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Veneto
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3,0
Publiée le 13 janvier 2024
3 étoiles pour l'originalité du scénario et l'interprétation de Nick Cage, qu'on retrouve avec plaisir. Paul Matthews, qu'il incarne, est un professeur de biologie quinquagénaire banal et ennuyeux. Sa nouvelle notoriété (il apparaît du jour au lendemain dans les rêves de ses élèves) lui donne un moment de gloire dans sa vie, qu'il ne pouvait ni attendre, ni espérer. Le total décalage entre l'homme qu'il est (ordinaire, voire has been) et ce qu'il devient (célèbre, tout le monde se l'arrache) donnent lieu à quelques rires (hilares pour certains spectateurs), qui deviennent rapidement des sourires gênés, mais aussi des grands moments de solitude. Derrière cette comédie loufoque, on découvre en filigrane une dénonciation subtile des effets du buzz et des dérives de la cancel culture. Mais l'on en vient à s'interroger sur le rire que Paul Matthews suscite, s'il est opportun de rire à ses dépens, ce qui nous laisse un sentiment mitigé.
"Dream Scenario" part d'un postulat intéressant et intriguant et reste plutôt bien exploité tout au long du film. On y perçoit clairement une critique des réseaux sociaux, de la cancel-culture et du monde des influenceurs.
Un scénario intelligent, souffrant toutefois de rares longueurs, parfaitement porté par Nicolas Cage. Ça fait toujours du bien de profiter des talents de ce dernier en dehors des gros nanars dans lesquels il a tendance à tourner ces dernières années. Bien apprécié l'étrangeté de l'atmosphère. Même si ce long métrage reste largement perfectible dans son écriture et sa mise en scène, il s'en dégage une certaine personnalité, un atypisme qui fait du bien.
Une bonne et originale expérience cinématographique.
Quelques mois seulement après son très réussi «Sick of Myself», le réalisateur norvégien Kristoffer Borgli nous revient avec cette satire fantastique, d'abord fascinante puis plus obscure, et nous dépeignant le portrait assez juste d'une société du spectacle perpétuel.
Le talentueux Nicolas Cage y incarne Paul Matthews, un professeur (avec doctorat) en mal de reconnaissance qui n'aime pas attirer l'attention, et qui va soudain devenir la "personne la plus intéressante du monde" en se retrouvant, sans aucune raison, dans les rêves de très nombreuses personnes. D'abord adulé, les choses vont basculer quand il va se mettre à agresser et tuer dans ces mêmes rêves, se muant en sorte de Freddy Krueger, et mis petit-à-petit au ban de la société alors qu'il n'a rien fait dans la réalité.
Co-produit par Ari Aster, un film assez intéressant de par son concept farfelu et comptant quelques idées bien trouvées (la reconstitution, assez gênante, d'un fantasme ; le principe des placements de produits dans les rêves), mais qui s'avère un peu trop sage au vu du véritable potentiel qu'il aurait pu nous offrir, et qui finit par se perdre dans son dernier tiers, trop confus et trop convenu finalement. Un peu plus de folie et de lâcher-prise auraient été la bienvenue, d'autant plus avec Cage en tête d'affiche. 6,5/10.
Un an après le déroutant "Sick of myself", Kristoffer Borgli récidive avec "Dream scénario". L'histoire diffère mais le procédé est le même : disséquer une névrose de notre société en poussant un postulat de départ jusqu'à son aboutissement extrême. Forcément, il n'y a aucun réalisme et l'intrigue se construit dans la métaphore. Mais cette description des affres de notre monde hyperconnecté est jubilatoire. Hyperconnection métaphorique par le rêve dont est victime le héros, lui octroyant les petits plaisirs d'une notoriété inespérée avant de le vouer ensuite aux gémonies. C'est la violence du jugement populaire qui est moquée et c'est sain. La prestation de Nicolas Cage est très réussie, donnant presque un petit côté Woody Allen à son personnage empathique mais frustré. Original et brillant.
Une très bonne surprise que ce film malin qui a eu l'excellente idée de recycler Nicolas Cage dans un contre emploi ( prof de fac ordinaire, habillé comme un mec très ordinaire et roulant dans une caisse des plus ordinaire) . Mais voilà, l'extra ordinaire s'impose rapidement et tourne au cauchemar, cauchemar qui accompagne la célébrité, surtout en Amérique où la cancel culture tourne à plein régime dans les facultés. Allez voir ce film à priori modeste , mais qui vous ravira par les scènes souvent parodiques des films de genre et vous épatera par la performance surprenante de Cage
Le dernier film avec Nicolas Cage en tête d'affiche est loin d'être un chef d'oeuvre, mais il présente des qualités indéniables qu'il serait malhonnête de lui retirer. Le film est drôle et provoque de francs éclats de rire, face à un scénario souvent loufoque auquel il serait difficile une réelle originalité. Les acteurs parviennent même dans l'ensemble à être assez convaincants. Cependant, les réflexions sur le monde et la société actuelle semblent très abstraites, voire ridicules. C'est une chouette comédie, mais qui ne peut prétendre à rien de plus.
