Robocop de Verhoeven, bien entendu. Dans le scénario il y a du "Monte-Cristo" (le flic qui retrouve ses tortionnaires et les abat un par un), l' "odyssée de l'espace" (avec les effets pervers des programmations informatiques), l' "inspecteur Harry" (la lutte sans fin de la police gangrénée et de la pègre toute puissante), etc... Mais ce film, nouveau pour moi, rappelle beaucoup le "total recall" du même auteur pour la partie cybernétique et manipulations cérébrales. Il est de plus en plus question dans le monde de ce qu'il est convenu d'appeler l' "intelligence artificielle" c'est à dire tout ce qui permet d'améliorer ou de remplacer l'homme dans ses tâches habituelles. Ici il est question de robots. Le robot intégral c'est un peu l'équivalent du char lourd avec ses limites opérationnelles. Face à lui il y a un cyborg, hybride d'humain et de robot. On lui a conservé son cerveau, mais bricolé et artificiellement programmé. Comme le monstre de Frankenstein ou les "réplicants" de "blade runner" il a tendance à retourner à son humanité native. Il y a une scène très amusante où le robot intégral, pataud, se casse la figure dans l'escalier, car il n'a pas été prévu pour ça, et se fait semer par le cyborg. C'est du bon et intelligent Verhoeven. Les acteurs, tous inconnus de moi, jouent bien leur rôle. Les méchants sont particulièrement patibulaires. Les scènes de violence sont enflammées, sanglantes et spectaculaires. Si j'ai une restriction à faire, elle concerne le personnage de la fliquette assistante du héros. Je dirai qu'elle n'a pas un charme fou. Faut dire que les amours avec un cyborg ce n'est pas évident, même pour Sharon Stone. Film à voir.
Robocop de Paul Verhoeven est un véritable classique de la science-fiction des années 80, et une œuvre incontournable du genre. Le film se distingue par son regard critique sur la société, dénonçant avec force le totalitarisme et la déshumanisation dans un futur proche. Le scénario est solide, avec une histoire originale qui mêle action et réflexion sociale.
La réalisation percutante de Verhoeven, accompagnée d’une bande-son iconique, renforce l’impact du film. Bien que les effets spéciaux aient vieilli, cela ne nuit en rien à la puissance du message ni à l’intensité de l’expérience cinématographique. Robocop demeure un film culte, à la fois divertissant et profond.
C'est en même temps une satire et ça ce veut en même temps pas sérieux. C'est surtout fun disons, les persos sont peu développé, on a peu d'empathie pour eux. C'est étonnamment gore aussi, le sang fuse pas tout le film mais quand ça arrive c'est violent. Je dirais que dans la catégorie des film léger c'est cool avec quelques twist, après rien de fou non plus malgré le fait que ça soit culte. La critique est trop peu présente pour dire qu'il s'agit vraiment d'une satire, mais ça marche pas mal. C'est intéressant.
Placé au rang de film culte, Robocop est intéressant dans ce qu’il veut dénoncer : la société de consommation, la corruption, la violence systémique ainsi que de nombreux travers qui gangrènent la société américaine. Malgré certains artifices dans la mise en scène et des effets spéciaux impressionnant pour l'époque (certains ont mal vieilli) l’ensemble souffre d’un scénario convenu et d’une représentation caricaturale de ses personnages.
Robocop est une pépite de la science fiction. Le scénario est simple , c'est d'ailleurs le seule truc qu'on peut lui reprocher et le faite que Alex Murphy soit pas très développé. Mais en dehors ça le film est une tuerie. Surtout pour sa mise ne scène que se soit les premières scènes où robocop apparait, sa fabrication, le climax .... Tous les acteurs sont au top, Peter Weller en particulier que se soit en Alex Murphy où robocop mais aussi Kurtwood Smith qui pète la classe dans le le rôle du méchant. La musique est génial, le coté violent bien fait et la fin qui déchire. Un classique à ne pas louper.
