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Sulana Luce
14 abonnés
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5,0
Publiée le 27 janvier 2025
A son image est plus qu'un roman, un film. Notre reflet sur grand écran. Notre vie défilant sous nos yeux. A croire que tous les foyers de Corse se ressemblaient. J'ai aujourd'hui, ma réponse. Des mots résonnent encore ! Des lieux à jamais familiers, une histoire commune qu'on ne peut oublier. Merci Jérôme Ferrari ! Merci Thierry De Peretti ! Je salue aussi un casting de choix.
A travers la vie d'une jeune photographe de presse, ce très bon film retrace une partie de l'histoire du combat indépendantiste corse dans les années 1990. La complexité des enjeux est finement relatée sans aucun manichéisme. Intelligent et bien réalisé.
Le film n'a pas suscité en moi de grand interêt et j'avoue ne pas avoir bien compris la psychologie du personnage principal... perdu entre ses attentes et ses actes parfois incompatibles, j'ai peut-être raté quelquechose... ou pas.
Un films qui n'est pour une fois pas dans les clichés de l'île de beauté mais bien dans d'une époque qu'à connue la Corse. Le jeu d'acteur est très intéressant.
C’est lent, très lent, trop lent, on s’ennuie et on s’endort. Le comble pour un film sur la corse où on est censé quand même avoir de l’action et du suspense.
Film vu suite aux critiques presse dithyrambiques. Bien mal m'en a pris, j'ai trouvé "A son image" prétentieux et ennuyeux. Sans compter la bande son de très mauvaise qualité qui rend les dialogues inaudibles. Passez votre chemin.
Le sujet m’intéressait et la presse était plutôt dithyrambique, aussi je dois dire que je suis resté un tout petit peu sur ma faim devant cette adaptation, par Thierry de Peretti, du roman de Jérôme Ferrari. Le film dame évidemment le pion à maintes réalisations plus ordinaires, tant il a le mérite notamment d’esquiver les motifs les plus attendus de la geste romantico-contestataire et de déplacer la focale vers un personnage féminin (joué par Clara-Maria Laredo) complexe, taraudé à la fois par sa passion pour la photographie, son désir d’émancipation, son amour pour un combattant peu enclin à se détourner de la cause et son souci d’une juste raison dans l’histoire. Ce faisant, le film fait un pas de côté bienvenu en témoignant de manière singulière et parfois vibrante d’une période tragique de l’histoire politique corse.
Reste que l’ensemble m’est apparu un peu décousu, étrangement rythmé, parfois ambigu, et je m’explique mal (au-delà de la quête de sens de l’héroïne et de l’intérêt que Jérôme Ferrari a toujours porté à la photographie de guerre), le vague parallèle tendu avec le siège de Vukovar : est-ce à dire que l’État français, « colon » et « assassin », aurait quelque correspondance avec les agissements des paramilitaires serbes en Croatie ?). Par ailleurs, ce qui aurait pu me séduire, une sorte de ferveur adolescente, finit par moments par m’ennuyer ou m’agacer, et il est peu douteux selon moi que Peretti (qui joue également le rôle d’un curé pacificateur démuni et accablé) se soit fait plaisir en filmant, manière très Nouvelle Vague et au son de Salut à toi, des Bérus, quatre minutes d’une vague scène intime sans grande signification. Bon, pourquoi pas… Il en va de même de cette voix off dont on ne comprendra que sur le tard à qui elle appartient, et qui conforte l’impression vaguement édifiante que le film peut me laisser. Enfin il y a cette chute, cette tentative didactique, morale, d’ériger un pont vers la génération suivante ; l’intention est louable, les soldats ont mûri sans que les problématiques se soient nécessairement apaisées, mais la scène me paraît un peu rapide et maladroite.
Reste que je ne voudrais pas non plus bouder mon plaisir. « À son image » renferme de très belles scènes où frémissent un engagement, une émotion, une authenticité. Pas le grand film que j’espérais, certes, mais suffisamment sensible et inspiré pour renouveler un certain regard sur le « peuple corse ».
Ce film aurait pu porter le titre "Chronique d'une disparition". Thierry de Peretti suit une photographe immortalisant les tensions politiques en Corse à la fin du XXe siècle, mêlant hasard et tragédie. La lenteur des événements, dont l'importance n'est perçue que trop tard, confère au récit une profonde mélancolie. Avec finesse, De Peretti adapte le roman de Jérôme Ferrari et explore subtilement la Corse, l'amour, l'amitié et la lutte.
