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jeanlouimarco
23 critiques
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5,0
Publiée le 12 septembre 2010
Bon ben moi c'est simple; c'est mon film culte! J'ai lu dans un article que c'est la femme de Paul Verhoeven qui l'a convaincu de faire le film. Alors merci à Mme Verhoeven.
Dans "Robocop", l'idée de départ se révèle intéressante. Malheureusement, celle-ci n'est pas bien exploitée dans le contenu du film. La réalisation finale laisse vraiment à désirer. Ici, il n'y a aucune finesse, aucun suspense... Tous les personnages du film, de manière assez générale, ressemblent à des robots. Paradoxalement, le seul robot présent dans ce film est le personnage principal, Robocop. Les différents interprètes ne semblent pas ressentir la moindre émotion, nous avons vraiment le sentiment d'être dans un jeu vidéo... Rien ne demeure réaliste. Pas même, la conception de Robocop ! Ce dernier ne parvient pas non plus à relever l'intérêt que nous pouvons avoir pour ce premier film de la franchise. Le réalisateur du film présente très sommairement un personnage qui, de par son originalité et sa complexité, méritait d'être beaucoup plus approfondi. Le personnage de Robocop, alias Murphy, reste donc très banal et évolue dans une histoire inintéressante pour le spectateur.
Robocop, c'est l'un des chefs d'oeuvre de Paul Verhoeven, alors qu'il était au sommet de son art. Une histoire simple, mais efficace, violente, mais d'une violence justifiée et assumée. Culte au moment de sa sortie, il reste tout autant plaisant à voir aujourd'hui, même s'il a pas mal vieilli au niveau des effets spéciaux.
Œuvre archi-culte de Paul Verhoeven, et un véritable mythe du cinéma de science-fiction, "Robocop" c'est avant tout un film visionnaire, et d'une grande intelligence... Sous ses airs de divertissement d'action, ce film raconte l'histoire d'un robot a moitié humain, qui est resté un peu trop humain, et se met a ressentir, comprendre, chercher a comprendre... Et il se souvient progressivement qu'autrefois c'était un être humain ! Tout cela est donc parti d'une excellente idée... Le scenario est parfait, ne traine pas trop, et la mise en scène est excellente ! Malgré son fond tres intéressant, ce film reste surtout un film d'action, cependant tres divertissant !
Malgré des effets spéciaux et une photographie vintage, Robocop reste l'un des tout meilleurs films de SF. Avec une pointe de cynisme qui le caractérise, Verhoeven dresse ainsi le portrait d'une société viciée et anéantie par la violence, prétexte à dénoncer la répression et la manipulation des médias et des grandes entreprises. Mais, sous son apparence de justicier incorruptible et indestructible, Robocop joue la carte de la finesse avec une note d'optimisme : la machine ne remplacera pas l'homme.
Robocop, bien qu'un peu vieilli, est toutefois l'exemple parfait du film qui ne perd pas en efficacité, dans le déroulement de l'histoire. Culte à sa sortie, ce film de science-fiction à beaucoup de qualité, grâce à une violence assumée, une durée évitant tout remplissage inutile, et des ébauches d'une histoire visionnaire...A voir en version non censurée!
Assez bonne adaptation de la BD des DC Comics, assez sombre comme savait le faire Miller. Cependant le film perd de son intérêt dans son avancée... Les effets spéciaux sont bons pour l'époque mais Robocop reste une assez bonne représentation du film qui a mal vieilli.
Robocop est plus qu'un film c'est un mythe. Joué à merveille par l'inoubliable Peter Weller, tellement humain sous la ferraille, ce héros tragique et charismatique nous entraîne dans un film de science fiction exceptionnel d'une ultraviolence inouïe, plein d'humour trash, d'effets spéciaux de qualité supérieure, d'émotions fortes et d'action non stop. Ce film est aussi un énorme bras d'honneur à une société décadente et corrompue du début 21ème siècle, imaginée dans les années 80 comme elle est malheureusement devenue de nos jours.
Dans les années 80, nombreux héros ont émergé, redéfini le cinéma de genre et traumatisé plus d'un. Nous avons ainsi vu l'émergence d'un soldat surentrainé (Rambo 1 et 2), d'un extraterrestre sauvage et dangereux (Aliens), un chasseur qui n'avait pas une gueule de porte bonheur (Predator), un flic râleur et cynique (Piège de cristal), un robot tueur (Terminator) et un robot flic (Robocop). Intéressons nous à ce dernier, né de l'esprit de deux scénaristes qui rêvaient chacun de leur côté d'une histoire de robot particulier (Edward Neumeier et Michael Miner) et créèrent Robocop, l'histoire d'une résurrection ou plutôt un film d'action science-fiction au relent très westernien. Ainsi l'histoire de Robocop est très simple: à Détroit, un bon flic (Peter Weiller) est assassiné par une bande de truands, laissé pour mort il devient le fruit de création de l'OCP sous le nom de Robocop, un super flic robotique. Derrière ce synopsis qui pouvait craindre de voir débouler une série Z minable (comme pour Predator, Terminator...), Robocop propose bien plus que cela. Son réalisateur Paul Verhoeven (les futurs classiques Basic Instict, Total Recall, Starship Troopers) et ses 2 scénaristes vont s'investir dans le film et vont ainsi se permettre d'analyser une partie de l'histoire américaine (les années Reagan) sous un angle original et cynique: donc Robocop n'est pas dans le film un héros mais un produit au même titre qu'une voiture ou qu'un jeu de société. Robocop a des fonctions prioritaires: être au service des citoyens, protéger les innocents, faire respecter la loi et une directive secrète, que les supers héros connaissent mais qui ne sont que de simples programmes pour un "produit". Mais Robocop va montrer qu'il est un humain et non une machine ou un produit. Après tout pendant 25 minutes, n'avons nous pas un homme au physique banal (mais ressemblant étrangement à Clint Eastwood) faisant un boulot honnête? Oui mais comme a dit le hollandais violent "je voulais montrer Satan tuait Jésus" et il le prouve via une séquence des plus violentes et éprouvante dans le cinéma d'action où Alex Murphy (Peter Weiller) est mutilé, truffé de plomb et abattu comme un animal, sous les yeux d'une partenaire choquée (Nancy Allen). Cette séquence renvoie à une peinture du 18è siècle (je ne sais plus) montrant la crucifixion, la mise à mort et la résurrection de Jésus Christ. D'ailleurs ces étapes sont montrées dans l'ordre chronologique renforçant le côté religieux du film. D'autres références sont omniprésentes tout au long du film, que se soit la visite d'un "paradis" artificiel, cette fois, ou d'un Robocop marchant sur l'eau. Bref ce côté religieux n'omet pas le plus essentiel: l'action. Ainsi nous avons droit à de véritables moments d'anthologies (tel qu'une descente dans un centre de fabrication de drogue). Mais comme je l'ai dit ce film est un western, à la fois américain et italien, si Robocop est le cow-boy blanc, incorruptible, toujours du côté de la loi, il est aussi un cow-boy noir digne des personnages joués par Clint Eastwood en Italie; ainsi Murphy (et plus tard Robocop) ne parle pas beaucoup, ne prononçant que de courtes répliques parfois teinté d'un humour sarcastique (après avoir sauvé une femme d'un viol, Robocop lui indique qu'il appellera le centre antiviol ou après avoir saccagé une épicerie, il souhaitera une bonne nuit aux commerçants). Cet humour caractérisant le personnage complète parfaitement l'esprit cynique et contestataire du film sur la politique de consommation de l'ère Reagan (via des publicités et un feuilleton débile dont on ne connaîtra jamais le sens). Mais cet ère Reagan marque aussi le début du capitalisme à l'excès, sexe, drogue, mais surtout comme le montre la relation de haine entre 2 cadres cherchant à conquérir le PDG de l'OCP, quitte à s'entretuer par des méthodes peu orthodoxes et violentes. Ah la violence du film!!! C'est vrai que Paul Verhoeven vient de l'Europe (le continent de Godard, d'Almodovar, de... eh ne vous endormez pas!) mais c'est un réalisateur viscéral et qui pour exprimer un sentiment utilise la violence comme langage. Après tout ne voyons nous pas Murphy tué? Si, ne voyons nous pas 20 truands abattus par Robocop? Si, et ne voyons nous pas Robocop se venger enfin? Si! Le sang coule à flot et les corps sont souvent en lambeaux. Paul Verhoeven filme la violence comme il filme robocop se souvenant de qui il était, avec du coeur et des tripes. Mais reparlons de l'action. Pour son 1er film rempli de gunfight, le hollandais violent s'en sort avec une aisance déconcertante,citant sans difficulté Peckinpah, Leone et les films de chevalerie comme influences. Les acteurs sont épatants surtout le duo Peter Weller et Nancy Allen. Bref un sans faute pour Robocop. 50% Homme, 50% Robot, 100% Verhoeven!!!!
Un film juste cultissime qui a marqué les mémoires de tous ceux qui l'ont vu. Derrière son aspect nanar, il se révèle extraordinairement bien orchestré et passionnant. Encore aujourd'hui, et cela en dépit de quelques effets spéciaux un peu cheap, le rôle de Peter Weller joue un grand rôle dans la réussite et la crédibilité du film tout entier. Il fait juste le robot comme jamais personne ne l'a fait hormis peut-être Arnold dans Terminator, belle comparaison.
Je suis pas aussi enthousiasme que vous mais je dois reconnaitre que Robocop est un film visionnaire et très bien fait pour son époque (aujourd'hui il a un peu vieilli)... Je l'ai découvert hier (lors d'un passage à la télé) et malgré son statut de culte, de chef-d'oeuvre... j'ai trouvé le personnage de Robocop assez has-been, mais en 1987 il devait être grandiose ! Par contre, Paul Verhoeven fait preuve de beaucoup d'humour et sa mise en scène est largement convaincante pour donner un réel intérêt au film. Le casting est parfois "illisible", le doublage français est mauvais et gâche surement le jeu de certains acteurs. En bref, "Robocop' est un film mythique, inégalable et plaisant mais avec le temps il est un peu dépassé, mais c'est surement ça qui fait son charme...