Die My Love
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Ciné-13
Ciné-13

176 abonnés 1 442 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 avril 2026
Tout dans la forme explicite la folie, la déprime Post-Partum : le format d’image resserré 4:3, la BO hétéroclite (PRESLEY cohabite avec Jean SABLON ou un vieux BOWIE, ou un choeur DISNEY), des flash-backs déconcertants brouillant la réalité, la parabole de la forêt embrasée, le fantasme de l’amant motard,…
Le couple dysfonctionne méchamment, entre une LAWRENCE magnifiquement déjantée et un PATTINSON désemparé. Dérangeant comme le cinéma sait bien le faire...
FaRem

10 595 abonnés 11 634 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 décembre 2025
« On se sent toutes un peu folles la première année. » Après la naissance de son enfant, Grace a du mal à retrouver l'équilibre qu'elle avait avant. Une coquille vide dont on ne sait rien. Elle se sent seule, délaissée et se désintéresse de tout. Un quotidien ennuyeux au cours duquel chaque distraction devient une obsession que ce soit un bruit ou une présence. Une perte de repères pour une descente aux enfers psychologique et autodestructrice qui n'est malheureusement jamais viscérale. Peut-être à tort, mais je m'attendais à quelque chose d'aussi fort que "Mother!", mais ce n'est jamais le cas. Cette décadence est souvent ridicule comme une représentation artistique à laquelle on n'a pas imposé de limites. Il faut dire que l'écriture est assez grossière et qu'il n'y a qu'au niveau de l'ambiance et du son que le film tient la route. Lynne Ramsay montre l'ennui et nous le fait trop ressentir, notamment au cours de la première partie, et elle filme une déconnexion émotionnelle qui est difficile à combler de notre côté étant donné que les personnages n'ont aucune personnalité. "Die My Love" ne m'a pas laissé indifférent, mais je ne peux pas dire que je l'ai apprécié.
traversay1

4 502 abonnés 5 400 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 décembre 2025
La dépression périnatale est désormais moins un tabou et le cinéma, à son échelle, a aussi joué son rôle dans cette évolution, avec un film comme Hungry Hearts, largement au-dessus des autres dans cette catégorie, avec une Alba Rohrwacher époustouflante. L'actrice italienne laisse assez loin dans le rétroviseur la Jennifer Lawrence de Die my Love, qui en fait pourtant beaucoup pour nous emporter dans sa folie, mais elle n'est pas aidée par la mise en scène maniérée de Lynne Ramsay. La réalisatrice de Ratcatcher, un premier film qui annonçait la couleur, n'est pas du genre à installer les spectateurs dans le confort et parfois, cela peut donner des œuvres estimables et impressionnantes comme We need to talk about Kevin, mais le plus souvent la forme dépasse largement le fond, dans des narrations éruptives quand elles ne sont pas au bord de l'expérimentation. Écrit pour susciter le malaise, Die my Love semble plutôt exploiter son sujet à des fins volontairement radicales, au détriment d'une quelconque émotion, eu égard au peu de prise laissée par son personnage principal, et aux miettes distribuées aux autres protagonistes (pas beaucoup pour un Pattinson très effacé, un peu plus pour une Sissy Spacek qui parviendra toujours à nous faire vibrer avec des bouts de scènes). Lynne Ramsay a accouché avec douleurs d'un film assez laid et chichiteux, malgré quelques brèves fulgurances. Avec un thème aussi sensible, c'est très décevant.
Cinéphiles 44

1 678 abonnés 4 674 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 mars 2026
"Die My Love" suit un couple qui tente de construire une vie commune dans une maison isolée à la campagne. Le personnage incarné par Jennifer Lawrence sombre dans une instabilité émotionnelle de plus en plus inquiétante, tandis que son compagnon, joué par Robert Pattinson, oscille entre incompréhension, inquiétude et impuissance. Le film surprend par le contre-emploi de ses deux stars principales qui brisent leur image plus lisse pour livrer des performances rugueuses, presque animales. Ramsay les filme dans leurs contradictions, leurs débordements et leurs silences, sans chercher à adoucir leurs personnages. La mise en scène passe par les sensations. Le grain de la photographie, les textures de lumière, le travail sonore omniprésent construisent une expérience presque physique. Pourtant, malgré cette puissance formelle, le film finit par montrer ses limites du côté du scénario. L’intrigue, volontairement minimaliste, semble tourner en rond et peine à véritablement évoluer.
Naughty Doc