Film /docu pour moi. Très vite la vie d’Antonia bascule par amour et se confond avec la vie du FLNC. C’est une plongée dans les « coulisses » dee et cette organisation terroriste, avec ce que cela comporte de risques, déception, angoisses, morts.,., Un peu surprises par le film, je ne sais pas quoi en penser, seulement que j’ai passé un très bon moment, sur cette jeune femme m’a touchée, et que je ne regrette pas mon choix de film.
Cinématographie insuffisante, à mon goût. Le film aurait pu être plus intéressant par une photographie plus pénétrante dans les individualités des personnages, notamment et surtout dans le protagoniste. Sinon l'histoire fonctionne, même si un peu prévisible, car elle ne s'écarte pas des parcours déjà connus de ces groupes politiques, dont les instances sont connues, mais ici analysées superficiellement.
Décidément la Corse est bien représentée cette année.
“À son image“ c'est une, ce sont plusieurs photographies s'étalonnant sur des années racontant l'histoire politique de la Corse. L'action se déroule principalement durant les années 80-90. Nous sommes donc dans l'après, de la cave d'Aleria, l'après 1975, une date importante dans la construction du mouvement national corse. À partir de là, les actions militantes venant des différents groupes nationalistes sont nombreuses et deviennent de plus en plus en violentes. Là vient ainsi une première question qui est mis en avant par les jeunes élèves à la fin du film. Comment faire avancer les choses ? Par quels moyens ? La violence résout-elle tout problème ? Faut-il être radical dans ses idées et opinions ?
Puis ce qu'il y a de formidable dans le film c'est la maîtrise de tous ses nombreux plans fixes, à l'image des photographies prises par Antonia. Chaque plan, chaque photo dégageait une force que je ne saurais expliquer. Une photo c'est une projection d'une époque passée, révolue. Nécessaire pour se souvenir d'un événement, j'imagine que beaucoup d'entre vous ici, vous possédez un livre regroupant des photos de votre naissance, il peut vous arriver de les revoir de temps en temps avec vos proches avec une émotion parfois. C'est là même chose en ce qui concerne les photographes de presse. Ils ou elles ne prennent pas simplement une photo qui fera la une quotidienne des journaux. Non absolument pas. C'est une photo qui restera et sera conservée pour les générations du présent et surtout du futur afin de nous comprendre, de saisir les enjeux de notre passé. Des photos historiques il y en a, la première qui me vient à l'esprit c'est celle de cet étudiant chinois faisant face à des chars de l'armée sur la place Tian'anmen, un étudiant appelant à plus de libertés dans son pays. Une photo prise bien des années avant ma naissance et toujours pertinente aujourd'hui Nous avons tous une photo historique, cette image qui est gravée dans nos esprits.
Ensuite, un autre gros point fort c'est la retranscription parfaite de l'ambiance sur l'île. En tant que corse, j'ai eu l'impression que j'ai vécu au moins une fois dans ma vie chaque événement décrit dans le film (à part les passages avec le FLNC, je n'ai rien à voir avec ça). Les fêtes de village, les expressions typiques, les engueulades familiales. Tout m'a semblé familier. On retrouve des éléments qui font partie intégrantes de l'identité corse avec la place de l'Église, qui est au centre du village, le respect des morts, et, également, la musique, qui a joué un rôle important dans la culture nationaliste, c'est pour ça qu'on en entend assez souvent dans le film et pour notre plus grand plaisir
En tout cas, fier et heureux du film, le petit point négatif c'est que ça se passe la majorité du temps dans le Sud du côté d'Ajaccio bon il y a mieux comme endroit hein (j'ai rien contre vous les ajacciens mais bon). Bref merci Mr de Peretti d'avoir fait un film à notre image !
Du très émouvant (et questionnant) roman de Jérôme Ferrari), cette adaptation échoue a faire vivre par l'image une épopée de sortie de route au sein du nationalisme corse. Faiblement incarné, les personnages semblent chercher la caléra dans une lise en scène souvent scolaire. L'actrice principake semble découvrir l'appareil photo (regrettable pour une photographe professionnelle) et la voix-off pompeuse massacre la prise de Ferrari. À oublier.