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Cadreum
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4,0
Publiée le 24 octobre 2024
Border Line s’articule autour d’un concept simple qui se déploie en un film tendu, presque suffocant : un couple en quête d’avenir tente de franchir une frontière, mais c’est surtout la frontière émotionnelle entre eux qui sera proie au doute et à l'érosion progressive.
Ce thriller s'ancre dans une réflexion plus large, questionnant les libertés individuelles, révélant les frontières invisibles qui divisent autant que celles que l’on cherche à traverser.
Le jeu des acteurs, subtil et nuancé, couplé à une mise en scène factuelle, maintient un rythme anxiogène, sans répit, que la courte durée du film intensifie encore davantage.
Border Line nous rappelle à quel point le temps réel peut tenir un spectateur en haleine et l’immerger totalement dans un univers. La justesse du jeu est également pour beaucoup dans la réussite de ce film : l’interprétation est fine et réaliste jusqu’au plus petit rôle. Le scénario est sans faille. La durée hybride (1h17) est parfaitement adaptée à l’histoire. On sent un film totalement maîtrisé et sans concession.
Un sans faute qu’on espère voir se reproduire, même lorsque les grosses maisons de production mettront le grappin sur ces deux nouveaux réalisateurs.
Un thriller édifiant, qui fait froid dans le dos. Il ne suffit hélas pas de voir des créatures terrifiantes, démons ou d événement effroyable qui nous fait ressentir un malaise ou d angoisse. Mais souvent la réalité, notre réalité. Border line démontre bien cela, ou un couple venant de madrid, parti tenter sa chance et de carresser ce fameux rêve américain, mais tout ceci ça être un véritable sacerdoce, car bloqué à l aéroport, ils vont être interrogé comme des malfrats. Car les agents d immigration ont des doutes sur ce couple. Un huis clos saisissant et angoissant
A vu « Borderline » du réalisateur vénézuélien Juan Sebastian Vasquez. Un thriller au suspens implacable et anxiogène de 77 minutes. Tout se passe dans un petit bureau en temps réel, aucun effet spectaculaire, peu de musique, 4 acteurs (fantastiques). Un huis-clos étouffant, passionnant et saisissant. Le film s’ouvre sur une annonce que l’on entend à la radio d’un taxi concernant le mur qu’érige Trump entre les Etats-Unis et le Mexique. Le film est la mise en application de cette état de fait en petit comité à l’abris des regards. Diego, urbaniste vénezuelien (Alberto Ammann) et Elena danseuse espagnole (Bruna Cusi très intense) quittent Barcelone pour s’installer à Miami. Mais lors de l’escale à New-York de leur vol, ils sont interceptés par la Police des Frontières pour un interrogatoire. Le couple fait face autour d’une table à deux policiers (Laura Gomez réfrigérante) . Les bagages, les téléphones, les ordinateurs sont fouillés dans les moindres recoins. Les mêmes questions sont répétées à l’infini, les réponses sont coupées et recoupées. La tension est insupportable. Le couple qui visiblement n’a rien à se reprocher est disséqué sous toutes les coutures. Les policiers sont déshumanisés et le couple se liquéfie. La paranoïa des personnages et des spectateurs augmente au fur et à mesure que le temps passe. La construction du film et l’interprétation sont redoutables. Le film est construit à l’os. Rien d’inutile tout va à l’essentiel. On sort de la séance à terre et le cerveau en ébullition.
J'ai trouvé ce huis clos long malgré les 1h15 on est choqué par l'interrogatoire car ce n'est pas fait dans les règles la loi n'est pas du tout respecté soit disant ils son issue de l'immigration en plus on voit tout le temps la même scène on a l'impression de faire du surplace du coup on s'attache pas aux personnages dommage.
L'interprétation tout en justesse et tout dans le naturel nous entraine dans cette histoire. Tout comme Diego et Elena, on se sent de plus en plus oppressé par les questions de plus en plus privées et détaillées des membres de la police des frontières américaine. On ressent la tension régnante d'autant plus que le scénario réussit à nous captiver continuellement.
Pour avoir été personnellement impressionné par la sécheresse et l’agressivité des contrôles policiers et douaniers à l’arrivée aux Etats-Unis, j’imagine que ce film n’est pas vraiment une fiction et décrit simplement, dans un quasi-huis-clos haletant, malsain et déstabilisant dans lequel on ne s’ennuie pas une seconde, un accueil suspicieux parfaitement plausible.
J'ai adoré ! Ce film présente une histoire atypique bien construite et bien menée. C'est riche et intense et bien servi par des acteurs impeccables. Comme quoi... il suffit de une heure quart pour faire un bon film.
