
Dans la catégorie "très grand cinéaste injustement oublié", je demande Richard Brooks. Réalisateur-scénariste, qui après une décennie 50 avec quelques réussites mais un peu trop cadrée par Hollywood, a donné lors des années 60 et 70 certaines des œuvres les plus fortes et corrosives du cinéma américain. "De sang-froid", adapté du roman de Truman Capote, qui relate un fait divers atroce, le massacre d'une famille, ayant réellement eu lieu, fait partie de celles-ci.
Ce que l'on ne peut pas reprocher au film, c'est d'essayer de mettre le spectateur à l'aise. La sensation de la malaise est toujours présente tout au long de l'ensemble, se montrant très habile pour qu'on se montre en empathie avec les futures victimes et les deux assassins, spoiler: par exemple en ne montrant l'exécution du massacre qu'après l'arrestation c'est-à-dire au bout de plus d'une heure
, ces derniers en les présentant dans la banalité de leur quotidien de minables escrocs, ayant pourtant commis froidement et sans remords un quadruple meurtre, qui continuent leur vie comme si de rien n'était ; la banalité du mal dans "toute sa splendeur"...
A la fin, en n'en disant pas trop sur la suite... disons qu'on ne parvient pas même à ressentir le moindre soulagement, on a l'impression que l'absurde règne. On ne sait pas trop quoi penser.
Quelques dialogues bien sentis, une interprétation parfaite, en particulier celle magistrale du charismatique Robert Blake en criminel (quand la réalité dépassera la fiction, mais là c'est un autre sujet...!!!), quelques scènes particulièrement inspirées, celles qui mélangent passé et présent notamment ou encore la séquence où le personnage joué par Blake, peu de temps avant son exécution, parle de son enfance et des relations avec son père le reflet d'une vitre noyée par la pluie sur le visage donnant ainsi l'impression que c'est sa figure qui se liquéfie.
"De sang-froid" est un film glaçant, dérangeant et implacable.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 juin 2014
Vu enfant en 1968, revu plusieurs fois depuis, je considère ce roman-réalité de T. Capote transposé admirablement au cinéma comme un des sommets du film noir par son épaisseur psychologique, le traitement intègre de l'ambiance autour du crime comme de ce qui s'en suit fatalement.
On sait que Capote dégringola mentalement en même temps que la parution de son livre (il s'était lié d'amitié avec l'un des deux jeunes assassins durant les longues années précédant l'exécution) quand Brooks, grand cinéaste, ne reçut pas les éloges ni le succès commercial de son film dans cette Amérique frileuse, préférant le convenu à l'ambiguïté.
Car de "Sang froid" est un (livre) film qui dit l'essentiel (via un journaliste - Capote figuré peut-être - : rien ne sert à rien quand la justice, la société et même la vie, ne va pas au delà des apparences et que tout fatalement recommencera bientôt, dans l'absurdité des crimes et l'inanité des châtiments.
Photographie, montage, interprétations sont au zénith d'un genre que ce film transcende et qui, le temps passant, reste sans équivalent.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse