Kinds of Kindness
Note moyenne
2,7
1818 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

154 critiques spectateurs

5
6 critiques
4
31 critiques
3
47 critiques
2
38 critiques
1
20 critiques
0
12 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 août 2024
Dans "Kinds of kindness", Lanthimos parle à Lanthimos.
Ce film au format atypique (bien que déjà vu) sort quelques mois à peine après le très récompensé "Pauvres créatures". Et ce n'est probablement pas un hasard. En quelques années, Yorgos Lanthimos est devenu un réalisateur reconnu, un réalisateur "bankable", un réalisateur à trophées. Une question se pose alors : peut-on continuer à être un artiste libre et iconoclaste lorsque les gens vous aiment ? Ne risque-t-il pas de sacrifier son Art sur l'autel de la reconnaissance ?
Et c'est exactement ce qui arrive aux personnages principaux des trois scènettes composant "Kinds of kindness". Dans la première, Jesse Plemons est totalement soumis à son patron William Dafoe. Dès qu'il ose s'émanciper de son pouvoir, il se met à faire n'importe quoi. Dans la deuxième, Emma Stone est prête à tout (mais vraiment à tout) pour convaincre son mari qu'elle est bien sa femme, rescapée d'un échouage en mer. Enfin, dans la dernière séquence, Emma Stone et Jesse Plemons se prêtent à tous les sacrifices pour satisfaire les désirs de leur gourou.
Perd-on son âme lorsque l'on cherche à plaire à tout prix ? Quel est le prix de l'amour de l'autre ? Oser poser ouvertement la question lorsqu'on est au sommet de la notoriété révèle une fois de plus l'intelligence de se réalisateur hors norme et promet sans doute de prochains chefs d'oeuvre.
Brillant.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 410 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 juillet 2024
Le titre ( présenté en CO Cannes 2024) est composé de trois sketches ( à titre personnel, le troisième m'a un peu moins emballé que les deux premiers) interprétés par les mêmes acteurs, qui rendent compte de la folie des hommes ( ou des femmes) à l'époque moderne.

La difficulté pour le spectateur, réside dans l'interprétation de ce qu'on nous montre et qu'il devra faire lui-même, à un propos pas toujours limpide ( et pour cause puisque la raison est laissée au placard).

Manipulation, emprise, frustration sexuelle, sexualité débridée, psychopathes, narcissisme on a ici affaire à une galerie de personnages en complète perte de repères, dotés d'une toxicité démesurée ( et pourtant parfaitement intégrés socialement dans les registres les plus élevés)

Il y a ( de mon point de vue) certains liens thématiques et stylistiques avec le travail de Ruben Ostlund couronné auparavant à Cannes, dans ce " Kinds of Kindness".
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 mars 2025
Il est difficile de ne pas apprécier une œuvre signée par un réalisateur qu'on admire tant. Mais malgré l'inspiration qui anime le film, je peine véritablement à rentrer dans ses récits.

Kinds of Kindness est un triptyque, trois variations d’un même vertige, où l’homme se cogne inlassablement aux parois du système. À travers cette structure répétitive, le cinéaste questionne l’illusion du libre arbitre, la soumission aux injonctions absurdes et la mécanique implacable des rapports de domination.

Dans le premier segment, un homme tente d’échapper à une structure hiérarchique totalitaire qui régit sa vie avec une tyrannie méthodique. Dans le deuxième, un couple traque une figure mystique, incarnation d’une foi dévoyée en dogme cruel. Dans le troisième, une secte manipule l’amour et la loyauté jusqu’à les vider de toute substance. Chaque histoire répète la même quête : comprendre les règles d’un monde dénué de logique, s’y soumettre ou s’y briser.

La force du film réside dans son approche inédite de la gentillesse, perçue tantôt comme un acte sincère, tantôt intéressé, voire involontaire. Chaque geste, chaque bienveillance, est scruté sous l'angle de l'ambiguité humaine, révélant que même les actes les plus altruistes cachent souvent des désirs égoïstes. Cette réflexion, quoique riche, reste toutefois engoncée dans une mécanique narrative qui, à mon sens, manque de l'authenticité émotive que j'espérais.

