En revisitant quatre épisodes de la série culte initiée en 1959 par Rod Serling, quatre réalisateurs à la réputation indéniable ont prouvé que, dans les années 80, alors que débutait l’hégémonie des effets spéciaux numériques, un film construit de manière purement artisanale a encore sa place sur le marché du cinéma horrifique. Le segment signé par John Landis utilise sa dimension fantastique pour asseoir sa morale autour de la violence regrettable à laquelle peut mener la haine de l’autre. Le second segment, réalisé par Steven Spielberg, toute en délicatesse, se démarque du sentiment de terreur que parvient à dégager l’histoire narrée par Joe Dante qui, comme il sait si bien le faire, sait jouer des peurs enfantine. Le dernier segment, signé par George Miller, est lui aussi un huis-clos stressant bien mis en scène. Bien que loin de l’esprit des épisodes initiaux que la photographie noire et blanche rendait terriblement mystique, cet hommage à l’âge d’or du cinéma fantastique des années 50 est agréable à regarder.
Ce film à sketchs, réalisés respectivement par John Landis, Steven Spielberg, Joe Dante et George Miller, n'est pas mal du tout. Sorti dix-neuf après la fin de la série, soit en 1983, le film nous présente des remakes d'épisodes de la série éponyme. On peut alors naturellement se demander quel est l'intérêt d'un tel film. Eh bien à vrai dire, il n'y en a pas vraiment, si ce n'est la volonté des réalisateurs de vouloir rendre hommage à une série qui les a sûrement fait rêver étant plus jeunes et puis surtout peut-être le fait de vouloir, à travers ces sketchs remakes, faire connaître la série, ou en tout cas son principe, à une génération plus jeune. Je dois avouer que certains épisodes dont les sketchs en sont les remakes me sont complètement sortis de la tête, notamment en ce qui concerne le premier. J'avais surtout hâte de voir le remake de "C'est une belle vie" qui m'avait réellement effrayé et avait joué avec mes nerfs. En ce qui concerne ce sketch, réalisé par Joe Dante, j'en suis vraiment très content car il reprend très bien le concept de l'épisode original tout en correspondant au style du réalisateur, nous avons ainsi quelque chose de très coloré et de très cartoonesque tout en étant très dérangeant. Il en va de même pour le quatrième segment qui est un véritable petit film d'épouvante et qui modernise l'épisode original, "Cauchemar à 20 000 pieds", qui ne disposait évidemment pas des mêmes moyens techniques. De toute manière, ce sont ces deux derniers segments qui sont véritablement marquants, le premier étant assez oubliable, même s'il possède une très bonne morale (comme dans la plupart des épisodes de la série d'ailleurs) et le second étant sympa mais sans plus, nous rappelant d'ailleurs aujourd'hui beaucoup "Cocoon", sorti deux ans après ce film. En ce qui concerne les acteurs, ils sont tous dans l'ensemble plutôt bons. "La Quatrième Dimension" version cinéma n'était donc pas franchement indispensable, on gardera en tout cas plus de souvenirs de la série.
Dans les années 80, John Landis, Steven Spielberg, Joe Dante et George Miller sont des réalisateurs en vogue, capables de faire des films fantastiques aussi réussis que divertissants.
Tous formés à l’école Twilight Zone (les quatre réalisateurs étaient fans de la série de Rod Serling plus jeunes), il était évident qu’ils allaient réaliser leur rêve et faire leur propre Twilight Zone. En résulte un film avec cinq segments d’une vingtaine de minutes (sauf le premier). Comme tout film à sketches, The Twilight Zone : The Movie est inégal. Malheureusement, il est extrêmement inégal. En effet, le premier segment, celui de John Landis, est particulièrement réussi, que ce soit l’introduction ou le court en lui-même. C’est drôle, étonnant et surtout extrêmement casse-gueule et réussi à l’image de l’interprétation de Vic Morrow, malheureusement décédé sur le tournage. Les trois autres segments sont bien trop longs pour espérer atteindre ce niveau (petit bémol sur celui de George Miller, partant d’une excellente idée). Celui de Joe Dante est simplement pas très intéressant et celui de Steven Spielberg d’une bêtise sans nom. Ils sont bien interprétés, certes, mais ils sont aussi insignifiants et mis en musique par un Jerry Goldsmith qu’on a connu bien plus en forme.
C’est dommage car le potentiel du film était infini. Mais pour cela, il aurait fallu réellement se mettre en danger et peut-être échanger la réalisation des segments, afin de confronter les réalisateurs à quelque chose qu’ils n’ont jamais fait.
Je n'ai jamais vu un seul épisode de la série "La quatrième dimension" ou bien j'étais trop jeune, je découvre ces quatre segments de l'adaptation réalisé par les maitres du fantastique de l'époque, John Landis, Steven Spielberg, Joe Dante et George Miller, quatre visions différentes ou il ya du bon et du moins bon. Trés intrigué par le premier segment du vieil homme raciste qui voyage dans le temps, séduit presque aux larmes par le deuxième segment de la jeunesse éternelle dans une maison de retraite, angoissé par le troisième segment avec un petit garçon aux pouvoirs de faire sortie des dessins animés ou des jeux vidéos dans le réel, déçu par le quatrième segment malgré un bon John Lithgow. L'ensemble est plutot pas mal, la série revit à mon sens pour une nouvelle génération de cinéphiles. Du beau travail dans sa globalité.
