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4,0
Publiée le 30 mars 2026
Avec La Fiancée de Frankenstein, James Whale transcende le film d’horreur en y injectant une sensibilité baroque et une ironie mordante. La mise en scène joue sur les contrastes entre grotesque et tragique, donnant au monstre une dimension profondément humaine. Boris Karloff incarne une créature en quête désespérée de lien, transformant le récit en méditation sur la solitude et le rejet. Whale ose une tonalité hybride, oscillant entre macabre, humour noir et poésie macabre. Une suite audacieuse et inventive, qui enrichit le mythe tout en affirmant une vision d’auteur singulière.
Suite du film Frankenstein, du même réalisateur, James WHALE. Il commence très intelligemment par une scène réunissant Mary Shelley (l'auteur du roman éponyme), son mari et leur ami Lord Byron qui la met au défi de trouver une suite à son histoire. L'histoire reprend donc où finit l'autre (le "monstre" enseveli dans les décombres du moulin incendié par les villageois, mais en fait il a survécu) et le Dr Frankenstein lui créé une fiancée à base de cadavres comme lui. Ce film est très touchant surtout lors de la rencontre avec l'aveugle qui donne un faux espoir de rédemption, puis lors du rejet de la fiancée qui brise le cœur du "monstre". De bons effets spéciaux, en particulier les mini personnages humains dans les bocaux.
Suite parue quatre années après l’œuvre originelle, La Fiancée De Frankenstein, toujours réalisé par James Whale, est un très bon long-métrage, supérieur à son modèle. L'histoire nous fait suivre la créature de Frankenstein qui est parvenue à sortir indemne de l'incendie du moulin. Seulement, il se fait capturer par des paysans, mais il parvient à s'enfuir en semant la terreur autour de lui. Pendant ce temps, son créateur reçoit la visite du docteur Pretorius qui lui propose de créer une femme de la même façon qu'a été crée le monstre. Réticent, Frankenstein va se voir contraint par la force d'accepter de mener à bien l'expérience pour la seconde fois. Ce scénario s'avère prenant à visionner pendant toute sa durée d'une heure et quart, malgré un prologue un peu étrange tentant de raccrocher les wagons et de justifier cette suite. L'intrigue nous embarque ensuite dans un récit jouant la carte de la continuité en reprenant la narration là où son aîné s'était arrêté. La grande force de cette deuxième itération provient de sa capacité à davantage humaniser sa créature qui apprend petit à petit à se comporter de façon moins sauvage, allant jusqu'à se mettre à parler. Cette approche est vraiment intéressante et donne lieu à des scènes d'apprentissages aussi pathétiques qu'amusantes. Surtout, on le voit beaucoup plus, ce qui est plaisant puisque tout le concept repose autour de sa personne. Le dernier acte est pour sa part une sorte de redite avec l'expérience en elle-même afin de donner vie à une femme qu'on verra au final très peu. L'ambiance est elle réussie. L'ensemble est porté par des personnages appréciables. Des rôles interprétés par une distribution comprenant quatre comédiens déjà présents dans le premier volet que sont Colin Clive, Dwight Frye, Reginald Barlow et surtout Boris Karloff qui incarne un monstre pour qui l'on ressent toujours autant, voir même plus d'empathie. Il sont entourés par de nouveaux visages joués par Ernest Thesiger, Valerie Hobson, Elsa Lanchester, Gavin Gordon, Douglas Walton, Una O'Connor, . Clive ou encore Lucien Prival. Tous ces individus entretiennent des rapports de force procurant quelques petites émotions. Des échanges soutenus par des dialogues bien écrits. Sur la forme, la réalisation du cinéaste britannique est encore plus qualitative que celle du premier volet. Sa mise en scène est tout bonnement parfaitement maîtrisée et évolue au sein de superbes décors. Le noir et blanc est lui magnifié par une photographie léchée et des éclairages soignés, alors que le maquillage de la créature est toujours aussi réussi. Ce visuel remarquable est accompagné par une bande originale très discrète dont les compositions se font rares, mais sont de bonne facture lorsqu'elles veulent bien se faire entendre. Reste une fin abrupte mais satisfaisante venant ainsi mettre un terme à La Fiancée De Frankenstein qui, en conclusion, est une œuvre méritant grandement d'être admirée.
The Bride of Frankenstein prolonge parfaitement le premier film tout en lui donnant une tonalité plus lyrique. La créature y est plus humaine et bouleversante que jamais.
Le style visuel très théâtral et Gothique est superbe.
La fiancée de Frankenstein est la suite de Frankenstein, le classique de 1931, l'histoire se passe directement après les événements du 1er film. Cette suite est encore plus dingue et dérangeante, la réalisation y est encore meilleure ce qui ajoute un côté plus réaliste, plusieurs scènes sont cultes, l'atmosphère et l'ambiance sont toujours aussi incroyables, âme sensible s'abstenir. Nous sommes véritablement dans l'âge d'or des monstres, la fiancée de Frankenstein est un chef d'oeuvre du cinéma d'horreur
Très bon film ! L'histoire est très prenante, on se découvre presque prit d'une certaine sympathie pour Frankenstein, et l'idée de la création de sa "fiancée" est top. Mention spéciale aux effets spéciaux qui sont vraiment bons pour un film de 1935. Egalement mention spéciale à la scène de fin, lorsque les médecins / scientifiques donnent vie à la fiancée de Frankenstein : je la trouve extrêmement prenante, notamment en raison des gros plans très bien faits sur les différents personnages.
Classique du fantastique et du cinéma américain des années 1930, réalisé par J.Whale produit par une compagnie de production faisant partie des minor (" universal" ) la fiancée de Frankenstein" est la suite du premier opus de la série de films réalisés à partir de Frankenstein" ( lui aussi filmé par J.Whale)
Le scénario trouve son principal intérêt en ce qu'il montre l'importance de l'humanité de caractère pour être un être humain véritable.
Les deux premiers tiers de " la fiancée..." sont pour moi les meilleurs moments, tandis qu'à mon goût, la fin faiblie ( peut-être) un peu.
L'amateur de cinéma du patrimoine ne manquera cet opus fameux ( même pour le spectateur qui n'est pas particulièrement attiré par le genre fantastique).
Il fut d'ailleurs en son temps présenté au cinéma de minuit par l'excellent et très sympathique Patrick Brion, ce qui témoigne de sa portée et de son importance.
La Fiancée de Frankenstein reprend là où le premier film de 1931 s’était achevé, dans les cendres encore fumantes du moulin incendié. La Créature a survécu, et Whale nous le rappelle par des visuels saisissants
Ce second volet, pourtant, marque un tournant. La Créature n’est plus seulement une aberration de chair ; elle devient un être habité par le désespoir, victime non seulement de la science mais d’un destin tragique, échappant à la simple monstruosité pour s’humaniser. Elle grogne moins et commence à articuler des mots. Ce progrès émotionnel s'illumine lors de sa rencontre avec l'ermite, scène d’une rare beauté, où le monstre découvre l’empathie et la solitude partagée, nous offrant un des moments les plus touchants de l’histoire du cinéma.
Avec La Fiancée de Frankenstein, Whale nous mène de la terreur brute à une compassion inattendue, creusant un sillon tragique et presque romantique, où le monstre devient, paradoxalement, l’âme la plus humaine du film.
Excellent film mais selon moi il n'est pas du niveau du précédent opus ; le scénario tourne quelque peu en rond mais l'ambiance gothique romantique est toujours là, et le casting est toujours top.
Débutant par un prologue peu subtil permettant de reprendre à la fin du premier opus, cette suite manque d'originalité et de pertinence: même si l'humanité du monstre est mise en valeur, renforçant l'empathie déjà présente dans Frankenstein, ce récit fantastique se distingue par son mélange générique hétérogène, du comique lourdaud de l'agaçante hystérique au jeu caricatural du docteur Prétorius en passant par le drame et l'horrifique - dont les effets se calquent sur son prédécesseur, quitte à reprendre quasiment les mêmes scènes, faisant perdre de sa force à la narration malgré son efficace mise en scène, d'autant que la fiancée n'apparaît que dans l'ultime séquence. Un projet manifestement commercial: décevant!
Vu très jeune, revu cette semaine. C'est bien de développer sa culture cinématographique pour revenir ensuite aux vieux classiques. Cela permet de se rendre compte à quel point le spectateur d'aujourd'hui est décérébré et à côté de la plaque lorsqu'il emploie l'expression : "les films rétros". Non mesdames messieurs, les plus vieux ne sont de loin pas les plus passables. La preuve éclatante dans La fiancée de Frankenstein. Mais pour y discerner le génie, encore faut t'il avoir un esprit ouvert et inspiré.
Cette partie 2 est plus réussie encore je trouve. En effet, on entre vraiment dans la profondeur du perso. L'humour est également étonnamment présent, de même que l'émotion plus franche que lors du précédent.
Suite directe de "Frankenstein", le film reprend là où s'était achevé le précédent opus. On pourrait presque regarder ces deux films d'une traite et l'on aurait l'impression de voir un seul long-métrage.
À ceci près que cette suite est un peu moins intéressante.
Attention, la réalisation est toujours très belle avec sa maîtrise du noir et blanc et de la lumière mais, par exemple, j'ai trouvé les décors moins impressionnants.
De même, le scénario tourne pas mal en rond. J'ai été moins intéressé par celui-ci.
Heureusement, Boris Karloff insuffle une humanité au personnage qu'il avait jusque là seulement esquissé. La créature commence à ressentir des émotions fortes et tente de les maîtriser. Il fait également preuve d'une conscience de soi dans cet opus.
C'est le principal intérêt de cette suite : l'évolution psychologique de la créature.
La fiancée de Frankenstein est une suite convenable à Frankenstein. Un peu niais tout de même, des doublages français au premier abord laborieux mais on passe un moment sympathique alors qu'il s'agit d'un très vieux film.