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Excellent film mais selon moi il n'est pas du niveau du précédent opus ; le scénario tourne quelque peu en rond mais l'ambiance gothique romantique est toujours là, et le casting est toujours top.
Débutant par un prologue peu subtil permettant de reprendre à la fin du premier opus, cette suite manque d'originalité et de pertinence: même si l'humanité du monstre est mise en valeur, renforçant l'empathie déjà présente dans Frankenstein, ce récit fantastique se distingue par son mélange générique hétérogène, du comique lourdaud de l'agaçante hystérique au jeu caricatural du docteur Prétorius en passant par le drame et l'horrifique - dont les effets se calquent sur son prédécesseur, quitte à reprendre quasiment les mêmes scènes, faisant perdre de sa force à la narration malgré son efficace mise en scène, d'autant que la fiancée n'apparaît que dans l'ultime séquence. Un projet manifestement commercial: décevant!
Suite parue quatre années après l’œuvre originelle, La Fiancée De Frankenstein, toujours réalisé par James Whale, est un très bon long-métrage, supérieur à son modèle. L'histoire nous fait suivre la créature de Frankenstein qui est parvenue à sortir indemne de l'incendie du moulin. Seulement, il se fait capturer par des paysans, mais il parvient à s'enfuir en semant la terreur autour de lui. Pendant ce temps, son créateur reçoit la visite du docteur Pretorius qui lui propose de créer une femme de la même façon qu'a été crée le monstre. Réticent, Frankenstein va se voir contraint par la force d'accepter de mener à bien l'expérience pour la seconde fois. Ce scénario s'avère prenant à visionner pendant toute sa durée d'une heure et quart, malgré un prologue un peu étrange tentant de raccrocher les wagons et de justifier cette suite. L'intrigue nous embarque ensuite dans un récit jouant la carte de la continuité en reprenant la narration là où son aîné s'était arrêté. La grande force de cette deuxième itération provient de sa capacité à davantage humaniser sa créature qui apprend petit à petit à se comporter de façon moins sauvage, allant jusqu'à se mettre à parler. Cette approche est vraiment intéressante et donne lieu à des scènes d'apprentissages aussi pathétiques qu'amusantes. Surtout, on le voit beaucoup plus, ce qui est plaisant puisque tout le concept repose autour de sa personne. Le dernier acte est pour sa part une sorte de redite avec l'expérience en elle-même afin de donner vie à une femme qu'on verra au final très peu. L'ambiance est elle réussie. L'ensemble est porté par des personnages appréciables. Des rôles interprétés par une distribution comprenant quatre comédiens déjà présents dans le premier volet que sont Colin Clive, Dwight Frye, Reginald Barlow et surtout Boris Karloff qui incarne un monstre pour qui l'on ressent toujours autant, voir même plus d'empathie. Il sont entourés par de nouveaux visages joués par Ernest Thesiger, Valerie Hobson, Elsa Lanchester, Gavin Gordon, Douglas Walton, Una O'Connor, . Clive ou encore Lucien Prival. Tous ces individus entretiennent des rapports de force procurant quelques petites émotions. Des échanges soutenus par des dialogues bien écrits. Sur la forme, la réalisation du cinéaste britannique est encore plus qualitative que celle du premier volet. Sa mise en scène est tout bonnement parfaitement maîtrisée et évolue au sein de superbes décors. Le noir et blanc est lui magnifié par une photographie léchée et des éclairages soignés, alors que le maquillage de la créature est toujours aussi réussi. Ce visuel remarquable est accompagné par une bande originale très discrète dont les compositions se font rares, mais sont de bonne facture lorsqu'elles veulent bien se faire entendre. Reste une fin abrupte mais satisfaisante venant ainsi mettre un terme à La Fiancée De Frankenstein qui, en conclusion, est une œuvre méritant grandement d'être admirée.