Quatre réalisateurs de court métrage segment réunis dans un seul film, le procédé est intéressant et l’on apprécie d’en tirer les meilleurs aux pires. Le deux et trois retient mon attention par ce style reconnaissable des cinéastes, le scénario nian-nian « ET, l’extraterrestre » rencontre « Peter Pan » rajeunissant une maison de retraite, est franchement pas terrible, je vois pas où ça fait peur pour un nom très connu que celui là. La suite est du grand Dante dantesque, cartoon frénésie « Gremlins » à fond la caisse tournoyant son diable tourbillon Tasmanien. Le dernier du rare qui se fait désirer Sa Majesté George Miller associé à « Mad Max », c’est bien d’avoir les boules au paranoïaque, aussi peureux angoissé dans l’avion en plein vol, les hallucinations commencent à se faire sentir réellement avec cette créature cosmique accrochée vos ceintures ! Le prologue en met de la frayeur comme spectacle de mise en bouche, radio FM bla-bla-bla et puis bouh ! Ensuite la bigoterie se fait donner une bonne leçon de morale comment réaliser, sera rattrapée par la tragédie réalité sur le plateau de tournage jungle vietnamienne. Ça devient un bazar avec ces glissements de monde anachronique, la montée du péril brun au pouvoir dans des zones occupées de collaborateurs nationalistes, qui dénonceront les juifs comme thème central classique et banal KKK fait pas sursauter.
Ah ! Cette adaptation de "la Quatrième Dimension" revu et corrigée par Spielberg, Landis et consorts... Hé bien ! Je l'ai vu à la télé étant tout gamin, ça m'a fait un peu flipper, il est vrai ! Surtout le 3ème épisode avec la famille de "monstres"... Je vais le revoir, maintenant, 30 ans plus tard! Allez, je risque le coup et je met 4 étoiles! Aussi bon que les daubes d'horreur et autres slashers qu'ils nous servent en cette période de l'An 2010, début 21è siècle !
Coréalisé par des pointures des années 80, cette "4e dimension" vaut surtout pour le deuxième chapitre mis en scène par Spielberg, vingt petites minutes d'un pur ravissement dans une maison de retraite
Idée bien sympathique de reprendre 4 épisodes et de les refaire par des grands réalisateurs. Je n'ai jamais réellement suivi les épisodes de la série mais ces 4 épisodes sont excellents à voir, c'est un très bon moment que l'on passe. Dommage que les images vieillissent aussi rapidement.
Sorti en 1983, ce film est l'adaptation de la série culte au cinéma. Réalisé par la dream team du cinéma fantastique des années 80 (l'équipe Amblin : Spielberg, Landis, Dante et Miller), le film nous transporte dans 4 histoires adaptés des épisodes classiques de la série. Chaque segment porte le style des réalisateur (surtout les segments Spielberg et Dante) et nous dresse un portrait du fantastique à sa grande époque. Un petit film sympathique qui reste une référence pour quiconque apprécie les films Amblin de la grande époque.
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3,0
Publiée le 12 avril 2011
Steven Spielberg, le producteur-rèalisateur le plus comblè du 7ème art, Joe Dante, l'un des nouveaux maître de l'èpouvante, John Landis, le benjamin parmi les rèalisateurs d'Hollywood et George Miller, le rèalisateur australien de "Mad Max" : Quatre cinèastes prestigieux pour un mètrage unique à sketches composè de quatre èpisodes! Le premier sketch de Landis est le meilleur et n'est pas sans charme! Celui de Spielberg dans un hospice de vieillards est curieux et plus gentil! Le sketch de Joe Dante sur ce jeune garçon qui utilise d'ètranges pouvoirs est le moins rèussi! Quant au dernier èpisode, celui de George Miller, c'est le plus spectaculaire avec pas mal d'humour! Un touchant hommage à la sèrie culte de science-fiction des annèes 50-60 et une pensèe toute personnelle à Vic Morrow (le papa à Jennifer Jason Leigh), dècèdè au cours du tournage dans un accident d'hèlicoptère...
Adaptation de 4 épisodes de la célèbre série était une bonne idée mais le choix de ces épisodes est discutable (il n'y a pas des histoires plus effrayantes ?). Les 4 cinéastes mélange l'humour au fantastique mais le meilleur segment est celui de Miller et le moins bien celui de Spielberg.
Quatre des réalisateurs phares des années 80 se réunissent pour la réalisation d'un film hommage à l'une des séries les plus populaires de l'histoire de la télévision. Un projet alléchant qui promettait une expérience unique, chaque réalisateur apportant sa patte dans le segment qui lui est consacré, remakant chacun un épisode de la série culte de Rod Serling. J'ai bien dit "promettait" car oui, l'idée du film est originale mais c'est ce qui lui pose le plus souci. En étant divisé en quatre histoires n'ayant aucun lien les unes des autres, La Quatrième Dimension ne va pas plus loin qu'une simple compilation d'épisodes refaits. Leur découpage ne leur permet pas d'atteindre leur plein potentiel et leur durée beaucoup trop courte handicape sérieusement l'implication émotionnelle qu'on devrait avoir. La meilleure partie du film est, sans surprise, celle réalisée par Steven Spielberg car elle jouit d'une vérité et d'une tendresse qui ne nécessite aucune grandiloquence, c'est celle qui rapproche le plus son spectateur de ses personnages, celle qui ne demande que de vivre l'instant présent avec eux, celle qui emploi à meilleure escient la très bonne musique de Jerry Goldsmith, celle qui sait le mieux distiller la magie (la présence de Scatman Crotters de Shining y apporte une aura de merveilleux), celle qui est la plus juste, celle qui possède l'empreinte la plus marquée de son auteur. La Quatrième Dimension doit être pris plus comme un recueil d'épisodes de série télé que comme un long-métrage pour être apprécié à sa juste valeur.