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Fabien D
217 abonnés
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4,0
Publiée le 12 mai 2026
Lynne Ramsay livre avec Die my love un film aussi passionnant que viscéral qui traite de maladie mentale avec une certaine crudité qui le rend aussi particulièrement inconfortable. Filmé dans un environnement oppressant, malgré quelques envolées poétiques au sein de la nature, le film appelle aussi, par intermittences, à la contemplation. On saura gré à Lynne Ramsay de ne pas chercher à expliquer d'où vient le mal de son héroïne dont on épouse le point de vue subjectif. Sans dramatisation excessive, le film épuise à ressasser les mêmes situations mais c'est par sa répétition qu'il devient à la fois anxiogène et aussi paradoxalement émouvant. Au-delà de sa mise en scène sensorielle, le film est dominé par les interprétations de Robert Pattinson et de Jennifer Lawrence qui trouve, sans doute, ici son plus beau rôle, celui d'une femme malade mais aimant son enfant, autodestructrice et sensuelle qui n'arrive pas à trouver sa place au sein du foyer qu'elle s'est créée. Die My Love n'est pas un film aimable et c'est cela qui le rend passionnant à plus d'un égard.
Film très confus: la multitude de sujets négatifs (dépression post-natale, ennui, frustration, mutilation) ne vont pas du tout avec le fond du film (musique extrêmement forte, couleurs criardes et passages oniriques). Les personnages errent sans but comme l'actrice principale. Décevant
Il monte crescendo dans l'horreur de la folie, entre extrême solitude et hallucination.
Oui c'est un film sur le post partum mais je pense que c'est plutôt un film sur une femme qui s'est construite seule, qui a déjà un mal-être en elle et que le post partum a réveillé.
C'est un film tranchant, entre rêve et réalité on se sait plus ce qui est vrai de ce qui est fantasmé. Le récit décrit bien le basculement vers la folie, celle qui tapisse dans l'ombre et qui attend le bon moment pour se révéler.
On ressent tout le chaos intérieur de cette femme, livrée à elle-même dans cette grande maison isolée, sans famille et sans lien auquel se rattacher.
C'est un film ouvert, qui laisse libre court à l'interprétation des spectateurs.
Par contre je ne peux pas le conseiller à tout le monde car c'est un film particulier, qui laisse une marque indélébile.
Jennifer Lawrence porte le film à bout de bras elle est de tous les plans et capte l'attention comme jamais ! Robert Pattinson est toujours aussi vrai et juste !
C'est un film qui divise : on adore ou en on déteste ! Pour ma part, c'est un grand OUI : ça faisait longtemps qu'un film ne m'avait pas autant scotché à mon siège !
C'est ce que j'attends du cinéma : que l'histoire me prenne aux tripes, me fasse me questionner, que les plans soient travaillés pour que l'émotion rester ancrée en moi un moment après la séance.
DIE MY LOVE de Lynne Ramsay est une épreuve de patience. Jennifer Lawrence et Robert Pattinson cabotinent du début à la fin dans un sur-jeu permanent. Les personnages enchaînent les décisions absurdes, ce qui rend toute implication émotionnelle impossible. Quant au scénario, il s’étire lourdement avec des sous-intrigues inutiles qui ne font qu’alourdir un ensemble déjà profondément ennuyeux.
Ennui profond: Jennifer Lawrence est folle du début à la fin et fait tout pour nous le démontrer à chaque seconde: elle marche consciencieusement à quatre pattes et tire beaucoup la langue. On a l’impression d’une performance pour Oscar: « Regardez, je n’ai pas de limites! » mais sans aucune profondeur, quel intérêt ? Comment s’intéresser à ce personnage vide? Pattinson, lui, joue une seule note du début à la fin: l’amoureux dépassé. Avec son jeu sensible, la grande Sissy Spacek ouvre heureusement une troisième dimension dans toute cette platitude.
La mise en scène est très jolie et l'ensemble se regarde sans déplaisir mais il y a un problème de scenario. On ne comprend pas les tenants et les aboutissants de l'ensemble ainsi que l'interiorité du personnage, c'est dommage.
Qu'est ce que ça fait du bien de voir le portrait aussi cru d'une femme sans pitié ni états d'âmes, se laissant aller à ses névroses les plus profondes. De la pure folie servie sans accompagnement, deux heures durant, par la brillante prestation de Jennifer Lawrence qui met un point d'honneur à habiter un personnage dont toute la démence peut se lire à travers le vide de son regard. Mais cela n'est en rien surprenant puisque Lynne Ramsay est déjà une habituée dans le dressage de portraits peu florissants de femmes (mères / épouses) accablées, puisqu'elle avait fait ses preuves avec le génialissime We Need We Need to Talk About Kevin. Film dans lequel elle abordait déjà le thème de la maternité et de la dépression post-partum. Or, si dans ce premier film, le personnage joué par Tilda Swinton essayait tant bien que mal de cacher son mal-être, celui de Jennifer Lawrence en revanche, ne se bride d'aucun filtre. Et c'est ce qui fait de Die, My Love sa grande force. On pourrait effectivement lui reprocher de trop jouer sur les messages subliminaux peu subtils ou de ne pas assez explorer l'intimité du couple, mais en réalité, ces éléments sont relayés au second plan car le vrai sujet de cette histoire est le personnage de Grace et la violence du patriarcat qu'elle subit. Enfermée dans cette cage dorée (et boisée), éloignée de tout, cantonnée à un double rôle de mère et femme au foyer en plus d'être atteinte par un sérieux syndrome de la page blanche, le personnage représente en réalité le quotidien de millions de femmes, prisonnières de leur condition et réduites au silence. Alors pour toutes ces voix qui n'auront pas la chance ce crier, celle-ci le fera à leur place.
2h d'aliénation mentale et de scènes de ménages qui tournent en boucle . C simplement to much pour moi. C'est aussi illisible que gonflant et ça devient une épreuve d'endurance. Hapiness therapy était autrement mieux.
Portrait de femme, précisément portrait d’u e femme depressive… mais la surenchère s’invite helas et l’actrice principale en fait vraiment des tonnes. Malheureusement l’interprétation de Jennifer lawrence nous sort littéralement du film, le scenario de n prend un coup et nous perd dans des performances qui ont plus leur places sur les olanche pour du théâtres expérimental à la rigueur. Le partenaire a beau avoir jne belle presence mais n’arrive pas à sauver le film pour autant
Le peu d’étoiles critiques scintillant au-dessus du destin bouche-à-oreille de ce film semble une injustice. Disparais orage d’encre, fais-nous voir ta voile lactée. Pourtant Lynne Ramsay avec “A Beautiful Day (You Were Never Really Here)” avait marqué nos esprits. Et même les grincheux louent le jeu de Jennifer Lawrence dont la découverte maintenant lointaine dans Winter’s bone nous fut aussi mémorable. Alors allons-y. L’histoire serait « répétitive » ? Un peu en mode la trilogie du Parrain c’est cool mais il y a trop de mafia dedans… Le scénario m’a semblé progresser rationnellement, construit, cohérent ; début, milieu, fin. Il tournerait en boucle autour d’une dépression post accouchement ? Quiconque a vu le film en entier (1 sortie de spectatrice durant ma projection) spoiler: sait qu’un bref entretien entre Grace et un psy pointe la source problématique d’une condition d’orpheline culpabilisatrice à l’âge de 10 ans ; 10 ! Soit évidemment bien avant qu’elle ne devienne mère, élément déclencheur d’une plongée dans ses propres abîmes dont elle ne peut vraiment sortir. Son mari Jackson, psychiquement plus stable, traîne également une famille branlante de dysfonctionnalité (donc oui une famille normale).spoiler: A deux ils habitent la maison retapée d’un oncle qui s’est tiré une balle de fusil là où l’on s’asseoit…
La maladie mentale ne réussit pas à flinguer l’amour au sein du couple, malgré les ombres de l’infidélité fantasmée ou accomplie. L’irrésistible anabase suicidaire de Grace est sa malédiction autant qu’un refuge émotionnel où elle cherche à respirer une liberté, à être pleinement elle-même dont une part manquante l’a abandonné. Cela ne remettra pas en question son amour maternelle pour son fils. Jackson ne pourra que l’y laisser se brûler les ailes, et l’âme, et le cœur, les os, alouette, plutôt que de la retenir (expliquant le titre du film ?).
L’évolution dramatique se déploie avec maestria. Lumières, décors, montage, seconds rôles, i tutti quanti, sont travaillés jusqu’au crédible et l’ampleur. Pattinson nous convainc encore. Lawrence foudroie et règle ici ses comptes avec les vieux nudes d’elle prenant la poussière sur internet bien mieux que son exhibitionnisme faussement cathartique de Red Sparrow. Peut-être parce que la réalisatrice est une femme de talent et de caractère.
Le plaisir cinématographique qu’on y prend n’est pas la joie niaise d’un enthousiasme fugace. Cela mérite de supporter les écrans de téléphones allumés et le bruit du pop-corn de nos voisins, inconvénients bien vite rattrapé par les effets sonores des jappements plaintifs du chien du couple sur nos nerfs, voire par ailleurs cette autre scène où Grace & Jackson se parlent par téléphone à distance et où la voix de Grace caméra sur elle est normale alors que quand c’est le tour de son mari caméra sur lui il parle avec des grésillements lointains.
Un quasi huis clos en roue libre, n'ayant rien de très intéressant à raconter et qui m'a laissé totalement à distance, de par son "outrance" artificielle (pas malaisante, juste ennuyeuse), des arcs narratifs qui ne mènent nulle part, et ses personnages antipathiques qui en font des tonnes en mode performance. Tout ce que j'aime quoi (non).
Bref, un film lourdaud et redondant, aussitôt vu, aussitôt oublié à mes yeux.
Assez déçue par cette expérience agressive tant sonore que visuelle, bon jeu d'acteurs (mention spéciale à Sissy Spacek toujours juste dans ses émotions) mais le traitement de la dépression post partum est excessif, voire risible par certains égards... je ne valide pas...