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Souvent cité comme un chef d’œuvre du cinéma d’horreur classique et comme exemple de suite supérieure à son prédécesseur, j’avoue ne pas partager l’emballement des puristes pour "La fiancée de Frankenstein". Non pas que le film soit raté, loin de là mais je considère le premier opus comme bien supérieur. Tout d’abord, le Monstre de Frankenstein (toujours campé par l’excellent Boris Karloff) est, ici, moins impressionnant, d’une part, parce que l’effet de surprise a disparu et, d’autre part, parce que son interprète a un peu grossi, ce qui confère au personnage un aspect moins cadavérique et donc moins terrifiant. Heureusement, l’interprétation de Karloff est toujours aussi bouleversante d’humanité et de candeur, l’acteur confirmant qu’il reste, à ce jour, le meilleur interprète du rôle. J’ai, cependant, moins été gêné par ce léger problème d’apparence que par le film en lui-même. La faute en incombe essentiellement à l’obligation, pour les producteurs et le réalisateur James Whale, de faire mieux que "Frankenstein" qui avait considérablement, marqué les esprits. Le scénario est, ainsi, plus fourni avec une multiplication de sous-intrigues et des seconds rôles davantage mis en avant. Ainsi, outre la survie du Monstre et ses nouveaux malheurs, les scénaristes se sont intéressés aux doutes du Dr Frankenstein (Colin Clive, toujours aussi intense) quant à la poursuite de son œuvre, aux réactions des villageois face à la présence du Monstre (dont la monstrueusement cabotine Una O’Connor en horripilante gouvernante) ou encore aux intentions mystérieuses du Dr. Pretorius (théâtral mais amusant Ernest Thesiger). Paradoxalement, cette multiplication de sous-intrigues vient un peu éparpiller le récit et empêche le spectateur de se concentrer sur le Monstre, comme le faisait, avec une certaine majesté, le premier opus. Heureusement, le réalisateur peut compter sur la relation entre le Monstre et l’ermite aveugle (O.P. Heggie très bien) pour venir un peu compenser cette carence. Ce passage apporte, selon moi, toute sa valeur à cette suite. En effet, le Monstre, qui semblait condamné à la solitude, trouve, enfin, un ami qui va lui apprendre les plaisirs de la vie (boire, fumer…) mais également à parler. Contre toute attente, cette humanisation ne le rend pas moins effrayant et vient, définitivement, enfoncer le clou de la tragédie lors de leur douloureuse séparation. Cet arc scénaristique est, d’ailleurs, salvateur car la multiplication des sous-intrigues peinent à faire oublier que l’intrigue (et notamment le mode opératoire de la création de la Fiancée du titre) est sensiblement la même que celle du premier opus. Certes, le look de la fiancée de Frankenstein (jouée par Elsa Lanchester, devenue culte grâce à ce rôle de quelques minutes) est désormais un classique du genre (un de plus dans la galerie du maquilleur Jack Pierce) mais son intérêt reste mineur face au drame vécu par le Monstre, victime d’un créateur n’assumant pas sa création et rejeté de tous en raison de son apparence et de ses réactions. J’ai également trouvé que la mise en scène de James Whale, bien que toujours aussi travaillée (les jeux de lumière et les mouvements de caméra sont toujours aussi intéressants), était un peu plus artificielle ou, en tout cas, moins posée. Je reste, ainsi, dubitatif la justification du prologue mettant en scène l’auteur du roman d’origine, Mary Shelley (également jouée par Elsa Lanchester) ou encore sur l’intérêt des petites créations du Dr Pretorius, certes épatantes du point de vue des effets spéciaux de l’époque mais qui attentent à la crédibilité (toute relative, il est vrai) de l’intrigue. Ces scènes interdisent aux spectateurs d’imaginer que la création du être vivant à partir de cadavre est possible et viennent ancrer le récit dans la case fiction, alors que le premier opus était beaucoup plus ambigu sur ce point. Cette suite se veut donc moins sérieuse (comme le prouve la mise en avant du Dr Pretorius et ses folles ambitions) et emphatique… et c’est sans doute ce qui me fait préférer le premier épisode. Je serai moins dur sur certaines maladresses, inhérentes aux productions de l’époque, à commencer par le remplacement de la blonde Mae Clarke par la brune Valérie Hobson dans le rôle d’Elizabeth Frankenstein (sans explication sur ce changement de couleur) ou par la disparition inexpliquée de certains personnages du premier épisode (dont l’excellent Baron de Frankenstein ou le rival Henry Clerval). Enfin, la conclusion du film aurait pu (aurait dû) être plus dramatique, notamment pour le Dr Frankenstein et sa bien aimée, sauvés in extremis par le Monstre alors qu’il aurait été beaucoup plus cohérent qu’ils meurent dans l’explosion du laboratoire (et ce d’autant plus que cette scène avait été initialement prévu par le scénario). Bref, malgré les indéniables qualités de cette suite, je lui préfère définitivement "Frankenstein", plus cohérent dans son propos et dans sa forme.
Classique du fantastique et du cinéma américain des années 1930, réalisé par J.Whale produit par une compagnie de production faisant partie des minor (" universal" ) la fiancée de Frankenstein" est la suite du premier opus de la série de films réalisés à partir de Frankenstein" ( lui aussi filmé par J.Whale)
Le scénario trouve son principal intérêt en ce qu'il montre l'importance de l'humanité de caractère pour être un être humain véritable.
Les deux premiers tiers de " la fiancée..." sont pour moi les meilleurs moments, tandis qu'à mon goût, la fin faiblie ( peut-être) un peu.
L'amateur de cinéma du patrimoine ne manquera cet opus fameux ( même pour le spectateur qui n'est pas particulièrement attiré par le genre fantastique).
Il fut d'ailleurs en son temps présenté au cinéma de minuit par l'excellent et très sympathique Patrick Brion, ce qui témoigne de sa portée et de son importance.
Le scénario trouve son principal intérêt en ce qu'il montre l'importance de l'humanité de caractère pour être un être humain véritable.
Les deux premiers tiers de " la fiancée..." sont pour moi les meilleurs moments, tandis qu'à mon goût, la fin faiblie ( peut-être) un peu.
L'amateur de cinéma du patrimoine ne manquera cet opus fameux ( même pour le spectateur qui n'est pas particulièrement attiré par le genre fantastique).
Il fut d'ailleurs en son temps présenté au cinéma de minuit par l'excellent et très sympathique Patrick Brion, ce qui témoigne de sa portée et de son importance.
Aussi réussi que le premier (avec quelques touches d'humour en plus), Bride of Frankenstein reste un classique du cinéma d'horreur avec un Boris Karloff toujours très bon dans le rôle de la bête qui devient plus "humaine" dans cet opus. Le travail sur les décors et la lumière est très bien reconstitué et la naissance de la femme-monstre est devenue un grand moment de cinéma. Assurément à voir.
La Fiancée de Frankenstein reprend là où le premier film de 1931 s’était achevé, dans les cendres encore fumantes du moulin incendié. La Créature a survécu, et Whale nous le rappelle par des visuels saisissants
Ce second volet, pourtant, marque un tournant. La Créature n’est plus seulement une aberration de chair ; elle devient un être habité par le désespoir, victime non seulement de la science mais d’un destin tragique, échappant à la simple monstruosité pour s’humaniser. Elle grogne moins et commence à articuler des mots. Ce progrès émotionnel s'illumine lors de sa rencontre avec l'ermite, scène d’une rare beauté, où le monstre découvre l’empathie et la solitude partagée, nous offrant un des moments les plus touchants de l’histoire du cinéma.
Avec La Fiancée de Frankenstein, Whale nous mène de la terreur brute à une compassion inattendue, creusant un sillon tragique et presque romantique, où le monstre devient, paradoxalement, l’âme la plus humaine du film.
Ce second volet, pourtant, marque un tournant. La Créature n’est plus seulement une aberration de chair ; elle devient un être habité par le désespoir, victime non seulement de la science mais d’un destin tragique, échappant à la simple monstruosité pour s’humaniser. Elle grogne moins et commence à articuler des mots. Ce progrès émotionnel s'illumine lors de sa rencontre avec l'ermite, scène d’une rare beauté, où le monstre découvre l’empathie et la solitude partagée, nous offrant un des moments les plus touchants de l’histoire du cinéma.
Avec La Fiancée de Frankenstein, Whale nous mène de la terreur brute à une compassion inattendue, creusant un sillon tragique et presque romantique, où le monstre devient, paradoxalement, l’âme la plus humaine du film.
Le monstre n'est pas celui que l'on croit. Il s'agit de la suite de Frankenstein, sorti en 1931, du même réalisateur. Ce coup-ci, ce n'est pas une adaptation du roman de Mary Shelley mais une aventure spécialement écrite pour le film. D'ailleurs, il est plutôt drôle que l'introduction de ce film soit faite par le personnage de M. Shelley elle-même. Le film commence donc là où finit le premier. La créature survit à l'incendie et continue de terroriser malgré elle les villageois.
spoiler:
Le Dr Frankenstein renie se créature jusqu'au moment où sa fiancée est kidnappée par un étrange Dr Pretorius qui souhaite continuer les expérimentations de Frankenstein et donner vie à une deuxième créature qui pourrait être la fiancée du monstre.
On le voit bien, tout est confusion. Le monstre et l'humain, le mort et le vivant, le bien et le mal, l'auteur et l’œuvre. A l'image du titre du film, il y a un jeu constant autour des frontières et de l'identité des personnages. Bien sûr, en toile de fond, c'est un appel à la tolérance. L'histoire, plus qu'effrayante, est touchante car on assiste à la réalisation de la malédiction qui touche celui qui n'est pas bien né. Sa candeur en fait un enfant victime d'un monde pétri de préjugés. Sur la forme, c'est impressionnant. Les décors et les lumières sont saisissants (quels portraits!). Les effets spéciaux sont énormes (scène finale, scène des humains sous cloche). L’esthétique est très travaillée à l'image de cette fiancée au look de punkette gothique à la Nina Hagen. S'il y a quelques répétitions et maladresses dans le récit, le film reste d'une puissance explosive et d'une profondeur qu'on ne soupçonne pas de prime abord.
On le voit bien, tout est confusion. Le monstre et l'humain, le mort et le vivant, le bien et le mal, l'auteur et l’œuvre. A l'image du titre du film, il y a un jeu constant autour des frontières et de l'identité des personnages. Bien sûr, en toile de fond, c'est un appel à la tolérance. L'histoire, plus qu'effrayante, est touchante car on assiste à la réalisation de la malédiction qui touche celui qui n'est pas bien né. Sa candeur en fait un enfant victime d'un monde pétri de préjugés. Sur la forme, c'est impressionnant. Les décors et les lumières sont saisissants (quels portraits!). Les effets spéciaux sont énormes (scène finale, scène des humains sous cloche). L’esthétique est très travaillée à l'image de cette fiancée au look de punkette gothique à la Nina Hagen. S'il y a quelques répétitions et maladresses dans le récit, le film reste d'une puissance explosive et d'une profondeur qu'on ne soupçonne pas de prime abord.
Une réalisation qui fait avancer l’heure du décompte à rebours, tic tac toc mouvement de foule en colère après l’original chef-d’œuvre tragique en larme noyée de 1931. Une suite de l’intrigue anglo-germaine du Sir et Herr docteur Henry Frankenstein et sa création ont survécu, oups ce n’est pas finit puisqu’ils reviennent à encore intriguer. L’assistant est un cas psychologique, la bizarrerie de l’humanité philosophique dans ces manipulations marionnettes issue de magie noire. Le côté humain chez la chose qui commence à ressentir quelque part des traits humains, manger boire fumer sont les habitudes d’un créateur égocentrique. Le dernier carré est attendu pour le tapis rouge au titre du film qui prête à sourire, l’invité spéciale comme une demoiselle d’honneur fiancée préparant son mariage avec l’hybride monstruosité cadavérique. Très bien préparée la mise en scène minutieuse en une scène populaire « Black and White » de la génération télévisuelle geek, « She’s alive alive ! » est le refrain d’une chanson. Lady Mary Shelley, femme de lettres nobles s’était arrangé une union littéralement hideuse, c’est la loi conventionnelle au 19eme siècle. Le cinéma peut-être une œuvre d’art expressionniste à l’image de cette petite amie « Bride » Frankette, et aussi une peinture forestière impressionniste réussissant à s’échapper belle de la chasse à l’homme.
Si Frankenstein possédait un défaut, c'était celui d'être trop court : La Fiancée de Frankenstein est donc là pour compléter l'histoire. Réaliser une suite à un chef-d’œuvre est une chose peut aisée : on est quasiment sûr de faire moins bien. La Fiancée de Frankenstein réussit l'exploit de faire aussi bien si ce n'est mieux que le film original. James Whale adapte librement, pour cette suite, certaines séquences du roman original (
spoiler:
la créature pourchassée pour avoir sauvé quelqu'un de la noyade, l'apprentissage du langage auprès de l'aveugle...
) et développe l'idée de la création d'une fiancée ( spoiler: chose que renonce à faire Frankenstein dans le roman mais qu'il fait ici
). D'un point de vue narratif et technique, le niveau est toujours aussi élevé que le premier film et on peut même préférer ce second volet grâce à la volonté d'humaniser la créature de Frankenstein et à la liberté accordée à Whale liée à l'augmentation du budget. Ainsi, le réalisateur peut se permettre d'avoir des décors plus spectaculaires et surtout de bénéficier d'effets spéciaux encore plus impressionnants (les homoncules dû au grand créateur d'effets spéciaux John P. Fulton). En outre, Whale arrive à introduire plusieurs éléments comiques sans que cela soit néfaste au reste du film. De plus, il se permet de rappeler l'origine littéraire de l'histoire avec une introduction nous montrant le couple Shelley et Lord Byron. Enfin, cette introduction a l'intelligence de présenter un résumé du premier film, chose que font rarement les suites et qui empêchent parfois de pleinement comprendre le film si on ne se rappelle pas bien de l'original (Le Seigneur des anneaux en est un parfait exemple). Bref, La Fiancée de Frankenstein est et restera longtemps un modèle de cinéma fantastique.
) et développe l'idée de la création d'une fiancée ( spoiler: chose que renonce à faire Frankenstein dans le roman mais qu'il fait ici
). D'un point de vue narratif et technique, le niveau est toujours aussi élevé que le premier film et on peut même préférer ce second volet grâce à la volonté d'humaniser la créature de Frankenstein et à la liberté accordée à Whale liée à l'augmentation du budget. Ainsi, le réalisateur peut se permettre d'avoir des décors plus spectaculaires et surtout de bénéficier d'effets spéciaux encore plus impressionnants (les homoncules dû au grand créateur d'effets spéciaux John P. Fulton). En outre, Whale arrive à introduire plusieurs éléments comiques sans que cela soit néfaste au reste du film. De plus, il se permet de rappeler l'origine littéraire de l'histoire avec une introduction nous montrant le couple Shelley et Lord Byron. Enfin, cette introduction a l'intelligence de présenter un résumé du premier film, chose que font rarement les suites et qui empêchent parfois de pleinement comprendre le film si on ne se rappelle pas bien de l'original (Le Seigneur des anneaux en est un parfait exemple). Bref, La Fiancée de Frankenstein est et restera longtemps un modèle de cinéma fantastique.
Le film, qui a des allures grossières d'un Frankenstein-épisode 2, une fois qu'il se laisse regarder, est plutôt sympathique ; surtout grâce au personnage d'E.Thesiger.
Le premier film, même s'il contenait des très beaux passages puissamment intemporels, m'avait quelque peu ennuyé malgré sa courte durée. Cette suite se trimballe un réputation élogieuse, une des rares séquelles qui dépasse l'original, parait-il. Pour ma part les deux opus se valent, malheureusement, il n'y a rien de honteux évidemment, c'est juste un peu désuet dans son rythme, mais je note encore des passages franchement réussis et très baroques comme la naissance de la fiancée ou l'apprentissage de la vie par le monstre au contact d'un vieil Hermite aveugle. Si je devais résumé ce film, c'est une accumulation de bonnes idées et de séquences à la symbolique parfaitement digérée dans une dramaturgie traitée un peu par-dessus la jambe. Un film trop désincarné au regard de son sujet.
Suite direct de la précédente (et première) version de Frankenstein avec toujours James Whale derrière la caméra et le majestueux Boris Karloff grimé en monstre d’outre tombe.
Une suite tout aussi réussie, si ce n’est bien meilleur, car elle a le don de faire rire (par le biais de différents acteurs de second plan).
Drôle et pourtant très mystérieux, touchant et magnifique (notamment la rencontre entre le monstre et l’aveugle).
Au niveau des décors, une fois de plus ils se sont surpassés, quant à Karloff, il laisse à jamais son empreinte sur ce monstre si atypique.
Une suite tout aussi réussie, si ce n’est bien meilleur, car elle a le don de faire rire (par le biais de différents acteurs de second plan).
Drôle et pourtant très mystérieux, touchant et magnifique (notamment la rencontre entre le monstre et l’aveugle).
Au niveau des décors, une fois de plus ils se sont surpassés, quant à Karloff, il laisse à jamais son empreinte sur ce monstre si atypique.
Cette suite de "Frankenstein" encore une fois réalisée par James Whale et sortie en 1935 n'est franchement pas mal mais j'ai été assez déçu. Cette fois, l'histoire n'est pas adaptée d'un roman de Mary Shelley mais totalement originale et le monstre de Frankenstein ayant survécu à l'incendie à la fin du premier film, il veut une fiancée ou dans le meilleur des cas une amie. Considéré comme très bon film et même meilleur que le premier, je m'attendais donc à un très bon film mais au final, je ne l'ai trouvé que pas mal et surtout moins bon que le premier. Tout d'abord, ce qui m'a beaucoup déçu, c'est le fait que
spoiler:
l'on voit la fiancée à peine cinq minutes à la fin du film
alors que c'est tout de même le sujet, le titre et l'affiche du film et on ne se concentre donc pas assez sur ce personnage ou alors le film aurait du durer plus longtemps (ce qui je l’avoue aurait été plus compliqué à l'époque). On reprend donc directement à la suite du premier avec d'ailleurs quelques incohérences et ensuite, le scénario se focalise à la fois sur la créature et à la fois sur un autre médecin un peu dérangé qui créer des petites personnes pour les mettre dans des bocaux. Le ressort comique, désiré ou non, se fait donc beaucoup (trop ?) sentir dans ce film et on dirait même quelques fois une parodie et c'est d'ailleurs assez spécial car l'on peut passer du comique au sérieux sans réelle transition, ce qui rend le tout un peu foutoir et non réfléchie. D'ailleurs, l'introduction nous présentant Mary Shelley qui trouve l'inspiration est assez spéciale et se différencie déjà du premier avec un genre moins conventionnel. Ce qui est bien par contre et ce qui avait cruellement manqué dans le premier film, pourtant bien présent dans le roman de Shelley, c'est le fait de donner de l'humanité à la créature et d'introduire la notion de bien et de mal mais malheureusement, le tout a été assez mal introduit dans ce film avec encore une fois ce ressort comique plus ou moins voulu. Pour ce qui est de la réalisation, James Whale fait toujours du très bon travail, notamment dans le travail des plans qui dégagent pour certains tout le surnaturel nécessaire à la scène et la mise en scène qui est très théâtrale. Pour ce qui est du rythme, le film est là-dessus assez bancal car la première demie-heure est tout de même assez longue et l'enchaînement des scènes pas toujours évidentes mais la dernière partie du film est réellement sympa mais n'arrive malheureusement pas à remonter entièrement le film. Les effets spéciaux et maquillages sont quant à eux toujours aussi bien faits et réalistes et d'ailleurs le physique de la fiancée restera longtemps et même encore maintenant dans les mémoires, parodié de nombreuses fois. Au niveau des acteurs, nous retrouvons Boris Karloff, toujours aussi impressionnant dans le rôle du monstre et Colin Clive et puis nous avons Ernest Thesiger, Elsa Lanchester et Valerie Hobson qui jouent très bien. "La Fiancée de Frankenstein" est donc un film qui reste pas mal et surtout qu'il faut voir simplement par curiosité mais qui est moins bon que le premier.
alors que c'est tout de même le sujet, le titre et l'affiche du film et on ne se concentre donc pas assez sur ce personnage ou alors le film aurait du durer plus longtemps (ce qui je l’avoue aurait été plus compliqué à l'époque). On reprend donc directement à la suite du premier avec d'ailleurs quelques incohérences et ensuite, le scénario se focalise à la fois sur la créature et à la fois sur un autre médecin un peu dérangé qui créer des petites personnes pour les mettre dans des bocaux. Le ressort comique, désiré ou non, se fait donc beaucoup (trop ?) sentir dans ce film et on dirait même quelques fois une parodie et c'est d'ailleurs assez spécial car l'on peut passer du comique au sérieux sans réelle transition, ce qui rend le tout un peu foutoir et non réfléchie. D'ailleurs, l'introduction nous présentant Mary Shelley qui trouve l'inspiration est assez spéciale et se différencie déjà du premier avec un genre moins conventionnel. Ce qui est bien par contre et ce qui avait cruellement manqué dans le premier film, pourtant bien présent dans le roman de Shelley, c'est le fait de donner de l'humanité à la créature et d'introduire la notion de bien et de mal mais malheureusement, le tout a été assez mal introduit dans ce film avec encore une fois ce ressort comique plus ou moins voulu. Pour ce qui est de la réalisation, James Whale fait toujours du très bon travail, notamment dans le travail des plans qui dégagent pour certains tout le surnaturel nécessaire à la scène et la mise en scène qui est très théâtrale. Pour ce qui est du rythme, le film est là-dessus assez bancal car la première demie-heure est tout de même assez longue et l'enchaînement des scènes pas toujours évidentes mais la dernière partie du film est réellement sympa mais n'arrive malheureusement pas à remonter entièrement le film. Les effets spéciaux et maquillages sont quant à eux toujours aussi bien faits et réalistes et d'ailleurs le physique de la fiancée restera longtemps et même encore maintenant dans les mémoires, parodié de nombreuses fois. Au niveau des acteurs, nous retrouvons Boris Karloff, toujours aussi impressionnant dans le rôle du monstre et Colin Clive et puis nous avons Ernest Thesiger, Elsa Lanchester et Valerie Hobson qui jouent très bien. "La Fiancée de Frankenstein" est donc un film qui reste pas mal et surtout qu'il faut voir simplement par curiosité mais qui est moins bon que le premier.
Cette partie 2 est plus réussie encore je trouve. En effet, on entre vraiment dans la profondeur du perso. L'humour est également étonnamment présent, de même que l'émotion plus franche que lors du précédent.
Un chef d'oeuvre absolu du cinéma d'horreur !!! Une excellente suite du tout premier Frankenstein reprenant le personnage de Marie Shelley , la véritable écrivaine du roman légendaire avec la regrettée Elsa Lanchester, le terrifiant Boris Karloff dans le rôle de la Créature, le regretté Colin Clive, la sublime Valérie Hobson , le regretté Ernest Thesiger !!!
Phénomène assez rare au Cinéma, la suite de Frankenstein est encore plus réputée que le Frankenstein original. Le titre du film accentue l'abus de langage qui consiste à appeler la créature du nom de son créateur, car la fiancée de Frankenstein est une autre créature façonnée à partir du squelette d'une jeune fille morte à dix-neuf ans. Bon tout d'abord il faut que la créature ne soit pas morte à la fin du film précédent. Bon, pas de problème à ce niveau, une petite résurrection n'a jamais fait de mal à personne. Ensuite, on reprend les personnages initiaux en rajoutant quelques méchants bien ridicules et pour la trame, on ressort celle du premier du fond du tiroir et on s'arrangera bien avec. Voilà, tous les ingrédients pour une bonne petite suite sont mis dans la marmite.
La scène la plus touchante du film est la rencontre de la créature et d'un vieillard aveugle avec lequel il découvre l'amitié. Bien entendu, ce n'est pas sérieux du tout et cela ne se le veut pas, mais lorsque le vieillard joue du violon et offre l'hospitalité au monstre reconnaissant, il est facile de verser des larmes d'attendrissement tout en sachant que c'est un peu stupide mais charmant quand même.
Boris Karloff, toujours aussi séduisant, trouve la compagne de ses rêves, aussi jolie que lui, mais qui paraît être répugnée comme les autres (la créature est elle-même horrifiée dès qu'elle voit son reflet).
Supérieur au précédent, je ne sais pas, mais tout aussi plaisant à regarder, avec ses décors gothiques, ses savants fous plus rigolos qu'effrayants, le tout baigné dans une atmosphère lugubre mais qui ne terrifie plus personne. La Fiancée de Frankenstein de James Whale est un modèle du film d'épouvante des années 30.
La scène la plus touchante du film est la rencontre de la créature et d'un vieillard aveugle avec lequel il découvre l'amitié. Bien entendu, ce n'est pas sérieux du tout et cela ne se le veut pas, mais lorsque le vieillard joue du violon et offre l'hospitalité au monstre reconnaissant, il est facile de verser des larmes d'attendrissement tout en sachant que c'est un peu stupide mais charmant quand même.
Boris Karloff, toujours aussi séduisant, trouve la compagne de ses rêves, aussi jolie que lui, mais qui paraît être répugnée comme les autres (la créature est elle-même horrifiée dès qu'elle voit son reflet).
Supérieur au précédent, je ne sais pas, mais tout aussi plaisant à regarder, avec ses décors gothiques, ses savants fous plus rigolos qu'effrayants, le tout baigné dans une atmosphère lugubre mais qui ne terrifie plus personne. La Fiancée de Frankenstein de James Whale est un modèle du film d'épouvante des années 30.
Suite commerciale de "Frankenstein", il est pourtant un cran au dessus de son aîné. Les personnages sont mieux écrit, l'émotion est plus forte, le film s'autorise de l'humour, les scènes cultes s'enchainent. C'est comme si on avait déjà vu ce film tant il a été parodier ou dissimuler dans diverses oeuvres au fil des ans. Voir la créature survivre et s'humaniser à un monde qui lui est hostile est l'histoire de monstre la plus touchante du cinéma. On regretterera que sa relation avec sa fiancée ne soit pas exploité du tout.
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