Die My Love
Note moyenne
2,3
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122 critiques spectateurs

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Cinéphiles 44

1 698 abonnés 4 693 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 mars 2026
"Die My Love" suit un couple qui tente de construire une vie commune dans une maison isolée à la campagne. Le personnage incarné par Jennifer Lawrence sombre dans une instabilité émotionnelle de plus en plus inquiétante, tandis que son compagnon, joué par Robert Pattinson, oscille entre incompréhension, inquiétude et impuissance. Le film surprend par le contre-emploi de ses deux stars principales qui brisent leur image plus lisse pour livrer des performances rugueuses, presque animales. Ramsay les filme dans leurs contradictions, leurs débordements et leurs silences, sans chercher à adoucir leurs personnages. La mise en scène passe par les sensations. Le grain de la photographie, les textures de lumière, le travail sonore omniprésent construisent une expérience presque physique. Pourtant, malgré cette puissance formelle, le film finit par montrer ses limites du côté du scénario. L’intrigue, volontairement minimaliste, semble tourner en rond et peine à véritablement évoluer.
dparis30
dparis30

5 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 mars 2026
Jennifer Lawrence est très convaincante dans le rôle d’une mère oubliée et incomprise, qui souffre tout en étant face au vide.
Fopeu
Fopeu

1 abonné 28 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 mars 2026
Pas aimé du tout
Les acteurs sont excellents mais la mise scène est très difficile à suivre
On se demande où veut aller le réalisateur
clara l.
clara l.

3 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 mars 2026
Le film Die My Love est très surprenant et déstabilisant. On s’y perd presque autant que le personnage principal, ce qui rend l’expérience très immersive. Grace est elle-même complètement perdue, et le spectateur partage cette confusion tout au long du film. Cette sensation est renforcée par la mise en scène, avec de très belles scènes, soigneusement réalisées et visuellement marquantes. Le film ne donne pas toutes les réponses immédiatement, ce qui pousse à réfléchir après le visionnage. C’est clairement le genre de film qu’on doit voir plusieurs fois pour en saisir toutes les nuances, comprendre les émotions du personnage et découvrir des détails qui passent inaperçus.
Alasky

464 abonnés 4 742 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 mars 2026
Le récit sombre et brisé d'une jeune mère qui tombe dans la dépression post-partum, ce long tunnel qui lui semble sans fin. Jolis choix de musique, belle photographie, et belles performances d'acteurs.
O J
O J

3 abonnés 46 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mars 2026
Un duo qui fonctionne vraiment. Les grands espaces et les distances dans le couple. Une belle histoire banale, bien que parfaitement interprétée. À voir.
Danmovies
Danmovies

5 abonnés 10 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 mars 2026
Vu en festival. Assez peu d’intérêt finalement. Une première partie assez intéressante laisse place à des longueurs.
durdenx
durdenx

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 février 2026
Film d'auteur bizarre et éprouvant. J'ai pas accroché mais quelque chose m'a tenu jusqu'au bout. Étrange.
Agnès
Agnès

10 abonnés 30 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 février 2026
Je pense sincèrement ne pas tout avoir compris. Il me faudrait un deuxième visionnage pour tout saisir. Film très attendu, il faisait déjà du bruit de par le casting choisi, et je dois dire que pour moi, le choix des acteurs est parfait. Ils jouent parfaitement l'un & l'autre, c'est ce qui m'a scotchée à l'écran. La BO peut être dérangeante, et en fait avec le recul, je comprend que c'était pour exprimer les pensées brouillons et incessantes de madame, c'est comme si on vivait le trouble avec elle, pour ça : bravo c'est brillant. Robert joue quand à lui un rôle d'un mari lâche, hop on prend un chien pour lui faire plaisir et qu'elle se calme. les deux sont vraiment sidérants dans leur rôle et ont une alchimie incroyable. spoiler: La scène de fin pour moi est malheureusement peu réalise, le feu aurait pu être mieux réalisé
. Je pense qu'il saura trouver son public, j'ai passé un bon moment, mais pas sur qu'il fasse l'unanimité...
Andrew C.
Andrew C.

21 abonnés 1 critique Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 février 2026
Quand la dépression entre dans une spirale infernale.
Une performance XXL de Jennifer Lawrence!……..
cbouder
cbouder

10 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 février 2026
Encore une excellente prestation de Jennifer Lawrence
Et sans spioler un regard profond et bienveillant sur le couple et l’humain
LCDC YT
LCDC YT

147 abonnés 360 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 février 2026
Plongée boursouflé mais intense dans l'esprit d'une mère torturé, RAMSAY ne fait pas forcément dans la dentelle avec ce récit souvent explosé, mais surtout très émotif, qui marque par son côté à fleur de peau, qui étonne par son manque de finesse, mais qui réussit tout de même à nous emporter dans un chaos cohérent
Vince
Vince

50 abonnés 76 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 février 2026
Vu en avant-première, la réalisatrice britannique Lynne Ramsay s'entoure de Jennifer Lawrence et de Robert Pattinson pour nous livrer une œuvre sur la descente aux enfers d'une jeune mère et sa dépression périnatale, sujet intéressant sur le papier, mais fort peu à l'écran.
lazarine
lazarine

2 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 février 2026
Sorti à Montréal. On ne voit pas du tout où ça nous emmène. Peut trigger un peu les maladies mentales….
Cadreum
Cadreum

77 abonnés 830 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 février 2026
Qui est le film ?
Adapté du roman d’Ariana Harwicz, Die My Love se concentre sur Grace, jeune femme vivant dans une maison isolée avec son compagnon et leur enfant nouveau-né. Lynne Ramsay porte son regard sur ce que la maternité fait au désir, à la création, à l’identité féminine lorsque ces dimensions ne sont plus conciliables. Pas de guérison, pas de parcours édifiant. Seulement une traversée, tambour battant, vers la folie. Mais à force de vouloir tout brûler, Die My Love peine à transformer son incendie en véritable pensée.

Par quels moyens ?
Les premiers plans, où Grace et Jackson arpentent une maison délabrée, un espace déjà mort, installent un équilibre qui n’existera jamais plus. La maison promet l’amour, la stabilité, la conjugalité mais elle n’est en réalité qu’un dispositif de capture. L’extérieur n’est pas une échappée mais une frontière. Quant à la forêt, elle cerne, encercle et isole. Le monde se réduit à cet îlot où une seule chose est attendue d’elle : être mère.

Qui plus est, dès le début, le désir y est montré animal, brut, sans médiation. Mais une fois l’enfant là, ce désir devient impossible. Le film explicite leur incompatibilité. Grace ne cesse de vouloir être désirée mais ce désir n’a plus de place. Il devient obscène, déplacé, presque monstrueux. La libido débordante de Grace est un refus d’entrer dans la figure de la mère apaisée, désérotisée, sacrificielle. Le corps de Grace est devenu un corps fonctionnel, nourricier, lactant. Cette absence de modulation finit par appauvrir le propos. À force de marteler, le film empêche toute zone grise, toute contradiction fertile.

Aussi, Grace écrit ou tente d’écrire. Mais la page reste blanche. La maternité a capturé son énergie créatrice. La scène du lait mêlé à l’encre condense tout le film. La création intellectuelle et la création biologique se superposent jusqu’à se neutraliser mutuellement. L’écriture devient impossible parce que le corps est requis ailleurs, entièrement absorbé par sa fonction. Face à cela, Jackson regarde les étoiles. Il contemple l’univers, l’infini, le dehors. Grace, elle, est clouée à l’intérieur, au proche, au répétitif. Sa phrase « On n’en a rien à foutre de l’univers » est une rage. Le cosmos est un luxe masculin. Elle n’a droit qu’au quotidien, au sale, au cri du bébé, à l’enfermement. Problème : le corps de Grace ne devient jamais un lieu de conflit complexe. Il est assigné à une seule fonction expressive.

La mise en scène épouse cette implosion. Gros plans intrusifs, caméra collée aux visages, aux peaux, aux tremblements. Le format 4:3 enferme le corps de Grace dans le cadre comme elle est enfermée dans sa vie. Le montage est fragmenté, brutal, sans respiration. Le son est écrasant, saturé, souvent dissonant. Ce qui rend le film si dérangeant, c’est qu’il ne pathologise jamais totalement Grace. La dépression post partum est là, évidente, mais elle n’épuise pas le personnage. Grace est juste caractérisée comme devenant folle.

Jennifer Lawrence livre une performance physiquement engagée, indéniablement. Mais cette intensité constante finit par la desservir. Le personnage ne connaît aucun creux, aucune suspension. Robert Pattinson, en miroir impuissant, incarne l’incapacité masculine à comprendre ce qui se joue, à nommer cette souffrance autrement que par des banalités rassurantes « Tout le monde perd un peu la boule la première année ». Le film ne lui donne jamais les moyens d’exister autrement que comme surface d’incompréhension.

Quelle lecture en tirer ?
Die My Love est un film qui veut brûler toutes les consolations. Cette radicalité est respectable mais le film dit beaucoup, trop explicitement, ce qu’il pense de la maternité, du désir et de la création. Il laisse peu de place aux images pour produire leur propre pensée. Il en résulte une œuvre incendiaire mais fermée sur elle-même. Un film qui frappe fort mais qui frappe toujours au même endroit.
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