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khesanh76
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2,5
Publiée le 10 septembre 2024
Je n'ai pas lu le roman de Julien Peretti. Donc je ne suis pas "influencé" par ce bouquin. Première remarque, le réalisateur a voulu faire le parallèle entre cette photographe de Corse Matin et du mouvement nationaliste corse dans les années 80. Grosso modo tout est un joyeux mélange, comprenne qui voudra ! 2) On découvre certains aspects des milieux nationalistes corse ! On est pas loin de l'idéologie d'une secte 3) Le personnage d'Antonia n'est pas crédible en tant que photographe...Elle fait des photos de portrait de dos !
Mais ce film vaut quand même d'être vu, pour voir "l'autre côté" des nationalistes...et c'est pas triste !
Des personnages et des scènes captivantes un ton d’une grande justesse plongée dans les relations familiales corses très beaux personnages de parents excellents acteurs aux accents de vérités et actrice principale très touchante passionnée mais clairvoyante
Adapté du Roman éponyme de Jérôme Ferrari c'est là un film de Thierry de Peretti que j'ai trouvé intéressant qui mêle à la fois l'intime et l'Historique , la lutte armée en Corse durant les dernières années du 20ème siècle , à travers le destin tragique d’une Femme insulaire !
Antonia est une jeune corse, photographe et amoureuse d’un militant indépendantiste corse. Sa vie est mêlée à celle de l’histoire tragique de l’île de beauté. Un film puissant et captivant porté par un jeune casting fort prometteur.
Un film puissant et juste sur l'engagement..politique amical amoureux..et plus particulièrement les folies de l'engagement politique extrême.. Paysages et musiques superbes..
belle traversée des décennies 70 à 90 avec les fractures explosives de la Corse, vues à travers les objectifs d'une jeune photographe . la mise en scène avec l alternance d'images d'archives et l'utilisation d'une voix off contribuent à créer un style particulier qui oscille entre le regard du témoin et le déroulement dérouleme des actions
Le film est atypique dans sa forme et son récit, à l’image de son héroïne qui cherche sa place dans un monde d’hommes et qui tombe de déception en désenchantement. L’actrice principale réussit à être attachante dans ses combats et sa recherche de liberté. La façon de jouer des acteurs fait penser à Bresson qui est peut-être une référence du réalisateur. Certaines scènes sont un peu absconses mais je me suis laissé emporter par le ton très original du film.
Oui, on sent que le film se veut ambitieux, vu le nombre d'années traitées. Mais le film est ennuyeux, perd le spectateur dans les méandres du scénario. Aucune intensité, aucune émotion. J'ai du m'armer d'un énorme courage pour rester jusqu'au bout. J'ai presque détesté la totalité des personnages.
Etonné par les propos dithyrambiques de Télérama! Je n'ai rien vu de plus qu'un documentaire sur une période de la Corse et une photographe corse. Déçu.
Après les horreurs de l'Inde rurale et celles de l'Iran, après les charmes du Bhoutan, pourquoi pas la Corse, une ile dont les beautés ne sont plus à vanter, et dont l'intérêt géopolitique est évidemment lié à la présence d'un fort sentiment nationaliste et autonomiste. On a donc très envie de voir ce film qui, par le biais de la vie brève d'une jeune photographe, nous ferait mieux comprendre ce conflit qui déchire l'île. Hélas, on aurait du se méfier des critiques délirantes d'une partie de la presse "intello". A son image est une interminable daube prétentieuse et confuse, qui tout au plus nous donne envie de lire le roman de Jérôme Ferrari qui l'a inspiré. On le sait, Thierry de Peretti se passionne pour son île, quasiment son unique sujet. Il s'est attribué le rôle du prêtre de la paroisse, par ailleurs oncle et parrain de l'héroïne, Antonia avec qui existent des liens très forts. A la fin du film, dépassé par les évènements, cet homme profondément pacifiste se lamente: pourquoi se haïssent-ils, Pourquoi se tuent-ils entre eux? Eh, l'ami! C'est justement ce que nous attendions de vous, de mieux nous faire comprendre l'essence du