Je ne peux pas dire que ce soit un mauvais film mais il faut bien noter avec son opinion personnelle. Vieux souvenir de sa première diffusion télé, je l'avais même enregistré sur VHS et j'avais adoré, je devais avoir 13 ou 14 ans à ce moment-là. Quelques années plus tard j'avais logiquement voulu le revoir et j'avais été très déçu par la violence et le sadisme dès le début, j'avais donc arrêté après 10 ou 15 minutes de visionnage. Et aujourd'hui, à bientôt 50 ans, je me dis quand même qu'il faut que je le revoie au moins une fois bordel, pas possible d'avoir aimé ce film à l'époque ! Présent sur Prime encore quelques jours, j'en profite. Eh bien oui, c'est violent, sadique et même gore. Pourquoi ? C'était vraiment obligé ça ? Parce que sinon c'est bien pensé, bien ficelé, etc, même si certains effets spéciaux ont vieilli on se rend compte que c'était très au point pour un film de 1988. Donc oui, on était censé se projeter dans un futur très proche avec le crime, la violence, etc, mais enfin, montrer ça comme ça alors que c'est presque hors propos je ne comprends pas, sans doute fallait-il surenchérir dans le sanguinolent pour être intéressant ? Un peu comme Luc Besson qui est passé du "Grand Bleu" à "Nikita" puis "Léon", quoi... Il me semble - avec ma culture cinématographique limitée - que c'est un peu symptomatique de la charnière années 1980 / années 1990. Après ça semble s'être calmé, ou tout du moins segmenté entre le divertissement d'un côté et l'horreur de l'autre, c'est sans doute devenu plus clair. En tout cas c'est curieux, j'ai vu ça alors que c'était interdit à mon âge de l'époque et j'avais aimé, on devait déjà baigner dans de l'ultra-violent à l'époque, c'est bizarre que ça ne m'ait pas choqué à ce point à 14 ans. Là j'ai failli avoir un malaise vagual au bout de 10/20 minutes. Malgré tout je suis allé au bout et, oui, il y a de bonnes idées, le scénario était original... A voir si vous êtes habitué aux films d'horreur, peut-être qu'il vous plaira, ou bien vous trouverez trop gentil ce mélange des genres mal à-propos selon moi.
Film de Science-Fiction Culte de Paul Verhoeven, Robocop est l'une des œuvres majeures de la Science-Fiction et de l’anticipation des années 80 . Après forcément au niveau des effets spéciaux, ça un petit peu vieillit par rapport à ce qu'il se fait de nos jours mais si on le replace à date c'est très bien !
Film supra violent sur la police des années 80 où un policier est soigné en cyborg. Bon ça se regarde, mais passé le 600 ème coup de fusil, les oreils ont mal.
Au-delà du culte nostalgique qui embellit la réalité de ce film, il faut reconnaître que l'on a affaire avec une pure série B où tout est caricatural et prévisible. On tue comme on dit bonjour, les méchants sont très méchants, les industriels sont dénués de toute humanité, les méchants meurent tous à la fin... Mais c'est justement cette dimension série B années 80 qui peut plaire quand on l'assume. Pour ceux qui se défendent en disant que ce film est une critique du capitalisme, lisez Karl Marx ou Thomas Piketty et vous comprendrez que Robocop est à la pensée ce que Conan le barbare est à la danse classique !
Titre préféré de P. Verhoeven ( je préfère pour ma part " Basic Instinct" et " Show girls", voire " Black Book") "Robocop" (1987) est entré depuis dans la liste des classiques de la science fiction.
Réflexion au second degré sur la montée de la délinquance, le profit des entreprises qui se fait au détriment des services publics et du bien-être commun, le pouvoir de la machine ( elle ne dépasse toutefois pas, par sa sécheresse émotionnelle, les facultés humaines ).
C'est surtout et avant tout un film de genre savoureux qui mérite d'être revu ( il bénéficie d'une ressortie opportune en salles).
Les dernières vingt minutes connaissent (selon moi) un léger problème de cohérence interne au moment où le cinéaste introduit l'affrontement final ( le reconstitution en pleine forme du groupe des méchants qu'on croyait éliminé, n'est pas du meilleur effet).
On retiendra la prestation de Nancy Allen, alors ex-épouse de Brian de Palma et la palette de ton gris métallisé de la photo qui renvoie à l'armure du Robocop et à un univers sans émotion chaleureuse.
Un très bon film, très " second " degré, du vrai Verhoeven...
Je n'aime pas, en général, les films de science-fiction, mais je fais une exception pour celui-ci, plein de messages philosophiques, voire politiques...
Dans la grande salle de l'UGC Normandie, qui ferme ses portes fin juin, les effets visuels et sonores sont impressionnnts...