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PrisonnierDuDessert
2 abonnés
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4,5
Publiée le 17 novembre 2024
Le Royaume, premier long-métrage de Julien Colonna, s’impose comme une œuvre à la croisée des genres, alliant vendetta mafieuse et drame intime, violence héritée d’un monde archaïque et liens complexes unissant un père à sa fille. Inspiré par l’histoire personnelle de son réalisateur, dont le père (Jéan-Jé Colonna) appartenait au milieu corse, le film trouve un équilibre fragile entre réalisme brut et fable méditative. Le traitement de la violence est particulièrement sobre, sec, intérieur. Plutôt que de multiplier les scènes sanglantes, Colonna mise sur la suggestion, capturant la peur et la tension à travers des silences, des regards, des errances dans la beauté brute du paysage. Le film s’ouvre sur une scène de chasse, quasi rituelle, baignée d’une atmosphère dense et viscérale, liant père et fille dans un cérémonial où vie et mort se répondent. La séquence, admirablement mise en scène, annonce la tonalité du film : un mélange d’intensité sensorielle et de tension dramatique. Le récit, construit autour de la traque d’un clan mafieux, se distingue par sa manière de détourner les clichés. Loin de glorifier la vendetta ou de sombrer dans un folklore insulaire caricatural, Colonna choisit un prisme sensible : celui de Lesia, une adolescente confrontée à la complexité des actes de son père. Cette projection dans un univers mafieux qu’elle ne comprend qu’à demi-mots, donne au récit une teinte onirique, quasi initiatique, Lesia apparaissant comme une Alice perdue dans un maquis labyrinthique. Lors des rares moments qu’ils peuvent passer ensemble, Pierre-Paul, figure paternelle rongée par ses choix passés, tente de transmettre à sa fille des fragments d’humanité et d’amour dans un contexte où tout semble voué à la destruction. Une scène particulièrement marquante montre le père confiant à sa fille le secret de sa vendetta : un héritage de haine et de violence qu’il mêle au royaume de l'amour infini. Ce moment, suspendu entre tendresse et fatalité, est une réflexion poignante sur l’héritage, le poids des choix, et la possibilité d’échapper à un destin tracé d’avance.
Film qui relate merveilleusement bien la guerre des clans dans les années 90 . La relation. entre un père et sa fille dans le contexte de cette époque est magnifique . Que cette lycéenne légère et amoureuse finira par être intégrée dans ce clan si fermé . À noter que le jeu de l’actrice peut gêner par moments .
Un mauvais film mal joué, mal filmé, un thème qui effleure la vie d une famille empêtré dans une vendetta improbable absolument pas crédible, des longueurs interminables inutiles. FUYEZ !!!!
C est un film raté! Les acteurs n en sont pas, c est très mal joué ils n arrivent pas à être dans les personnages, on n en comprend pas la logique c est une vague illusion au déclin d une famille corse pris dans une vendetta loufoque, il y a des inepties, c' est mal filmé, avec des longueurs et des lenteurs aussi inutiles qu'epuisantes. Une envie de quitter la séance au bout de 30mn. A EVITER VIGOUREUSEMENT
Avec « Borgo », « A son image », « Le Royaume », décidément le terrorisme corse inspire les réalisateurs. Les deux premiers films étaient très bons et « Le Royaume » est exceptionnel. Les acteurs jouent d’une façon incroyablement juste, le scénario est plus que solide, on assiste à l’éclosion de l’amour d’une jeune fille pour son père, ce film est à la fois effrayant de violence et magnifique d’amour.
Bon film ! On plonge grâce aux images , à la langue , à l accent, dans la culture corse . Les plans sont splendides, l’intrigue haletante . Bon rythme . Le cycle de la violence est ce que l’on retient au final …
J’ai eu la chance de le voir en avant première. L’intrigue est bien ficelée. Les acteurs sont excellents. L’actrice est incroyable. Ce n’est pas surjoué. Un film très psychologique aussi sur la relation père/fille. Très émouvant. J’y suis retournée une deuxième fois le voir et j’ai eu autant d’émotions. Bravo à Julien Colonna pour un premier film juste époustouflant.
Je suis éberluée par l’enthousiasme que déclenche ce film qui est violent et confus. Le héros est un criminel qui aime sa fille. Illustration des effets désastreux des vendettas, spécialités corses(?), mais il n’y a pas de condamnation … j’ai trouvé le temps long et me suis ennuyée malgré l’énergie dépensée par les acteurs.
Film qui m'avait beaucoup marqué au Festival de Cannes avec dans le rôle du père un acteur amateur, berger corse dans le civil. Tout dans ce film est juste et touche à l'universel. Sur un sujet clivant et des personnes qu'on pourrait ne pas trouver attachantes on est au cœur de l'humain dans un contexte chaotique et politique. Vraiment foncez y
J’ai du mal à comprendre les critiques ultra positives sur ce film que j’ai trouvé très inégal. Une première partie soporifique, dénuée de rythme, d’intérêt et d’émotion. Une 2ème plus à son avantage ou là relation père fille prend enfin de la hauteur et la dramaturgie s’installe enfin. Pour se conclure malheureusement de manière très prévisible. Rien de dingue sur le plan de la réalisation. Décevant.
Présenté à Cannes, Julien Colonna signe, avec ce premier long-métrage, une œuvre d'une grande maîtrise, âpre et touchante, à l'intérieur de laquelle l'amour qui unit une fille et son père est inévitablement impacté par la spirale de violence dans laquelle s'est plongé ce dernier.
Co-écrit avec Jeanne Herry, le film trouve soigneusement son équilibre entre drame et thriller, entre sentiments intimes et règlements de compte, entre espoir et fatalisme.
Filmé à hauteur d'adolescente, il n'y a point d'héroïsme dans cette vision du grand banditisme, juste des êtres faisant ce qu'ils ont à faire, parce qu'ils ne peuvent pas faire autrement, parce qu'il n'y a qu'une issue possible dans ce milieu une fois qu'on y met les pieds et si l'on veut (sur)vivre.
Et à l'intérieur de cet engrenage grandissant, faisant monter progressivement la tension autour de nos protagonistes, les forçant à toujours devoir regarder par-dessus leur épaule, il y a ces moments de vie partagés entre un père et sa fille (mention spéciale à ce monologue tragique et débordant de tendresse lors d'une soirée festive). Un père qui doit payer les conséquences de sa vengeance, tout en tentant de protéger à tout prix sa fille, victime collatérale de ses actes.
Incarné par un duo authentique et en osmose totale (Ghjuvanna Benedetti et Saveriu Santucci), une œuvre forte sur les liens du sang face aux bains de sang, où la peur peut garder en vie, et où l'héritage de l'amour devient violence.
Et un premier film que je ne peux que vous recommander de découvrir en salle. 7,5-8/10.
Un film remarquable, à la fois réaliste et puissant. On s’éloigne radicalement des stéréotypes habituels des films sur les voyous corses, souvent exagérés et truffés de clichés. Ici, pas de caricatures, ni de paysages de carte postale avec des cochons en arrière-plan comme décor. C’est une œuvre profondément ancrée dans la réalité insulaire, un drame poignant qui touche à l’âme.
spoiler: Ce film offre une véritable leçon de vie, en particulier pour les jeunes qui idéalisent une vie de délinquance, croyant à tort qu’elle mène au bonheur. L’utilisation majoritaire de la langue corse dans les dialogues renforce l’authenticité et l’impact de l’histoire, immergeant le spectateur dans une Corse vraie et brute.
Un chef-d’œuvre à voir absolument, qui marque autant par sa justesse que par son émotion.”**