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Kino
5 critiques
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5,0
Publiée le 23 mars 2024
Un film très émouvant et bien interprété sur les amours passées, qui ressurgissent et rouvrent des plaies, mais qui réveillent aussi des moments passionnels intenses, dans un quotidien moins idyllique. La mélancolie et la beauté de la Bretagne, par temps gris, reflète leur état d'esprit,un peu perdus face à leur complicité et leur désir, en décalage avec leurs résignations.
Je sors du film, Brizé m'a brisé. Premier quart d'heure, j'ai ri, le reste, j'ai chialer comme une madeleine. Instant magique, suspendu, ou l'émotion vous submerge. Histoire simple de la vie compliqué, actrice à fleur de peau, sur fond de vagues d'écume se brisant sur les rochers, comme leur vie qui se casse, qui se heurte au non-dits, au peut-être, aux si jamais. Des moments de grâce, avec l'amie de 78 ans qui raconte une vie de regret mais qui, au final, découvre l'amour sur le tard. Jamais trop tard pour aimer, mais aussi pour ressasser les regrets, le temps perdus. Un grand film plein d'émotions, de moments sublime, et encore une fois une actrice exceptionnelle.
J’ai trouvé le film par moments ambigu. Guillaume Canet semble vraiment dépressif pendant le film, et cette dépression m’a gagné peu à peu....La première demie heure est bien longue, puisque GC reçoit deux coups de fil, fait de la thalasso et du café, sans voir personne...Dépression vous dis je, pendant trente minutes. C’est alors qu’arrive Alba Rohrwacher, ( elle m’a fait penser à une relation de fac, Hélène) et je comprends que le film raconte une histoire d’amour, il était temps l’émotion me gagne, et cette histoire est d’une rare délicatesse, d’une grande pudeur, on pense à Lelouch (un homme et une femme) ;..Le passé ressurgit, les fantômes aussi, on comprend aussi que l’amour rend toujours malheureux l’un ou l’autre....Un peu d’humour ( les poissons )au restaurant, pour ne pas sombrer dans le pathos, le film se termine avec une vraie émotion....Chacun revit une histoire, l’amour est universel et éternel, ce film le prouve, avec beaucoup de tendresse....Je conseille sans insister...
Des plans courts serrés au plans larges, Stéphane Brizé nous offre de longs plans aériens magnifié par un paysage somptueux, avec en ligne de mire l’océan à perte de vue, comme s’il nous disait que Laurent n’a d’autre issue que d’affronter son destin en se retournant vers Hélène. Amour retrouvé, ils réapprennent à se connaitre, se pardonne mais ils ne doivent pas se revoir… Et pourtant ils vont le faire, tout en se demandant si les choix effectués 15 ans auparavant étaient les bons et s’il avait été différents, qu’en serait-il de nos jours. Impressionnant de maitrise, Brizé à cette capacité de nous faire comprendre la pensée des personnages juste en concentrant sa caméra sur leur visage, et en floutant tout ce qu’il y a autour, comme lors d’un repas entre amis où la caméra reste fixée de longues secondes sur Hélène. Il réitère ce geste plusieurs fois pendant le film notamment avec Laurent, lorsqu’il écoute une symphonie de piano dans ses écouteurs, mais que nous n’entendons rien. Aucun bruit, le silence, juste l’expression sincère de Canet. Cela renforce les émotions entre nos deux protagonistes tout en laissant une marge de manœuvre confortable aux comédiens pour démontrer leur talent. La musique de Delerm colle parfaitement et fusionne avec ces performances tout en unissant les sentiments. Mais souvent lorsqu’il s’agit d’histoires comme celles-ci, le rythme est parfois ralenti, et ici on peu dire qu’il est lent. Comme évoqué plus haut, le traitement des silences et des plans étirés sur l’écume des vagues est une des qualités du film mais le fait de les faire durer plusieurs minutes le dessert également, cela décorrèle fréquemment les dialogues. Hors Saison est plein de sensualité mais qui, malheureusement, manque quand même de rythme et d’intensité dans son histoire. Lenteur, complexité et beautés des images en sont les maitres mots. Le cinéaste décrit combien le rythme de l’intime diffère de celui de la société actuelle, et au final, on obtient un joli film capable de susciter des émotions et des sentiments
Déprime assistée par cinéma! Cette romance s'étire à force de longueurs ou de langueurs peut-être évitables... ROHRWACHER est sensible, attachante, émouvante, saturée de remords enfouis spoiler: (l'épilogue de la rupture est magnifique : elle a organisé ces retrouvailles pendant 15 ans) . Il y a 3 belles séquences : le coach sportif sur la plage de Quiberon en plein vent, la confession de la pensionnaire de l'Ehpad et le show des imitateurs d'oiseaux. Mais le reste est monotonie, mélancolie, tristesse, frustration,...
On est presque en huis clos dont les deux autres personnages principaux sont les deux décors "uniques", l'hôtel thalasso et la station balnéaire et surtout son bord de mer. Des décors en adéquation avec la mélancolie du personnage et à son introspection. Malheureusement le récit reste aussi monotone que monocorde et il ne se passe rien de bien intéressant pendant une bonne demi-heure. En résumé un client seul qui fait un massage, un soin ou autre et qui s'énerve sur une cafetière bêtement alors qu'il s'avère assez con pour ne pas simplement débrancher la machine. L'intelligence du réalisateur est aussi dans le choix de sa mise en scène, beaucoup plus statique et posé qu'à son habitude ce qui s'explique par un choix technique malin et logique, celui de délaisser la caméra à l'épaule pour la placer sur un pied. Ce choix permet d'imposer une certaine immobilité qui correspond aussi à l'esprit de Mathieu/Canet, celui d'un homme paumé, seul, qui s'est cloisonné loin de sa vie parisienne pour tenter de se retrouver. Mais si on comprend les choix technique du réalisateur on reste perplexe sur le fond de l'histoire qui manque de chair et d'enjeu, on dirait du Claude Lelouch apathique. En tant que grand amateur de Stephane Brizé c'est la plus grande déception de sa filmo à ce jour. Site : Selenie.fr
Un très joli film sur les relations amoureuses et la notion de bonheur. G. Canet et A. Rohrwacherest sont excellents dans ce film intimiste et mélancolique.
Je n'attendais rien de ce film et j'en sort transportée de bonheur. Il ne se passe pourtant pas grand chose, l'intrigue tient sur un timbre poste. : Un comédien dépressif, venu en Bretagne pour faire une cure, retombe sur un amour de jeunesse. Rien d'autre. Pas de péripéties, de rebondissement, de révélation ou de rythme trépidant. Vous voilà prévenus. D'où vient le charme du film ? Il tient à sa délicatesse, à sa façon de mêler nostalgie et sourire, à ses petits moments de grâce pure (les "siffleurs" au mariage"), à sa façon subtile de nous faire sourire et en même temps de nous broyer un peu le coeur. Et puis, il y a cette lumineuse Alba Rohrwacher, qui passe en un instant du soleil aux nuages, du rire le plus éclatant aux larmes qui perlent.
OUI Hors saison est un très beau film. Si l'on ne va pas au cinéma pour bouffer du pop corn ou se taper une tranche de rigolade, on peut aller voir le dernier Stéphane Brizé comme toujours une valeur sûre. Quittant la comédie sociale de haut vol avec presque toujours Vincent Lindon, le héros ici est en quête de lui-même, d'émotion, de valeurs, tournant le dos au parisianisme managé par une compagne invisible qui veille sans sentiment à son image et au paraître. Aussi désabusé qu'il soit, Guillaume Canet n'a jamais aussi bien été "utilisé" par un réal en donnant sans forcer ce qu'il est réellement, au naturel, touchant, fragile, et resiliant. Quand revient sur ce bout de Bretagne sauvage (l'Atlantique, merveilleux 3e personnage tellement bien filmé à la Lelouch), cette femme oubliée d'une passion lointaine, Alba, comédienne italienne qui nous est inconnue, renversante d'authenticité et à l'accent aussi craquant qu'un cantucci à l'amaretto. Les regards, les profils, les silences sont magnifiquement mis en musique par Vincent Delerm et filmés avec délicatesse quand Brizé ne rentre plus dans le dur de la société inhumaine, mais dans la psychologie d'un couple qui cherche le rebond avec chacun sa part de fêlures. Je lis ici lenteur et manque de ressorts, alors non vous n'allez pas voir Cocorico, non ils ne se marient pas et eurent beaucoup d'enfants, mais c'est juste la vie, la nôtre, celle des quadras, des quinquas en quête de quintessence, qui ont perdu l'essentiel, vue au ralenti, hors saison, hors du bruit, pour mieux saisir la profondeur de nos âmes abîmées. Et avec ce dénominateur commun à tous ses films, le réalisme sans tricherie, c'est juste très beau.
Guillaume Canet, la cinquantaine, l'âge où l' on commence à douter de son pouvoir de séduction et à se remplir d' incertitudes sur sa carrière professionnelle, va se ressourcer dans un centre de thalasso en Bretagne et y retrouve par hasard Alice qu'il a aimé 15 ans plutôt...quand 2 âmes en peine se retrouvent...un beau film d'amour!
Un film plutôt réussi sur la douleur de nos existences humaines au delà des apparences...Les personnages se dévoilent peu à peu , avec leur sensibilité et et leurs failles respectives et réussissent finalement à mettre des mots justes pour réussir cette nouvelle séparation . A défaut d'avoir su s'aimer sur la durée ils auront su faire de ce moment un apprentissage de l'importance de se parler authentiquement et dans le respect de l'autre. C'est beau et triste à la fois comme peut l'être parfois la vie ....