Un vrai ratage pour Ethan Coen. Le film qui se voulait déjanté tombe complètement à côté de la plaque et se révèle lourd et sans saveur. Le road trip par les deux femmes est ennuyant, les caricaturant à leurs obsessions sexuelles tout du long et la « bande de truands » qui les cherche est d'un ridicule sans nom. Se veut fun mais fait tout l'inverse et Margaret Qualley en fait vraiment des tonnes pour rien. Aussitôt vu, aussitôt oublié.
Comment imaginer que cet esprit est pu générer la moitié de grands films de qualité comme No Country for old man ou the Big Lebowski.... Rien n'est beau ni cohérent... Le summum la valise...
Ethan Coen s'émancipe de son frère Joel pour faire son premier film en solo. Pour l'occasion, il veut s'approcher d'un style série B. On peut saluer le caractère de la réalisation, mais ce n'est pas suffisant. Le côté complétement tordu de l'histoire ressort trop tardivement. Tout est des plus standards pendant une grande partie du film, et l'aspect décalé ensuite ressemble plus à une volonté soudaine d'apporter une folie superflue. Il y a quelques passages amusant, sur ce point rien à dire. Le film se regarde, s'apprécie par moment, mais ne se savoure pas spécialement. C'est en grande partie dû au duo composé de Margaret Qualley et Geraldine Viswanathan. Les deux ne fonctionnent pas bien ensemble. Il n'y a aucune alchimie. Quand cette comédie se base sur elles, c'est compliquer. De plus, la vulgarité de Margaret Qualley sonne tellement fausse que ça fatigue rapidement. Finalement, ce sont plus les personnages secondaires qui font passer du bon temps.
Ethan Coen se lance en solo, et rien que cela c’est un petit évènement dans le petit monde du cinéma américain. Pour son premier film tout seul comme un grand (qu’il est déjà), il opte pour le road movie de Philadelphie à Tallahassee, avec pour vedettes deux jeunes femmes en quête de renouveau. Comme on s’y attendait, le film est mené pied au plancher, les transitions sont ludiques, l’humour noir (très noir même) assez ravageur et la bande originale super sympa. A intervalle régulier, il ponctue son film de petits moments d’images psychédéliques totalement bizarres, spoiler: à tel point que pendant une bonne partie du film, on imagine que la fameuse valise contient du LSD ou un truc dans le genre. spoiler: Il sait ménager ses effets car personne ne peut se douter une seule seconde de ce qui se trouve dans la valise (la boite en revanche, après la toute première scène du film, on en a une bonne idée !), pour ne pas trop en dire disons que cette valise est… précieuse aux yeux du Parti Républicain. Il y a beaucoup de scènes de violence, c’est sur, et beaucoup de scène de sexe lesbiens alors il y a peut-être des yeux sensibles que cela pourrait déranger. Je trouve pour ma part que dans un cas comme dans l’autre, c’est filmé de façon suffisamment « ludique » pour que cela ne soit pas un problème. La première scène, qui met en scène Pedro Pascal, est à la fois très violente (peut-être le plus violente du film) mais en même temps la plus décalée et ironiquespoiler: car le pauvre Pedro Pascal trouve la mort d’une façon qui, j’en suis sure, fera rire nerveusement les fans de « Game of Thrones » ! Le film est court, nerveux, sans temps morts et sans scènes superflues. Et il doit beaucoup à ses deux actrices pour commencer, Margaret Qualley est formidable en lesbienne décomplexée et volubile, au fort accent texan, qui parle autant qu’elle drague c'est-à-dire sans arrêt ou presque. A ses cotés, Geraldine Viswanathan, moins connue mais très bien également, est sa totale opposée, lesbienne elle aussi mais réservée, littéraire, tempérée, raisonnable. Ces deux jeunes femmes sont le yin et le yang, elles ne sont qu’amies spoiler: mais au contact l’une de l’autre, vont trouver le juste équilibre . Rien de bien nouveau sous le soleil point de vue scénario, c’est sur. Comme souvent chez les frère Coen, ce sont les seconds rôles qui sont hauts en couleur et improbables. A ce jeu là, les deux Joey Slotnik et CJ Wilson emportent la palme. Les stars comme Pedro Pascal et Matt Damon viennent juste faire une scène pour le fun, spoiler: enfin façon de parler car leur personnage n’en sort pas indemne. Le scénario pourrait tenir sur un timbre poste : deux nanas en possession d’une valise sur un malentendu et la pègre à leur trousse, je suis bien certaine que ce n’est pas inédit. Mais comme je l’ai dis, Ethan Coen ne fait pas exactement les choses comme les autres. « Thelma et Louise » ont pris un peu d’acide, elles se sont libérées du patriarcat et de l’hétérosexualité, elles ne filent pas sur la route sans but avec la police et la morale à leur trousse. Jamie et Marian filent vers la Floride en faisant des détours, des rencontres, elles vont voir une vieille tante qui aime les oiseaux, et elles ont dans leur coffre quelque chose qui n’a pas grand chose à voir avec la morale. Même si « Drive-Away Dolls » n’est pas un petit bijou comme « Fargo » ou un film inoubliable comme « The Big Lebowski », cela reste un film estampillé « Coen » et quand on aime, on n’hésite pas…
Bonne surprise , comédie loufoque parfois vulgaire dans la joie et la bonne humeur , sur fond de road trip à l'américaine à la sauce Lesbienne...Un chouette divertissement
La bande-annonce était, drôle, décalée, fun, avec deux nanas qui tombaient sur une mallette appartenant à la mafia lors d’un road trip de la Côte Est vers la Floride, avec un casting de fou.