Étonnant de retrouver Nicolas Cage, à peine reconnaissable dans le rôle principal de ce film du cinéaste Kristoffer Borgli, qui s’inscrit dans la veine du cinéma indépendant US des années 90/2000. Celui des Spike Jones (Dans la peau de John Malkovich) ou de Charlie Kaufman (Adaptation)… une forme de cinéma un peu fantastique, métaphysique, surréaliste, philosophique, poétique, que l’on ne voit plus trop aujourd’hui. Une bonne raison d’aller découvrir ce film aussi étrange que singulier, mais pas totalement réussi, du réalisateur norvégien.
Un film presque en forme de compte, jamais dénué d’humour, sur le destin d’un homme qui n’a aucune maitrise, sur ce qui lui arrive. En filigrane, on pourra y voir une critique du monde actuel avec ses réseaux sociaux omniprésents, et aussi le phénomène de "cancel culture"… les deux étant souvent liés. Des thèmes que l'on trouvait déjà dans le précédent film de Kristoffer Borgli, Sick of Myself, sorti en 2023.
L'idée de départ est bonne, mais là où je m'attendais à un film focalisé sur le pourquoi et le comment, je me suis retrouver devant... Devant je sais pas trop quoi, en fait.
L'impression qu'il y a "quelque chose" avec ce film. Est ce que je suis passé a coté de ce "quelque chose", ou bien est-ce le film ? Je ne sais pas dire.
Il y a quelques scènes très sympas, très drôles. De bonnes idées. Des acteurs corrects. Le tout noyé dans un reste qui m'a paru long, sans enjeux, sans fil rouge.
Un excellent film sur l'étrangeté de la Condition Humaine. Un film qui parle surtout des préjugés que les Hommes ont sur les Femmes et inversement. Dans ce Long-Métrage on y retrouve ces surprenantes notions de "Popularité", "d'Immoralité", de "Capacité" et de "Vengeance", etc... Un autre très bon rôle pour la "MovieStar" Nicolas Cage, qui y tient le Rôle Principal, pour lequel il a très judicieusement reçu une Nomination aux Golden Globes, en tant que Meilleur Acteur dans une Comédie.
Rôle inattendu pour Nicolas Cage métamorphosé en monsieur tout le monde et sans charme qui joue admirablement dans ce film singulier. Devenir l'objet central de tous les rêves, dans le sens onirique, parait étrange. Alors lorsque l'affaire prend une proportion démesurée au point de faire le buzz, l'homme, professeur de son état, se prend à rêver de réaliser enfin l'écriture de son livre. Le propos est raconté avec intelligence et évoque de mon point de vue les spoiler: possibilités de mondes virtuels et leurs de dérives . A voir !
Dream scenario repose sur le concept du super pitch. Dans le jargon scénaristique, le super pitch, c’est la méga idée, celle qui va faire que le producteur va dire : « banco ! ». Par exemple : « un homme va vivre la même journée en boucle » (Un jour sans fin) ou bien : « un homme se retrouve dans le cerveau de l’acteur John Malkovich et peut voir sa vie » (Dans la peau de John Malkovich). Le super pitch est souvent gage d’un film atypique et alléchant pour le spectateur. Le problème du super pitch, c’est qu’il fait tellement rêver que l’on risque d’être déçu si le scénario ne tient pas toutes ses promesses. C’est un peu ce qui arrive à Dream scenario. Ne dévoilons rien, il vaut mieux arriver vierge devant le film. Disons que le début est très prenant mais arrive la fin et on se dit : « c’est bête, avec cette super idée, on aurait pu faire un super film ». Dommage, car Dream scenario a un avantage : Nicolas Cage. L’acteur compose un personnage assez fade et anti charismatique, à l’opposé des personnages hystériques qu’il a interprété dernièrement. Si on se délecte de l’interprétation subtile (eh oui !) de Cage, on se dit qu’il aurait été intéressant de trouver un point de bascule et de rendre cet anti-héros (et le film) encore plus fou. Ne boudons pas notre plaisir, Dream scenario reste tout de même un film recommandable.
Un film au concept intéressant de borgli, je dirais même déroutant Le film pour moi se scinde en deux partie, la.premiere partie on sent la mécanique du scénario se déroulait tranquillement vers une comédie, d'ailleurs on le ressent sur la mise en scène avec une belle lumière qui traduit bien l atmosphère bienveillant des reves que font les gens dont la particularité est la présence systématique d un prof de fac assez ringard joue excellemment par nicolas cage. Cette soudaine notoriété va être une nouveauté pour lui et surtout il va en jouer et même se réjouir. La deuxième partie est une totale rupture de ton dans le scénario et dans la mise en scène avec des cadres ,une profondeur de champs qui traduisent le malaise du personnage et surtout d une descente aux enfer improbable, et l on penche à ce moment vers le film presque d epouvante. Le scénario me fait beaucoup pense aux films d ari aster et j ai vu au générique qu'il était producteur. Un bon film même si toutefois un manque de rythme sur certains passage.