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Lanthimos est devenu un genre en soi: provocations visuelles, misanthropie dans le fond, angoisse post truth en premier plan et Emma Stone... partout. Pour les fans: un festin. En 3 déclinaisons différents de la même formule au rire tordu. Pour le reste: thank you, next. Et, oui, Jesse Plemons (brillant) est l'héritier de Philip Seymour Hoffman.
Vu lors du festival de Cannes. Lánthimos dresse ici une sorte d'étude et d'exemple du comportement humain dans le sens large du terme.
Pas son meilleur film, pas son pire film. Un film qui convaincra pas les personnes pas sensibles à l’univers de Lanthimos
destructuré, certainement pleins de choses à analyser mais trop inintéressants dans la forme pour être sauvé par le fond. un film à voir par extrait pour l'analyse mais dans l'ensemble on s'ennuie terriblement
Très partagé devant ce Kinds of Kindness.
Grand fan de Lanthimos, je ne partais pas spécialement à l'encontre de son univers dérangé, mais la structure anthologique en 3 parties me laissait dubitatif, tant l'exercice est souvent peu équilibré en terme de qualité.
Et cela ne trompe pas, car le gros défaut de Kinds of Kindness tient non seulement dans don aspect inutilement étiré, mais aussi devant la qualité variable des segments.
Évidemment, sur les 2h45 il y a à boire et à manger, mais la constante reste la qualité d'interprétation du casting et la fabrication globale.
À travers ces 3 histoires, le duo Lanthimos-Filipou affiche un degré de misanthropie assez dingue (c'est leur plus aride depuis Canine), n'hésitant pas à salir les acteurs de manière assez réjouissante.
Ce sera d'autant plus flagrant dans le segment central (le meilleur et la réussite du film), explorant une dynamique de couple et d'exercice de pouvoir jusqu'à des proportions malsaines qui arrivent à bien surprendre (définitivement un métrage pour public averti), portée par un duo Jessie Plemons-Emma Stone parfait.
Mais là où ça fâche c'est sur les 2 autres histoires (la 1e portée par Plemons, la 3e par Emma Stone). Les thématiques de sexe, de domination, de secte et de violence traversent l'ensemble, mais au prix d'une vanité qui contrecarre leur efficacité et la distillation de leurs idées.
Si bien que malgré leur symbolique, on se retrouve avec des histoires deux fois trop longues pour ce qu'elles veulent raconter. Pire, un style pompier avec surlignage d'intention (la musique avec des chœurs en guise de gros sabots) viennent parasiter l'aspect cru et dérangeant désiré.
Le casting est royal (Dafoe, Qualley, Chau, Athie..) et se met littéralement à nu pour Yorgos. Mais au final, Kinds of Kindness reste le film le plus faible de son auteur de par son inconstance, malgré de sacrés moments déjà difficiles à enlever de sa mémoire !
2.5/5
Grand fan de Lanthimos, je ne partais pas spécialement à l'encontre de son univers dérangé, mais la structure anthologique en 3 parties me laissait dubitatif, tant l'exercice est souvent peu équilibré en terme de qualité.
Et cela ne trompe pas, car le gros défaut de Kinds of Kindness tient non seulement dans don aspect inutilement étiré, mais aussi devant la qualité variable des segments.
Évidemment, sur les 2h45 il y a à boire et à manger, mais la constante reste la qualité d'interprétation du casting et la fabrication globale.
À travers ces 3 histoires, le duo Lanthimos-Filipou affiche un degré de misanthropie assez dingue (c'est leur plus aride depuis Canine), n'hésitant pas à salir les acteurs de manière assez réjouissante.
Ce sera d'autant plus flagrant dans le segment central (le meilleur et la réussite du film), explorant une dynamique de couple et d'exercice de pouvoir jusqu'à des proportions malsaines qui arrivent à bien surprendre (définitivement un métrage pour public averti), portée par un duo Jessie Plemons-Emma Stone parfait.
Mais là où ça fâche c'est sur les 2 autres histoires (la 1e portée par Plemons, la 3e par Emma Stone). Les thématiques de sexe, de domination, de secte et de violence traversent l'ensemble, mais au prix d'une vanité qui contrecarre leur efficacité et la distillation de leurs idées.
Si bien que malgré leur symbolique, on se retrouve avec des histoires deux fois trop longues pour ce qu'elles veulent raconter. Pire, un style pompier avec surlignage d'intention (la musique avec des chœurs en guise de gros sabots) viennent parasiter l'aspect cru et dérangeant désiré.
Le casting est royal (Dafoe, Qualley, Chau, Athie..) et se met littéralement à nu pour Yorgos. Mais au final, Kinds of Kindness reste le film le plus faible de son auteur de par son inconstance, malgré de sacrés moments déjà difficiles à enlever de sa mémoire !
2.5/5
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