Jusqu'au bout du monde
Note moyenne
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158 critiques spectateurs

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Jeanlucchichery
Jeanlucchichery

30 abonnés 119 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 mai 2024
Vous allez partager les très beaux paysages de l'ouest américain.et bien d'autres choses encore.
Le film narre la rencontre de deux êtres particuliers : une femme très indépendante pour son époque et d'origine Canadienne et celle d'un immigré danois qui va partir à la guerre défendre ses convictions.
Ils vont construire une relation peu courante mais très empreinte de respect mutuel.
A l'heure de la violence gratuite, voici un film sentimental et délicat.
La réalisation est parfaite, et les acteurs principaux ( Viggo Mortensen et Vicky Krieps) remarquables.
A ne pas rater !!!!!
Jipéhel
Jipéhel

37 abonnés 195 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 mai 2024
Mélo historico-néo-académique

Producteur, réalisateur, scénariste, compositeur… le moins qu’on puisse dire c’est que, pour son 3ème film, Viggo Mortensen est partout, devant et derrière la caméra, au clavier - il a composé la musique -, et à son bureau… L’homme orchestre ! Et alors, 129 minutes plus tard, passées au cœur de l’Ouest américain, dans les années 1860, on se dit que tout cela est très beau, mais surtout très languissant. Après avoir fait la rencontre de Holger Olsen, immigré d’origine danoise, Vivienne Le Coudy, jeune femme résolument indépendante, accepte de le suivre dans le Nevada, pour vivre avec lui. Mais lorsque la guerre de Sécession éclate, Olsen décide de s’engager et Vivienne se retrouve seule. Elle doit désormais affronter Rudolph Schiller, le maire corrompu de la ville, et Alfred Jeffries, important propriétaire terrien. Il lui faut surtout résister aux avances plus qu’insistantes de Weston, le fils brutal et imprévisible d’Alfred. Quand Olsen rentre du front, Vivienne et lui ne sont plus les mêmes. Ils doivent réapprendre à se connaître pour s’accepter tels qu’ils sont devenus… Le western est devenu une denrée rare sur nos écrans. Même si celui-ci est une coproduction qui réunit Mexique, Canada et Danemark, il a tous les atouts de ses prédécesseurs, mais, ici, seule la psychologie a véritablement passionné notre homme orchestre pour un résultat somptueux visuellement mais très – sans doute trop – atypique.
D’emblée, on est loin de Clint Eastwood et de ses Pale rider ou Impitoyable. Et on peut le regretter. Car Mortensen a tout pour devenir un très bon réalisateur, mais il manque cruellement d’un scénario original. Les va-et-vient entre le passé et le présent finissent par lasser et le côté contemplatif trop systématique et donc envahissant. Ce manque d’intensité rappelle furieusement La dernière piste de Kelly Reichardt. OK, le western psychologique – locution qui signifie qu’il ne s’y passe pas grand-chose -, est devenu un genre en soit, mais on est aussi en droit de ne pas trop aimé ça. Reste les décors, somptueux, la reconstitution plus que soignée, les quelques scènes de grande tension et surtout, le casting magnifique qui sauve l’entreprise du naufrage. Hélas, le film ronronne beaucoup… et moi un peu par instant.
Vicky Krieps est extraordinaire. A chacun de ses films – Phantom Thread, Old, Next Door, Serre moi fort, Corsage -, on ne peut que le constater… avec plaisir. Viggo Mortensen, lugubre à souhait est à l’unisson de sa superbe musique qui accompagne le film… J’avoue que c’est la 1ère fois que je vois un western soutenu par le son du violoncelle ou du quatuor à cordes… une curiosité. Ajoutons à cette affiche Solly MacLeod, le méchant qu’on adore haïr, Garret Dilahunt et Danny Huston. Au royaume des flash-back et des flash-fowards, on s’y perd un peu et le film beaucoup. Dommage car j’adore Mortensen et la grande Vicky. Ce regard féministe sur la conquête de l'Ouest n’aura pas suffit à passionner le spectateur que je suis.
NautiqueNora
NautiqueNora

13 abonnés 36 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mai 2024
Un western aux accents féministes en forme de tableau de Rembrandt qui m'a intriguée, moi qui ne suis pas adepte du genre.

Vivienne, une canadienne indépendante, forte et facétieuse émigrée en Californie, rencontre à San Francisco Olsen, un menuisier danois taiseux. Un soupçon d'eau de rose et les voici dans les canyons californiens, en route vers le bout du monde, la bicoque poussiéreuse d'Olsen, perdue au milieu d'un rien ocre et rocailleux. Vivienne met vite de la vie et des fleurs dans l'endroit, qu'elle transforme en oasis. On est en 1860, la guerre de secession fait rage, et Olsen s'engage bientôt, coupant leur idylle et rejouant l'abandon de Vivienne par son père pour la guerre. Qu'adviendra-t-il de Vivienne, aussi indépendante soit-elle, laissée à elle-même dans son chalet du bout du monde ? Olsen reviendra-t-il et s'il revient, leur histoire reprendra-t-elle son cours ? spoiler: Phrase qui m'a marquée, lorsqu'il revient, elle lui demande "comment c'était, ta guerre". Il répond que c'était long et pas à quoi il s'attendait. Elle a n'est pas surprise.


D'aucuns diront que le film est trop long et trop léché pour un western. Moi, j'y ai trouvé les codes du genre (la poussière, la crasse, la violence crue, le shérif, le saloon, le méchant, les mustangs, les cactus et l'esprit revanchard), saupoudrés d'une intéressante sensibilité à la Viggo Mortensen ( spoiler: notamment la scène où Olsen revient après la guerre et qu'il demande de qui est l'enfant, avant de laisser Vivienne effondrée. Lorsqu'il revient de s'être baigné, tout passe par les expressions de visage - elle sourit compulsivement et lui fait une moue qui exprime le fait qu'il est à la fois impuissant et désolé).
.

Et ce qui m'a le plus plu, c'est la recherche dans les plans (ce sublime cut final en contrejour à cheval sur la plage avec un arbre mort au 1er plan) les couleurs (notons le mustang palomino assorti au désert), et l'esthétique picturale qui alterne entre des plans quasi fauves ou impressionnistes (la scène introductive dans la forêt vert tendre ou les scènes oranges dans le désert) et des plans clairs-obscurs tout droit sortis d'un tableau de Rembrandt (le Souper à Emmaus) ou Georges de la Tour (Madeleine pénitente). Il y a un côté contemplatif marqué, c'est mon truc.

Le film perd des points par sa longueur (20 min de trop), son scénario qui en dévoile trop tout de suite (non pas que j'aurais aimé que ce soit plus linéaire, mais la 2ème scène en dit trop d'emblée), sa vision un peu réductrice de la sensualité et par une sorte de manichéisme légèrement cliché (le méchant est trop méchant, spoiler: on se serait passés de la syphilis, pourquoi ajouter du glauque au glauque ?...
).

Il re-gagne des points par la profondeur des sentiments montrés, l'humanisme du protagoniste et le jeu d'actrice formidable de Vicky Krieps qui campe une féministe avant l'heure, convaincante et puissante. Avec un Viggo Mortensen, qui, du haut de ses 65 ans, reste agréable à regarder.

Un western qui se laisse regarder, même quand ce n'est pas notre tasse de thé.
RichyG
RichyG

1 abonné 9 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 mai 2024
Ce qu’on retient le plus de ce film, ce sont les paysages !!!!!
Que de flashbacks inutiles !!!
Que ce film est long et lent !!!
Sonia B
Sonia B

9 abonnés 41 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 mai 2024
Un film très beau en terme d'images, toutefois l'histoire est trop lente pour moi et j'ai eu quelques moments d'ennuie. Il cherche l'émotion, mais ne l'a pas trouvé chez moi.
A voir en VO pour l'apprécier encore plus
evariste75
evariste75

210 abonnés 248 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 17 mai 2024
Je l'avais pressenti! Film ennuyeux à mourir! Le réalisateur est en même temps l'acteur principal, le nombrilisme est au rendez-vous! Insupportable de lenteur, avec, néanmoins de jolis paysages...
Grégory N
Grégory N

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 mai 2024
Aucun intérêt, un film personnel je pense, triste, histoire plutôt banale. Bref a voir à la télé. Dommage car Viggo nous a habitué à mieux. Le jeu d’acteur reste bon néanmoins.
Blanchaline
Blanchaline

2 abonnés 23 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 mai 2024
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué? La première demi-heure du film se passe à tenter de reconstruire la temporalité sans que cela soit utile. Une fois qu’on a raccroché les wagons on est gêné par les incohérences: la fleuriste fiancée au jeune homme snob, la rencontre des deux protagonistes, le départ d’Olsen à la guerre alors que déjà une fois sa femme ne l’a pas attendu. Je ne vais pas toutes les énumérer mais on ne croit pas une minute aux personnages.
FaRem

10 571 abonnés 11 456 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 juillet 2024
Viggo Mortensen a réalisé, écrit et joué dans "The Dead Don't Hurt", mais il laisse Vicky Krieps prendre toute la lumière en lui confiant un beau rôle d'une immigrée d'origine québécoise forte et indépendante. Lui aussi incarne un immigré danois alors que l'on suit leur histoire sur plusieurs années et sur fond de guerre de Sécession. Un récit non linéaire pour un western très tranquille qui dresse le portrait de personnages plutôt actuels dans la façon de penser notamment Vivienne qui offre une perspective féminine pas forcément commune pour ce genre de film. Un long-métrage qui alterne la tendresse d'une relation et la rudesse d'une époque entre sentiment de culpabilité et de vengeance. C'est certes lent, mais jamais ennuyeux. Vicky Krieps est excellente et les petites touches de français en VO ajoutent évidemment du charme à son personnage. Bref, un film bien réalisé avec beaucoup de charme.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 mai 2024
Dans les années 1860, dans l’Ouest américain, Vivienne le Coudy (Vicky Krieps), une jeune fleuriste élevée au Canada francophone, repousse les avances d’un jeune homme de bonne famille pour suivre au fin fond du Nevada Holger Olsen (Viggo Mortensen), un immigré danois taiseux. Le couple, malgré ses différences, est uni par un lien puissant que mettra à l’épreuve le départ d’Olsen pour la guerre.

J’ai bizarrement tardé à aller voir "Jusqu’au bout du monde". C’était un film qui, chez moi, ne suscitait aucune envie, aucune curiosité. J’avais un peu raison… et largement tort. "Jusqu’au bout du monde" est en effet un film sans surprises ; mais c’est une oeuvre d’une si grande maîtrise qu’on ne peut que saluer ses qualités.

Sa bande annonce laisse augurer une histoire de vengeance dont je peux dévoiler un peu plus le contenu que je ne l’ai fait dans le bref résumé qui précède : pendant que Olsen est au front, Vivienne est agressée par Weston Jeffries, le fils psychopathe du propriétaire terrien le plus puissant de la région. Mais Jusqu’au bout du monde est plus subtil que ce résumé linéaire et que cette fin attendue. Le mérite en revient à un montage malin : le film commence par la mort de Vivienne, par sa mise en bière et par le départ de Olsen de la ferme où le couple a coulé des jours si heureux.

Le film est ainsi construit en flashbacks et flashforwards qui mêlent les temporalités. On y suit la chevauchée d’Olsen, accompagné de son gamin haut comme trois pommes, sur les traces de l’agresseur de sa défunte femme. Remontant dans le temps, on découvre l’enfance de Vivienne, au cœur de la forêt québécoise et la perte de son père. Surtout, on découvre les circonstances, ô combien romantiques, de la rencontre de Vivienne et d’Olsen à San Francisco, leur installation dans le Nevada et les autres membres de leur petite communauté.

"Jusqu’au bout du monde" est d’un classicisme revendiqué. Ses distributeurs français mentionnent sur l’affiche du film John Ford et Howard Hawks, ce qui est un chouïa prétentieux, mais pas totalement erroné. C’est surtout Clint Eastwood que ce western élégant évoque.

Un Clint Eastwood féministe qui a accepté de partager le haut de l’affiche avec sa partenaire, Vicky Krieps, qui insuffle à son personnage une modernité étonnante, au risque de l’anachronisme. Quand elles ne sont pas réduites à des silhouettes sans épaisseur, les femmes dans les westerns sont le plus souvent des hommes en jupe. Vivienne quant à elle n’est pas Calamity Jane : elle n’est pas un as de la gâchette ; elle aime les fleurs, brique son parquet et prépare des bons repas pour son mari. Mais, aussi aimante et douce soit-elle, Vivienne veut travailler hors du logis et assurer son indépendance. Quand Olsen part au front, elle ne flanche pas face à l’adversité.

Je n’ai pas eu de coup de cœur pour ce film peut-être un brin trop lisse et trop prévisible. Mais force m’est de reconnaître ses qualités et de le recommander sans hésitation.
moket

660 abonnés 4 675 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 juin 2025
Un film sobre, sincère, tout en pudeur qui nous offre de beaux portraits de personnages sans oublier quelques vrais moments de western âpre. Le style est assez classique mais le traitement de la ligne du temps est intéressant. Le film n'est toutefois pas exempt de quelques longueurs.
Alasky

454 abonnés 4 541 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 février 2025
Beau film, très lent, contemplatif, la photo est sublime, la musique l'est également. Il manque quelque chose pour être un grand film, peut-être un peu de rythme, mais cela reste très bon et d'une grande sensibilité, où chaque regard en dit long.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 juillet 2025
Une histoire destructurée qui bénéficie de très beaux paysages, d’une belle photographie et d’un bel accompagnement musical. Appliquant le diction "on est jamais mieux servi que par soi-même", Viggo Mortensen cumule, pour ce film, les postes de réalisateur, scénariste, compositeur, producteur et acteur. Reste que devant sa caméra c’est bel et bien Vicky Krieps qui tient fermement les rênes de ce western romanesque. Un rôle féminin central fort, assez rare dans un genre à prédominance masculine et solidement interprété par l’actrice germano-luxembourgeoise.
bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 211 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juin 2024
Un beau et remarquable Western que nous offre Viggo Mortensen réalisateur , scénariste et acteur principal, on sent son amour de cinéphile pour le genre Western et ça se voit à l'écran pour des œuvres de John Ford, Howard Hawks , Delmer Daves, d'autres et j'en passes, qui y ressemble. Ce long métrage offre un très bon rôle féminin à Vicky Krieps , je comprends sur l'affiche qu'elle soit mise devant Viggo Mortensen car elle a plus de temps de jeu à l'écran, jouant une femme amoureuse qui suit son compagnon jusqu'à une jolie cabane au milieu de nulle à bâtir et entretenir jusqu'à que son homme part volontaire en guerre et elle sera seule. Il y a quelques méchants dans l'histoire, dont un viol sur l'héroïne.. . Un Western agréable à regarder pour ses décors, sa musique, un bon scénario. Le budget ne doit pas être élevé je pense, comme à l'ancienne et c'est tant mieux. La dernière scène est magnifique.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 juin 2024
Viggo Mortensen, devant et derrière la caméra, à l’écriture, à la partition musicale réalise un western hyper classique ; un film qui ne révolutionne en rien le genre. Juste qu’il veut montrer une femme forte et surfer sur la vague féministe du moment. L’intention est louable ; l’écriture décrédibilise l’intention. L’homme a 25 ans de plus que sa femme !!! La femme libre et émancipée voit son homme partir à la guerre au début de leur histoire d’amour et va l’attendre sagement « seule » dans un ranch perdu en milieu hostile !!! Déjà, le scénario se voulant novateur prend cher !!! Ensuite son film est bien trop propret pour être vrai : costumes bien repassés et toujours nickels, maison fleurie et hyper cosy (digne de « La petite maison dans la prairie »). La photographie est du même acabit ; rien ne manque dans chaque plan « pour faire joli ». A trop vouloir faire carte postale, son film perd toute crédibilité et ne restitue en rien l’âpreté du propos que l’on espérait trouver.
Cependant, si on ne va pas chercher trop loin et que l’on souhaite un moment de distraction qualitatif, on peut y trouver son compte. Un film que l’on regarde sans déplaisir et qui s’oubliera aussi vite.
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