Et puis le résultat final est à s’en décrocher la mâchoire, tant la médiocrité, la vulgarité, le côté simpliste et manichéen à l’extrême rend l’oeuvre ratée de bout en bout.
Ni la mise en scène, inexistante au demeurant, ni la direction d’acteurs façon accident industriel, ni l’absence de véritable comédie ou soupçon d’humour, ne vient sauver le film.
On sent que le réalisateur était en télétravail, comme certains chauffeurs du RER C, lors de l’écriture et du tournage.
Que dire des passages en mode hippies 70’s sous LSD? Grand moment de solitude pour le spectateur.
Je n’ai pas compris le jeu d’acteur de Margaret Qualley, avec un accent du Sud-Est des États-Unis à couper au couteau et une voix masculine, actrice principale du film, qui semble exploser en plein vol façon zeppelin Hindenburg.
Les acteurs secondaires venus pour des caméos sont sympathique mais ne peuvent rien sauver : Pedro Pascal, Bill Camp, Matt Damon et Colman Domingo, avec des rôles réussit mais très accessoires.
Seule l’actrice Geraldine Viswanathan semblait pouvoir sortir du lot, malgré des dialogues nullissimes et des scènes digne d’une sitcom de 3ème zone.
Le pire vient comme toujours dans l’écriture des personnages : catastrophique, avec une Jamie nymphomane et une Marian stricte et coincée, chacune incarnant un stéréotype associé à une région des Etats-Unis.
Tout le film ressemble à un décalque permanent d’autres polars, d’autres comédies décalées américaines, Ethan Coen devenant une parodie de lui-même.
Ni fait, ni à faire, un insondable navet, bon pour le direct-to-VOD au côté de Trues Lies 6 : Stamina or Die avec Gerard Butler et Gina Carano , ou Indiana Jones 7 : le trésor des Franç-Maçons avec Adrian Brody et Olga Kurylenko.
Deux copines vont se lancer dans un road-trip sur la côte Est des Etats-Unis, elles vont se retrouver mêlées malgré elles à une affaire criminelle impliquant un sénateur et des voyous à la petite semaine. Ethan Coen réalise ici son premier long métrage sans son frère Joel, et même si certaines scènes possèdent une véritable patte créative et originale, cette histoire ne parlant quasiment que de sexe lesbien m'a rapidement lassé au plus haut point, surtout avec un tel scénario complètement décousu et dégénéré ! Il reste tout de même le charme juvénile de l'actrice Margaret Qualley, et l'apparition surprenante de Matt Damon en élu lubrique (mais qu'est-il donc allé faire dans cette farce cinématographique assez médiocre ?) : c'est peu ! Si vous aimez les comédies un peu débiles essentiellement centrées sur l'entrecuisse du monde, vous pouvez foncer : vous allez prendre votre pied ! Sinon, vous allez comme moi vous demander "Mais pourquoi ce film ???" Faible. Site CINEMADOURG.free.fr
Depuis leur dernière collaboration en 2018 sur le western à sketches «La Ballade de Buster Scruggs», Joel Coen s'est tourné, pour son premier film en solo, vers la tragédie en noir et blanc avec «Macbeth».
Son frère Ethan quant à lui, a décidé de partir du côté de la comédie, en nous proposant aujourd'hui ce «Drive-Away Dolls». Ou l'histoire de deux amies lesbiennes, Jamie (la délurée) et Marian (la coincée) qui s'en vont en road trip direction la Floride pour se changer les idées, et ce à bord d'une voiture qui ne leur étaient pas destinées. Les véritables propriétaires de cette dernière (et de ce qu'elle contient), pas forcément très amicaux, vont vouloir la récupérer à tout prix.