1 044 abonnés 534 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 mai 2025
Vrai bonheur que de retrouver Lynne Ramsay et la rugosité de sa mise en scène coup-de-poing. Die, my Love bénéficie donc énormément de son talent de cinéaste pour dépeindre ce récit versant dans l'horreur psychologique : Jennifer Lawrence et Robert Pattinson incarnent un heureux couple qui va emmenager dans une maison isolée en pleine campagne. Et alors que les 2 tourtereaux viennent d'accueillir leur premier enfant...un heureux évènement qui tourne à la tragédie étant donné qu'il va être synsonyme d'une dépression post-partum extrême.
Extrême est le mot car Die, my Love pousse les potards à fond dès son intro où le sound design abrasif est conçu pour agresser le spectateur, et mieux accompagner le personnage de Grace dans une torpeur autodestructrice.
Jennifer Lawrence lâche les chevaux dans une performance animale autant qu'une réelle mise à nue. Dommage donc que passée une première partie subjugante (la photo est sublime par ailleurs), l'écriture soit au marteau-piqueur, peinant à renouveler la descente aux enfers de ce couple complètement toxique.
Un acte manqué en somme, mais malgré ce sentiment d'inachevé (notamment le personnage de Lakeith Stanfeld injustement bazardé à mi-parcours), Die, my Love conserve cet aspect frondeur et peu aimable, pétri d'une envie de cinéma à chaque seconde.
Audrey L

817 abonnés 2 864 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 juin 2025
Histoire vraie : salle Agnès Varda, le générique de fin se lance, c'est avec la bouche en cœur qu'on applaudit bruyamment...et qu'on entend les échos de nos propres applaudissements. Solitude. "Ah. Mince, personne n'a aimé ?" Eh bien non, visiblement, après ce moment de solitude (on entend encore les échos secs, vides, esseulés, de nos "clap clap" joyeux résonnant dans ce néant de silence outré... Ça nourrira nos prochains cauchemars), on assumera d'être la zinzin de service qui a vraiment bien aimé le trip sous stupéfiants (antidépresseurs ultra forts, noyés sous du whisky bon marché) de Die, My Love. Alors, assumons (on a défendu plus indéfendable). Le film s'ouvre donc sur une BO qui éclate les tympans en deux (les baffles de la salle ont failli rendre l'âme, ça crachait pire qu'une mauvaise fréquence FM), forçant nos voisins de siège à se boucher les oreilles en rouspétant, tandis qu'en bon public de concerts punks en fosse collée à la scène, on levait presque les bras (vraiment, "la zinzin qui aime", première minute du film). S'est ensuivi un drame sur le post-partum neuropathologique dégénérescent (de grands mots scientifiques pour dire : une maladie psychique aléatoire qui touche certaines femmes après l'accouchement, qui deviennent dingues sans aucune explication, voir le très beau film Hungry Hearts pour plus d'infos) qui nous a touché, comme on est plongé dans la tête de Madame (ce qui explique la BO à fond les baffles, les aboiements du chien ultra-forts et en continu, les bruits du quotidien sur-amplifiés... On vit le trouble avec elle), tandis que Monsieur se révèle être un mari démissionnaire ("Oh, allez, un clébard, et elle sera contente, en attendant la bibine me fera oublier dans quelle galère je suis..."). Dans leur rôle, Jennifer Lawrence et Robert Pattinson sont sidérants, ils semblent habités par leur rôle, tous deux indissociables des troubles psy qui les font chuter. Aussi, on n'a eu que compassion pour cette histoire de couple toxique, malheureux, qui aurait gagné à se faire soigner de suite, si seulement l'insouciance de la jeunesse et la fierté de l'époque n'avaient pas plus compté qu'un bon diagnostic psy (pour les deux parties du couple). Mention à la grande majorité de la salle qui râlait "qu'ils n'avaient rien compris" qui effectivement n'a même pas saisi que le personnage de Lakeith Stanfield n'existe pas... spoiler: Comment ne pas voir que seule l'épouse interagit avec lui (même avec sa famille, sur le parking, Pattinson semble ne pas les voir), n'étant donc qu'un fantasme sexuel compensant le délaissement de son époux...
"C'était trop compliqué", apparemment (on n'a pas compris cette critique, on vous l'avoue avec les bras ballants, ce fantasme étant un élément de niveau 0 en décryptage). La mise en scène est très loin d'être fine (les "scènes de chasse" au ras des herbes par Jennifer Lawrence deviennent vite risibles, malgré tout le sérieux irréprochable qu'y applique l'actrice), la scène de fin aurait pu s'offrir de meilleurs effets numériques ( spoiler: l'incendie est laid, même qu'il soit dans la tête de l'épouse
), et le parti-pris d'être coincé dans la tête de Madame est très clivant (les scènes sont montées de façons psychédéliques, la BO arrache les esgourdes... Soit vous vous braquez, comme 99% de la salle - et on comprend parfaitement - soit vous levez les bras comme à un concert de punk anar', ce que ce film rêve d'être dans le monde du septième art, concrètement). L'interprétation transcendée du binôme Lawrence-Pattinson et les partis-pris très clivants (pour gueuler un bon coup sur ce que ressent une femme en post-partum extrême) ont fait de ce Die, My Love une super séance pour notre part, contre l'avis de tous (et les tympans en moins, mais on a l'habitude). Du coup, on n'entend pas les critiques adverses, c'est pratique. Clap, clap, clap...
Cinememories

596 abonnés 1 673 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 25 mai 2025
Dans le grand écart émotionnel que propose la compétition cannoise – capable d’émouvoir avec La Petite dernière autant que de désappointer avec Alpha – Die, My Love se situe dans le fond du panier. Aucunement bouleversant, le film se noie dans un trop-plein de style qui écrase personnages et narration, au profit d’un geste de mise en scène aussi fiévreux que vain. Lynne Ramsay, réalisatrice écossaise saluée pour We Need to Talk About Kevin, rejette à nouveau toute forme de récit classique. Elle choisit ici une approche expérimentale, viscérale, mais parfois au détriment du sens, de la lisibilité et de l’émotion.

Huit ans après A Beautiful Day, Ramsay revient sur la Croisette avec l’adaptation du roman éponyme d’Ariana Harwicz, figure singulière de la littérature argentine contemporaine. Jennifer Lawrence y incarne Grace, une jeune mère confrontée à des pensées autodestructrices dans un isolement aussi physique que psychique. Le point de départ évoque inévitablement Mother !, dans lequel l’actrice tenait déjà un rôle intense et clivant. Ici encore, elle s’abandonne à une performance extrême, habitée, presque sauvage.

Le film traite frontalement des pulsions de mort, de la maternité contrariée, du désir empêché, de la violence intime. Des thèmes puissants, mais que Ramsay éparpille plutôt que de creuser. Le long métrage semble davantage préoccupé par l’expression esthétique d’une psyché disloquée que par la cohérence dramatique du parcours de son héroïne. Lawrence, enceinte de cinq mois lors du tournage, donne une intensité corporelle impressionnante à son personnage. Cette donnée infuse le film d’une matière vivante, presque organique. Pourtant, cet atout émotionnel se dilue dans une mise en scène qui privilégie le chaos au récit. Les séquences s’enchaînent sans logique. Fragmentées, sensorielles, parfois hallucinées, mais sans toujours parvenir à provoquer l’empathie.

La relation avec Jackson (Robert Pattinson, en retrait), compagnon passif et fuyant, n’est qu’effleurée. Leur couple dysfonctionnel, isolé dans une maison héritée en pleine campagne, aurait pu servir de huis clos oppressant. La ligne directrice du film, centrée sur une crise de post-partum, semble claire sur le papier. Mais à l’écran, la narration éclatée et la multiplication des symboles rendent l’ensemble confus. Ramsay aborde tous les thèmes à la fois – aliénation maternelle, sexualité frustrée, violence contenue, solitude – sans jamais leur accorder l’espace de se développer. Le film devient un déluge d’images et de sons, un vacarme existentiel dont on peine à extraire un véritable propos.

