Viggo Mortensen signe avec ce film un très beau western racontant l’histoire d’amour entre Hoover et Vivienne. Installés dans le Nevada, ils se retrouvent alors séparés par une guerre. Réalisation classique mais efficace et direction d’acteurs impeccable. Du très beau cinéma.
Passant sans transition d'un lieu et d'une époque à l'autre, Jusqu'au Bout du Monde, deuxième film réalisé, scénarisé, composé (et, forcément, interprété) par Viggo Mortensen après un touchant Falling (2020), peint en couleurs vives, jeux d'ombres et de lumières, et un incroyable sens du relief une Amérique déchirée entre la violence des uns et l'humanité des autres.
S'il faut impérativement souligner la prestation impressionnante de Vicky Krieps faisant plus que donner la réplique à un Viggo Mortensen sobre voire parfois mutique, le scénario en mal de linéarité passe de la lumière aux climats plus oppressants, par le fait des hommes.
Là où l'esthétique réaliste des images évite de creuser l'horreur de certaines scènes, elle appesantit encore un peu plus l'ambiance violente. On reprochera ainsi au film une narration qui ne laisse pas la place aux émotions et qui ne choisit jamais qui du personnage d'Olsen ou de Vivienne est le héros passive ou l'héroïne courageuse de cette histoire.
Une belle histoire reposant sur l'interprétation virtuose de Viggo Mortensen et Vicky Krieps. Le montage est très perturbant mais efficace, et sert à merveille un récit assez touchant sur la vie et le choix. On peut cependant regretter un dénouement peut-être un peu... expéditif ? Dans l'ensemble, on est quand même embarqué dans le parcours des personnages, et c'est ce qui fait tout le charme du film. S'en dégage un certain sentiment de liberté, et de détachement.
Qui sont les bons et qui sont les méchants ? Le spectateur le sait dès la première minute. Il y a une longueur en bouche. Le jeu des acteurs est très ralenti. On a donc le temps de savourer la beauté de Vicky Krieps et de Mortensen, le réalisateur et acteur principal. Le film ne révolutionne pas le genre du western mais offre une vision de tragédie grecque sur fond de paysages californiens. Le soldat Mortensen est sauvé, il secrète moins de testostérone et en a plus dans le cigare .. Go West young man, la nouvelle frontière c’est l'océan...
Viggo Mortensen est très impliqué dans ce projet, réalisateur, scénariste et acteur, entre autres. Ce western prend son temps pour développer sa dramaturgie : si vous adorez les plans qui durent qu'une seconde et un montage hystérique à partir de cinq caméras, passez votre chemin. Viggo Mortensen caresse ses décors et ses acteurs. Ce sont eux le sujet, avec bien sûr l'histoire du personnage de Vicky Krieps et qui est le cœur de cette histoire. Viggo Mortensen a créé un western où une histoire d'amour est interrompue par la guerre de Sécession. Mais l'histoire est racontée du point de vue de la femme, de sa condition, de la manière dont elle est traitée. Le réalisateur en profite pour filmer ses scènes avec des arrière-plans magnifiques, des décors réels de toute beauté au sein desquels s'inscrit cette histoire. L'histoire est une agrégation de plusieurs flashbacks, où les personnages sont vus à différents moments de leur vie : ces différents flashbacks rendent le film dynamique, et c'est bien vu, car les choix de Viggo Mortensen sont à l'opposé : quasiment aucune musique, de longs plans avec peu de dialogues, une certaine langueur dans les mouvements au sein des scènes. Et chemin faisant, le film contient beaucoup d'ellipses. Un magnifique western, moderne.
le point de vue original et résolument féministe de Mortensen ne suffit pas ici à captiver, sans doute en raison d'une facture trop classique, bien en-deça du renouvellement d'un genre amorcé il y a déjà une quinzaine d'années par un tas de réalisateurs passionnants.
Très beau film dans un cadre souvent magnifique. Mortensen nous gratifie de décors naturels grandioses. Un peu lent, et long, cependant on entre assez bien dans cette histoire d’amour douloureuse, avec une Vicky Krieps épatante.
Viggo Mortensen signe ici un western parfois dur mais surtout très intimiste en s'occupant à la fois de la réalisation, du scénario, de la musique et bien évidemment en interprétant l'un des rôles principaux. Un film d'auteur qui reprend les codes du western moderne pour se les approprier. Il offre en prime un rôle fort à Vicky Krieps
J’ai adoré comme j’ai aimé le 1er film de Viggo Morthensen: Il a tous les talents : Acteur, Auteur, Réalisateur, Musicien compositeur Chanteur et Peintre aussi je crois !!! Son film avec la Merveilleuse comédienne qu’il a choisi et Superbe autant dans le Choix des Images que dans son Sens Profond : Nature, Respect et Humanité…
Avec Viggo Mortensen devant et derrière la caméra. Dans un film de Western et romance des années 1860. Il faut bien suivre dans le film car on peut se perdre entre le passé et le présent dans le film. Le fil de l'histoire est plus sur le passé que le présent avec la rencontre et la relation entre les deux personnages. Vicky Krieps interprète une femme indépendante dans ce monde où la femme n'a pas trop d'indépendance. J'ai bien aimé son rôle. Pour Viggo Mortensend, j'ai bien aime mais ça manquait plus de réaction émotions dans certaines scènes. Il y a un gros Easter egg que les fans d'une vont certaines trilogie vont directement reconnaître en lien avec l'acteur Viggo Mortensen.
Viggo derrière la caméra c’est une réussite, première œuvre que je vois de lui en tant que réalisateur et j’ai grave aimé. Son duo avec Vicky Krieps est plus qu’excellent, c’est le charme du film, il est également temps de mettre du respect sur son nom car elle est vraiment trop forte, quelle actrice. Très contemplatif comme western mais j’ai été dedans du début à la fin, y’avait un truc qui m’a accroché tout le long, puis une vraie BO, des visuelles magnifiques, une bonne surprise pour moi.
La force de ce western pour moi tient d’abord à sa structure scenaristique. Paradoxalement, connaître le sort de certains protagonistes avant de découvrir grâce aux flashbacks comment ils en sont arrivés là nous rapproche d’eux. Les décors naturels sont magnifiques et la totalité de la distribution est impressionnante (magnifique Vicky Krieps)
Vu dans le cadre de l’avant première au Pathé Wepler à Paris. C’est un western moderne qui marche plutôt bien. J’ai beaucoup aimé la musique composé par le réalisateur, ainsi que les paysages apaisants de la nature