Comme toujours chez Lanthimos, le jeu des acteurs est vidé de toute spontanéité, ramené à une mécanique absurde où les mots sonnent creux, où les gestes sont désincarnés. La mise en scène, rigide et glaciale, prolonge ce sentiment d’étrangeté. Les personnages évoluent dans des espaces vides, cadrés avec précision, écrasés par une photographie désaturée qui fige leur aliénation.

Pourtant, derrière cette construction implacable, Kinds of Kindness donne l’impression d’un cinéma en circuit fermé. Là où The Lobster ou The Killing of a Sacred Deer creusaient leur concept jusqu’à l’effroi ou la mélancolie, ce nouveau film semble s’enliser dans sa propre mécanique. Le triptyque, loin d’enrichir la réflexion, la sclérose. La répétition devient un effet de style appuyé, un jeu de variations où l’ironie finit par s’épuiser.

On pourrait voir dans Kinds of Kindness l’œuvre la plus aboutie de Lanthimos, tant elle pousse à l’extrême ses obsessions : le déterminisme, la cruauté des structures sociales, l’humain réduit à un automate. Mais c’est peut-être aussi son film le plus vain, une démonstration glacée où la distanciation se mue en distance, où le spectateur, au lieu de s’y perdre, se retrouve à observer un exercice de style qui se mord la queue.
TUTUR29
TUTUR29

46 abonnés 1 336 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 mai 2025
Je connais peu Lanthimos, j’ai seulement vu The Lobster et Pauvres créatures mais avec Kinds of Kindness, je suis partiellement convaincu. J’ai globalement apprécié car le casting est excellent et Lanthimos arrive à installer cette bizarrerie qui nous empêche de décrocher du film, avec une mise en scène toujours aussi outrancière que j’aime beaucoup. Mais de l’autre côté, contrairement à pauvres créatures, j’ai du mal à voir une quelconque signification à ce film et le découpage en 3 est forcément compliqué puisque comme souvent, certaines parties sont meilleures que d’autres… en l’occurrence, la première a été ma préférée. Ça ressemble plus à un essai artistique qu’à un vrai film cohérent mais ça reste une expérience captivante !
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 juillet 2024
Dans Kinds of Kindness, Yorgos Lanthimos raconte trois fable distinctes mais portées par un même casting. Un policier dont le retour de la femme disparue est source de suspicion. Un homme dont la vie semble appartenir à un autre homme, puissant. Et enfin, une femme à la recherche d’une personne au pouvoir spécial, spirituel. Difficile de s’attacher à des personnages si peu humains, en si peu de temps.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 567 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 juillet 2024
Ai vu « Kinds of kindness » de Yorgos Lanthimos qui a été présenté lors du dernier festival de Cannes en compétition officielle. Ce film de 3 heures est la succession de 3 moyens métrages qui ont pour point commun le casting, (Emma Stone, Jesse Plemons (Prix d’interprétation masculine à Cannes) et Willem Dafoe en tête de gondole, la musique (piano seul et choeurs à capella), le thème de l’emprise, et une voiture bleue. Le premier volet du triptyque est le plus prenant et l’intérêt ira decrescendo avec un troisième vraiment loupé. Robert vit sous l’emprise totale de son patron Raymon, lorsqu’il décidera de se prendre en charge et de rompre ce contrat diabolique tout se dérègle autour de lui. Deuxième partie, George ne reconnait pas sa femme lorsqu’elle réapparait après plusieurs semaines perdue sur une île. Liz est physiquement la même mais George est persuadé que c’est une intruse qui s’immisce chez lui. En conclusion, Emily qui fait partie d’une secte recherche une femme avec un pouvoir particulier qui lui permettrai de prendre la tête du groupe de fanatique. Indéniablement Lanthimos est un grand réalisateur. Pas un plan qui ne soit pas du cinéma, les cadrages sont particulièrement superbes ainsi que la grande beauté de la photographie. Le bas blesse dans l’intérêt du projet. Que veut exactement nous dire le metteur en scène grec ? N’aurait il pas mieux valu se concentrer sur une seule de ces histoires ? Les trois volets sont inégaux et le dernier qui m’a paru interminable est le plus mal fichu. Mais le film n’en reste pas moins une sorte de curiosité.
22sur20 | Alex
22sur20 | Alex

108 abonnés 335 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 juillet 2024
KINDS OF KINDNESS : 11/20

3 « longs » courts-métrages pour 1 film interminable.

