Très bon film en huit clos. Tous ceux qui ont déjà étaient aux États-Unis savent que c'est à peine exagéré. On ne s'ennuie pas une seconde, la tention est presente a tout moment et la fin est magistrale de réalisme !
L'interprétation tout en justesse et tout dans le naturel nous entraine dans cette histoire. Tout comme Diego et Elena, on se sent de plus en plus oppressé par les questions de plus en plus privées et détaillées des membres de la police des frontières américaine. On ressent la tension régnante d'autant plus que le scénario réussit à nous captiver continuellement.
Diego et Elena quittent Barcelone pour New-York. Un nouveau projet de vie qui aspire qu'a du positif. Mais un "simple" contrôle à la douane va tout bouleverser.
"Border Line" s'impose comme une expérience cinématographique intense et remarquablement maîtrisée dans son format concis de 1h15. Loin de se perdre en détours inutiles, le film concentre son énergie sur un huis clos oppressant, maintenant une tension palpable du début à la fin.
La réalisation fait le choix judicieux de s'attarder sur les visages, un véritable outil narratif permettant de capter la moindre nuance dans le jeu des acteurs et de nous connecter directement aux émotions qui traversent les personnages : peur, espoir, épuisement, défiance. On ressent au plus près leur vécu intérieur, rendant l'expérience immersive et profondément humaine.
Au-delà du drame personnel qui se joue, "Border Line" met en lumière avec une grande justesse l'absurdité de certaines procédures d'immigration. Sans tomber dans la démonstration lourde, le film expose les rouages d'un système où la logique bureaucratique semble parfois l'emporter sur l'humanité, confrontant les individus à des exigences démesurées et déconnectées de leur réalité.
Le cœur du récit, l'interrogatoire, est particulièrement réussi dans sa capacité à créer un malaise tangible chez le spectateur. Son caractère interminable, sa nature intrusive et l'absence de toute pudeur dans les questions posées nous placent dans une position inconfortable, nous faisant partager la vulnérabilité et l'épuisement psychologique des personnages soumis à ce véritable K.-O. verbal.
"Border Line" est une œuvre concise et percutante qui marque par son approche directe. Sa force réside dans sa capacité à allier intensité narrative, finesse psychologique grâce à une caméra au plus près des personnages, et une critique sociale subtile mais aiguisée. Un film nécessaire qui interpelle et reste en mémoire bien après le générique de fin.
Une démarche artistique intéressante à défaut d’être vraiment audacieuse. Elena et Diego décident de s’installer aux Etats-Unis, arrivés à New-York, ils subissent un interrogatoire qui non seulement spoiler: leur fait manquer leur correspondance pour Miami, pas trop grave, mais va créer une faille dans leur couple, plus sérieux !
Un huis clos bavard soutenu par des dialogues qui tiennent en haleine, les questions posées fusant tout azimut.
Captivant mais je peux comprendre que la brutalité de la fin de ce récit malaisant puisse dérouter avec cette réflexion : « Tout ça pour ça ?! »
Bref mais intense, ce film est d'une violence psychologique inouïe, souligne les absurdités administratives, est éminemment politique et parvient à installer une tension et un suspense fous, tout cela quasiment dans une seule pièce.
A partir d'une idée très simple, "Border line" arrive à développer une tension intense tout du long. Il joue l'efficacité permanente en supprimant tout moment inutile, ce qui en fait un film très court mais diablement efficace. Le principe rappelle le récent "Reality" de Tina Satter et repose essentiellement sur la qualité de leurs acteurs. Encore un film qui ne donne pas envie d'aller aux Etats-Unis... surtout en ce moment.
Un film au scénario original et qui monte en tension jusqu’à la fin (que je n’ai pas aimée car pas crédible pour moi donc je mets pas 4). La tension est bien distillée et des coups de théâtre ponctuent l’histoire. À voir
Un huis clos intense ou un couple venant d’espagne (lui étant vénézuélien et elle espagnole), pour s’établir aux usa, est interrogé par les autorités américaines, de manière assez musclée, a son arrivée a l’aéroport, pour déterminer si leur demande d’immigration peut être acceptée ou non. Malgré le scénario assez mince, la durée assez courte permet un rythme soutenu et on a pas le temps de s’ennuyer. Par contre l’exercice reste quand même assez anodin, au final. Pas mal
Un huis clos à la réalisation efficace et maîtrisée interprèté par des acteurs trés convaincants qui vous tient en haleine du début jusqu'à la fin. A voir.
Coup de pression! Un thriller psychologique comme on aimerait en voir plus souvent. C’est précis et efficace. Il n’y a pas de fioritures ce qui rend le film encore plus percutant. Malgré une longueur réduite à son minimum, des sujets sensibles sont évoqués tels l’intimidation, la politique migratoire et l’honnêteté au sein du couple. À voir absolument
Si la politique internationale n'incite actuellement pas à se rendre aux États-Unis, ce film espagnol de Juan Sebastián Vásquez et Alejandro Rojas nous conforte dans l'idée qu'il ne fait pas bon voyager outre atlantique en ce moment, surtout pour s'y installer lorsqu'on est originaire d'un pays étranger. C'est la triste réalité que constatent à leurs dépends Diego (Alberto Ammann) et Helena (Bruna Cusí), un couple espagnol qui projette de démarrer une nouvelle vie aux États-Unis et qui est interpellé par la police des frontières dès son arrivée à l’aéroport de New York. D'abord anodines, les questions auxquelles les deux immigrants sont soumis s'avèrent de plus en plus indiscrètes et intimidantes. Malgré leurs papiers apparemment en règle, deux policiers particulièrement suspicieux (Laura Gómez et Ben Temple) vont peu à peu fissurer la solidité du couple en lui mettant la pression et en exhumant des vérités et des secrets qui dérangent, dans un huis clos anxiogène (beaucoup de gros plans) qui se déroule dans une pièce d'interrogatoire froide et dévitalisée. Une intimation psychologique et un dialogue de sourds entre l’administration et les candidats au rêve américain, servis par une interprétation puissante et une durée relativement courte (1h15) qui permet d'intensifier un suspense étouffant qui va à l'essentiel, sans lasser le spectateur. Entre abus de pourvoir et racisme ordinaire, le film se concentre sur la fragilité du couple qui vacille à mesure que les pressions s’intensifient, jusqu'à un final brutal qui laisse sans voix et qui peut décevoir, au point de se demander : spoiler: Tout ça pour ça ?
Une excellente surprise. On attend pas grand chose de ce genre de film, dans le sens où tout est possible. Ici c'est un scénario simple mais d'une humanité et d'un réalisme confondant. Très solidement écrit pour nous mettre le doute une bonne partie du film, jusqu'à l'explication et le dénouement. Un film qui rappelle que peu de moyens peuvent faire un très bon film.