Long métrage passé malheureusement sous les radars mais qui mérite pourtant bien plus de reconnaissance. On y vit la séparation de deux parents vu par leur fille unique. Une belle et difficile histoire montrant l’impact de la rupture sur l’enfant et l’incompréhension de cette dernière face à cette décision. La jeune actrice Tomoko Tabata livre une incroyable prestation et apporte à elle seule une bonne partie de la saveur et de l’intérêt du film. De nombreuses séquences fortes et marquantes parsèment ce « Déménagement ». Reste une fin au lac Biwa un brin longue. Une très belle surprise que je conseille à tous les amateurs de cinéma japonais.
Rien n'est plus difficile que de se trouver privé de communication. C'est ce qui arrive à notre petite héroïne qui décide alors de déménager. ALEPSA embarque ses 3000 cartons et sa vie prend un SENS tout à fait différent. Cette CRITIQUE vaut bien un fromage sans doute.
Beaucoup de longueurs, la jeune fille perd les pédales face aux divorces de ses parents, j’ai eu du mal à croire à la possibilité d’une telle réaction et à être touché, la réaction est d’autant moins crédible que le dialogues qu’on met la bouche des acteurs sont très théâtralisés. Il y a une tentative d’onirisme mais je suis passé à côté, comme jlai l’impression d’être passé à côté de beaucoup de métaphores et références faites pendant le film (visite des temples et leur symbolique etc), il faut être familier de la culture japonaise pour comprendre.
En revanche, le film donne à voir une tranche de vie japonaise, c’est dépaysant. C’est dingue comme les gamins japonais semblent bien plus matures que les nôtres ! Et on voit de belles scènes tournées dans les rues du Japon, cela fait voyager !
Récit sensible et onirique de la séparation d’un couple vue à travers les yeux désapprobateurs de leur petite fille, interprétée par une gamine hyper-attachante. Ça manque de rythme mais certains scènes sont lumineuses.
Une pépite japonaise de 1993 enfin visible ! Avec la gouaille d'une Zazie, Ren, une gamine de 12 ans se révolte contre le divorce de ses parents et surtout la frivolité de sa mère. Les adultes ne sont pas à la hauteur, comme cet instituteur submergé par ses élèves en roue libre, à part un vieil aveugle et sa fille en kimono au lac Biwa. C'est là, dans la réminiscence du bonheur perdu, le feu purificateur des cérémonies et la forêt que le film prend une dimension onirique et que tout s'éclaire. Il reste une petite actrice époustouflante et une esthétique inoubliables
La réédition en salles dans une très belle copie, permet de revenir sur un opus de S.Shomai, réalisateur décédé prématurément en 2001 qui fit beaucoup pour la carrière de H.Kore Eda.
Présenté à Cannes (1993) à la quinzaine des réalisateurs, " déménagement" repose sur un scénario qui tend de rendre compte du désarroi d'une petite fille face à la séparation de ses parents.
Tentant de les réunir de nouveau, elle finit par comprendre que sa tâche est impossible.
Les amateurs de la filmographie de Kore Eda se précipiteront pour voir ce titre dont la technique d'exposition du propos est très voisine.
Longs plans soignés, dialogues de la vie quotidienne et ( selon moi) propos dilués dans des opus beaucoup trop longs en raison de scénarios qui manquent de développements.
"Déménagement" propose son meilleur moment dans la dernière demi-heure, largement la plus réussie qui comprend des scènes d'errance lors de la fête et sont adroitement chargées en émotions.
Mais pour en arriver là, il faudra passer par les premières quarante cinq premières minutes qui auraient mérité un élagage sévère.
Le cinéma nippon qui succéda aux maîtres de la nouvelle vague de l'empire du soleil levant ( Oshima, Imamura...) ne méritait plus (selon moi) le statut d'un des plus grands cinéma mondial.
A part Kitano, ses collègues cinéastes japonais du moment avaient perdu une grande source de leur inspiration sur le continent asiatique au bénéfice du cinéma de Hong Kong , de Taiwan, de Corée du Sud ou de celui de la Chine continentale.
Certes, Kyoshi Kurosawa dans certains de ses opus au milieu d'une filmographie en dent de scie et plus récemment le sang neuf de Hamaguchi redonneront enfin des vives couleurs au septième art de l'archipel.
"Déménagement" s'inscrit selon moi dans ce creux de la vague artistique, même s'il n'est en rien déshonorant.
Il me semble toutefois d'un standard largement inférieur à celui des productions des grands maîtres japonais du septième art ( et la liste est longue !).
Ren a onze ans. Ses parents divorcent. Elle ne le supporte pas.
Malgré le succès que sa projection à Cannes en 1993 avait rencontré, "Déménagement" n’était jamais sorti en salles en France. Cet oubli est réparé trente ans après, trop tard hélas pour donner à son réalisateur, Shinji Somai (1948-2001) la place qu’il aurait méritée dans le cinéma japonais entre les grands anciens (Kurosawa, Oshima, Imamura…) et la nouvelle pousse (Kitano qui l’éclipse, Miike, Kiyoshi Kurosawa, Kore-Eda…).