3 histoires complètement perchées et loufoques, sans lien entre elles, dont les nombreuses métaphores et figures de style feront le bonheur de tous les analystes aguerris dont je ne fais pas partie.

En revanche, je ne m’avoue pas vaincu, car si je suis plutôt mauvais en analyse, je suis assez à l’aise dans l’analyse de mes propres émotions.

Malgré leur côté WTF, j’ai compris où le réalisateur voulait en venir, du moins je l’ai ressenti comme ça.
Il prend un thème et va chercher dans ses entrailles toute sa quintessence pour le mettre en image à la manière d’un rêve un peu abstrait mais très explicite à la fois, voire même choquant.

J’avoue que j’ai trouvé le temps très long, même si j’ai laissé libre cours à ma curiosité malsaine que le film m’a imposée et qui m’a maintenu éveillé jusqu’à la fin.

Ce qui tient éveillé ? Le casting.
Emma Stone, Jesse Plemons, Willem Dafoe, c’est du grand art magnifié par une direction d’acteurs incroyable.

MAIS !
J’ai ressenti une forme de gêne en regardant ce film.
J’ai eu l’impression de regarder les fantasmes du réalisateur, et je ne me suis pas du tout senti impliqué dans aucune histoire, malgré leur qualité d’écriture et d’interprétation.
On sent que ce film est intime, pas si accessible, et pas grand public.

J’ai lutté pour ne pas m’ennuyer, ne pas m’endormir.
C’était difficile, j’y suis arrivé, mais je ne suis pas sorti conquis de la salle.

Plus de notes sur 22sur20
CINÉ FEEL
CINÉ FEEL

82 abonnés 285 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 5 novembre 2025
Un naufrage, un monument d’ennui et de prétention, un vide abyssal. Ennui total. Seul l’effet de groupe provoqué par la présence des mêmes acteurs dans des rôles différents dans chacune des trois parties de ce pensum peuvent sauver le spectateur du sommeil intégral . C’est bien peu ,,,,
Bart Sampson

414 abonnés 850 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 juillet 2024
A voir pour les deux premières histoires ( surtout la premiere). Pas mal de scène un peu sanglantes et violentes qui peuvent choquer le spectateur non averti. Yorgos reste un réalisateur disruptif et qui mérite sa place dans le monde du cinéma
Simon Bernard
Simon Bernard

206 abonnés 689 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 juillet 2024
Robert est un homme à priori normal. Travaillant dans un grand groupe immobilier, il vit avec sa femme dans une belle maison pavillonnaire. Un soir, il provoque un accident de la route volontairement sur demande de son patron, Raymond. Très déçu par l'échec de son poulain, Raymond lui fixe un ultimatum : réussir cet accident ou disparaître à jamais de sa vie. En salle le 26 juin.

spoiler: “kinds of kindness” adopte un format très spécial : il s'agit en réalité de trois films en un. Les Mêmes acteurs principaux et secondaires s'entremêlent dans trois histoires qui se ressemblent (l'image et le son sont similaires) tout en ayant une identité propre. J'ai particulièrement aimé la première et la dernière, un peu moins la deuxième. Lanthimos donne à chacun des trois acteurs-vedette l'occasion de briller dans l'une des histoires. Mon couple de cœur va à Emma stone dans la troisième partie, écartelée entre sa secte et sa fille, droguée par son mari et dénoncée par un compagnon jaloux, qui réussit malgré tout sa mission et entame la meilleure danse de la réussite du cinéma.
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 juillet 2024
Etrange, déroutant… lánthimesque !

