Film en noir et blanc : "Driving mum" s’avère pourtant très coloré. Roadmovie, comédie, drame : "Driving mum" est tout cela à la fois. Un film découpé en plusieurs chapitres aux titres plus improbables les uns que les autres. La présence de Brejnev, un chien qui aurait pu prétendre à la Palm Dog si le film avait été sélectionné à Cannes. Kaurismäki, Jarmush, Fellini : les réalisateurs à qui l’on pense en voyant ce film pourtant si … personnel ! Un film dont l’action se déroule en 1980 : pas de téléphones portables, pas d’internet, beaucoup de routes qui ne sont pas goudronnées en Islande. Dans la péninsule de Vestfirdir, au nord-ouest du pays, Jón habite dans un endroit très isolé avec sa mère et Brejnev. De temps en temps, un homme vient en barque apporter des lots de cassettes audio racontant une actualité passée et repart avec les lainages destinés à la coopérative locale que Jon et sa mère ont tricotés en écoutant ces cassettes. Jón a raté sa vie, mais il n’en a pas encore vraiment conscience. Il va falloir que sa mère meurt, peu de temps après avoir clairement exprimé ses souhaits pour la suite des évènements (être photographiée près des cascades de Gullfoss, ne pas être incinérée, être enterrée, habillée de ses plus beaux habits, dans son village d’origine, Eyrarbakki, complètement de l’autre côté de l’île) pour que Jón comprenne petit à petit qu’il a vécu toute sa vie auprès d’une mère toxique qui n’a jamais voulu qu’il ait une vie à lui, sans elle, et qui l’a empêché de vivre auprès de Bergdís, l’amour de sa vie. Critique complète sur https://www.critique-film.fr/critique-express-driving-mum/