Il y a bien quelques fulgurances : un plan fixe en début de film qui annonce l’enfermement de Grace et une séquence nocturne presque onirique. Mais ces moments se perdent dans une surcharge esthétique qui confond audace et prétention. Par ailleurs, les nombreuses nuits américaines sont hideuses. Encore une fois, Ramsay semble vouloir tout dire, tout montrer, quitte à sacrifier la clarté émotionnelle au profit de l’effet de style. En roue libre total, Jennifer Lawrence peine également à offrir de la cohérence à son personnage mutilé.

Au final, Die, My Love se vit moins comme une œuvre de cinéma que comme une expérience éprouvante – dans le mauvais sens du terme. On sort lessivé, désorienté, et surtout frustré de voir un matériau brut traité avec si peu de rigueur dramaturgique. Cette nouvelle tentative confirme les limites d’un cinéma qui sacrifie l’émotion sur l’autel du chaos esthétique. Il reste à espérer que Polaris, annoncé comme son prochain film, permettra à Lynne Ramsay de renouer avec un minimum de lisibilité et de densité émotionnelle. Car Die, My Love ne laisse qu’un arrière-goût amer dans la rétine et les tympans.

Retrouvez toutes nos critiques du festival de Cannes 2025 sur Le Mag du Ciné.
elriad

522 abonnés 2 048 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 janvier 2026
Vu au moment du festival de Cannes, et un avis mitigé comme nombre de festivaliers. Une excellente prestation du duo Robert Patinson/ Jennifer Lawrence ( ici dans son rôle le plus ambitieux, mais le " trip" dans lequel la réalisatrice plonge le spectateur est éprouvant et souvent abscons. Le glissement dans la folie du personnage féminin à la suite d'une dépression post-partum est troublant, malaisant, toujours amorti par l'amour que lui porte son compagnon. Un film qui risque de cliver et d'en dérouter plus d'un.
Alasky

456 abonnés 4 638 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 mars 2026
Le récit sombre et brisé d'une jeune mère qui tombe dans la dépression post-partum, ce long tunnel qui lui semble sans fin. Jolis choix de musique, belle photographie, et belles performances d'acteurs.
Gentilbordelais

404 abonnés 3 583 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 20 décembre 2025
L. Ramsay évoque le syndrome post-partum, l'enfermement et une soudaine domestication. Ainsi, ce portrait de femme en proie à ses démons intérieurs est comme un animal sauvage en captivité. Entre rêve teinté d'onirisme et réalité pesante, J. Lawrence rend troublant son personnage, avec des émotions et comportements aussi violents que dérangeants. Une descente aux enfers chaotique pour le spectateur, aux aspects parfois trop abstraits, jusqu'au final à la proposition décevante.
capirex
capirex

189 abonnés 819 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 mai 2026
Présenté , et pas très apprécié , au Festival de Cannes 2025 Die My Love est et restera un film radical et épuisant qui explore les méandres de l'esprit humain avec en filigrane une dépression post-partum . Pour incarner cette Femme qui sombre dans la dépression, entre pulsions de sexe, de violence et de mort , Jennifer Lawrence brille de mille feux !
LCDC YT
LCDC YT

147 abonnés 360 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 février 2026
Plongée boursouflé mais intense dans l'esprit d'une mère torturé, RAMSAY ne fait pas forcément dans la dentelle avec ce récit souvent explosé, mais surtout très émotif, qui marque par son côté à fleur de peau, qui étonne par son manque de finesse, mais qui réussit tout de même à nous emporter dans un chaos cohérent
surfnblue
surfnblue

86 abonnés 1 865 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 mai 2026
Un film surprenant que je n'ai pas réussi à comprendre. Lawrence est toujours magistrale dans un scénario tordu où elle se donne bien. Fin déroutante. Intéressant, surtout pour ceux qui apprécient l'actrice.
Dora M.
Dora M.

78 abonnés 545 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 mai 2025
Le thème du film est simple : la dépression post partum. C’est intéressant et fort.
Le problème, c’est que le personnage de Jennifer Lawrence en fait tellement trop qu’on perd tout le réalisme et le sérieux qu’on aurait espéré d’un film traitant de ce thème. On ne s’ennuie pas mais tout va trop loin.
donniedarko1
donniedarko1

72 abonnés 258 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 13 novembre 2025
Ennui assez abyssal revenu devant ce film consternant. Cryptique et confus. Un beau gâchis malgré de belles images et de bons acteurs…
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