Un film caricatural ou un chef de bande entraîne sa fille dans sa cavale et l'organisation de ses assassinats peut être pour la former ? Elle est pas très maligne sa diction laborieuse et finira par elle aussi assassiner un jeune père de famille dans une vendetta imbécile
Pas de doute, on ne peut que se sentir attiré par le postulat de départ de Le royaume, film présenté dans la sélection Un Certain Regard de Cannes 2024 : l’action se déroule en Corse, dans les années 90, et sur fond de film noir à base d’exécutions entre clans rivaux, on va suivre l’évolution des rapports entre un père, Pierre-Paul, chef de clan réfugié quelque part dans le maquis corse et en grand danger de se voir exécuté par les membres d’un autre clan, et Lesia, sa fille de 15 ans, une adolescente attirée par un garçon de son âge, une jeune fille qui n’aime pas la chasse mais qui se rend à une partie de chasse afin de passer du temps avec son père et qui se montre capable d’éviscérer un sanglier tué au cours de la battue. Comment se fait il que ce film, parti sous de si beaux auspices, n'arrive que rarement à réellement convaincre ? Le jeu des interprètes, presque tous amateurs, y est malheureusement pour beaucoup. Critique complète sur https://www.critique-film.fr/critique-express-le-royaume/ Film vu au Festival de Cannes 2024
Ce film reste trop descriptif sans entrer dans les motivations des agissements des personnages et n’explique pas ou très succinctement les raisons des vengeances en Corse et perd de son intérêt puisqu’on attend des explications qui n’arrivent jamais. On a juste le sentiment d’une violence gratuite : je tue car on a tué mon père- ok mais pourquoi ton père a-t-il été assassiné? De plus le lien père fille est trop présent voire irréaliste. C’est dommage car le sujet est très intéressant mais le film ne fait pas le job.
Je suis passionné de mafias, Scorsese, Goodfellas, Parrain, fiction et documentaire, JF Gayraud,... Je suis donc un client difficile... j'ai vu des documentaires sur la mafia corse, le film Le Prophète (Audiard, Tahar Rahim, Noëls Arestrup en parrain corse,...), le dernier docu-fiction sur la matonne dans une prison corse... J'ai été déçu par ce film Le Royaume, il ne s'y passe pas grand chose, je n'ai pas compris les tenants et les aboutissants... acteurs moyens, peu de rebondissements, on ne sait pas qui est qui... bref, très moyen !
Pour son premier film, Julien Colonna met en scène la relation imprévisible et émouvante d'un mafieux corse en cavale avec sa fille adolescente.
Le regard transperçant de la jeune Ghjuvanna Benedetti impressionne par sa profondeur et son intensité. Saveriu Santucci déjoue les codes du traditionnel mafieux corse, souvent représenté tout en virilité et insensibilité. Les deux forment un tandem père-fille touchant, qui malgré le contexte qui les contraint à vivre cachés, cherche à construire une relation, avec la mort comme épée de Damoclès et la violence pour héritage.
Après Borgo et À son image, sortis tous deux cette année, la Corse est une nouvelle fois représentée au cinéma à travers les maux qui l'ont gangrénée ces dernières décennies : guerre des gangs et violence sur fond de règlements de compte. Et à l'instar de Thierry de Peretti, Julien Colonna a décidé de miser sur des "non comédiens", des personnages choisis pour leur authenticité et renforçant ainsi l'immersion du spectateur dans cette Corse des années 90, rythmé au son des journaux télévisés qui affichent les visages de ceux tombés sous les balles.
Le mélange des genres est particulièrement réussi. Tour à tour film de gangsters, thriller, film noir et drame familial, il plane en permanence sur le film une forme de mélancolie, renforcée par la chaleur assommante d'un été sous le soleil de plomb de l'Île de Beauté et par une bande originale hypnotique à souhait, très réussie et composée par @audrey.ismael. L'on en ressort fasciné par cette fresque aux images et au rythme envoutants, et mise en scène avec beaucoup d'élégance.
À 42 ans, Julien Colonna, lui-même fils d'une légende du banditisme corse, Jean-Jé Colonna, tragiquement disparu en 2006, signe là un premier long métrage assez brillant, forcément inspiré de sa propre histoire et qui sera à coup sûr nommé dans la catégorie Meilleur Premier Film aux prochain César.