Co-écrite avec sa femme, la monteuse Tricia Cooke, ce film s'annonçait, au vu de ses premières images, comme une série B assez délurée, à l'esprit 60's en mode esthétique colorée, transitions cartoonesques et plans débullés, le tout accompagné de ces dialogues qui faisaient tout le sel des précédentes œuvres des frangins.
Et au final...une belle petite déception, il faut malheureusement le reconnaître.
Si quelques personnages sont plutôt bien esquissés (les hommes de main notamment) et certains traits d'humour font mouche, l'intrigue du film tourne vite en rond et on s'ennuie passablement devant celui-ci.
Rajoutez à cela une Margaret Qualley qui en fait des tonnes (Geraldine Viswanathan s'en sort mieux à ce niveau-là) et un film qui ne sait pas trop où placer son curseur en terme d'humour, passant vite en mode pilote automatique, et vous obtenez une "course-poursuite" assez ronflante et lourdaude, dont on ne retient rien, ou presque.
Ou l'impression persistante de voir un Coen faire du sous-Coen. Bref, un film trop plat et kitsch, et laissant assez indifférent finalement.
Deux solutions possibles pour oublier cette déconvenue : se replonger dans «Arizona Junior», «The Big Lebowski» ou encore «Burn after Reading», qui sont des comédies d'un autre niveau. Et espérer que les frères Coen se rendent vite compte qu'ils sont plus inspirés quand ils travaillent ensemble. On croise les doigts...
Jamie (Margaret Quilley) et Marian (Geraldine Wisvanathan) forment un duo désassorti. Autant Jamie est extravertie et libérée, autant Marian est timide et collet-monté. Le hasard les réunira pour une virée en Floride au volant d’une voiture de location dont le coffre se révèlera contenir deux paquets compromettants.
Les frères Coen font désormais bande à part. Le cadet, Ethan, a signé le scénario de "Drive-Away Dolls" avec sa femme, Tricia Cooke. Son action se déroule à la fin des années 90, à l’époque des films les plus célèbres des deux frères. Il leur fait d’ailleurs des clins d’oeil répétés.
C’est bien là la limite de ce film, sympathique par ailleurs : on a la fâcheuse impression de regarder un "spin-off" de "Fargo" ou de "The Big Lebowski". Ethan Coen donne les deux rôles principaux à un couple de lesbiennes dépareillées dont on sait par avance qu’elles finiront immanquablement par se rapprocher. Le résultat est paradoxalement transgressif et puritain : "Drive-Away Dolls" met en scène des scènes de sexe explosives (ah ! l’équipe de foot féminine !) mais ne montre pas un bout de sein et se révèle finalement très sage.
Quant à l’histoire, c’est plus un prétexte qu’autre chose. La cavale des deux filles avec leur butin est l’occasion de les confronter à une variété d’interlocuteurs, notamment aux deux pieds-nickelés de mafieux qui sont à leur trousse.
On passe un moment agréable devant "Drive-Away Dolls", notamment aux pitreries irrésistibles de Margaret Quilley – que je tiens depuis la série "The Leftovers" et sa pub pour Kenzo comme l’une des stars de demain. Mais on oubliera vite ce film condamné à être relégué parmi les oeuvres mineures des frères Coen.
Impression d’être revenue dans les années 80, trash, vulgarité, et sexe. Les dialogues sont creux, le scénario inexistant et plus que prévisible, certains le trouveront absurde et déjanté, or ce film est est vide. Le contenu de la mallette est censé nous faire rire, et sa découverte fait à peine sourire. Les actrices, en revanche, jouent très bien, la BO est sympa et que fait Matt Damon dans ce film ?!!
Décevant. C'est vulgaire sans raison (enfin c'est un type d'humour qui n'atteint pas sa cible j'imagine), la texane est convaincante dans son rôle mais agaçante à l'écran, et éclipse complètement sa partenaire dont le rôle est pourtant plus intéressant. Aucune alchimie entre les deux, et les choix cinématographiques kitch et délirants ne sont pas un succès.
Un Thelma et Louise lesbien complètement loufoque et déjanté. Tout le scénario (lourd) tourne autour des parties de jambe en l'air des deux héroïnes, godes et scènes lesbiennes sont omniprésents. C'est tellement stupide que le film s'avère drôle à certains moments. Ethan Cohen rate un peu son film dans le sens où ça tourne vite en rond et qu'il se révèle au final très oubliable.