Thriller psychologique dans le huis clos des sous-sols d'un aéroport américain. Les deux protagonistes, un couple en provenance d'Espagne, sont interrogés sur leur motivations à s'installer aux Etats-Unis. Il soupçonne l'homme d'origine vénézuélienne de profiter de la naïveté de sa compagne d'origine pour immigrer aux Etats-Unis. Il pose des questions très invasives au couple puis à chacun séparément jusqu'à provoquer une tension psychologique dans le couple. Et le dénouement est surprenant.
Les espagnols Juan Sebastián Vásquez et Alejandro Rojas ont obtenu pour ce thriller de 77 minutes le Prix du public au festival du polar de Reims. Bravo à eux, c’est bien mérité. Projetant de démarrer une nouvelle vie aux États-Unis, Diego et Elena quittent Barcelone pour New-York. Mais à leur arrivée à l’aéroport, la Police des Frontières les interpelle pour les soumettre à un interrogatoire. D'abord anodines, les questions des agents se font de plus en plus intimidantes. Diego et Elena sont alors gagnés par le sentiment qu'un piège se referme sur eux...Un huis-clos terrifiant par son propos, admirable par son interprétation et l’économie de moyens de la réalisation. Ce scénario implacable vous tient en haleine jusqu’à la dernière image. Vous quittez la salle ébranlé tout en vous demandant quelle sera la suite de la vie pour ce couple. Les deux réalisateurs se revendiquent volontiers du grand Sidney Lumet, une filiation tout à fait justifiée. Le cinéaste de 12 hommes en colère, Un après-midi de chien ou Network : Main basse sur la télévision, n’aurait pas renié ce petit film à suspense psychologique qui a tout d’un grand. Les 2 réalisateurs sont vénézuéliens et, à ce titre, en se rendant souvent aux USA, ont eu envie de raconter ce qui se passe derrière les portes closes de la douane et des services d’immigration. Ce drame politique nous parle des dynamiques de pouvoir, du harcèlement, des problèmes d’autorité, de racisme ordinaire, d’endroits où vous pouvez soudain vous sentir extrêmement vulnérable selon vos origines, la méfiance que nourrissent certains envers vous selon ces mêmes origines, car, ne perdons pas vue qu’on est forcément le fruit de nos influences, pour le pire comme pour le meilleur. Nous sommes assis avec le couple de héros, dans une pièce anonyme, sans mouvements inutiles des deux caméras, un éclairage pisseux, à suivre un interrogatoire qui frise le surréalisme… Et pourtant ! Oppressant, minimaliste et impressionnant. Le casting ne comporte que 4 noms : Alberto Ammann et Bruna Cusí, qui passent par tout le spectre des sentiments, - surprise, peur, colère, doute… -, broyés sous le flot des questions posées par Ben Temple et Laura Gomes. Un film à vous rendre paranoïaque face à une telle démonstration d’intimidation psychologique. Voilà un huis-clos anxiogène dont on ne sort pas indemne avec des questions plein la tête. Une tragédie moderne qui respecte les trois unités chères au théâtre classique et dont la brièveté s’avère un véritable atout. J’ai adoré.
Beau film, intéressant, mais super flippant,… ou comment arriver à détruire un couple. Effectivement, à l’arrivée sur le territoire US, on ressent une certaine tension à la douane. Et des acteurs épatants, sans musique, ce qui ajoute au stress ambiant…
Film très stressant, la tension subie par ce jeune couple est insupportable... D'autant plus que ce n'est fondé sur aucune raison valable. Les acteurs sont très crédibles.
Je ne vais pas être aussi dithyrambique que les autres critiques. Border Line est un bon film, où les dialogues font avancer le récit et où la tension va crescendo. Un métrage qui est plutôt maîtrisé mais qui n'est pas le chef-d'œuvre qu'on m'avait promis. En effet, même si j'ai apprécié le film et que j'y reconnais toutes ses qualités, je suis resté un peu perplexe notamment à cause de la fin. En, effet, celle-ci arrive brutalement, en Happy end, alors que le film nous a forcé à douter de la parole du conjoint qui est plus que louche ! J'ai eu un sentiment de "tout ça pour ça".
Le "Rêve américain" est politique. Un huis-clos grinçant, règles d'interrogatoire US douteuses et dures pour immigrer. Les questions croisées à ce couple, révélatrices et décomplexées. Comparaison avec "Garde à vue", le but est différent, 1h17 intense. Peu d'acteurs, peu de décors, des plans intrusifs pour ce thriller dramatique du Vénézuéla.