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Adrien J.
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2,0
Publiée le 21 septembre 2024
Jenna Ortega est vraiment à croquer mais c’est la première fois que je la trouve aussi peu convaincante dans un rôle. En même temps l’écriture globale est tellement catastrophique, à mon avis ce n’était pas évident pour les acteurs d’offrir quelque chose de pertinent avec un matériel de base aussi grotesque. Et puis la réalisatrice veut jouer la carte de l’érotisme pour donner un côté sulfureux à son histoire mais cela reste beaucoup trop sage selon moi pour être un temps soit peu subversif…
Un film plus réfléchis que ce à quoi je m’attendais. Une bonne intrigue, de très bons dialogues et des supers acteurs. Le dénouement me laisse assez perplexe et les choix des personnages ne sont pas tout à fait sensés mais ça fait le charme nan ? En plus l’ambiance c’était un peu donc j’ai bien aimé. Je recommande en sah
Adolescente riche, passionnée de littérature et vivant seule au sein d'une vaste demeure d'une petite ville du Tennessee, Cairo Sweet a hâte d'entamer sa dernière année de lycée pour obtenir un aller simple vers l'université de Yale. Lorsqu'elle rejoint la classe de Jonathan Miller, professeur de lettres à la carrière d'écrivain contrariée, celui-ci est sidéré par les connaissances de la jeune fille en matière de livres et particulièrement flatté de voir le sien, son seul et unique ouvrage, parmi ses affaires. Poussée par sa meilleure amie en quête d'une première aventure avec un homme mature, Cairo entame un jeu de séduction avec son enseignant, qui n'y paraît pas insensible...
Énième variation autour d'une relation interdite entre professeur/élève, "Miller's Girl" ne bouleverse sans doute pas assez ce que l'on a déjà pu voir en la matière, notamment par son déroulement général ne pouvant qu'aboutir sur le retour de flammes inhérent aux dangereuses étincelles d'une telle situation, mais il a le mérite de l'aborder avec un angle faisant au moins la part belle à la perspective de ses personnages principaux pris dans la tourmente. En effet, à la tentation croissante de Miller, où l'aura de l'enseignant érudit va peu à peu laisser place à un homme renvoyé à sa médiocrité, répond le parfait parcours inverse de Cairo, en apparence impassible mais finalement assez novice sur le terrain de l'amour et découvrant une nouvelle part d'assurance dès lors qu'elle se retrouve confrontée à sa première déconvenue en ce domaine. Tiraillé entre un étonnant manque de finesse sur certains points (la progression très prévisible, le jeu sur les noms entre Miller et Henry Miller, les cigarettes & sucettes consommées sans cesse à l'écran par les adolescentes pour signaler leur situation d'entre-deux enfance/âge adulte, la descente aux enfers téléphonée de Miller, le côté "Mercredi" en plus rationnel par lequel on présente Cairo, ...) et de réelles fulgurances le temps de dialogues et séquences traversées d'interrogations bien plus subtiles qu'il n'y paraît sur ce rapprochement contre-nature (le parallèle avec l'autre relation du film et ses "limites" tendancieuses entretenues dans l'ombre, le génial face-à-face intense où Cairo affirme sa position de dominante, l'évolution du regard de la meilleure amie, l'échange houleux entre Miller et sa femme, le moment où le fantasme contamine la réalité ou encore la qualité de répliques bien senties, en adéquation avec les références littéraires mises en avant), "Miller's Girl" donne le sentiment d'un long-métrage doté de très bons ingrédients mais qui, au final, se contente de les utiliser pour un met peinant à égaler leurs saveurs respectives, sinon par touches. Et, lorsqu'on parle de bon ingrédient, le casting vient évidemment tout de suite à l'esprit, que ce soient les têtes d'affiche (Freeman et Ortega sont excellents) ou les impeccables seconds rôles (Gideon Adlon en BFF, Bashir Salahuddin en pote/prof de sport et, surtout, Dagmara Dominczyk en épouse castratrice), ils permettent d'élever des scènes-clés à un niveau qu'elles n'atteindraient probablement pas sans leur présence à tous pour les faire briller.
Loin d'être déplaisant à découvrir, "Miller's Girl" n'est cependant pas le film le plus indispensable que l'on n'ait pu découvrir sur le sujet -on peut même se dire que, pour des personnages à la culture si impressionnante, il est fort dommage qu'aucun d'eux ne paraît avoir ouvert un certain célèbre roman de Nabokov ou visionné une de ses adaptations (ça leur aurait évité pas mal d'embrouilles)- et ce malgré de sérieux atouts toujours prompts à en souligner ses temps les plus forts.
Je viens de finir ce film de 1h30 et je suis totalement perdue.
Au début, j'ai voulu voir ce film uniquement parce que Jenna Ortega joue dedans. Mais ce rôle lui va à merveille. Une adolescente qui réussit à faire céder un homme qui est censé avoir le dessus sur elle... C'est incroyable. Subjuguant.
Pour la première fois, j'ai envie de dire que malgré sa position hiérarchique supérieure, la seule personne qui domine et qui manipule, c'est Corea - adolescente jouée par Jenna -. C'est vrai que ce point de vue existe et personne ne l'exploite.
J'ai adoré les moments littéraires, ça m'a vraiment donné envie d'écrire à fond.
Je déteste Béatrice, la femme de Miller, c'est vraiment une idiote : elle n'a jamais lu le livre qu'il a écrit pour elle. Elle le rabaisse, ne pense qu'à son travail, boit comme un trou. Bref, la totale.
Aborder la sexualité ainsi m'a autant mise mal à l'aise qu'intriguée.
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3,0
Publiée le 20 février 2024
Écrivain raté, Jonathan Miller enseigne désormais dans un lycée où il croise la route d'une élève brillante qui le flatte parce qu'elle a lu son bouquin. Une attention qui change sa perception des choses, lui qui mène une vie par défaut dans l'ombre de sa femme. Entre manipulation et jeu de séduction dangereux, "Miller's Girl" explore cette relation troublante et interdite, mais n'atteint jamais les sommets du genre comme certains classiques des années 90. Pour autant, on retrouve une forte tension dans ces nombreux échanges sensuels et ces moments à forte connotation sexuelle, mais le scénario n'est pas à la hauteur de la solide performance de Martin Freeman et Jenna Ortega. Cairo dégage vraiment quelque chose qui n'est pas assez exploité à mon goût tout comme le côté gothique, voire mystique, qui l'entoure. On parle d'une fille qui habite quasiment seule dans un endroit avec une certaine réputation et qui semble chaque fois sortir de nulle part. J'aurais bien vu quelque chose de moins frontal et d'encore plus concentré sur cette relation sans ce jeu impliquant les autres personnages même s'ils font partie intégrante de l'intrigue. En dépit d'un scénario peu abouti, ce premier film de Jade Halley Bartlett est pas mal grâce à ses interprètes, mais rien ne le différencie finalement d'un simple téléfilm sur une relation complexe et moralement ambiguë entre un professeur et son élève.