Yórgos Lánthimos restera à tout jamais pour moi le cinéaste de Pauvres Créatures, il y a six mois de cela. Oscillant sans cesse entre folie et génie, il nous propose cette fois une fable en triptyque qui suit : un homme sans choix qui tente de prendre le contrôle de sa propre vie ; un policier inquiet parce que sa femme disparue en mer est de retour et qu’elle semble une personne différente ; et une femme déterminée à trouver une personne bien précise dotée d’un pouvoir spécial, destinée à devenir un chef spirituel prodigieux. 165 minutes qui parlent de pouvoir, de relations humaines et de liberté de choisir. 165 minutes envoûtantes et dérangeantes, aux outrances assumées…. Bref du Lánthimos dans le texte et dans l’image.
Même si le cinéaste grec est loin de son sommet, il nous propose à nouveau un spectacle hors norme où il tente de faire partager sa vision du monde, violente, trash mais foisonnante d’idées. Accompagnée par la formidable musique de Jerskin Fendrix, le cinéaste déroule trois histoires apparemment différentes, mais qui, à y bien regarder, ces « genres de gentillesses » ne s’autorisent ni tiédeur, ni passivité, poussant le bouchon jusqu’à la répulsion. Après son chez d’œuvre de janvier dernier, il retour aux décors extérieurs et aux éclairages naturels. Le tournage s’est déroulé à la Nouvelle-Orléans, en raison de son climat et de son atmosphère très no man’s land qui collaient à l’univers du film provocateur et toxique. Le style est inimitable, il ne faut pas 5 minutes pour savoir qu’on est dans l’univers noir et transgressif du réalisateur de The Lobster ou de La mise à mort du cerf sacré avec ses détails gores et anatomiques des corps abîmés, disloqués, brisés, à l’image des vies déstructurées de ses personnages. Alors pourquoi ne pas classer ce film parmi les meilleurs du cinéaste grec ? Peut-être parce que la magie et la surprise n’agissent plus autant. Parce que sans doute on se lasse un peu de ce monde nihiliste et cruel. Reste l’exercice de style plus que brillant.
Comme d’habitude, le casting étincelle de mille feux. Dans leurs triples rôles, les Emma Stone, Jesse Plemons, - primé à Cannes -, Willem Dafoe, Margaret Qualley, Hong Chau, sont extraordinaires, dans ce film inclassable qui nous parle d’emprise, de dérive sectaire et de soumission sexuelle. Ça nous bouscule, ça nous dérange, c’est provocant… bref le malaise est là, prégnant, et on s’aperçoit alors que 2h45, c’est décidément trop long.
vincent COLLIER
vincent COLLIER

67 abonnés 220 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 juillet 2024
Un film très moyen voire ennuyeux malgré Emma Stone et William Dafoe et la bonne réussite précédente du film (avec presque la même équipe) les "pauvres créatures".... dommage....les acteurs sont bons mais le scénario faible
Fabien Sorrant
Fabien Sorrant

82 abonnés 2 041 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 septembre 2024
Jesse Plemons livre une bonne performance d'acteur dans ce film expérimental de Yorgos Lanthimos avec Emma Stone ,Willem Dafoe et Magaret Qualley .
Pierre842
Pierre842

41 abonnés 481 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 juillet 2024
Le film "Kinds of kindness" est divisé en 3 parties pour 3 histoires. Je l'ai apprécié de le regarder. Je n'étais pas déçu du film.
Il y a 3 histoires dans le film qui sont indépendants mais ils sont reliés par certains sujets. Surtout les niveaux psychologiques, pour moi c'était très mis en avant sur l'aspect psychologique. Être bien vu par les autres. Faire des choses pour les autres. La limite de l'amour et de la gentillesse.
Les 2h44 du film passe très bien. C'est bien rythmé, j'étais absorbé par les 3 histoires. Il y a de l'humour qui est très bien passé dans certaines scènes. Même où tu t'attendais pas tout. C'était aussi de l'humour noir à certains moments.
Emma Stone comme dans son précédent film. Je l'ai adoré elle était excellente, une grande actrice. Jesse Plemons il était excellent, je comprends qu'il a eu le prix d'interprétation Masculine du Festival de Cannes. Je dirais pourquoi pas un Oscar l'année prochaine. Le casting était un gros point positif du film. Ils ont tous fait un super travail.
Je pense que j'irai le voir une deuxième fois mais en VF cette fois.
Mariane B.
Mariane B.

17 abonnés 9 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 juin 2024
le moins bizarre des films de Lanthimos.. c'est bien, ça se regarde, ça diverti mais on rentre pas totalement dedans.. les 3 anecdotes qui évoluent ensemble et parallèlement sont originales mais ne sont pas suffisamment extraordinaires pour porter le film.. ça m'a fait penser à Triangle of sadness de Ostlund en beaucoup moins bien!
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse