Die My Love
Note moyenne
2,3
590 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

121 critiques spectateurs

5
2 critiques
4
21 critiques
3
35 critiques
2
36 critiques
1
22 critiques
0
5 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Killian L
Killian L

54 abonnés 287 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 mai 2026
Qu'est ce que ça fait du bien de voir le portrait aussi cru d'une femme sans pitié ni états d'âmes, se laissant aller à ses névroses les plus profondes. De la pure folie servie sans accompagnement, deux heures durant, par la brillante prestation de Jennifer Lawrence qui met un point d'honneur à habiter un personnage dont toute la démence peut se lire à travers le vide de son regard. Mais cela n'est en rien surprenant puisque Lynne Ramsay est déjà une habituée dans le dressage de portraits peu florissants de femmes (mères / épouses) accablées, puisqu'elle avait fait ses preuves avec le génialissime We Need We Need to Talk About Kevin. Film dans lequel elle abordait déjà le thème de la maternité et de la dépression post-partum.
Or, si dans ce premier film, le personnage joué par Tilda Swinton essayait tant bien que mal de cacher son mal-être, celui de Jennifer Lawrence en revanche, ne se bride d'aucun filtre. Et c'est ce qui fait de Die, My Love sa grande force.
On pourrait effectivement lui reprocher de trop jouer sur les messages subliminaux peu subtils ou de ne pas assez explorer l'intimité du couple, mais en réalité, ces éléments sont relayés au second plan car le vrai sujet de cette histoire est le personnage de Grace et la violence du patriarcat qu'elle subit. Enfermée dans cette cage dorée (et boisée), éloignée de tout, cantonnée à un double rôle de mère et femme au foyer en plus d'être atteinte par un sérieux syndrome de la page blanche, le personnage représente en réalité le quotidien de millions de femmes, prisonnières de leur condition et réduites au silence. Alors pour toutes ces voix qui n'auront pas la chance ce crier, celle-ci le fera à leur place.
Vince
Vince

50 abonnés 68 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 février 2026
Vu en avant-première, la réalisatrice britannique Lynne Ramsay s'entoure de Jennifer Lawrence et de Robert Pattinson pour nous livrer une œuvre sur la descente aux enfers d'une jeune mère et sa dépression périnatale, sujet intéressant sur le papier, mais fort peu à l'écran.
golgot13
golgot13

21 abonnés 97 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 19 mai 2025
Ce film est une épreuve physique. Le jeu du son est insupportable et oppressant. Il n'y a aucun scénario, la direction d'acteur est nul. La réalisatrice n'est obsédé que par l'esthétisme de son film. Si vous êtes masochiste et aimez souffrir, ce film est fait pour vous sinon il y a mieux pour passer son temps.
Luca G.
Luca G.

21 abonnés 30 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 décembre 2025
ALORS, là tout de suite je saurais pas dire ce que j’ai trouvé de plus magnifique entre la belle mise en scène de Lynne Ramsay ou la performance de Jennifer Lawrence qui est juste ahurissante

Sous-couvert d’une grande couche de morosité, ce film dégage quelque chose de très bestial, en plus d’être fataliste au possible et d’aborder un sujet dont j’ai rarement entendu parler au cinéma qui est la dépression post-natale

Passionnant, déprimant et troublant, très troublant
Farid MaLake
Farid MaLake

16 abonnés 42 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 16 décembre 2025
Le casting était prometteur, mais malheureusement l'histoire ne semble pas très probable, les personnages sont vraiment trop décalés.
PhiBrunet
PhiBrunet

14 abonnés 23 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 décembre 2025
Assez incompréhensible ce film. Les images sont souvent belles mais ça manque vraiment de cohérence pour que y trouve son compte.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

231 abonnés 1 511 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 juillet 2026
Un couple habitant Brooklyn quitte New-York pour la campagne du Montana. Quand une petite fille arrive la dépression latente de la mère devient post-partum. Pendant que le père, en bon mâle, préfére regarder ailleurs.
Un film au traitement arty qui ne fait pas toujours mouche avec une Jennifer Lawrence qui donne tout, et plus encore, pour ce rôle.
Une œuvre qui montre que la maternité n’est pas toujours une aventure merveilleuse brodée de fils blancs.
Fiers R.
Fiers R.

206 abonnés 901 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 novembre 2025
Vu à Montréal.

Il faut s’accrocher, ne pas être fatigué et apprécier les propositions de cinéma audacieuses et qui ne cherchent pas à caresser leur public sans le sens du poil pour supporter la vision de ce « Die my love ». Il est même probablement à ranger dans la catégorie de ces œuvres qu’on aime ou qu’on déteste pour beaucoup de monde. Présenté à Cannes en compétition officielle, le dernier long-métrage de la très rare Lynne Ramsay (habituée de proposer un cinéma âpre et exigeant comme « We need to talk about Kevin » qui l’a révélée) a fortement divisé et fait sortir une partie de la salle. Plus que le choc, finalement davantage accessible, « Sirat ». C’est pour dire... Ramsay a le mérite d’aller au bout de sa proposition radicale sur le sujet ô combien casse-gueule et complexe de la dépression et de la folie post-partum.

Commençons par les bons points. Car si on n’a pas forcément adhéré à cette proposition particulièrement mal aimable de prime abord, elle n’est pas exempte de qualités indéniables. En premier lieu, le fait de planter le décor à une époque passée indéterminée (avant Internet et les téléphones portables en tout cas, quelque part dans les années 90 à vue de nez) et dans le paysage rural et presque désertique des grandes plaines canadiennes apporte du poids au sujet. Si la dépression post-partum est une maladie psychologique, elle est influencée par des facteurs extérieurs comme cet isolement social, technologique et spatiale qui renforce le sentiment de folie et d’abandon. Et Ramsay, qui semble s’y connaître en esthétique de l’image, nous gratifie d’une mise en scène en adéquation qui met en valeur ce contexte spatio-temporel. Elle le fait de manière vraiment racée et visuellement sublime en plus d’être ambitieuse. Les images sont crépusculaires et ces scènes se déroulant dans l’obscurité entre rêve et cauchemar sont de toute beauté. Même dans les séquences plus classiques, la réalisation est assurée, brillante et flamboyante, encerclant parfaitement la folie progressive du personnage principal et la singularité des lieux.

Ensuite, il y a la composition exceptionnelle de Jennifer Lawrence qui se donne corps et âme dans le rôle. Ce genre de pathologie est complexe à jouer, à incarner, et elle s’acquitte du challenge avec le talent et la persévérance qu’on lui connaît. Après avoir déjà joué un rôle aussi symbolique et matriciel (la Mère) dans l’horripilant, incompréhensible, détestable mais tout aussi particulier « Mother! », le délire de Darren Aronofsky, elle retente un projet vraiment extrême et le fait une nouvelle fois à fond. On ne peut dire qu’on soit pleinement convaincu par « Die my love » sur bien des aspects mais c’est tout de même plus pertinent et engageant que le film précité. À ses côtés, Robert Pattinson lui sert la soupe avec la solidarité et la confiance de tout acteur voyant sa partenaire livrer une composition incroyable. Idem pour Sissy Spaceck qu’il fait plaisir de retrouver dans ce contexte ressemblant au culte « La Balade sauvage » de Terence Malick dans lequel elle s’illustrait toute jeune.

Alors pourquoi on n’est pas totalement conquis? Tout simplement, parce que c’est répétitif et long sur pas mal de points mais surtout qu’il y a beaucoup trop de moments symboliques (et cryptiques) difficiles à déchiffrer. Idem pour les passages oniriques beaux à contempler mais souvent vide de sens véritable pour qui n’en est pas l’auteur. Ce genre de séquences est à double tranchant. Quand on ne se retrouve ni envoûté, ni hypnotisé par ce qu’elles dégagent le temps paraît long et lesdites séquences prétentieuses. Mais c’est surtout le dernier quart qui nous horripile et gâche un peu ce long-métrage courageux et ambitieux qu’est « Die my love ». Un compilé de tous défauts cités en amont, entre rêve et réalité, redondances et abstractions, symbolismes et folie. C’est fatigant et ça perd forcément une partie du public, dont on fait partie. Le film sera probablement taxé de film d’auteur arty et prétentieux, ce qu’il est un peu, mais voilà donc une proposition de cinéma radicale et clivante, qui nous a un peu perdu, mais loin d’être dénuée de sens et d’audace.

Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.[/spoiler]
Cadreum
Cadreum

62 abonnés 808 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 février 2026
Qui est le film ?
Adapté du roman d’Ariana Harwicz, Die My Love se concentre sur Grace, jeune femme vivant dans une maison isolée avec son compagnon et leur enfant nouveau-né. Lynne Ramsay porte son regard sur ce que la maternité fait au désir, à la création, à l’identité féminine lorsque ces dimensions ne sont plus conciliables. Pas de guérison, pas de parcours édifiant. Seulement une traversée, tambour battant, vers la folie. Mais à force de vouloir tout brûler, Die My Love peine à transformer son incendie en véritable pensée.

Par quels moyens ?
Les premiers plans, où Grace et Jackson arpentent une maison délabrée, un espace déjà mort, installent un équilibre qui n’existera jamais plus. La maison promet l’amour, la stabilité, la conjugalité mais elle n’est en réalité qu’un dispositif de capture. L’extérieur n’est pas une échappée mais une frontière. Quant à la forêt, elle cerne, encercle et isole. Le monde se réduit à cet îlot où une seule chose est attendue d’elle : être mère.

Qui plus est, dès le début, le désir y est montré animal, brut, sans médiation. Mais une fois l’enfant là, ce désir devient impossible. Le film explicite leur incompatibilité. Grace ne cesse de vouloir être désirée mais ce désir n’a plus de place. Il devient obscène, déplacé, presque monstrueux. La libido débordante de Grace est un refus d’entrer dans la figure de la mère apaisée, désérotisée, sacrificielle. Le corps de Grace est devenu un corps fonctionnel, nourricier, lactant. Cette absence de modulation finit par appauvrir le propos. À force de marteler, le film empêche toute zone grise, toute contradiction fertile.

Aussi, Grace écrit ou tente d’écrire. Mais la page reste blanche. La maternité a capturé son énergie créatrice. La scène du lait mêlé à l’encre condense tout le film. La création intellectuelle et la création biologique se superposent jusqu’à se neutraliser mutuellement. L’écriture devient impossible parce que le corps est requis ailleurs, entièrement absorbé par sa fonction. Face à cela, Jackson regarde les étoiles. Il contemple l’univers, l’infini, le dehors. Grace, elle, est clouée à l’intérieur, au proche, au répétitif. Sa phrase « On n’en a rien à foutre de l’univers » est une rage. Le cosmos est un luxe masculin. Elle n’a droit qu’au quotidien, au sale, au cri du bébé, à l’enfermement. Problème : le corps de Grace ne devient jamais un lieu de conflit complexe. Il est assigné à une seule fonction expressive.

La mise en scène épouse cette implosion. Gros plans intrusifs, caméra collée aux visages, aux peaux, aux tremblements. Le format 4:3 enferme le corps de Grace dans le cadre comme elle est enfermée dans sa vie. Le montage est fragmenté, brutal, sans respiration. Le son est écrasant, saturé, souvent dissonant. Ce qui rend le film si dérangeant, c’est qu’il ne pathologise jamais totalement Grace. La dépression post partum est là, évidente, mais elle n’épuise pas le personnage. Grace est juste caractérisée comme devenant folle.

Jennifer Lawrence livre une performance physiquement engagée, indéniablement. Mais cette intensité constante finit par la desservir. Le personnage ne connaît aucun creux, aucune suspension. Robert Pattinson, en miroir impuissant, incarne l’incapacité masculine à comprendre ce qui se joue, à nommer cette souffrance autrement que par des banalités rassurantes « Tout le monde perd un peu la boule la première année ». Le film ne lui donne jamais les moyens d’exister autrement que comme surface d’incompréhension.

Quelle lecture en tirer ?
Die My Love est un film qui veut brûler toutes les consolations. Cette radicalité est respectable mais le film dit beaucoup, trop explicitement, ce qu’il pense de la maternité, du désir et de la création. Il laisse peu de place aux images pour produire leur propre pensée. Il en résulte une œuvre incendiaire mais fermée sur elle-même. Un film qui frappe fort mais qui frappe toujours au même endroit.
Perchman.fr
Perchman.fr

26 abonnés 386 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 décembre 2025
Lynne Ramsay propose avec Die, My Love un thriller psychologique d’une intensité rare, un film qui dérange autant qu’il fascine. Si l’image, volontairement terne et glaciale, peut sembler rebutante au premier abord, elle sert finalement à merveille l’état mental fragile et chaotique du personnage principal. Le récit se perd parfois, notamment dans deux ou trois passages moins lisibles, mais ce flou contribue aussi à l’instabilité que Ramsay cherche à transmettre.
Jennifer Lawrence livre l’une de ses performances les plus brutes, assumant avec une puissance sidérante chaque zone d’ombre de son personnage. Face à elle, Robert Pattinson est impressionnant, habité par un rôle complexe qu’il transcende avec une justesse incroyable. La musique, omniprésente et sensorielle, enveloppe le film d’une tension continue.
La mise en scène, maîtrisée et viscérale, s’appuie sur une photographie nerveuse, presque animale, qui donne au film une énergie brute et troublante. Die, My Love est une œuvre qui met mal à l’aise, qui hypnotise, et qui reste longtemps en tête par la force de ses images et de ses interprétations.
Arthur Brondy

302 abonnés 1 490 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 mai 2026
Grace et Jackson fuient la ville et s’installent dans la maison d’un oncle de ce dernier au coeur du Montana. C’est ici que leur amour donne naissance à leur fils. Une passion rapidement remplacée par une relation toxique, où Grace est abandonnée avec chien et bébé à la campagne. Le film est éreintant par moment, bruyant (le spectateur maudit le chien), douloureux. Cette relation est vouée au drame, et Lynne Ramsay prend son temps pour nous amener exactement là elle veut. Cinématographiquement très réussi, le film est si bien incarné par Jennifer Lawrence et Robert Pattinson.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

182 abonnés 590 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 1 mai 2026
Ai vu « Die my love » de la réalisatrice britannique Lynne Ramsay. Alors que le prochain Festival de Cannes commence dans 12 jours, « Die my love » est le dernier film qui était en compétition dans la Section Officielle du Festival 2025. Le film s’ouvre sur la perspective d’un enchainement de pièces toutes délabrées d’un appartement à l’abandon. L’on comprend que dans ce lieu sans horizon rien de bon ne peut arriver, mais c’est entre ces murs où l’ancien propriétaire s’est suicidé que vont s’installer Grace (Jennifer Lawrence inexpressive dans l'outrance), Jackson (Robert Pattinson) avec leur bébé. Grace est en pleine dépression post-partum. Elle marche à 4 pattes un dixième du temps, se fracasse la tête contre des miroirs une autre partie de ses journées, griffe les papiers peints de sa maison quand il lui reste du temps… sous le regard médusé de son mari et surtout du spectateur tant Jennifer Lawrence ne fait rien dans la mesure pensant être une grande actrice en gesticulant où en étant le plus atone. Son personnage est en manque de relations sexuelles et pour que l’on comprenne bien le message elle brandit à tout bout de champs des couteaux de cuisine, fait gicler des tubes de dentifrice sur les murs, a des apparitions d’un cheval noir et empoigne la lunette astronomique de son mari… Lui, fuit la situation, son domicile et sa femme. Quand il est présent il marche également à quatre pattes ! La mère de Grace (Sissy Spacek) mutique essaye de ramener sa fille à la raison mais son message n’est pas très audible. On ne peut louer que la beauté de certains plans et certains moments de montage dans ce film étrange, mal ficelé, dérangeant… . Le film est fatigant, inexplicable, très répétitif, souvent insoutenable et paradoxalement cela crée une distance qui se creuse de plus en plus avec le personnage principal pour lequel à la fin, le spectateur n’a plus aucune empathie. Le sujet méritait beaucoup mieux. Un moment de cinéma grotesque et pénible.
Rodolphe35
Rodolphe35

