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Evelyne C.
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4,5
Publiée le 27 janvier 2025
Vu en avant-première, salle comble. Un excellent film où le réalisateur a choisi la fin de vie de Maria Callas. Angelina Joli est prodigieuse dans ce rôle, sans doute son meilleur et les morceaux d’opéra sont magnifiques. Très beaux décors et costumes, très belle mise en scène. Je conseille d’aller voir ce film lorsqu’il va sortir.
Angelina Joli est extraordinaire...ainsi que Alba qui a appris à faire une omelette en 1 semaine (rire.) et ferruccio si prévenant avec MARIA..on comprend que de souffrance dans sa vie....ce film m'a plu et touche...j'ai adore
Beau, émouvant et sensible grâce à l’interprétation de haute volée d’Angelina Jolie.
Paradoxalement, c’est peut être la ce qui pêche dans ce film très (trop ?) centrée sur Maria Callas et racontant davantage ses souvenirs que son histoire.
"Maria" de Pablo Larraín réussit à transcender l'icône de la Callas en offrant un portrait nuancé et profondément humain de la légendaire cantatrice. À travers une réalisation sophistiquée, une performance exceptionnelle d'Angelina Jolie et une exploration sensible de la dualité entre la femme et le mythe, le film parvient à révéler la véritable Maria Callas, au-delà de son image publique. Cette œuvre s'impose comme une célébration émouvante et authentique de la vie d'une des plus grandes figures de l'histoire de l'opéra. Pablo Larraín réconcilie à jamais Maria à La Callas, effaçant la particule pour n'en faire qu'un tout, Maria Callas.
Issue de la génération Y, je n’ai pas connu Maria outre les souvenirs télévisés que m’en donnaient mes tantes ou ma grand-mère. Le film nous offre un aperçu de la vie de la plus grande cantatrice de tous les temps, de son refuge qu’est la musique quant à ses traumatismes d’enfance non résolus : tout un pan de son histoire que j’ignorais. Depuis, je ne cesse d’écouter la bande son en boucle : quelle voix si pure !
Après "Neruda", "Jackie" ou encore "Spencer", Pablo Larraín poursuit ses explorations biographiques avec "Maria", sur les derniers jours de la célèbre cantatrice. Angelina Jolie incarne fébrilement le rôle de Maria Callas lors de ses dernières années marquées par l’éloignement de la scène et une solitude grandissante. Alternant entre scènes d’intimité et flashbacks de ses triomphes sur les plus grandes scènes du monde, "Maria" cherche à révéler la femme derrière l’icône. Pourtant, cette dualité n’est pas exploitée avec profondeur et le film reste souvent en surface.
Conclusion de sa trilogie sur les femmes de pouvoir, Pablo Larraín m'a finalement conquis avec ce Maria centré sur les derniers jours de vie de la Callas. La cantatrice de légende est ici incarnée par une Angelina Jolie absolument magnétique et bouleversante, constamment dans la nuance à chaque photogramme de cette splendeur visuelle (le Paris d'époque semble tout droit sorti des travaux de Gordon Willis via ces teintes ocres douceâtres). Pourtant, les fulgurances sont loindres que dans Jackie ou Spencer, mais en abandonnant le maniérisme ou les saillies hallucinatoires de ces derniers, le réalisqteur et Steven Knight reserrent le récit pour quelque chose de plus émouvant. Un requiem funèbre ou la solitude du personnage se fait se télescoper ses souvenirs d'enfance, ceux d'une romance toxique et une extinction de voix synonyme de trépas. Là encore les ingrédients dramaturgiques de Maria ne surprennent pas, mais Angelina Jolie porte le tout (c'est bien elle qui chante dans l'ultime segment) avec une grâce et un talent tel (sans conteste la meilleure performance de sa carrière) qu'on ne peut qu'être cueilli par la douleur véhiculée par son personnage.
Pablo Lorrain conclut sa trilogie autour des femmes marquantes du XXe siècle avec le parcours de Maria Callas. Et ce sont les mêmes qualités et défauts de deux précédents films. Côté artistique, il y a une très belle photographie, un peu granulée et aux couleurs assez pastel les. Angeline Jolie est très juste dans son interprétation. Mais c’est immensément vide et long. Le film dégage une sorte d’antipathie constante qui rend le visionnage éprouvant. Un film que j’ai eu du mal à finir.
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2,5
Publiée le 17 décembre 2024
Angelina Jolie incarne l'une des plus grandes chanteuses d'opéra de tous les temps lors de ses derniers jours à Paris. Une icône sur le déclin, une chanteuse qui a perdu sa voix, une femme fatiguée qui n'est plus que l'ombre de l'artiste qu'elle était. Des derniers jours délicats pour un dernier "voyage" parfois introspectif avec des flashbacks qui sont sans doute les éléments les plus intéressants du film, mais l'ensemble n'a cependant suscité ni fascination ni émotion chez moi. Il s'agit d'un film élégant réalisé avec beaucoup de respect pour la femme et la chanteuse qu'elle était, mais c'est trop lisse et superficiel à mon goût. C'est peut-être trop à l'image d'Angelina Jolie qui, pour moi, imite, mais n'incarne pas. Pablo Larraín a déclaré qu'on pouvait entendre 1 % comme 50 % de la voix de l'actrice suite au mixage avec celle de Maria Callas, mais au-delà de l'aspect vocal dont je me moque, je n'ai pas cru à ces scènes-là. Il y a un sentiment d'artificialité dérangeant avec une synchronisation labiale douteuse. J'ai plus ressenti de choses en une scène avec la jeune Callas incarnée par Aggelina Papadopoulou que pendant tout le reste du film. Beaucoup de choses peuvent s'expliquer par la période choisie qui est difficile à aborder, mais j'ai trouvé le film trop vide.
Après Jackie et Spencer, Pablo Larrain clôt sa trilogie biographique féminine en explorant l'énigme, Maria Callas.
Loin des carcans du biopic académique, Larraín s’affranchit des codes et de la ressemblance physique de son actrice pour composer son œuvre. Le récit s’attarde sur Callas au crépuscule de sa vie, enfermée et esseulée dans la grandeur d'un Paris mélancolique, où la prise de médicaments et l’érosion de sa voix brouillent la frontière entre réalité et fantasme.
La mise en scène capte l'économie des gestes et des regards pour magnifier son actrice dans un cadre où la photographie sublime chaque décors. Le choix esthétique de filmer Maria dans une mise en scène mouvante et intimiste, lors des interviews, contraste avec les séquences "légendaires" où Callas devient une figure mythique presque figée dans une imagerie iconique. Ce décalage souligne une scission centrale dans le récit : d'un côté, Maria, être vulnérable, faillible, en quête d'authenticité et de l'autre, Callas, une légende figée dans les mémoires et les attentes collectives.
À travers ses errances, ses confessions et les images qui construisent le mythe, Maria montre une femme entièrement dévorée par son art, incapable de séparer sa voix et son corps de l'identité publique qu'elle incarne. Maria n'existe que dans les interstices laissés par Callas, mais ces moments sont rares, presque impossibles à préserver.
Le corps de Callas devient un palimpseste où s’écrit l’histoire de son art et de son sacrifice. Sa transformation physique, de la diva glamour à une femme vieillissante, exprime la tragédie d’un génie dont la voix, source de son mythe, est aussi sa condamnation. Callas incarne alors une tragédie vivante, une femme dont la grandeur dépendait d’un corps condamné à la trahir.
Larraín ne cherche pas à capturer une vérité objective ; il en dévoile l’impossibilité même. Par une narration fragmentée, des fausses interviews et sa caméra instable, il interroge la subjectivité de toute représentation. Maria devient un prisme, une réflexion sur la construction du mythe et la quête d’authenticité, laissant au spectateur la liberté de recomposer la femme derrière la légende, dans les silences laissés par son chant.