À la limite du cauchemar
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chrischambers86

16 164 abonnés 13 120 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 décembre 2024
Un film d'horreur vintage totalement oubliè aujourd'hui qui ne manque pas d'atouts! Susan Tyrrell n'a pas eu peur de prendre des risques, celui de l'excès aux yeux de certains! Et pourtant son personnage de tante vampirique à une manière de parler et d'agir qui n'appartient qu'à elle, un comportement pour le moins dèroutant, une folie psychotique qui la rende fascinante! D'un visage bien particulier aussi qui n'est pas celui de la tata que l'on passe voir le dimanche après-midi en famille! Et Tyrrell s'y montre vènèneuse à souhait, avec les expressions faciales qui vont avec! il faut reconnaître aussi que certaines scènes fonctionnent très bien car on ne s'y attend pas du tout même si le grand-guignolesque n'est pas loin! Le seul bèmol, c'est le personnage homophobe du dètective incarnè par Bo Svenson! Sinon "Night Warning" (1981) vaut qu'on s'y attarde avec les dèbuts au cinèma d'un certain Bill Paxton...
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 173 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 décembre 2024
C’est à l’âge de 3ans que Billy a été confié à sa tante, suite à la mort de ses parents. A l’adolescence, il commence à fréquenter une jeune fille de son âge, ce qui ne plaît guère à Cheryl qui va tout mettre en oeuvre pour le garder auprès d’elle… pour toujours.

Réalisé par William Asher, plus habitué à mettre en scène des “beach movies”, il se lance pour la première fois, dans la réalisation d’un film d’horreur et plus particulièrement, d’un slasher. Il d’ailleurs intéressant de constater que le réalisateur n’avait visiblement pas de temps à perdre pour mettre en place son intrigue et pour cause, la mort des parents du jeune Billy intervient au bout de 2 minutes (!), à travers une séquence particulièrement glaçante et qui a sans le moindre doute fortement inspiré Destination finale 2 (2003) pour sa séquence devenue culte.

Par la suite, on ne tarde pas à découvrir qui est réellement Cheryl, une tante surprotectrice, voire castratrice, qui protège plus que de raison Billy, ce fils chéri qu’elle n’a jamais eu et dont on devine sans grand mal la dimension incestueuse qui commence à s’immiscer entre elle et lui.

A la Limite du Cauchemar (1981) est une sympathique Série B horrifique, qui, à défaut de renouveler le genre, nous offre d’excellentes interprétations, notamment Susan Tyrrell, en ménagère complètement hystérique (et qui n’est pas sans rappeler Bette Davis dans Qu'est-il arrivé à Baby Jane ? - 1962), aux cotés de Bo Svenson, dans le rôle de l'inspecteur de police homophobe.

● http://bit.ly/CinephileNostalGeek ● http://twitter.com/B_Renger ●
Shawn777

804 abonnés 3 928 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 novembre 2025
1982 : en à peine trois/quatre ans, les studios américains (et pas que) ont déjà bien essoré le slasher et même si Jason continue de tout défoncer au box office avec ses meurtres en trois dimensions, le public commence sérieusement à se lasser. C'est dans ce contexte que sort le film qui nous intéresse ici, réalisé par William Asher et tombé dans l'oubli le plus total ! Ça peut se comprendre puisqu'en fait, nous ne sommes pas vraiment devant un slasher. Même si le réalisateur use des codes du genre, enfin surtout sur sa fin en faisant un espèce de condensé pour surfer sur la vague, nous sommes plus ici devant un thriller psychologique. Billy Lynch, un adolescent de dix-sept ans, prévoie de partir l'année prochaine dans une université prestigieuse avec sa petite amie. Sa tante sérieusement dérangée et possessive ne le voie pas du même œil et va tout faire garder son neveu près d'elle. Le scénario est donc assez simple dans sa base, un adolescent un peu naïf et une tante complètement frappée. Mais le film va aller beaucoup plus loin ! Tout d'abord, j'adore la manière qu'à la folie de monter au sein de l'histoire et notamment bien-sûr à travers la tante qui devient de plus en plus folle, d'ailleurs brillamment interprétée par Susan Tyrrell qui y insuffle la folie et l'énergie nécessaire sans forcément tomber dans le ridicule (ce qu'était franchement pas gagné). Au début, c'est même presque gentillet et puis la frénésie de la tante se dévoile petit à petit. Ensuite, le film est un slasher gay-friendly ! Voilà, je ne sais pas comment le dire autrement mais il dénonce clairement l'homophobie et montre l'homosexualité sous un air positif, notamment avec le coach, figure paternelle de Billy (qui incarne d'ailleurs sûrement une homosexualité latente ou refoulée, victime d'une société conservatrice en étant en plus la figure du mama's boy malgré lui mais c'est un avis purement personnel). L'homophobie est représentée par le flic qui mène l'enquête (enfin, c'est un grand mot) particulièrement débile et borné dont le gros magnum symbolise très clairement une virilité exacerbée et dont les accusations reposent essentiellement sur la sexualité de ses suspects (ce qui nous offre d'ailleurs une scène complètement lunaire où il demande trente-six fois à Billy s'il est gay). Et par-dessus tout ça, le film ajoute une espèce de relation, au départ un peu étrange (même si on a vite compris où la tante voulait en venir) puis ensuite complètement incestueuse, spoiler: puisque l'on découvre en plus que la tante est en réalité sa mère. Élément important puisque lorsque Billy tue sa mère/tante, il commet du coup un matricide en plus de tuer le flic avec ce même gros magnum (il se réapproprie alors sa masculinité mise en doute par le flic) et du coup d'anéantir toute figure homophobe du film, en plus de protéger son coach gay/père de substitution.
Ça va être en tout cas difficile pour Billy de se reconstruire après tout ça ! Bref, vous l'aurez compris, " Butcher, Baker, Nightmare Maker" (ce titre a plus de charme je trouve) n'est pas un slasher comme les autres. Il lorgne davantage vers le thriller psychologique en plus d'apporter une représentation gay positive à l'écran, très rare dans le cinéma de genre américain du début des années 80 !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 août 2010
Un tres bonne surpise qui tient surtout a l'interpretation de susan tyrell dans le role d'une mere incestueuse-folle-hysterique et manipulatrice.L'histoire est haletante malgré un final un peu trop grand-guignolesque.A voir si vous etes amateurs de curiosotés dans le style slahser des années 80.
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