17 abonnés 103 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 mai 2026
Le sujet est difficile mais la réalisatrice réussit à en faire un film sensible. La photographie est incroyable et Jennifer Lawrence toujours au top de mon panthéon d’actrice
Critiques d un passionné
Critiques d un passionné

140 abonnés 267 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 1 mai 2026
J’étais assez attiré par le sujet de Die My Love : ce couple qui fuit New York pour fonder une famille à la campagne, avant que l’arrivée du bébé ne fasse sombrer la mère dans une dépression post-partum et la folie.

Sauf que le film a la subtilité d’un discours de Donald Trump. C’est d’une lourdeur vite épuisante. En cherchant à enfermer le spectateur dans l’état mental de son héroïne, Lynne Ramsay force tellement le trait que le résultat devient indigeste. Clichés, métaphores grossières, effets appuyés, visuels parfois criards : on a souvent l’impression d’un film qui veut démontrer plutôt que faire ressentir. À l’image de certaines scènes de nuit, trop stylisées pour être crédibles, le tout finit même par devenir parfois ridicule.

À cela s’ajoute le personnage joué par Robert Pattinson, réduit à une fonction assez basique : incarner la normalité face à la folie. Dépassé, absent ou impuissant, il reste surtout sous-écrit, sans réelle épaisseur ni contradictions. Le film ne lui laisse jamais l’espace d’exister, ce qui rend la relation de couple étonnamment plate. Ce déséquilibre renforce le côté manichéen de l’ensemble et affaiblit le propos.

Au final, devant toute cette surenchère, je me suis retrouvé un peu dans le même état que le personnage de Jennifer Lawrence et je me suis ennuyé fermement.

Pourtant, s'il y a bien une chose à sauver, c'est son jeu. Elle est impressionnante et se donne corps et âme pour son personnage. Mais là encore, comme le reste du film, elle en fait parfois trop, frôlant la caricature et installant une distance avec le spectateur.

Au final, il y a ce sentiment dérangeant que Lynne Ramsay cherche à parler de cette maladie mentale, mais finit par en faire un spectacle tape-à-l'œil grossier qui fait perdre toute la profondeur de son sujet.

Découvrez mes autres critiques sur le site "critiques d'un passionné"
Nitnelav
Nitnelav

15 abonnés 160 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 octobre 2025
J’ai vu Die, My Love dans le cadre du festival de Cannes, et j’ai trouvé le film à la fois fascinant et déroutant. Il y a quelque chose d’hypnotique dans cette descente aux enfers, dans cette folie douce qui s’installe peu à peu. Jennifer Lawrence livre une performance totale, parfois trop même — elle en fait des tonnes, mais on sent qu’elle se donne corps et âme.

La mise en scène de Lynne Ramsay est soignée, sensorielle, pleine de tension, mais parfois un peu démonstrative. Le film tourne parfois à vide, comme s’il voulait absolument choquer ou troubler sans toujours y parvenir. Pourtant, il y a de vrais moments de grâce, durs, sensuels, presque sauvages, où tout fonctionne.

C’est un film imparfait, inégal, mais qui reste en tête. Un de ceux qu’on ne sait pas trop s’il nous a plu ou fatigué, mais qu’on n’oublie pas.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse