Kinds of Kindness
Note moyenne
2,7
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154 critiques spectateurs

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Dorian
Dorian

3 abonnés 14 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 juin 2024
Après Pauvres créatures, Lanthimos réalise une nouvelle prouesse avec un film original, hilarant, corrosif et qui casse les codes. On a une véritable satire de l'humain dans son rapport à la société qui se raconte au travers de 3 histoires complémentaire tout en nous délivrant une morale différente à chaque fois. Lanthimos nous livre une histoire où l'on est sans cesse surpris, voir choqué et c'est ça que l'on attend. l'aspect ubuesque des scènes amène le spectateur à tirer ses propres conclusions... ou par car l'on ne comprend pas tout, tout n'a peut-être pas un sens linéaire, et c'est peut-être ce que Lanthimos veut nous faire comprendre. Laissons nous surprendre par l'histoire et ne cherchons pas à linéariser tout ce que l'on voit. Chacun pourra tirer ses propres conclusions.
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 juillet 2024
Un film complexe, riche, intelligent (ce qui n’est pas un qualificatif habituel au cinéma), qui peut surprendre et dérouter au sortir de la première vision , mais qui mature très bien, et prend toute sa profondeur dans les jours suivants . C’est un film qui « grow on you » pour sembler atteindre une sorte de perfection, presque diabolique. Les trois scénettes, différentes, mais avec les mêmes acteurs s’enchaînent très bien et traitent de sujet de société, de l’évolution des mœurs et du néo-modernisme capitaliste. Le premier est une belle allégorie du monde du travail, jusqu’au est- on prêt à aller pour réussir, pour satisfaire sa hiérarchie, son patron, l’illégalité comme option, le meurtre, on bascule en plein surréalisme Buñuelien, avec Jesse Plemons ( prix d’interprétation à Cannes ) qui veut faire partie du cercle des puissants mais n’y arrive pas . La difficulté d’accéder au sommet et la fragilité de l’individu qui doit remettre en question ses valeurs du bien et du mal, le meurtre est-il acceptable ? comme un nouveau paramètre d’ascension sociale. Dans le 2eme on bascule sur la quête d’identité, l’amour comme un tout, l’épouse d’un policier a disparu à l’étranger : est-elle celle qui revient, elle ne semble pas être la vraie, et son mari n’en veut pas ,et deviendra fou. Là encore Emma Stone est absolument remarquable avec un jeu total, une dédication entière sur ces rôles extrêmement durs. Le réalisateur Lanthimos et l’actrice Emma Stone expliquent qu’ils arrivent à travailler en confiance , en grande proximité et c’est ce qui leur permet de se livrer de cette manière . C’est d’une beauté à couper le souffle comme dans le 3eme Opus , sur une secte délirante à la recherche de l’immortalité où Emma est prête à tout pour satisfaire son gourou , qui abuse bien de ses adeptes. Là aussi de scènes délirantes, surréalistes, de rédemption, de cabine de sauna extrême pour effacer les péchés, de bain/jacuzzi de larmes purifiées. C’est fou comme la scène culte de danse finale, « break danse » où Emma est en plein délire et nous gratifie d’une scène inoubliable. C’est vraiment une actrice hors-norme, hors bien-pensance Hollywoodienne, prêt à chercher au fonds d’elle des sensations rares. Et Lanthinos est bien l’héritier direct de Buñuel, en plus tortueux et plus radical même .Quel régal.
Arthus27
Arthus27

126 abonnés 642 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 novembre 2024
Revenant à une forme plus "classique" et moins esthétisée de son cinéma, Yorgos Lantimos signe ici une oeuvre déroutante et dérangeante. Et pour cause, Kinds of Kindness nous parle de ces choses qui nous poussent à obéir, à être asservis volontairement dans notre vie quotidienne, à savoir : le travail, le couple et la religion. Le film est ainsi découpé en 3 histoires indépendantes traitant chacune de ces thèmes, poussant l'absurde et la gêne des situations à l'extrême. Chaque séquence est interprétée par le même trio absolument formidable : Emma Stone, Willem Dafoe et Jessie Plemmons (qui aura clairement mérité son prix d'interprétation à Cannes). Lantimos fait parler toute sa maestria en termes de réalisation, nous offrant des plans absolument sublimes. Oscillant entre le rire franc et la gêne intense, le film nous tend un miroir déformant et nous pousse à nous interroger par sa justesse et sa puissance évocatrice.
Ufuk K

617 abonnés 1 721 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 juillet 2024
"Kinds of Kindness" mal noté par la critique, en compétition cette année au festival de Cannes est une comédie noire moyenne dans l'ensemble. En effet le réalisateur grec Yórgos Lánthimos qui m'avait enchanté avec "La Favorite" et "Pauvres Créatures" m'a déçu avec ce long-métrage trop long (2h44), inégal, souvent bancal qui évoque les travers de la société américaine d'une manière radicale, dérangeante et violente avec un casting royal (Emma Stone, Willem Dafoe, Margaret Qualley et Jesse Plemons sacré meilleur acteur au festival de Cannes cette année).
BLS Moviedebrief
BLS Moviedebrief

33 abonnés 302 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 3 juillet 2024
« Du trash au glauque»
J’avais beaucoup aimé « Pauvres créatures » du même réalisateur malgré ses moments malaisants. Là c’est toujours malaisant mais en plus cela vire au glauque. Les acteurs n’en sont pas moins excellents. Mais on peu parler d’emprise, thème des 3 histoires du film, sans ces étalements peu ragoutants. Je ne recommande pas. Int-12 ans.
Ciné-13
Ciné-13

172 abonnés 1 421 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 septembre 2024
Accrochons nous pour ne pas déprimer! Le malaise est permanent, surligné par du piano contemporain et des hymnes chantés très étranges et perchés... Avec une utilisation habile du Noir et Blanc (rêves ou flash-back).
Pourquoi R.M.F. qui relie les 3 histoires? spoiler: (Rédemption. Manipulation. Foi)?

PLEMONS et STONE sont magistraux et tellement différents dans chaque histoire.
C'est de la pure provocation : viré pour ne pas avoir accepté les demandes absurdes de son patron, traumatisme jusqu'à la paranoïa, anthropophagie simulée, délire de persécution, nymphomanie, abus sexuel par soumission chimique, purification par les larmes,...
Epilogue surprenant avec Emma STONE se tortillant magnifiquement...
Rodolphe35
Rodolphe35

17 abonnés 100 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 30 juin 2024
Je déteste dire qu’un film est mauvais, mais c’est mon ressenti en sortant de la salle. Le propos du réalisateur est de montrer à quel point l’aliénation est possible dans toutes sociétés mais les choix scenaristiques poussent l’histoire de l’absurde à l’abject voir l’insoutenable et ce dans une mise en scène qui se veut détachée ou spectatrice. Le réalisateur était sans doute fasciné par ses acteurs…il oublié de faire un film
Miami_Chorize
Miami_Chorize

23 abonnés 285 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 juillet 2024
Le cinéma de Yorgos Lanthimos suscite des réactions très contrastées : en gros, soit on aime beaucoup, soit on déteste. Je me reconnais plutôt dans la première catégorie, depuis "The Lobster".

Qu'est-ce qui m'a plu dans ce film-ci ? D'abord le jeu des acteurs. Emma Stone est une fois de plus formidable (son importance croissant d'une histoire à l'autre), tout comme Willem Dafoe, Jesse Plemons et Margaret Qualley. Ces acteurs réussissent le tour de force d'interpréter chacun (de manière convaincante) trois personnages différents, puisque le film est divisé en trois.

J'ai aussi aimé l'espèce de puzzle que représente cette construction en trois parties, chacune étant elle-même quelque peu énigmatique. Cela oblige à faire chauffer les méninges (un peu comme quand on se retrouve face à "Mulholland Drive" de Lynch).

Je reconnais que c'est parfois un peu brumeux, mais franchement, quand on est bien dedans, cela devient presque un jeu.

Indice : spoiler: chaque partie illustre une forme d'aliénation mentale, reliée à l'évolution du monde contemporain
.
GAA
GAA

1 abonné 28 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 juin 2024
J’ai adoré ce film avec ses 3 chroniques sur la dépendance affective et la folie ordinaire. C’est surprenant et dérangeant.
Zola Ntondo
Zola Ntondo

76 abonnés 131 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 juillet 2024
Kinds of Kindness, réalisé par Yorgos Lanthimos, est une fable en triptyque qui explore trois histoires distinctes, chacune avec son propre univers et ses personnages. Voici un aperçu des trois segments du film :

L’homme sans choix : Ce premier volet suit un homme qui tente désespérément de reprendre le contrôle de sa vie, malgré les circonstances qui semblent le piéger. Sa quête pour retrouver sa liberté le mène dans un monde étrange et déconcertant.

Le policier inquiet : Le deuxième volet met en scène un policier dont la femme, disparue en mer, réapparaît soudainement. Cependant, spoiler: elle semble être une personne différente,
ce qui suscite des inquiétudes et des interrogations. Le film explore les thèmes de l’identité et de la transformation.

La femme déterminée : Dans le dernier volet, une femme est obsédée par la recherche d’une personne spéciale dotée d’un pouvoir mystérieux. Cette quête la conduit à travers des paysages étranges et des rencontres surréalistes.

Kinds of Kindness aborde des thèmes profonds tels que le pouvoir, le contrôle, le libre arbitre et les relations humaines. La narration complexe et les performances des acteurs, dont Emma Stone, Jesse Plemons et Willem Dafoe, font de ce film une expérience cinématographique unique.
Bien que certains critiques aient qualifié le film d’« antipathique », il reste un chef-d’œuvre audacieux qui ne laisse pas indifférent. Si vous êtes prêt à plonger dans un univers étrange et à réfléchir sur la nature humaine, Kinds of Kindness mérite certainement votre attention.
Loïc
Loïc

2 abonnés 5 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 juillet 2024
Pas grand chose à ajouter à part l’incompréhension qui nous envahit à la fin de la séance.
C’est déroutant, certes, et voulu, mais ça n’en fait pas pour autant un bon film…
The CritizMan
The CritizMan

55 abonnés 261 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 juillet 2024
Yorgos étonne, met mal à l’aise, et c’est ça qui rend le film si unique à travers ses trois courts-métrages combinés en un long métrage : KINDS OF KINDNESS, c’est absolument fascinant, un Objet Cinématographique Non Identifié dans toute sa splendeur ! Yorgos Lanthimos est définitivement le Quentin Dupieux hollywoodien.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 août 2024
Après "Pauvres créatures", Yorgos Lanthimos revient avec Emma Stone pour un triptyque nommé "Kinds of Kindness". Sous nos yeux, trois histoires jouées par les mêmes comédiens dans des rôles différents afin d'explorer les recoins sombres de la nature humaine. Dans un premier temps, un employé dévoué et écrasé par une soumission totale, va tenter de reprendre le contrôle de sa vie. C'est ensuite le retour d'une femme disparue en mer qui revient hanter son mari policier. Enfin, nous intégrons une secte qui boit des larmes et menée par un gourou. Si le casting est irréprochable, avec une belle mention pour Jesse Plemons, le long-métrage reste très inégal. "Kinds of Kindness" souffre d’une inégalité entre ses segments. Le premier récit brille par son approche magistrale de l’absurde et du malaise, rappelant le meilleur de la filmographie de Lanthimos, les deux autres vont trop loin dans le malaisant et la cruauté. En somme, "Kinds of Kindness" est une œuvre audacieuse qui ne laisse pas indifférent, mais son penchant pour le sadisme et la provocation pourrait diviser.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 juin 2024
Difficile de donner un avis global pour un film en 3 volets (film à sketchs, donc) très inégaux. Le premier, le plus réussi, qui voit un homme en soumission totale à son "boss" et qui se sent perdu quand il est libéré de cette soumission, peut être vu comme une satire de la relation patron/subalterne dans une entreprise. Dès le 2ème, le niveau est moins élevé : un policier qui attend avec impatience le retour de sa femme qui a disparu dans une mission de recherche de coraux est persuadé que c'est une autre qu'on lui présente comme ayant été rescapée : le chat ne la reconnaît pas, ses pieds ne rentrent pas dans ses chaussures, elle dévore du chocolat alors qu'elle détestait. Un volet qui cherche à montrer jusqu'où peut aller la soumission d'une femme à son époux. Avec le 3ème, le niveau baisse encore : on est dans une espèce de secte avec la recherche d'une femme capable de ressusciter les morts. Là, c'est la soumission au sein d'une secte qu'on observe. A part ça, il est souvent question d'eau et de sexe. La distribution est à peu près la même dans les 3 volets, avec Emma Stone, Jesse Plemons (qui a obtenu le Prix d'interprétation à Cannes 2024 pour ses 3 interprétations), Willem Dafoe, Margaret Qualley, Hong Chau et Mamoudou Athie.
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 octobre 2025
Une fable d’humour noir (en 3 actes) inégale avec bcp de longueurs mais bien audacieuse, souvent fascinante et dérangeante, qui interroge sur les vicissitudes de la condition humaine.
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