3407 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
267 critiques spectateurs
5
7 critiques
4
38 critiques
3
104 critiques
2
62 critiques
1
46 critiques
0
10 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Alexandre Cacheux
76 abonnés
628 critiques
Suivre son activité
2,5
Publiée le 7 janvier 2024
Priscillia n'est pas un film, mais un somptueux reportage sur papier glacé type Paris Match. Pendant prés de 2 heures, le spectateur feuillette la vie d'une femme objet, receptacle des déséquilibres, angoisses et perversions de LA star du Rock. La vie monocale et sous surveillance d'une femme soumise, qui finira toutefois par quitter un jour sa cage dorée. Filmer l'ennui, même somptueusement, est toujours un piège pour un réalisateur, car cet ennui est trés contagieux.
L'histoire est intéressante on n'en connaît un peu plus sur Priscilla j'ai trouvé le film long sans rythme j'aurais aimé qu'on montre Elvis sur scène même si il y a eu déjà un biopic sur lui .
Un (bien trop) long métrage consacré à une vie désespérée, désespérante d'une adolescente tombée sous la coupe d'un monstre sacré. Cette juxtaposition de plans sans cohérence, sans liens, est au cinéma ce que le roman photo est à la littérature. Le spectateur s'y ennuie, s'y endort et rêve à cet Elvis sorti en salle Il y a deux ans où les personnages avaient une vraie consistance et où la musique d'Elvis, qu'on l'aime ou pas, donnait son rythme à une fresque qui ne mettait pourtant pas la désespérance de Priscilla sous le boisseau. Comparaison n'est pas raison, paraît -il, mais ici, elle est cruelle ! Tant qu'à dormir, autant rester à la maison...
Le film nous plonge dans la réalité de la femme d'un mythe, une personne idolatré mais qui malheuresement caché beaucoup de noirceur. Le film coupé en diverses scènes représentant les instants de vie de Priscilla, abordant une emprise amoureuse, montrant une nouvelle facette du "King" qui est très peu connu, étant un artiste remarquable, mais qui a pas toujours était un bon mari pour sa compagne . Les scènes découpés en divers moments m'ont fait un peu relacher le film, on est plongé dans les vices et le mal-être de Priscilla mais cela devient ennuyeux, comprenant bien ce qui découle de son ressenti à elle, cette image magique et splendide qu'elle posséder sur lui, devenant cauchemar, je pense que on aurait pu couper certaines scènes qui démontre les même choses, réduisant le film, cela aurait eu le même impact sur le spectateur et on aurait tout aussi bien compris la peine éprouvé par Madame Presley . Le film reste sinon très bon, le choix des scènes maquantes sont très prenante, les acteurs qui au début m'ont un peu refroidi, m'ont agréablement surpris, le choix des musiques qui tourne autour des anées 50 nous mette encore plus dans l'univers, le choix des décors est très typiques et propre à l'époque de Elvis. Une position poignantes d'une femme qui par amour est passer outre de beaucoup d'actions malsaines de la part de son mari .
Un film plutôt vanté par la critique et, à juste titre : le vécu de la femme d'une icone de la chanson des années 1960, Elvis Presley dont elle s'éprend alors qu'elle n'a que 14 ans. Dès lors, sa vie de jeune fille bascule dans un enfermement où elle n'existe qu'au travers des caprices et désirs de la star. Peu à peu, cependant, elle s'émancipe de cette tutelle pesante. Sophia Copolla propose ici un portrait de femme muselée et de poupée disponible entre les mains d'un homme capricieux et lui-même soumis aux affres du succès à perpétuer. Un excellent casting.
Très bon film, avec une esthétique magnifique, l'actrice principale a bien mérité sa recompense à Berlin. L'histoire est touchante, humaine. Seul bémol pour moi, trop de fondu noir pour passer d'un plan a un autre, ca se remarque trop.
J'ai rarement vu un film aussi froid, aussi clinique. Pas l'ombre d'un sentiment ne transpire à aucun moment. Sofia Coppola se contente de filmer des instants de la vie de ce couple célèbre comme votre voisin s'entête à vous montrer ses films de vacances dont vous n'avez strictement rien à faire. Evidemment, raconter une partie de la vie d'Elvis sans entendre une seule de ses chansons pourrait déjà passer pour un handicap (les propriétaires des droits musicaux ont refusé l'utilisation de ses chansons) mais à la limite on pourrait se dire que c'est un parti-pris qui se veut intéressant. Mais passer deux heures à répéter quasiment la même séquence, c'est vraiment beaucoup demander. Le film se traîne sans la moindre tension, sans la moindre implication, sans le moindre point de vue. Il regarde ses personnages comme on regarde le film, en se demandant quel intérêt ils peuvent bien avoir. Et encore il ne se pose même pas la question. C'est un film réalisé par un fonctionnaire des impôts. Circulez il n'y a rien à voir, c'est comme ça et pas autrement. Alors pour meubler l'ennui le spectateur peut se poser des questions, ça peut aider à passer le temps. Comment des parents ont pu laisser une enfant de 14 ans entre les mains d'Elvis ? Pourquoi la réalisatrice mélange les tubes de l'époque avec des reprises totalement anachroniques ? Pourquoi Priscilla ne bronche jamais face à l'attitude insupportable d'Elvis……Et ainsi de suite, autant de questions qui si elles avaient été posées dans le film auraient peut-être pu le rendre intéressant.
L ambiance est cotonneuse, le cadre soigné, l ambiance mélancolique; pas de doute on est chez Sofia Coppola. Ici elle se penche sur le destin de l épouse d Elvis, femme cachée et délaissée que le King gardait à sa disposition dans une sorte de palais d argent. Malgré le côté tape à l œil du décorum elle nous montre sans fard la société de consommation des années 60, son aspect femmes au foyer discrètes qui nie leurs aspirations. Dans le rôle titre Cailee Spaeny est formidable et fait preuve d une belle palette de jeu. Mais il faut bien avouer qu à suivre le portrait d une femme qui s ennuie, je me suis bien ennuyé aussi.
J'ai parfois l'impression depuis quelque temps, que Sofia Coppola refait le même film.....c'est un peu le cas avec ce Priscilla, ( voir Marie Antoinette) qui manque je trouve de percussion et de surprises.....j'aurais aimé entendre des chansons d'Elvis, c'était l'occasion rêvée, on a à peine, le droit à trente secondes au début.....J'ai eu la chance de visiter Grace land dans le Tennessee et maison d'Elvis avec sa Cadillac rose, quel personnage...Le film donne une image d'un macho un peu enfantin, qui trompait volontiers son épouse , un mauvais garçon dont le talent est totalement éclipsé par la réalisatrice...Le film est donc une sorte de règlement de compte, peut être personnel de la réalisatrice.....dure réalité que d'être la femme d'une star volage???ET pourtant il y a de la tendresse, entre Elvis et Priscilla.....Sa jeunesse l'a charmé, mais Elvis était un charmeur???L'envers de la médaille.....On apprend certains détails de la vie d'Elvis, son souci des armes, du jeu, des paillettes parfois....Quelques longueurs au final....Notons quand même le plan séquence final, chargé d'émotion, chaque spectateur fera un constat sur sa vie privée??? Nous ( les hommes) sommes tous des Elvis quelque part??Mea Culpa, je conseille sans insister
Un biopic élégant mais manquant un peu de souffle qui évoque la relation toxique et déséquilibrée entre le King Elvis et sa femme-enfant enfermée dans sa prison dorée de Graceland, interprétée avec bcp de justesse par Cailee Spaeny. 3,25
D'un classicisme inhabituel pour Sofia Coppola, le film excelle à explorer la psychologie des personnages. Les acteurs sont très bons, la BO est top et l'histoire suit son cours, soulignant bien la descente aux enfers d'Elvis et comment il y a entraîné Priscilla.
Je n'ai pas envie de descendre ce film comme beaucoup l'ont fait, je tiens juste à dire que la réalisation à la fois sobre et raffinée m'a beaucoup plu, le couple à l'affiche est très crédible, la BO est sympa (comme souvent anachronique avec S.Coppola) et la reproduction des costumes mythiques du couple Presley est vraiment réussie. spoiler: Beau sujet, avec des non-dits : impuissance ou homosexualité refoulée du chanteur ? Des questions nous laissent tout de même sur notre faim.
"On vit des vies séparées. Je te quitte pour vivre ma vie."
Contrepoids au flamboyant et frénétique «Elvis» de Baz Luhrmann (2022), Sofia Coppola fait le choix de nous raconter le King vu à travers les yeux de sa femme Priscilla et la place que celle-ci occupait au sein de ce couple.
Adaptant le livre de cette dernière (qui co-produit également le film), la réalisatrice nous raconte l'histoire d'une jeune fille (de 14 ans) tombant amoureuse d'une star de la musique à la fin des années 50, et qui va peu-à-peu se transformer pour correspondre à l'image qu'Elvis veut avoir d'elle. Coincée dans cette prison dorée qu'est Graceland alors qu'Elvis enchaîne les tournées et les tournages (et les idylles ?), la voix de Priscilla n'est pas entendue, elle qui a ses propres désirs.
Loin de la réalisation grandiloquente de Luhrmann, Coppola fait le choix d'une mise en scène plus confidentielle. Ici, peu de place pour la musique et les paillettes (et le Colonel), ce qui compte, c'est ce quotidien peu glamour qui finit par se répéter et se ressembler, jour après jour (et qui installe définitivement Sofia Coppola comme une réalisatrice de la dissection de l'ennui, après ses «Marie-Antoinette» et «Somewhere»).
L'alchimie à l'écran entre Jacob Elordi et Cailee Spaeny (Prix de la Meilleure Interprétation Féminine à la dernière Mostra de Venise) est assez évidente et est la force principale du film, qui déroule son récit de manière appliquée, mais sans grande passion.
Une sorte de conte désenchanté un peu redondant à la longue et qui se conclue, sans surprise, par un choix assez logique au vu de tout ce qu'on a pu voir précédemment.
Bref, une œuvre propre, bien interprétée, mais pas particulièrement captivante et surprenante dans ce qu'elle veut nous raconter, comme si Coppola n'avait fait que survoler la complexité, amoureuse et divergente, de ce couple mythique.
Priscilla a une belle photographie et une lumière qui amène à de jolis plans... Mais l'histoire est plate, sans relief. J'ai l'impression d'avoir déjà vu ce film alors que c'est la première fois que je le visionne. Et il y a cette impression de pouvoir résumer sa vie en 30 minutes, mais le ressenti du film c'est 2h30. Pas folichon.