Durant les premières minutes du film, du moins à partir du moment où Lesia se retrouve avec son père, on est comme elle plongé dans l'inconnu, dans cette ambiance un peu poisseuse et ultra masculine. On ne sait pas ce font ces hommes, ce qui se trame, qui sont leurs ennemis… Si on n'en saura pas beaucoup plus par la suite sur les motivations du groupe (outre le cycle de la vengeance et la guerre des clans), celle de l'héroïne devient claire : passer à tout prix du temps avec ce père sur lequel plane la mort. Cette relation père-fille est particulièrement bien écrite, avec en point d'orgue l'émouvant monologue de Pierre-Paul dans le camping. Malgré quelques longueurs, un film plutôt réussi qui montre une autre facette de la vie de ces hommes, porté par le regard intense de l'héroïne. Volontairement ou non, le film nous indique aussi à travers plusieurs séquences que la violence envers les animaux entraîne la violence entre les hommes.
À travers les yeux de Lesia, Le Royaume nous plonge dans une guerre des clans en Corse.
Par son travail esthétique, Julien Colonna fait ressentir la Corse des années 90. La vie rurale et ses petits villages du maquis a une place prépondérante. Le choix de faire appel à des acteurs non-professionnels Corse permet d'augmenter cet aspect immersion.
Au milieu de ce monde qui la dépasse, cette jeune adolescente veut uniquement profiter du temps qu'elle a avec son père. Malgré l'adversité devant eux, ils vont continuer de tisser ce lien. C'est donc aussi un film très intime, car nous sommes dans leur "royaume", là où personne n'est censé les atteindre.
Malgré tout, la violence extérieure fait toujours irruption. Elle se ressent plus qu'elle ne se voit, mais impact tout autant. Plus les pertes s'accumulent, plus on voit l'innocence de Lesia qui s'envole. Entre ses rires d'adolescents, sa prise de conscience du danger, et les larmes du deuil, Ghjuvanna Benedetti impressionne pour son premier rôle au cinéma.
C'est d'ailleurs comme un point culminant qu'il faudra attendre les dernières scènes pour voir du sang à proprement parler. Le symbole d'une violence qui malgré tout l'amour d'un père et d'une fille ne peut s'empêcher de couler.
Lesia est une adolescente vivant en Corse chez sa tante. Elle a des amies et un petit-ami, va à l'école et aime passer ses journées à la plage. Lesia est différente des autres : son père est le chef d'un clan important de Corse. Suite à un attentat à la voiture piégée, le clan entre en état d'alerte et essaie de déterminer qui en est à l'origine, sous les yeux de l'adolescente. En salle le 30 octobre.
spoiler: "Le Royaume" est un beau focus sur la relation entre un père et sa fille sur fond d'affrontements entre clans corses. Il y a un petit côté roadtrip movie très agréable à l'écran à travers l'île de beauté. Les dialogues entre père et fille sont très beaux et touchants. J'ai particulièrement aimé que le réalisateur nous place immédiatement du côté du clan corse, comme si nous étions nous-mêmes nés et élevés dans cet environnement de fraternité et d'hostilité. Le film pose intelligemment un suspense jusqu'à la fin où la trahison est révélée, brutale et froide. J'ai un petit souci avec le jeu de l'actrice principale qui m'a semblé assez exagéré et pas vraiment crédible sur certaines scènes.
Le pire film que j'ai vu de l'année, voir de ma vie. Je n'ai rien ressentis, aucune émotion, aucune empathie, rien. Je ne comprends pas l'engouement du public et de la presse. Je n'ai d'ailleurs pas tout compris à cause de l'accent corse, des sous-titres auraient été appréciés au cinéma. Le film est d'une lenteur... j'ai hésité plusieurs fois à quitter la salle. Il ne se passe pas grand chose, on y voit seulement une relation père-fille et une histoire de mafia en Corse. Fuyez!
Totalement surestimé par la critique, interprètes très décevants, des amateurs sans aucune épaisseur, le film est très lent, le scénario aurait pu donner plus de solidité à une histoire certainement intéressante mais qui en réalité ne fait que glorifier des assassins en leur attribuant un côté romantique assez déplaisant. La fin du film est malheureusement d’une banalité déroutante
mérite même 6 . un jeu d'acteurs incroyables, une histoire poignante. Une atmosphère particulière qui doit tout à la mise en scène et aux acteurs. La révélation d'une toute jeune actrice de 15 ans qui a le talent d'une Anne Parillaud dans Nikita pour ceux•celles qui ont la référence. Un grand moment de cinéma.
Ce film très mal écrit et très lent semble légitimer la violence et les meurtres. La violence appelle la violence et c'est sans fin avec toute sa douleur et sa souffrance. Le réalisateur aurait dû faire un documentaire et non un film.