Sans doute, "Déménagement" fait-il son âge, avec ses longs travellings, le grain de son image en 16mm, son son parasité. Mais il a bien vieilli. Son histoire est de tous les temps et de toutes les latitudes, celle du divorce de deux parents et de ses répercussions sur leur enfant : "Diabolo Menthe" en France, "Kramer contre Kramer" aux Etats-Unis, ce chef d’œuvre glaçant qu’était "Faute d’amour" en Russie…
Le film est porté par l’énergie de sa jeune actrice, Tomoko Tabata, qui a poursuivi depuis une brillante carrière au cinéma et au théâtre et qui raconte dans "Le Monde" les conditions du tournage qui ne seraient plus tolérées de nos jours. Son interprétation rappelle celle de Jean-Pierre Léaud dans "Les Quatre Cents Coups".
Mais hélas, "Déménagement", qui dure plus de deux heures, m’a perdu dans sa dernière demi-heure où l’on voit la jeune héroïne s’égarer dans la forêt avant de se retrouver au bord du lac Biwa et d’y accepter l’inéluctable séparation de ses parents. Je comprends que ce long détour était nécessaire à l’économie du film. Mais sa longueur et sa langueur, qui contrastent avec la pétillante énergie du reste du film, ont eu raison de ma résistance.
Ce film hante grâce charisme de son héroïne qui traverse la vie et les scènes avec fougue. La psychologie de l'enfant est travaillée toute en subtilité, et rien des relations familiales qu'elle subit et veut infléchir ne lui échappe. Ce portrait magnifique rend un hommage puissant à l'enfance. La fin à ne pas dévoiler donne une ampleur encore plus grande au film.
Une grande déception après avoir lu toutes ces critiques dithyrambiques et constaté sa sélection à Cannes. On a assez vite compris qu'il s'agit du voyage intérieur de cette jeune fille, qui ira de la révolte à l'acceptation du divorce de ses parents. Mais que c'est long, plein de clichés, de maladresses de mise en scène, de scènes symboliques caricaturales et d'un jeu d'acteurs démodé et emphatique. Seuls sont à sauver la grâce de cette jeune fille et quelques plans bien réussis, mais sinon quel ennui.
Un film magnifique ! Autant la première partie intimiste sur cette famille qui se déchire, entre les murs d'une maison dans laquelle on se sent comme la protagoniste principale, dans un cocon qui se brise, que la seconde partie poétique et onirique qui nous emporte dans l'imaginaire d'une enfant. Un vrai chef d'œuvre !
Première partie surjouée et deuxième partie onirique aux séquences interminables sur fond de violoncelle,...Difficile à apprécier à moins, probablement, d'être un cinéphile averti, inconditionnel de la culture japonaise.
Ce film est une merveille. Comment (re)vivre après le divorce de ses parents ? Le film qui épouse le point de vue de la jeune Ren, est irradié par sa vitalité. On traverse avec elle un processus douloureux, dangereux.. Les rituels shintô et une nature habitée donnent une épaisseur supplémentaire au film, par ailleurs virtuose.
Ce film sorti en 93 sans faire guère de bruit est de nouveau visible dans les salles , précédé d’une rumeur très favorable : son auteur aurait fortement influencé Kore Eda, grand spécialiste des films sur la famille. Et de famille il est fortement question dans Déménagement qui nous livre le portrait d’un couple qui se sépare, vu par le regard de sa fille, omniprésente dans toutes les séquences du film. C’est original, sensible, attachant. Alors d’où vient le malaise et l’ennui à la vision de ce film ? D’une part parce que certaines références poétiques et culturelles japonaises qui nous sont étrangères rendent la compréhension du film un peu difficile. Ce n’est pas ce que on appelle une œuvre universelle, à la différence des derniers chefs d’œuvre de kore eda. Cela paraît long … et puis, et c’est ma réserve majeure, tout est dit, redit, explicité, répété, cela provoque des maladresses de mise en scène ( des plans alambiqués et sur signifiants) et un jeu d’acteurs un peu appuyé et des dialogues un peu naïfs Ou alors s’agit il d’une traduction maladroite ? Bref, on reste un peu à la porte de cet univers …
Un film intemporel même 30 ans après sa sortie, on en ressort apaisé et plein d'émotions.
L'histoire, centrée sur le thème du divorce, se déploie avec une simplicité en apparence, mais révèle rapidement des couches complexes de relations humaines et d'émotions. Les réactions de la petite fille, incarnée par Tomoko Tabata, sont touchantes et vont chercher l'empathie du spectateur, et les acteurs des deux parents apportent eux aussi une identité unique au film. Les nombreux plans séquences permettent de trouver un bon compromis sur le rythme et nous tiennent en haleine tout au long de l'histoire, spoiler: même si la dernière partie au Lac Biwa s'étire un peu trop et arrache quelques bâillements dans la salle .
Un film à recommander à tous les cinéphiles amoureux du Japon.