À son image
Note moyenne
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147 critiques spectateurs

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Paul GATT
Paul GATT

9 abonnés 16 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 septembre 2024
Etonné par les propos dithyrambiques de Télérama!
Je n'ai rien vu de plus qu'un documentaire sur une période de la Corse et une photographe corse.
Déçu.
JMM
JMM

3 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 10 septembre 2024
Que d’éloges lus ici et là dans la presse… pour un film qui en aucun cas ne les mérite. On vante de tous côtés les plans-séquences de De Peretti. Encore faut-il qu’ils aient du sens, un langage, parlent au spectateur, ce qui n’est nullement le cas ici. Cadrage approximatif, longueurs exaspérantes (la scène dans laquelle Antonia photographie Simon). Et que dire de la voix off très - trop présente, défaut majeur de cet opus ? Ce parti-pris narratif n’est que la conséquence de l’incapacité du réalisateur à traduire par les images et les dialogues, par ailleurs trop souvent inarticulés par des acteurs approximatifs, une histoire qui aurait pu être passionnante. On cherche alors les raisons de la quasi unanimité des critiques à entonner les louanges. Sans doute faut-il y voir le souci de se singulariser à trouver du génie dans ce qui est dénué de qualité. L’ennui c’est que tout le monde veut se singulariser !
Ufuk K

617 abonnés 1 721 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 septembre 2024
"À son image" plébiscité par la presse , en compétition cette année au festival de Cannes (Quinzaine des cinéastes) est un drame moyen dans l'ensemble. En effet le réalisateur corse Thierry de Peretti livre aux spectateurs une histoire se déroulant sur deux décennies (année 1980 à 2000) racontant l'histoire de la Corse à travers le regard d'une jeune reporter si la première partie se veut intéressante la seconde est plus soporifique, bref vite oublié à la sortie de la salle.
takeshi29
takeshi29

35 abonnés 141 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 juillet 2024
Thierry de Peretti est décidément pour moi un cinéaste à part dans le paysage actuel du cinéma français, qui sait me bouleverser autant que me passionner. Et surtout il réussit à faire cela dans ce qu'il me raconte de sa Corse mais aussi dans sa manière de le raconter. " À son image", adaptation du roman de Jérôme Ferrari, est un modèle de narration, intégrant avec une fluidité parfaite un récit intime incluant une sacrée réflexion sur le métier de photographe et au-delà des médias, à la Grande Histoire, mais aussi un grand geste de cinéma : pas prêt d'oublier la scène d'ouverture, certaines autres où toute l'émotion (Et Dieu sait si elle est parfois intense) est générée par la mise en scène.

Il y aurait beaucoup de choses à dire sur ce film tant tout y est remarquable et riche, de la musique (Bérurier Noir, Daho, chants traditionnels corses dans une séquence de concert où la notion de point de vue cinématographique prend tout son sens) à l'ensemble de la distribution d'où il est impossible de ne pas extraire Clara-Maria Laredo, dont à la fois le physique et l'intensité du jeu m'ont sans arrêt rappelé la sublime et injustement sous-exploitée Isabelle Renauld.

Une petite chose pour conclure : je conseille à ceux qui n'auraient pas encore vu la claque "Une vie violente" de rattraper cette énorme erreur avant le 4 septembre prochain, jour de sortie de cet "À son image". Les deux films m'ont semblé se répondre, se compléter implacablement.

Vu en festival (FEMA 2024)
Marc D
Marc D

7 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 septembre 2024
Rien n'est convainquant. Scénario très faible, acteurs peu crédibles, réalisation spectaculairement molle. C'est une démonstration verbeuse, laborieuse et interminable pour dire des évidences, du genre que la violence ne mène nulle part. On s'ennuie ferme. Ce qui est remarquable est que la Corse en tant que lieu passionné de l'action est totalement escamotée et l'on pourrait dire que l'image elle aussi disparaît. Ce pourrait être un reportage radio lu par des comédiens débutants. Du coup, le lien puissant, physique, sensuel et tripal de ces jeunes corses pour leur terre est en réalité le grand absent du film car il ne se dit pas avec des mots mais précisément avec des images. On peut difficilement rater un film dans une aussi belle proportion.
Simon Bernard
Simon Bernard

206 abonnés 689 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 mai 2024
Antonia est une jeune photographe corse qui est victime d'un accident mortel de voiture. Pleurée par ses proches, son décès est l'occasion de revenir sur les premières années de sa vie. Grandissant dans un environnement très militant, elle se lie très jeune à un militant radical du FLNC et assiste de près aux évolutions historiques du nationalisme corse, notamment les attentats terroristes. En salle le 4 septembre.

spoiler: "À son image" est une fresque du militantisme et du terrorisme de groupuscules corses pendant la fin du 20e siècle. On suit le parcours d'une jeune femme immergée depuis toute jeune dans des histoires d'amour avec des membres du FLNC. Je suis assez mitigé globalement sur cette séance. Il y a des atouts : le film est plutôt amusant et certaines réparties des parents sont impayables. Le contexte politique est intéressant et on apprend plein de choses sur la jeunesse corse radicale. Malheureusement, la personnage principale est peu incarnée et son histoire personnelle ne m'a pas du tout accroché. L'accident de voiture est un prétexte pour nous montrer la jeunesse d'Antonia et je trouve dommage qu'on ne revienne jamais dans le présent. Tout cela est très artificiel.
cat29
cat29

7 abonnés 24 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 septembre 2024
Je trouve ce film d'une sobriété qui frise le maniérisme. Le personnage principal est inexpressif. On assiste (certes discrètement) à un défilé de mode. Et il faut croire que les nationalistes corses sont tous beaux gosses! Mais sutout, je ne vois pas bien où ce film veux nous emmener.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 septembre 2024
Antonia est photographe de métier. spoiler: Après une nuit bien arrosée, elle se tue sur la route de Calvi. Ses proches la pleurent. Son parrain préside son enterrement.


À son image est l’adaptation très fidèle, à quelques scènes près, du roman éponyme de Jérôme Ferrari publié en 2018 (six ans après "Le Sermon sur la chute de Rome" qui lui valut le Goncourt). C’est le quatrième long métrage de Thierry de Peretti. Les deux hommes ont le même âge et le même attachement contrarié à la terre corse. Les romans du premier, les films du second en portent le témoignage – et pourraient d’ailleurs être la matière d’une stimulante étude universitaire intitulée : « Le nationalisme corse à travers les œuvres de JF et de TdP ».

"À son image" se veut à la fois la biographie d’une jeune femme corse trop tôt décédée et l’histoire de la naissance du FNLC et ses scissions meurtrières de 1980 aux années 2000.

Mais avec leurs deux sujets, le roman comme le film maintiennent une distance. Thierry de Peretti filme ses personnages à distance. Il ne s’autorise quasiment aucun plan serré. On reste à la surface de la vie d’Antonia dont on ne comprend pas clairement les ressorts de sa passion pour la photographie ou son amour pour Pascal, le beau nationaliste. On reste aussi à la surface de l’histoire du FLNC dont ne sont évoquées que quelques bribes.

Le résultat est paradoxal. Il a un rythme inhabituel. Les scènes sont courtes. Leur chronologie est confuse. Les acteurs pour la plupart amateurs jouent terriblement mal et semblent n’avoir été choisis que pour une seule qualité : leur maîtrise de la langue corse. Ils ne changent pas alors que l’action est censée se dérouler sur plus de vingt années.

Mais ces défauts peuvent se muer en qualités. "À son image" n’a certes pas le rythme bien huilé des films auxquels on est habitué. Mais il en a un autre, inhabituel, dérangeant, peut-être maladroit mais original. La vie qu’il raconte n’a pas la fluidité des biopics hollywoodiens. Par exemple on ne comprend pas le départ d’Antonia pour la Yougoslavie, sinon par son désir de s’évader de l’atmosphère étouffante et nombriliste de son île. Mais cette absence de fluidité me semble plus réaliste, plus crédible que d’autres biographies trop bien huilées.

Enfin et surtout, Jérôme Ferrari et Thierry de Peretti évitent tout manichéisme. Leur roman/film n’est pas une publicité coproduite par le Conseil régional de Corse à la gloire de l’Île de beauté. Il n’est pas plus un procès à charge contre les dérives du FNLC. C’est plutôt une déclaration d’amour ambiguë à une terre et à ceux qui l’habitent et qui ont parfois le défaut de trop l’aimer.
Ninideslaux
Ninideslaux

105 abonnés 284 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 septembre 2024
  Après les horreurs de l'Inde rurale et celles de l'Iran, après les charmes du Bhoutan, pourquoi pas la Corse, une ile dont les beautés ne sont plus à vanter, et dont l'intérêt géopolitique est évidemment lié à la présence d'un fort sentiment nationaliste et autonomiste. On a donc très envie de voir ce film qui, par le biais de la vie brève d'une jeune photographe, nous ferait mieux comprendre ce conflit qui déchire l'île.
          Hélas, on aurait du se méfier des critiques délirantes d'une partie de la presse "intello". A son image est une interminable daube prétentieuse et confuse, qui tout au plus nous donne envie de lire le roman de Jérôme Ferrari qui l'a inspiré.
        On le sait, Thierry de Peretti se passionne pour son île, quasiment son unique sujet. Il s'est attribué le rôle du prêtre de la paroisse, par ailleurs oncle et parrain de l'héroïne, Antonia avec qui existent des liens très forts. A la fin du film, dépassé par les évènements, cet homme profondément pacifiste se lamente: pourquoi se haïssent-ils, Pourquoi se tuent-ils entre eux? Eh, l'ami! C'est justement ce que nous attendions de vous, de mieux nous faire comprendre l'essence du nationalisme corse! On les voit se radicaliser, commettre des attentats, s'attaquer aux résidents non corses, se livrer même entre eux à des exécutions sommaires, et on a juste droit à des discussions entre copains de village et de lycée qui ne plaident pas en faveur de la qualité de leur conscience politique. Il y a beaucoup, trop de personnages secondaires, mais on a oublié de leur apprendre la diction. Ce qui sort de leurs bouches est de la bouillie. Ca n'arrange rien...
       L'autre problème est lié à l'inexistence de l'héroïne, Antonia. Celle dont la voiture plonge dans le ravin dès la première séquence (a t-elle choisi le suicide, ou bien a t-elle tout bonnement été éblouie? Peut être est ce clair dans le roman; l'hypothèse du suicide étant étayée par une conversation téléphonique avec sa mère où elle lui annonce qu'elle ne sera pas là le lendemain)
      . Antonia est très bien interprétée par la gironde Clara-Maria Laredo (oui, elle est ravissante et dodue, mais la bien-pensance exigera bientôt de ne plus faire tourner que des actrices obèses, afin de ne point les discriminer au profit des sylphides...) Mais qui est-elle? Jeune, elle a été très amoureuse d'un militant violent plusieurs fois incarcéré, Pascal (Louis Starace); elle est maintenant plus ou moins avec Simon (Marc'Antonu Mozziconacci). Elle a des parents moralisateurs lourds, abusifs, limite caricatures! Elle a travaillé comme photographe pour Corse-Matin (nécrologie, fêtes villageoises, tournois de boule et de foot);ça ne convient pas à ses ambitions d'artiste; elle se rend à Vucovar, enfin, une noble cause, elle va devenir photographe de guerre. Elle ne vendra pas une seule photo. Bref on a l'impression d'être face à une gourdasse qui s'imagine un talent qu'elle n'a pas... et qui n'a aucun intérêt réel dans la vie. Velléitaire et stupide, voilà ce qui ressort du propos
         Bref, tout est raté: le portrait d'une jeune femme et l'analyse d'un mouvement politique violent. Conclusion: à fuir!
Isaly13
Isaly13

52 abonnés 102 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 septembre 2024
La Corse, une jeunesse, une époque et un combat… Thierry de Peretti livre, une fois encore, un film brillant et captivant.
brunocinoche
brunocinoche

137 abonnés 1 226 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 septembre 2024
Thierry de peretty nous parle de la corse et il en parle bien. il la filme aussi très bien. fresque historique sur le front de libération de la Corse à travers le regard d une jeune photographe, petite histoire dans la grande , souvent traité, rarement avec une telle justesse et une belle émotion.
AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 septembre 2024
C'est typiquement le genre de film qui clive. A mi-chemin entre la fiction et le documentaire, entre jeu d'acteur et amateurisme, cinéma et littérature, ce film sort du champ classique et peut déplaire. A contrario, si l'on parvient à oublier la poignée de scènes mal jouées, un charme évident se dégage de ce film qui, sous couvert de raconter l'histoire récente du nationalisme corse, évoque des thèmes plus profonds, ceux de l'engagement, de l'amour, de l'art et de ce qui fait l'essence de nos vies. Thierry de Peretti règle quelques comptes mais ne s'arrête pas à cela en offrant aux spectateurs une approche très philosophique de l'engagement.
Intéressant et atypique.
bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 211 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 septembre 2024
J'avais découvert le cinéma de Thierry De Peretti en 2022 pour le film "Enquête sur un scandale d'état " qui m'avait beaucoup impressionné, et ici, son long métrage suivant "A son image", je confirme que c'est un grand metteur en scène à suivre !
Adapté d'un livre écrit par Jérôme Ferrari, le cinéaste, qui avait fait auparavant une œuvre sur la Corse, revient sur l'île pour raconter l'histoire sur 20 ans des gangs de nationalistes Corses à travers le regard d'une jeune femme passionné de photographie qui en fera son métier dans un journal local qui sort avec un homme de gang qui fera souvent aller/retour en prison pour ses idées politiques, allant par la suite plus loin. Les amis rejoignent le mouvement , les parents s'inquiètent pour leurs enfants, jusqu'à se faire la guerre entre le même groupe partisan. Un sujet fort, un film qui tient ses promesses de capter l'attention du spectateur . Thierry De Peretti fait du très bon travail de mise en scène avec les moyens du bord. Les jeunes comédiens sont méconnus du grand public mais sont excellents. Il faut signaler le talent de l'actrice principale qui nous emmène le film avec elle, Clara-Maria Laredo, une nomination ou même le César du meilleur espoir féminin lui serait mérité. Une œuvre choc et intéressante à suivre.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 septembre 2024
Antonia arrive à l’âge adulte quand la Corse bascule dans la lutte armée des années 80. Éperdument amoureuse d’un jeune nationaliste, son appareil photo toujours en bandoulière, elle documente cette époque à laquelle on prédit un avenir qui ne peut être que funeste. Thierry De Peretti nous parle de son île, de sa jeunesse revendicative et de ses illusions. Images d’archives et clichés pris par Antonia dessinent les contours d’un mélo politique très réussi.
Chris G
Chris G

41 abonnés 67 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 juin 2024
Une adaptation nourrie sur cette période hyper-violente du nationalisme corse dans les années 80. Des fragments de la mémoire corse portés par un réalisateur et un groupe de comédiens locaux talentueux et très engagés dans ce projet sur leur territoire..
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