Non, la créature de Frankenstein n'est pas morte dans l'incendie du moulin mais elle est bel et bien vivante, errant toujours dans la nature à la recherche de quelqu'un qui pourra le comprendre, au-delà de ses grognements et de sa laideur. Cette suite est juste un prétexte pour le studio de se faire encore plus d'argent mais elle n'en reste pas moins réussie et meilleure que l'originale, confrontant le docteur Frankenstein à un collègue encore plus fou et plus dangereux, prêt à tout pour renouveler l'expérience tandis que la créature s'humanise en rencontrant un vieil aveugle qui lui apprend à distinguer le bien du mal et l'aide à se faire comprendre. Les scènes avec l'aveugle sont d'ailleurs les plus belles du film, touchantes grâce au jeu de Boris Karloff qui émet quantité d'émotions à partir de simples grognements. Mais les confrontations de Frankenstein avec Prétorius sont aussi réussies, grâce à un superbe travail d'éclairage et au jeu un peu outré des acteurs. Ajoutez à ça de magnifiques décors de studio au charme fou et un scénario bien écrit et "La Fiancée de Frankenstein" ne démérite pas ses éloges.
Aussi réussi que le premier (avec quelques touches d'humour en plus), Bride of Frankenstein reste un classique du cinéma d'horreur avec un Boris Karloff toujours très bon dans le rôle de la bête qui devient plus "humaine" dans cet opus. Le travail sur les décors et la lumière est très bien reconstitué et la naissance de la femme-monstre est devenue un grand moment de cinéma. Assurément à voir.
N'ayant pas trop apprécié le Frankenstein de Whale je me lance tout de même dans cette suite et là surprise La Fiancée de Frankenstein me plaît ; on y retrouve les points positifs du précédent film une mise en scène maîtrisée et un beau N&B mais c'est le scénario que j'ai aimé cette fois-ci et qui ne m'a pas déçu. Plus d'émotion ici surtout lorsque le monstre rencontre l'aveugle, un film peut-être trop court (on aurait souhaité que la fiancée ne fasse pas une apparition si brève) mais réalisé avec vigueur. Mais encore une fois je trouve que la vis dans le cou de Karloff ridiculise un peu la création de Frankenstein. Un mot aussi sur les trucages qui sont remarquables pour l'époque notamment les minuscules personnages dans les bocaux en verre.
Phénomène assez rare au Cinéma, la suite de Frankenstein est encore plus réputée que le Frankenstein original. Le titre du film accentue l'abus de langage qui consiste à appeler la créature du nom de son créateur, car la fiancée de Frankenstein est une autre créature façonnée à partir du squelette d'une jeune fille morte à dix-neuf ans. Bon tout d'abord il faut que la créature ne soit pas morte à la fin du film précédent. Bon, pas de problème à ce niveau, une petite résurrection n'a jamais fait de mal à personne. Ensuite, on reprend les personnages initiaux en rajoutant quelques méchants bien ridicules et pour la trame, on ressort celle du premier du fond du tiroir et on s'arrangera bien avec. Voilà, tous les ingrédients pour une bonne petite suite sont mis dans la marmite. La scène la plus touchante du film est la rencontre de la créature et d'un vieillard aveugle avec lequel il découvre l'amitié. Bien entendu, ce n'est pas sérieux du tout et cela ne se le veut pas, mais lorsque le vieillard joue du violon et offre l'hospitalité au monstre reconnaissant, il est facile de verser des larmes d'attendrissement tout en sachant que c'est un peu stupide mais charmant quand même. Boris Karloff, toujours aussi séduisant, trouve la compagne de ses rêves, aussi jolie que lui, mais qui paraît être répugnée comme les autres (la créature est elle-même horrifiée dès qu'elle voit son reflet). Supérieur au précédent, je ne sais pas, mais tout aussi plaisant à regarder, avec ses décors gothiques, ses savants fous plus rigolos qu'effrayants, le tout baigné dans une atmosphère lugubre mais qui ne terrifie plus personne. La Fiancée de Frankenstein de James Whale est un modèle du film d'épouvante des années 30.
Cette suite est plus réussie que l'original, tout d'abord par sa liberté accrue dans la mise en scène, mais aussi et bien sur par le développement que subit le monstre. Dès la première scène on remarque le talent de Whale sur l'épouvante et l'art cinématographique gothique : on commence avec un plan d'un chateau, complètement sombre, noirci par la nuit, et ensuite plan de l'interieur, complètement inversé, opposé à ce qu'on vient de nous presenter. Plus de liberté dans la mise en scène, l'exemple le plus flagrant est lors de la scène où la foule rentre chez elle au tout début, et que le maire parle aux villageois, le plan se veut être une plongée et contre plongée, procédé alors inexistant à l'époque, on a droit à un plan américain, mais avec un personnage en hauteur et l'autre, à l'inverse, plus bas. Procédé donc très novateur et très enrichissant pour le film. On a aussi des plans en travelling qui sont exceptionnels, très rare dans les films de l'époque, également, très enrichissant. Puis, le monstre, le lynchage est très bien fait, montrant toute la colère de ces villageois, effrayés et terrorisés par ce colosse meurtrier. Et puis, l'emploi de mannequins en mousse sont d'un réalisme époustouflant, et pour l'époque, c'est vraiment extraordinaire. Mais finalement, ce qui apporte vraiment, c'est la transformation psychologique du monstre, on découvre que finalement, c'est un incompris, qu'il a de l'humanité, notamment avec l'homme aveugle, et surtout lors du plan où on le voit verser une larme, c'en est presque touchant. Il découvre le plaisir de la vie, la parole, mais est aussitôt rattrapé par son passé, autrement dit par les hommes qui le traque. Si cet opus est mieux réussi, c'est aussi par sa qualité de jeu d'acteur, le docteur Frankenstein est toujours aussi bon, mais c'est surtout Boris Karloff qui se démarque, l'emploi de la parole ajoute énormément et montre qu'il a du talent, bien plus que dans le premier. L'autre docteur est aussi bon, et la scène de présentation de ses créations lilliputiennes et vraiment très étonnante.
La fiancée de Frankenstein est donc une suite mieux réussie que son original, pour tous les aspects cités, film maitrisé par un réalisateur hors pair qui séduit à nouveau le spectateur, par des rebondissements, des détails de mise en scène qui produisent, il faut bien l'avouer, encore beaucoup de leurs valeurs d'antan.
Parce qu'il est mis en scène de façon tout à fait ingénieuse, la Fiancée de Frankenstein n'est pas une suite comme les autres et par ailleurs, s'avère encore mieux que le premier opus. Tout en donnant une direction nouvelle au cinéma de genre, James Whale réalise une sorte de pastiche où les personnages sont volontairement stéréotypés au point d'apporter une certaine touche de dérision qui n'est pas sans entraîner quelques sourires par-ci par-là. De plus, il me semble que la Fiancée de Frankenstein est un des premiers films de genre à tenter de rendre un monstre le plus attachant possible. C'est d'ailleurs chose faite avec une créature qui change du tout au tout et tend à faire passer les humains pour les véritables monstres de l'histoire. Ainsi, Boris Karloff est davantage libre de s'exprimer et livre une excellente interprétation qui fait date dans l'histoire du cinéma, tout comme celle de la créature féminine, où Elsa Lanchester n'est pas sans rappeler une certaine Brigitte Helm par sa performance démente, dans une apparition courte mais efficace. Enfin, le long-métrage étonne par sa précocité. Nous sommes en 1935 et pourtant, les effets spéciaux et décors sont indéniablement bien réussis, comme dans cette scène où le Dr Pretorius exhibe ses créatures miniatures créées par la magie noire. En clair, beaucoup d'éléments font qu'en quelques années, James Whale est parvenu à donner un énorme coup de neuf à son Frankenstein, et livre ainsi une excellente suite.
Je n'ai pas vu le premier opus, mais pour avoir lu le livre, et vu quelques extraits du film, je connais bien l'histoire de Frankenstein. Ce second opus est très bon, on commence par voir l'auteur imaginer la suite pour son personnage à la demande de ses amis, et ensuite cette histoire est mise en images. Le film est très beau visuellement, et dans sa mise en scène, l'histoire est très belle, avec Frankenstein qui trouve un ami, et sa volonté d'être comme les autres, quitte à avoir une femme. On ne peut qu'avoir de la compassion pour lui, après qu'il soit rejeté par la femme en question (très belle coiffure, d'ailleurs). En tout cas, le récit est vraiment beau, et le film est magnifique.
Une suite que je trouve un peu décevante par rapport au premier volet. Je n'ai pas tellement apprécié le fait que le monstre de Frankenstein est appris à parler. Mais cela reste malgré tout un bon film d'épouvante. Gros point positif: B. Karloff reprend son rôle de la créature de Frankenstein.
Alors en fait la Créature n'est pas mort dans l'incendie du moulin et il faut donc faire une suite (quelle nouvelle, à côté l'affaire DSK c'est de la gnognotte!!!) mais comme James Whale avait du culot et était génial ben au lieu de faire une vulgaire suite il s'est autoparodié. Beaucoup disent que ce second opus est supérieur au premier, et bien j'ai le regret de dire qu'ils ont totalement raisons (notamment par une technique et des décors encore plus soignés!!!). Pour ce faire on reprend les mêmes, Colin Clive (OUAAAAAAAIS!!!), Boris Karloff (OUAAAAAAAAAAISSSSSSSSS!!!), Edward Von Sloan (ah non, pas lui il est mort mais on était pas à une résurrection près!!!), Dwight Frye (mais sous une autre forme parce que lui aussi a été zigouillé dans le premier film!!!), tiens c'est bizarre Elizabeth a changé de couleur de cheveux et de visage (encore qu'elle ait eu le temps de se faire une coloration pendant que son futur époux chasse la Créature, OK, mais pour le visage...!!!). On rajoute une servante toquée qui provoque le fou rire à chacune de ses apparitions (Una O'Connor, énorme!!!), une scientifique du nom de Pretorius (je vous rassure ce nom annonce très bien la couleur!!!) et ses "miniatures" (scène totalement délirante pour trucages étonnants de modernité!!!), bien sûr la Créature femelle (géniales les scènes finales avec elle!!!) avec une coupe de cheveux tout droit sortie d'un défilé Jean-Paul Gaultier, et autrement soit des assassins, soit des abrutis, les deux parfois... A la question "est-ce que James Whale a foutu le plus grande nombre possible de dégénérés dans son film???", la réponse est oui. Bref, on se fend tout le temps la poire, à l'exception des scènes avec la Créature, encore plus attachante que dans le premier opus par sa recherche de l'amitié, et l'ermite aveugle qui en très fort contraste avec le reste sont très émouvantes et montrent la compassion du cinéaste pour les rejetés. Il faut mentionner aussi une partition de Franz Waxman qui est parfaitement dans le ton, des tonnes d'allusions sexuelles et christiques, dire que cette oeuvre préfigure le film d'horreur parodique, qu'elle est jouissive de la première jusqu'à la dernière seconde (petite précision : le respect de la vie dans ce film est un peu "hasardeux"!!!), que James Whale était vraiment génialement audacieux et que enfin c'est un put... de chef d'oeuvre absolu.
Suite du film "le monstre de Frankenstein", il commence sur la scène finale qui voit le feu mis à un moulin enfermant le monstre. Ce dernier s'en sortira, et grâce aux expériences de son créateur aidé d'un de ses anciens mentors, se verra "créer" une femme à son image. Classique du film fantastique, avec des répliques cultes ("she's alive, alive.."), ce film se regarde encore maintenant et prouve même qu'en 1935 les décors, le maquillage et les SF étaient déjà très bien faits. L'histoire se suit sans ennuie même si en étant honnête la grande prestation de Boris Karloff ferait presque un peu sourire. Mais son personnage est tellement culte! Au final, une œuvre à redécouvrir pour tout fan de fantastique. Film culte!
Un excellent film sur le mythe de Frankenstein (dont j'avais pu découvrir quelques extraits dans Chucky 4). Les décors sont tout simplement impressionnants, les acteurs jouent avec une classe qui a très bien vieilli, l'histoire est riche en rebondissement et en sentiments (Frankenstein dévoile alors une palette d'émotions très riche). Bien que je m'attendais à voir la fiancée en question un peu plus tôt que le dernier quart d'heure (le film se tourne donc surtout vers Frankenstein et son amour pour les femmes), ce film reste un grand moment de cinéma.
Un film sublime dans le visuel comme dans l'histoire ! Contrairement à beaucoup, cette suite est supérieur au premier opus. Le "monstre" est beaucoup plus sensible, et ses rencontres influenceront son comportement. J'ai beaucoup aimé la scène où Frankenstein rencontre l'aveugle, les deux personnages m'ont touchés... Et en guise de nouvelle attraction, il y a la fiancée du monstre ! Une idée assez plaisante qui se retrouve plus au second plan de l'histoire, pour finalement nous offrir une dernière séquence éminemment grandiose ! Sinon, la mise en scène et les décors riment avec "perfection", la b-o colle parfaitement aux images (le thème principal est toujours aussi bien rythmé et composé), le casting est carrément emballant (encore une fois je suis époustouflé par l'interprétation de Boris Karloff qui nous livre un jeu encore plus convaincant que celui du premier épisode)... "La Fiancée de Frankenstein" est surement une des meilleures suites, un long-métrage à conseiller aux fans de cinéma d'épouvante et d'humour noir ou tout simplement aux curieux et aux amoureux du 7ème art ! 5/5 (et il l'aura pas volé).
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4,0
Publiée le 15 mai 2010
Suite exacte du premier èpisode, "The Bride of Frankenstein" est encore plus proche du roman original que son prèdècesseur! Suprême habiletè de James Whale, Elsa Lanchester dont le look punkoïde est inspirè par la reine Nèfertiti, interprète à la fois la crèature et la romancière! Le titre maintient encore volontairement l'ambiguïtè entre le monstre et le docteur qui se voient tous deux dotès d'une fiancèe! Cette assimilation est sans doute à l'origine de la confusion qui persiste, aujourd'hui encore, dans une grande partie du public! Frankenstein est le docteur, non le monstre! Ce grand classique du fantastique dèbute après l'incendie du moulin dont la crèature a pu rèchapper! C'est ici qu'apparaît un nouveau personnage, le docteur Prètorius, dont le passe-temps favori consiste à collectionner de petits personnages vivants dans les bocaux! il enlève la future èpouse du docteur afin de contraindre celui-ci à concevoir une compagne par le monstre! Mais la "fiancèe" refuse tout contact avec la crèature qui, rendue folle de jalousie, entraîne dans la mort le docteur Prètorius et ses rêves utopiques! Pour cette suite, Boris Karloff se voit dotè de la parole! Sa compagne, Elsa Lanchester, crèditèe d'un point d'interrogation au gènèrique, est, elle, une vèritable incarnation de la fèe èlectricitè à côtè de laquelle la propre fiancèe du docteur semble bien fade! Avec des scènes fortes, "The Bride of Frankenstein" est l'un des rares exemples de film-suite a être rèussi avec la beautè des maquillages dus à Jack Pierce et aux trucages extraordinaires de John Fulton...