nationalisme corse! On les voit se radicaliser, commettre des attentats, s'attaquer aux résidents non corses, se livrer même entre eux à des exécutions sommaires, et on a juste droit à des discussions entre copains de village et de lycée qui ne plaident pas en faveur de la qualité de leur conscience politique. Il y a beaucoup, trop de personnages secondaires, mais on a oublié de leur apprendre la diction. Ce qui sort de leurs bouches est de la bouillie. Ca n'arrange rien... L'autre problème est lié à l'inexistence de l'héroïne, Antonia. Celle dont la voiture plonge dans le ravin dès la première séquence (a t-elle choisi le suicide, ou bien a t-elle tout bonnement été éblouie? Peut être est ce clair dans le roman; l'hypothèse du suicide étant étayée par une conversation téléphonique avec sa mère où elle lui annonce qu'elle ne sera pas là le lendemain) . Antonia est très bien interprétée par la gironde Clara-Maria Laredo (oui, elle est ravissante et dodue, mais la bien-pensance exigera bientôt de ne plus faire tourner que des actrices obèses, afin de ne point les discriminer au profit des sylphides...) Mais qui est-elle? Jeune, elle a été très amoureuse d'un militant violent plusieurs fois incarcéré, Pascal (Louis Starace); elle est maintenant plus ou moins avec Simon (Marc'Antonu Mozziconacci). Elle a des parents moralisateurs lourds, abusifs, limite caricatures! Elle a travaillé comme photographe pour Corse-Matin (nécrologie, fêtes villageoises, tournois de boule et de foot);ça ne convient pas à ses ambitions d'artiste; elle se rend à Vucovar, enfin, une noble cause, elle va devenir photographe de guerre. Elle ne vendra pas une seule photo. Bref on a l'impression d'être face à une gourdasse qui s'imagine un talent qu'elle n'a pas... et qui n'a aucun intérêt réel dans la vie. Velléitaire et stupide, voilà ce qui ressort du propos Bref, tout est raté: le portrait d'une jeune femme et l'analyse d'un mouvement politique violent. Conclusion: à fuir!
"À son image" plébiscité par la presse , en compétition cette année au festival de Cannes (Quinzaine des cinéastes) est un drame moyen dans l'ensemble. En effet le réalisateur corse Thierry de Peretti livre aux spectateurs une histoire se déroulant sur deux décennies (année 1980 à 2000) racontant l'histoire de la Corse à travers le regard d'une jeune reporter si la première partie se veut intéressante la seconde est plus soporifique, bref vite oublié à la sortie de la salle.
Un films qui n'est pour une fois pas dans les clichés de l'île de beauté mais bien dans d'une époque qu'à connue la Corse. Le jeu d'acteur est très intéressant.
Portrait du militantisme armé corse ( fin années 70 aux années 90) à travers le regard de la compagne, photographe ( d'où le titre) d'un nationaliste.
" A son image" complète avec succès mais cette fois dans un registre intimiste " une vie violente" (2017) autre titre phare du cinéaste.
Les réflexions sur le devenir des mouvements révolutionnaires ont été illustrées dès 1835 par G.Büchner dans sa pièce fameuse " la mort de Danton".
La pièce popularisera la phrase restée célèbre du révolutionnaire français François Vergniaud ( un des plus talentueux orateurs de cette période) : " la révolution est comme Saturne. Elle dévore ses enfants ".
Prononcée lors de son procès qui le conduira à l'échafaud (1793), cette phrase traduit les conflits inéluctables, le destin universel et immuable qui sera celui des mouvements révolutionnaires et de ses militants.
Au cinéma, Wakamatsu traitera lui aussi le sujet au cinéma ( "United red army") avec le mouvement révolutionnaire de l'armée rouge japonaise.
Le caractère universel de la problématique et de son impasse pour ses participants, est traité par " A son image " au travers de la partie qui se déroule à Vukovar (1993) en Croatie qui survint pendant la guerre civile en Yougoslavie.
Je trouve ce film d'une sobriété qui frise le maniérisme. Le personnage principal est inexpressif. On assiste (certes discrètement) à un défilé de mode. Et il faut croire que les nationalistes corses sont tous beaux gosses! Mais sutout, je ne vois pas bien où ce film veux nous emmener.