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Ivedrines
1 critique
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5,0
Publiée le 18 novembre 2024
Le Royaume est un premier film très singulier , bouleversant, sensoriel et magnifiquement interprété. Au delà du portrait d’un clan, la relation père-fille est traitée avec beaucoup de pudeur et de tendresse. Des moments de grâce absolue. Allez y absolument !
Quel magnifique film Ouahouuuuu, je suis touchée 懶 Un immense bravo à toute l’équipe Vous nous avez transporté, ému, c’est incroyable… Vraiment merci, pour ce partage, ces émotions, cette histoire, merci à vous les acteurs, producteurs et tous ceux qui ont contribué à la réalisation de ce chef d’œuvre
Malgré la note moyenne qui est dans les sommets, je m’apprête à être beaucoup, mais alors beaucoup, plus sévère que ces critiques dithyrambiques. Il faut croire que toute la Corse s’est donné rendez-vous pour bien noter ! Poignant et puissant qu’ils disent. Non, ce film n’est pas bon. Pour commencer, l’image n’est pas de qualité cinématographique. Ça doit être pour donner un petit air ancien années 1970. Il y a encore des cabines téléphoniques à pièces, ça doit donc être ça. Le scénario ensuite : certes une relation père / fille pleine de tendresse, d’attention. Assez classique et attendu finalement. Particularité, le père est un militant nationaliste ( ?) corse reclus dans le maquis pour échapper aux assauts autant de la gendarmerie (assez peu) que surtout les membres (mafieux ?) des autres clans. Et de préparer aussi de son repaire une vengeance. Au final, il y a beaucoup de crimes de sang. Mais un manque cruel de développements sur une histoire policière, politique, militante, sociale, familiale, ou autre. Les registres pouvaient ne pas manquer. J’ignore lequel aura été choisi. Un indice qui ne trompe pas : quand des spectateurs quittent les rangs avant la fin, c’est que ce n’est pas bon ! Voilà qui est dit. Et la fille à son papa, une quinzaine d’années, mais une élocution de toute petite fille. Avec l’accent en prime : « un kaafait » (café) si vous voyez ce que je veux transcrire. Une sonorité qui peut rendre difficile à nos oreilles la perception des dialogues.
À travers les yeux de Lesia, Le Royaume nous plonge dans une guerre des clans en Corse.
Par son travail esthétique, Julien Colonna fait ressentir la Corse des années 90. La vie rurale et ses petits villages du maquis a une place prépondérante. Le choix de faire appel à des acteurs non-professionnels Corse permet d'augmenter cet aspect immersion.
Au milieu de ce monde qui la dépasse, cette jeune adolescente veut uniquement profiter du temps qu'elle a avec son père. Malgré l'adversité devant eux, ils vont continuer de tisser ce lien. C'est donc aussi un film très intime, car nous sommes dans leur "royaume", là où personne n'est censé les atteindre.
Malgré tout, la violence extérieure fait toujours irruption. Elle se ressent plus qu'elle ne se voit, mais impact tout autant. Plus les pertes s'accumulent, plus on voit l'innocence de Lesia qui s'envole. Entre ses rires d'adolescents, sa prise de conscience du danger, et les larmes du deuil, Ghjuvanna Benedetti impressionne pour son premier rôle au cinéma.
C'est d'ailleurs comme un point culminant qu'il faudra attendre les dernières scènes pour voir du sang à proprement parler. Le symbole d'une violence qui malgré tout l'amour d'un père et d'une fille ne peut s'empêcher de couler.
Le destin de truands toujours aux aguets rend l'empathie un peu difficile sur les difficultés de leur vie familiale mais le sujet est plutôt traité avec réalisme et justesse, mais on regrettera c'est bien dommage des longueurs et lourdeurs bien pesantes.
La névrose Corse ou méditerranéenne dans toute sa splendeur, la vengeance attire la vengeance dans des boucles ss fin. La fille du chef de clan, aurait pu nous donner une lueur d'espoir, et non, elle adhère à la folie machiste. Tout est sinistre, excepté la CORSE elle-même, île sublime de beauté.
Déçu par le film ; je n'ai pas été embarqué par le scénario, des lenteurs, acteurs pas souvent convaincants ; je ne suis pas corse, c'est peut-être pourquoi je n'ai pas adhéré ; j'aurais aimé avoir plus de beaux paysages corses même si ce n'est pas l'objet du film.
Une grande force se dégage du regard de cette adolescente qui a tout compris de la vie de son père. Film d’une très grande intensité. Un bémol: pourquoi tant de cymbalisation alors qu’il n’y a pas de cigales en Corse?
J ai bien aimé. Je pensais à une histoire vraie mais c’est tiré d une histoire vécue par le réalisateur. L histoire du père et de la fille est émouvante et pour une fois ce n’est pas une comédie qui se passe en Corse.
Un film à la belle esthétique, avec une superbe lumière méditerranéenne qui sublime la jeune femme qui tient le rôle principal en prenant part d'abord à contre-coeur, puis de plus en plus volontairement, à la cavale de son père. Une belle représentation d'amour filial, perceptible à tous moments sans que rien n'ait besoin d'être fait pour l'expliquer. Le contexte pesant de guerre de gangs permet surtout d'intensifier cet amour face à une fatalité insurmontable.