Nickel Boys
Note moyenne
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GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 2 juin 2026
Avec un sujet particulièrement révoltant et une mise en scène originale, ce long-métrage réalisé par RaMell Ross aurait dû atteindre des sommets. Pour preuve, sa nomination dans la catégorie du meilleur film aux Oscars de 2025. Malheureusement, rien ne fonctionne. Le thème du racisme développé à travers la description du fonctionnement d’un centre correctionnel pour mineurs dans les années 1960 ne procure aucune émotion. Cela relève du choix d’une narration filmée à la première personne (la caméra se posant uniquement derrière les yeux de deux jeunes afro-américains) qui finit par créer une véritable distance avec le spectateur. Cette approche stylistique devient rapidement prétentieuse et fait preuve de nombreuses maladresses. Bref, une œuvre audacieuse plombée par sa forme ayant tout de même le mérite de suggérer la violence plutôt que de la montrer.
gizmo129
gizmo129

133 abonnés 1 668 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 13 janvier 2026
Est-ce le thème proposé, un camp ségrégationniste aux Etats Unis ou la forme, la vision à la première personne, qui a propulsé ce film dans le top 10 des Oscars ? La cérémonie est habituée à proposer chaque année un film sur le thème du racisme et des luttes des minorités, ce film en fait partie. Concernant la vision originale de filmer, cela entraine un côté très brouillon au film et n’aide pas accentuer le rythme du récit. La forme est mauvaise et le fond n’est pas des plus passionnants à cause de la réalisation. Quel film ennuyant et dur à suivre, quelle horreur. Il faut attendre au moins 30 minutes pour avoir les premières lignes de dialogues, c’est d’un ennui terrible. J’ai beau être patient et assez éclectique sur les œuvres que je visionne mais vraiment ce Nickel Boys fait partie du pire que j’ai pu voir.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 882 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 novembre 2025
Ce film me laisse un sentiment mitigé. Il avait de grandes ambitions, je pense, et on le voit, on le ressent à certains moments. Mais dans l'ensemble on est un peu perdu, on ne sait pas où le réalisateur veut nous emmener. Ce n'est pas un film d'aventure, et où il y aurait un rythme facile à suivre. Les violences et la méchanceté du lieu de réhabilitation n'est pas montré, et il y a d'autres choses comme ça à découvrir ou à comprendre. C'est un beau film mais peut-être trop artistique dans un sens pour combler la majorité.
Matt
Matt

26 abonnés 285 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 novembre 2025
Concept plutôt innovateur mais lassant pour ma part, Cette façon de filmer à la troisième personne m’a dérangé, ce qui est dommage car l’histoire en elle même tient la route (même si il n’y a rien de nouveaux en terme de scénario, ou ont a déjà pu voir des sujets similaires dans d’autre films).
Adriano64
Adriano64

21 abonnés 27 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 août 2025
Avec Nickel Boys, la ségrégation sous les lois Jim Crow, thème déjà exploré par nombre de récits américains (La couleur des sentiments en étant l’un des exemples les plus connus), trouve une expression cinématographique singulière. Là où beaucoup de films adoptent une approche classique, celui-ci ose une mise en scène radicale : un tournage intégral en POV, qui plonge le spectateur dans la peau des personnages. Ce procédé, rarement employé dans le cinéma dramatique, offre une immersion totale : on ne « regarde » pas l’histoire, on la vit, avec sa brutalité et sa violence nue.

Au-delà de la chronique historique, Nickel Boys résonne avec des réalités plus contemporaines. L’existence d’instituts comme celui dépeint dans le film rappelle ces non-dits que l’on a voulu enfouir, mais qui persistent sous d’autres formes — on pense, par exemple, aux thérapies de conversion encore pratiquées aux États-Unis. Le film agit ainsi comme un miroir du passé et une alerte pour le présent.

Ce qui bouleverse enfin, c’est le dénouement. La trajectoire des deux personnages, filmée comme deux regards intérieurs qui ne se croisent presque jamais, culmine dans une révélation à la fois tragique et d’une grande beauté. Elle transforme une histoire de ségrégation et de violence en une ode à l’amitié, indestructible malgré l’horreur. Nickel Boys ne se contente pas de raconter, il imprime en mémoire une expérience viscérale et mémorielle.
aldelannoy
aldelannoy

53 abonnés 374 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 juin 2025
Énième film sur le racisme dans les États du Sud des États-Unis à la mitan du XXe siècle. spoiler: Il s'inspire de l'histoire vraie d'un centre d'éducation pour jeunes Noirs virant à la torture et à l'exécution de ces malheureux. Le film suit surtout la grand-mère qui élève un jeune Noir, celui-ci qui se retrouve incarcéré dans ce centre, et l'ami incarcéré avec lui qu'il s'y fait. Le film est une adaptation d'un roman (que l'on n'a pas lu) couronné d'un prix Pulitzer dans lequel il y a des personnes qui en 2010 font de l'archéologie sur le site où était ce centre d'éducation de l'horreur. C'est la partie la plus ratée du film, on ne comprend pas qui sont les personnes qui font cette enquête (je ne l'ai compris qu'en lisant la fiche Wikipedia du roman).


C'est superbement réalisé. On joue souvent, presque trop, avec la caméra subjective et des regards-caméra. Il y a de belles trouvailles cinématographiques, un talent immense. Le résultat est pourtant assez ennuyeux, long, et on s'en rend compte, plus de deux interminables heures. Le scénario a certainement fonctionné pour faire un excellent roman, mais cela ne fait pas un très bon film. On est impatient que RaMell Ross, le réalisateur, se voie confier un meilleur scénario.
Le D.
Le D.

247 abonnés 1 125 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 10 avril 2025
"Nickel Boys" est un film que je n'ai pas apprécié. L'histoire est sympa, mais le long-métrage l'a très mal exploitée. La mise en scène et la façon dont le film est tourné est très mal foutue. Les personnages ne sont pas du tout attachants et l'émotion est inexistante.
Ufuk K

617 abonnés 1 719 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 avril 2025
"Nickel Boys" diffusé sur Amazon Prime Vidéo, qui a reçu 2 nominations aux Oscars cette année est un drame semi fictionnelle américain moyen dans l'ensemble. Le réalisateur RaMell Ross s'inspire d'événements réels, notamment la persécution de jeunes Afro-Américains dans les maisons correctionnelles des années 1960, pour offrir aux spectateurs une histoire engageante qui aborde des thèmes comme la ségrégation, la suprématie blanche et les mauvais traitements subis par ces jeunes. Cependant, j'ai trouvé que le film, d'une durée de 2 heures 20, présente quelques longueurs, que la narration m'a quelque peu dérouté (étant tournée à la première personne), et qu'il manque un élément pour vraiment captiver l'attention.
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 868 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 mars 2025
C’est peut-être le nommé à l’Oscar du meilleur film dont a le moins entendu parler. Aux côtés de mastodontes favoris (niveau ambition et potentialité en termes de récompenses) comme « The Brutalist », « Conclave » ou encore le controversé (pour rien) « Emilia Perez », de challengers comme le monstrueux dans le bon sens du terme « The Substance » ou la finalement gagnante Palme d’or « Anora », du film brésilien « Je suis toujours là » et d’une aberration comme « Wicked », il y avait « Nickel boys ». Acclamé par la critique américaine mais passé complètement inaperçu en salles (il n’est même pas sorti en France) où il a fait un bide aux States, cette adaptation d’un prix Pulitzer entend dénoncer les méfaits d’un pensionnant de redressement dans la Floride raciste des années 60. Prenant le chemin de la semi-fiction, le premier film de fiction justement du documentariste RaMell Ross était peut-être aussi le moins accessible de la compétition. Le long-métrage entend dénoncer le racisme comme beaucoup de films avant lui l’ont fait et révéler cette horrible histoire mais choisit des partis pris de mise en scène très particuliers. Et clivants.

Dès les premières images, on sent que la réalisation va être extrêmement stylisée. On voit tout du point de vue du personnage principal, à la première personne donc, et ce procédé ne va presque jamais être abandonné durant les deux heures et vingt minutes du film si ce n’est qu’on va parfois intervertir avec l’autre personnage d’importance, permettant ainsi de voir le visage du premier. Ce n’est pas juste un gimmick car ce choix fait du sens à plusieurs niveaux comme le confirme le final et même si ledit procédé s’avère un peu fatiguant et contraignant à la longue. Ross s’attarde aussi beaucoup à filmer des petits rien du quotidien tentant de rendre « Nickel Boys » poétique, presque onirique parfois. On est dans le contemplatif qui nous réserve quelques plans d’un sublime à couper le souffle. Dans son ensemble, la forme est même irréprochable, tout le visuel du long-métrage étant magnifique et cohérent. Cependant, cette tendance à l’esthétisant accouche d’une œuvre qui a tendance à se regarder le nombril. Et le côté envoûtant de l’inoubliable et méconnu « Waves », qui traite également des problèmes d’afro-américains par le prisme du racisme en Floride mais de manière contemporaine et auquel le film fait penser parfois, n’est pas atteint. Ici cette obsession pour le beau confine au maniérisme parfois épuisant. En gros, c’est un tour de force artistique au niveau visuel mais qui ne touche pas forcément son but et dessert le fond.

Mais, surtout, cette propension à chercher le plan parfait, original et esthétiquement époustouflant étouffe toute l’émotion nécessaire à un tel sujet. Tous ces choix de cadrages, de points de vue, de plans de coupe et de beau annihilent l’affect. De plus, la violence et la dureté de l’endroit est presque mise de côté, hors champ. On est loin de la dureté d’un « 12 years a slave » ou du récent « Till ». On a donc du mal à avoir de l’empathie pour des personnages qu’on ne voit presque pas, par la logique du processus. Et on ne comprend pas plus les tenants et les aboutissants régissant cette école. Comme si, à force d’être à la recherche de la mise en scène parfaite (ou plutôt tape-à-l’œil), Ross passait à côté de son film. Dans la dernière ligne droite, notamment grâce à des flashs forwards intéressants, « Nickel Boys » nous fait comprendre l’horreur qu’a été cette maison de redressement mais il est déjà trop tard. Possible que le dispositif formel en embarque certains mais il ne nous a pas convaincus malgré des images qui marquent la rétine par leur magnificence et un sujet passionnant mais abordé de manière trop particulière et peut-être pas adaptée.

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John Henry
John Henry

127 abonnés 731 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 mars 2025
Dans une entreprise délicate de filmer à la première personne, Nickel Boys s'en sort assez bien et avec subtilité. Par contre le film ne semble pas savoir ce que signifie le hors champs. Il ne montre rien de la violence, la suggère à peine, détourne même pas les yeux quand elle s'abat. Non, la violence semble absente, diluée. spoiler: La scène de la sweat box à la fin est un parfait exemple. Taylor semble y être de son plein gré et peut en sortir à sa guise.
Le film est très stylée, presque poétique dans sa mise en scène et avec l'absence de la violence, de la violence ressentie, pas besoin de la voir, elle peut être hors champs et être encore plus insoutenable, mais non rien. Et je pense que Nickel Boys pêche précisément au moment le plus crucial, on ne comprend pas les motivations de ses jeunes protagonistes, seulement parce qu'on a lu le livre.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 3 mars 2025
Très mitigé sur la proposition Nickel boys dont je n’ai pas tellement saisi la pertinence. Le concept visuel était excitant sur le papier et nous offre quelques idées qui empêchent une mise en scène plus classique et jouent bien entre-elles. Cependant, c’est le genre de réalisation qui apporte autant d’avantages que d’inconvénients et ici, cela tend plus du côté négatif. On peut facilement être perdu dans le récit voire indifférent et on ne peut que très peu s’attacher au casting. Il y a également des thématiques naturellement intéressantes mais traiter de manière trop facile et manichéenne, c’est dommage. Un pari difficile qui n’a pas été spécialement réussi pour moi. 11/20
Perchman.fr
Perchman.fr

25 abonnés 364 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 mars 2025
Le drame "Nickel Boys" est sorti il y a quelques jours seulement sur Prime Vidéo en France juste avant les Oscars. Car oui, Nickel Boys est nommés 2 fois et dans les plus grandes catégories "Meilleur Film" et "Meilleur Scénario Adapté" et ben, c'est très mérité et même surpris qu'il ne soit pas nommé dans d'autres catégories comme Réalisation ou Photographie. Bref, Nickel Boys se déroule dans les années 60 où Elwood, un adolescent noir est arrêté par la police et est accusé à tort de vol de voiture. Il est envoyé dans une école de réforme ségrégée où les résidents subissent les abus des administrateurs. Là où Nickel Boys fonctionne c'est sur sa réalisation très vraie. C'est à dire que RaMell Ross utilise la technique du POV, du point de vue de chaque protagoniste comme si on était à leur place, c'est innovant. Le film a une histoire très touchante, sublimé par une mise en scène de qualité et une photographie incroyable. Maintenant, côté scénario, il y a quelque chose qui m'a dérangeait, c'est les images en noir et blanc (de vrais vidéos des années 60). On peut évidemment en ajouter au montage mais pas tout au long du film, ça casse le rythme. Nickel Boys ne prend pas la peine de narrer certaines scènes assez incompréhensibles, dommage. Nickel Boys est un film à voir ça c'est certain mais les quelques personnes qui ont lu le livre peuvent être déçus du résultat
Lois Meneciere
Lois Meneciere

1 abonné 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 février 2025
ABSOLUTE CINEMA.
Réalisation dingue, histoire profonde, cadrage original qui apporte une vision sur le sujet qui est juste dingue
Gentilbordelais

402 abonnés 3 539 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 février 2025
Nickel boys est basé sur une histoire vraie qui s'est déroulée à la Dozier School, centre correctionnel de rééducation pour jeunes détenus mineurs, en Floride, où de jeunes Noirs ont été persécutés entre 1900 et 2011. Pourtant, le métrage débute avec une certaine douceur de vivre. stylisée et souvent filmée par le regard de ses personnages centraux Elwood ou Turner, cette évocation est malheureusement trop passive, en surface, proposant une dénonciation trop douce. Aussi, l'émotion ne parvient pas à éclore, étouffée de banalité, de distance.
Naughty Doc

1 040 abonnés 530 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 février 2025
Nommé à l'Oscar du meilleur film, Nickel Boys conte l'histoire semi-fictionnelle d'un jeune afro-américain dans la Floride des 60's, alors qu'il est envoyé dans un centre de réhabilitation pour jeunes. Le souci est que cet établissement (qui a vraiment existé) est en réalité un vrai camp de concentration ségrégationniste où la torture est pratiquée.
La trame n'a rien de réellement surprenante dans son déroulé (jusque dans sa finalité jouant avec le flash-forward) mais ce qui sort le film du lot est sa réalisation à la 1e personne, épousant le point de vue des 2 protagonistes. Mais point de gimmick à la Hardcore Henry, le tout lorgne + du côté de Malick ou Barry Jenkins niveau incarnation et viscéralité, s'attardant parfois sur des détails pour mieux représenter la psyché des protagonistes.
La photo est sublime (il y a parmi les plus beaux plans de l'année dans ce film) et c'est du vrai cinéma tout simplement
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