« La fiancée de Frankenstein » est la suite directe de « Frankenstein » sortie en 1931. James Whale, toujours aux commandes, remet en scène sa bête pour l’humaniser à souhait. Finalement, on avait bien compris que si Frankenstein était méchant c’était parce que les autres le considéraient ainsi. Obligé de sa cacher chez un aveugle qui l’accueille à bras ouvert, leur relation créée une ambiguïté et un questionnement sur l’acceptation de l’autre. Mais nous sommes en 1935 et il faut se ranger auprès de la majorité. Une femme va être créé et ce sera la « La fiancée de Frankenstein ». Ce second volet est le cas rare ou une suite surpasse son aîné. L’épisode n’est plus un simple film d’horreur, mais un véritable thriller psychologique sur le rejet de la différence. Une œuvre forte qui ouvre la réflexion de la lumière et des ténèbres. Est-ce que tout est bien ou mal, ou peut-il résider une lueur de blanc dans le noir ?
D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
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Cas rare dans l’histoire du cinéma d’une suite surpassant le film initial (des situations que l'on trouve généralement que dans le cadre de trilogies), La fiancée de Frankenstein est le premier des films fantastiques produit par la Universal a ne pas être directement adapté d’un des romans de la vague gothique, une originalité compensée par l’ingéniosité avec laquelle la scène d’ouverture imagine le film comme un récit directement narré par Mary Shelley, auteure de Frankenstein, à son contemporain Lord Byron. La poésie dramatique de ce scénario vient de la façon dont il apporte au personnage interprété par Boris Karloff davantage d’humanité en lui faisant apprendre à parler et en lui donnant envie de se trouver quelqu’un qui le comprenne. Le rôle-titre est en fait une dualité assez troublante (qui a pour beaucoup participé à la confusion entre le scientifique et le monstre), celui de donner à la fois une fiancée au docteur Henry Frankenstein et de créer un alter-égo féminin à sa créature, un personnage qui, même s’il n’apparaitra que dans les dernières minutes du film, restera une figure mythique grâce notamment à sa coupe de cheveux inspirée des gravures de Néfertiti.
Je ne vais pas y aller par Quatre Chemins: j’adore ! Je trouve que ces vieux films d’horreur Universal ont pris aujourd’hui une dimension poétique extraordinaire. Signe d’une grand œuvre elle réussi à traverser le temps et toucher son spectateur plus de 80 ans après sa sortie. J’admire vraiment là qualités de scènes « extérieures » qui ont un cachet inimitable d’étrangeté réelle. Et puis certains passages sont passés à la postérité comme le celebrissime « She ´ Alive »! Les acteurs n’ont pour l’ensemble pas le côté trop théâtral que l’on retrouve souvent dans les très vieux films. C’est un train fantôme d’une grande qualité: cela ne fait pas peur mais c’est captivant.
La suite directe du "Frankenstein" de 1931, et toujours réalisée par James Whale.
"La fiancée de Frankenstein", avec son scénario loin d'être déplaisant et ses décors toujours aussi réussis, continuera de nous entraîner dans cette expérience de résurrection, et viendra également nous surprendre par la qualité de ses effets-spéciaux (notamment les personnages rétrécis sous cloches). Désormais, la créature s'apprête à ne plus être seule et à partager sa condition avec sa nouvelle fiancée créée par le Dr. Frankenstein et son nouvel acolyte, le Dr. Pretorius.
"La fiancée de Frankenstein", avec son scénario loin d'être déplaisant et ses décors toujours aussi réussis, continuera de nous entraîner dans cette expérience de résurrection, et viendra également nous surprendre par la qualité de ses effets-spéciaux (notamment les personnages rétrécis sous cloches). Désormais, la créature s'apprête à ne plus être seule et à partager sa condition avec sa nouvelle fiancée créée par le Dr. Frankenstein et son nouvel acolyte, le Dr. Pretorius.
La Fiancée de Frankenstein est la suite directe du Frankenstein sorti 4 ans auparavant et toujours réalisé par James Whale. J'ai trouvé le film un peu moins bon que son prédécesseur malgré les bonnes intentions évidentes. Il y a des scènes très touchantes dans ce film et Boris Karloff est toujours aussi irréprochable dans le rôle de la créature. En revanche, j'ai trouvé dommage que la fiancée
spoiler:
n'apparaisse que 5 minutes à la fin
. En effet, j'aurais préféré spoiler: la voir un peu plus et qu'elle est plus d’interaction avec Karloff
. Néanmoins, le film reste un classique du genre et reste sympathique à regarder.
. En effet, j'aurais préféré spoiler: la voir un peu plus et qu'elle est plus d’interaction avec Karloff
. Néanmoins, le film reste un classique du genre et reste sympathique à regarder.
4 ans après la sortie de Frankenstein, une suite voit le jour et en seulement 4 ans, on remarque que le cinéma a drastiquement évolué. Rien que dans son rythme, le film est meilleur et pas seulement sur cette aspect : Que cela soit la réalisation, beaucoup plus maîtrisé, avec des vrais démonstrations comme la création de la Fiancée. Pour l'époque c'est vraiment impeccable. Mais également, son histoire est beaucoup plus intéressante car elle se veut humaine. Le personnage du Monstre est beaucoup plus empathique par les alchimie créées comme avec l'aveugle. On sent une sincérité et cela confronte au vrai message du film : la solitude.
Vraiment impressionnant l'évolution entre les 2 films et de plus, c'est vachement plaisant !
Vraiment impressionnant l'évolution entre les 2 films et de plus, c'est vachement plaisant !
Je vais vraiment finir par être frustré. Troisième Whale que je vois et troisième film qui me laisse encore sur ma faim malgré d’indéniables qualités, principalement d’ordre visuel. Je vais encore une fois avoir l’impression de répéter ce que j’ai bien pu dire sur les précédents films que j’ai pu voir du réalisateur. Plastiquement parlant, c’est juste irréprochable. La qualité de la photographie est d’abord à louer avec ce Noir et Blanc particulièrement léché qui fait vraiment plaisir à la rétine. Et la mise en scène n’est pas en reste avec de beaux mouvements de caméra très fluides et une mystification du monstre bien foutue. Et l’ambiance d’ensemble est également appréciable, apporte un cachet au film.
Mais, et ce sera le même « mais » que pour le premier volet, le film est bien trop court pour développer ses thématiques qui sont pourtant très intéressantes. D’autant plus que sur sa petite durée (1h10), le film perd tout de même du temps avec des séquences inutiles. L’introduction avec le personnage de Mary Shelley qui s’apprête à conter la suite de Frankenstein est très superflue par exemple, ça n’apporte rien. Et quelques tournures du scénario sont assez idiotes, je pense notamment à la « résurrection » du personnage principal au début. J’ai eu du mal à croire entièrement en l’histoire malgré les quelques bonnes idées qu’elle développe. C’est surtout le développement accordé à la créature apprenant à utiliser la parole qui apporte une nouvelle dimension au film. Ces bribes d’humanité restantes rendent finalement ce monstre touchant car on sent qu’il y a quelque chose qui renaît, quelque chose qui pouvait être bon. C’est aussi là que le film brille, grâce à l’ambiguïté et l’ambivalence de son monstre qui le rend imprévisible mais pour lequel on peut finalement ressentir une certaine empathie.
L’écriture générale est toutefois un peu bâclée, que ce soit au niveau de l’intrigue ou encore des personnages. Certains protagonistes étaient déjà inutiles dans le premier volet. Mais ici non seulement il y en a des inutiles, incarnés par des acteurs pas tops, et ils sont insupportables par-dessus le marché. Enfin surtout une en particulier. Et je me tourne bien évidemment vers cette vieille bique à la voix stridente qui surjouait déjà comme une truie à l’abattoir dans l’Homme invisible. Mais c’est juste pas possible, je n’attendais qu’une chose, que le monstre lui arrache la tête. Mais non, même quand il en a eu l’opportunité il ne l’a pas fait ! Blaireau ! C’est à se demander si Whale accordait vraiment de l’importance à ses personnages pour donner autant de temps à l’image à une crécelle pareille. Vraiment énervant, d’autant plus que ça n’apporte rien. Peut-être une touche d’humour en plus. Personnellement, ça m’a surtout donné envie de me tailler les veines.
Me voici donc une nouvelle fois un peu déçu d’un Whale malgré toutes les bases narratives prometteuses et cet aspect visuel très soigné qui dégage un charme fou. Dommage que le même soin n’ait pas été accordé au scénario et à l’écriture en règle générale. La fin est également un peu expédiée et manque finalement d’impact du fait de la vitesse à laquelle le film se conclut. Après j’ai apprécié La Fiancée de Frankenstein car ses qualités prennent quand même le pas sur ses défauts, mais ceux-ci laissent un arrière-goût amer. Et la nouvelle dimension accordée au monstre s’avère tout de même plutôt bouleversante. Toute la séquence avec l’aveugle est notamment très touchante, pleine d’humanité. Dommage donc que les quelques points négatifs soient si visibles (et parfois si audibles).
Mais, et ce sera le même « mais » que pour le premier volet, le film est bien trop court pour développer ses thématiques qui sont pourtant très intéressantes. D’autant plus que sur sa petite durée (1h10), le film perd tout de même du temps avec des séquences inutiles. L’introduction avec le personnage de Mary Shelley qui s’apprête à conter la suite de Frankenstein est très superflue par exemple, ça n’apporte rien. Et quelques tournures du scénario sont assez idiotes, je pense notamment à la « résurrection » du personnage principal au début. J’ai eu du mal à croire entièrement en l’histoire malgré les quelques bonnes idées qu’elle développe. C’est surtout le développement accordé à la créature apprenant à utiliser la parole qui apporte une nouvelle dimension au film. Ces bribes d’humanité restantes rendent finalement ce monstre touchant car on sent qu’il y a quelque chose qui renaît, quelque chose qui pouvait être bon. C’est aussi là que le film brille, grâce à l’ambiguïté et l’ambivalence de son monstre qui le rend imprévisible mais pour lequel on peut finalement ressentir une certaine empathie.
L’écriture générale est toutefois un peu bâclée, que ce soit au niveau de l’intrigue ou encore des personnages. Certains protagonistes étaient déjà inutiles dans le premier volet. Mais ici non seulement il y en a des inutiles, incarnés par des acteurs pas tops, et ils sont insupportables par-dessus le marché. Enfin surtout une en particulier. Et je me tourne bien évidemment vers cette vieille bique à la voix stridente qui surjouait déjà comme une truie à l’abattoir dans l’Homme invisible. Mais c’est juste pas possible, je n’attendais qu’une chose, que le monstre lui arrache la tête. Mais non, même quand il en a eu l’opportunité il ne l’a pas fait ! Blaireau ! C’est à se demander si Whale accordait vraiment de l’importance à ses personnages pour donner autant de temps à l’image à une crécelle pareille. Vraiment énervant, d’autant plus que ça n’apporte rien. Peut-être une touche d’humour en plus. Personnellement, ça m’a surtout donné envie de me tailler les veines.
Me voici donc une nouvelle fois un peu déçu d’un Whale malgré toutes les bases narratives prometteuses et cet aspect visuel très soigné qui dégage un charme fou. Dommage que le même soin n’ait pas été accordé au scénario et à l’écriture en règle générale. La fin est également un peu expédiée et manque finalement d’impact du fait de la vitesse à laquelle le film se conclut. Après j’ai apprécié La Fiancée de Frankenstein car ses qualités prennent quand même le pas sur ses défauts, mais ceux-ci laissent un arrière-goût amer. Et la nouvelle dimension accordée au monstre s’avère tout de même plutôt bouleversante. Toute la séquence avec l’aveugle est notamment très touchante, pleine d’humanité. Dommage donc que les quelques points négatifs soient si visibles (et parfois si audibles).
Suite directe de "Frankenstein", le film reprend là où s'était achevé le précédent opus. On pourrait presque regarder ces deux films d'une traite et l'on aurait l'impression de voir un seul long-métrage.
À ceci près que cette suite est un peu moins intéressante.
Attention, la réalisation est toujours très belle avec sa maîtrise du noir et blanc et de la lumière mais, par exemple, j'ai trouvé les décors moins impressionnants.
De même, le scénario tourne pas mal en rond. J'ai été moins intéressé par celui-ci.
Heureusement, Boris Karloff insuffle une humanité au personnage qu'il avait jusque là seulement esquissé. La créature commence à ressentir des émotions fortes et tente de les maîtriser. Il fait également preuve d'une conscience de soi dans cet opus.
C'est le principal intérêt de cette suite : l'évolution psychologique de la créature.
À ceci près que cette suite est un peu moins intéressante.
Attention, la réalisation est toujours très belle avec sa maîtrise du noir et blanc et de la lumière mais, par exemple, j'ai trouvé les décors moins impressionnants.
De même, le scénario tourne pas mal en rond. J'ai été moins intéressé par celui-ci.
Heureusement, Boris Karloff insuffle une humanité au personnage qu'il avait jusque là seulement esquissé. La créature commence à ressentir des émotions fortes et tente de les maîtriser. Il fait également preuve d'une conscience de soi dans cet opus.
C'est le principal intérêt de cette suite : l'évolution psychologique de la créature.
Ce film se présente comme la suite de "Frankenstein", je le trouve un cran au dessus. Le film est plus poétique, forcément avec ces scènes entre Frankenstein et sa belle, et bien sur avec la scène de l’ermite aveugle. Et le film continue de nous poser la question, qui est le monstre? Encore une leçon sur le racisme.
Suite du film "le monstre de Frankenstein", il commence sur la scène finale qui voit le feu mis à un moulin enfermant le monstre. Ce dernier s'en sortira, et grâce aux expériences de son créateur aidé d'un de ses anciens mentors, se verra "créer" une femme à son image.
Classique du film fantastique, avec des répliques cultes ("she's alive, alive.."), ce film se regarde encore maintenant et prouve même qu'en 1935 les décors, le maquillage et les SF étaient déjà très bien faits.
L'histoire se suit sans ennuie même si en étant honnête la grande prestation de Boris Karloff ferait presque un peu sourire. Mais son personnage est tellement culte!
Au final, une œuvre à redécouvrir pour tout fan de fantastique.
Film culte!
Classique du film fantastique, avec des répliques cultes ("she's alive, alive.."), ce film se regarde encore maintenant et prouve même qu'en 1935 les décors, le maquillage et les SF étaient déjà très bien faits.
L'histoire se suit sans ennuie même si en étant honnête la grande prestation de Boris Karloff ferait presque un peu sourire. Mais son personnage est tellement culte!
Au final, une œuvre à redécouvrir pour tout fan de fantastique.
Film culte!
Vu très jeune, revu cette semaine. C'est bien de développer sa culture cinématographique pour revenir ensuite aux vieux classiques. Cela permet de se rendre compte à quel point le spectateur d'aujourd'hui est décérébré et à côté de la plaque lorsqu'il emploie l'expression : "les films rétros".
Non mesdames messieurs, les plus vieux ne sont de loin pas les plus passables. La preuve éclatante dans La fiancée de Frankenstein. Mais pour y discerner le génie, encore faut t'il avoir un esprit ouvert et inspiré.
Non mesdames messieurs, les plus vieux ne sont de loin pas les plus passables. La preuve éclatante dans La fiancée de Frankenstein. Mais pour y discerner le génie, encore faut t'il avoir un esprit ouvert et inspiré.
Non, la créature de Frankenstein n'est pas morte dans l'incendie du moulin mais elle est bel et bien vivante, errant toujours dans la nature à la recherche de quelqu'un qui pourra le comprendre, au-delà de ses grognements et de sa laideur. Cette suite est juste un prétexte pour le studio de se faire encore plus d'argent mais elle n'en reste pas moins réussie et meilleure que l'originale, confrontant le docteur Frankenstein à un collègue encore plus fou et plus dangereux, prêt à tout pour renouveler l'expérience tandis que la créature s'humanise en rencontrant un vieil aveugle qui lui apprend à distinguer le bien du mal et l'aide à se faire comprendre. Les scènes avec l'aveugle sont d'ailleurs les plus belles du film, touchantes grâce au jeu de Boris Karloff qui émet quantité d'émotions à partir de simples grognements. Mais les confrontations de Frankenstein avec Prétorius sont aussi réussies, grâce à un superbe travail d'éclairage et au jeu un peu outré des acteurs. Ajoutez à ça de magnifiques décors de studio au charme fou et un scénario bien écrit et "La Fiancée de Frankenstein" ne démérite pas ses éloges.
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