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Qui est le film ?
Adapté du roman d’Ariana Harwicz, Die My Love se concentre sur Grace, jeune femme vivant dans une maison isolée avec son compagnon et leur enfant nouveau-né. Lynne Ramsay porte son regard sur ce que la maternité fait au désir, à la création, à l’identité féminine lorsque ces dimensions ne sont plus conciliables. Pas de guérison, pas de parcours édifiant. Seulement une traversée, tambour battant, vers la folie. Mais à force de vouloir tout brûler, Die My Love peine à transformer son incendie en véritable pensée.
Par quels moyens ?
Les premiers plans, où Grace et Jackson arpentent une maison délabrée, un espace déjà mort, installent un équilibre qui n’existera jamais plus. La maison promet l’amour, la stabilité, la conjugalité mais elle n’est en réalité qu’un dispositif de capture. L’extérieur n’est pas une échappée mais une frontière. Quant à la forêt, elle cerne, encercle et isole. Le monde se réduit à cet îlot où une seule chose est attendue d’elle : être mère.
Qui plus est, dès le début, le désir y est montré animal, brut, sans médiation. Mais une fois l’enfant là, ce désir devient impossible. Le film explicite leur incompatibilité. Grace ne cesse de vouloir être désirée mais ce désir n’a plus de place. Il devient obscène, déplacé, presque monstrueux. La libido débordante de Grace est un refus d’entrer dans la figure de la mère apaisée, désérotisée, sacrificielle. Le corps de Grace est devenu un corps fonctionnel, nourricier, lactant. Cette absence de modulation finit par appauvrir le propos. À force de marteler, le film empêche toute zone grise, toute contradiction fertile.
Aussi, Grace écrit ou tente d’écrire. Mais la page reste blanche. La maternité a capturé son énergie créatrice. La scène du lait mêlé à l’encre condense tout le film. La création intellectuelle et la création biologique se superposent jusqu’à se neutraliser mutuellement. L’écriture devient impossible parce que le corps est requis ailleurs, entièrement absorbé par sa fonction. Face à cela, Jackson regarde les étoiles. Il contemple l’univers, l’infini, le dehors. Grace, elle, est clouée à l’intérieur, au proche, au répétitif. Sa phrase « On n’en a rien à foutre de l’univers » est une rage. Le cosmos est un luxe masculin. Elle n’a droit qu’au quotidien, au sale, au cri du bébé, à l’enfermement. Problème : le corps de Grace ne devient jamais un lieu de conflit complexe. Il est assigné à une seule fonction expressive.
La mise en scène épouse cette implosion. Gros plans intrusifs, caméra collée aux visages, aux peaux, aux tremblements. Le format 4:3 enferme le corps de Grace dans le cadre comme elle est enfermée dans sa vie. Le montage est fragmenté, brutal, sans respiration. Le son est écrasant, saturé, souvent dissonant. Ce qui rend le film si dérangeant, c’est qu’il ne pathologise jamais totalement Grace. La dépression post partum est là, évidente, mais elle n’épuise pas le personnage. Grace est juste caractérisée comme devenant folle.
Jennifer Lawrence livre une performance physiquement engagée, indéniablement. Mais cette intensité constante finit par la desservir. Le personnage ne connaît aucun creux, aucune suspension. Robert Pattinson, en miroir impuissant, incarne l’incapacité masculine à comprendre ce qui se joue, à nommer cette souffrance autrement que par des banalités rassurantes « Tout le monde perd un peu la boule la première année ». Le film ne lui donne jamais les moyens d’exister autrement que comme surface d’incompréhension.
Quelle lecture en tirer ?
Die My Love est un film qui veut brûler toutes les consolations. Cette radicalité est respectable mais le film dit beaucoup, trop explicitement, ce qu’il pense de la maternité, du désir et de la création. Il laisse peu de place aux images pour produire leur propre pensée. Il en résulte une œuvre incendiaire mais fermée sur elle-même. Un film qui frappe fort mais qui frappe toujours au même endroit.
Adapté du roman d’Ariana Harwicz, Die My Love se concentre sur Grace, jeune femme vivant dans une maison isolée avec son compagnon et leur enfant nouveau-né. Lynne Ramsay porte son regard sur ce que la maternité fait au désir, à la création, à l’identité féminine lorsque ces dimensions ne sont plus conciliables. Pas de guérison, pas de parcours édifiant. Seulement une traversée, tambour battant, vers la folie. Mais à force de vouloir tout brûler, Die My Love peine à transformer son incendie en véritable pensée.
Par quels moyens ?
Les premiers plans, où Grace et Jackson arpentent une maison délabrée, un espace déjà mort, installent un équilibre qui n’existera jamais plus. La maison promet l’amour, la stabilité, la conjugalité mais elle n’est en réalité qu’un dispositif de capture. L’extérieur n’est pas une échappée mais une frontière. Quant à la forêt, elle cerne, encercle et isole. Le monde se réduit à cet îlot où une seule chose est attendue d’elle : être mère.
Qui plus est, dès le début, le désir y est montré animal, brut, sans médiation. Mais une fois l’enfant là, ce désir devient impossible. Le film explicite leur incompatibilité. Grace ne cesse de vouloir être désirée mais ce désir n’a plus de place. Il devient obscène, déplacé, presque monstrueux. La libido débordante de Grace est un refus d’entrer dans la figure de la mère apaisée, désérotisée, sacrificielle. Le corps de Grace est devenu un corps fonctionnel, nourricier, lactant. Cette absence de modulation finit par appauvrir le propos. À force de marteler, le film empêche toute zone grise, toute contradiction fertile.
Aussi, Grace écrit ou tente d’écrire. Mais la page reste blanche. La maternité a capturé son énergie créatrice. La scène du lait mêlé à l’encre condense tout le film. La création intellectuelle et la création biologique se superposent jusqu’à se neutraliser mutuellement. L’écriture devient impossible parce que le corps est requis ailleurs, entièrement absorbé par sa fonction. Face à cela, Jackson regarde les étoiles. Il contemple l’univers, l’infini, le dehors. Grace, elle, est clouée à l’intérieur, au proche, au répétitif. Sa phrase « On n’en a rien à foutre de l’univers » est une rage. Le cosmos est un luxe masculin. Elle n’a droit qu’au quotidien, au sale, au cri du bébé, à l’enfermement. Problème : le corps de Grace ne devient jamais un lieu de conflit complexe. Il est assigné à une seule fonction expressive.
La mise en scène épouse cette implosion. Gros plans intrusifs, caméra collée aux visages, aux peaux, aux tremblements. Le format 4:3 enferme le corps de Grace dans le cadre comme elle est enfermée dans sa vie. Le montage est fragmenté, brutal, sans respiration. Le son est écrasant, saturé, souvent dissonant. Ce qui rend le film si dérangeant, c’est qu’il ne pathologise jamais totalement Grace. La dépression post partum est là, évidente, mais elle n’épuise pas le personnage. Grace est juste caractérisée comme devenant folle.
Jennifer Lawrence livre une performance physiquement engagée, indéniablement. Mais cette intensité constante finit par la desservir. Le personnage ne connaît aucun creux, aucune suspension. Robert Pattinson, en miroir impuissant, incarne l’incapacité masculine à comprendre ce qui se joue, à nommer cette souffrance autrement que par des banalités rassurantes « Tout le monde perd un peu la boule la première année ». Le film ne lui donne jamais les moyens d’exister autrement que comme surface d’incompréhension.
Quelle lecture en tirer ?
Die My Love est un film qui veut brûler toutes les consolations. Cette radicalité est respectable mais le film dit beaucoup, trop explicitement, ce qu’il pense de la maternité, du désir et de la création. Il laisse peu de place aux images pour produire leur propre pensée. Il en résulte une œuvre incendiaire mais fermée sur elle-même. Un film qui frappe fort mais qui frappe toujours au même endroit.
Vu au moment du festival de Cannes, et un avis mitigé comme nombre de festivaliers. Une excellente prestation du duo Robert Patinson/ Jennifer Lawrence ( ici dans son rôle le plus ambitieux, mais le " trip" dans lequel la réalisatrice plonge le spectateur est éprouvant et souvent abscons. Le glissement dans la folie du personnage féminin à la suite d'une dépression post-partum est troublant, malaisant, toujours amorti par l'amour que lui porte son compagnon. Un film qui risque de cliver et d'en dérouter plus d'un.
Passez votre chemin. Ce film est incompréhensible. Il est dit que c'est un film, entre autre, d'horreur-épouvante, ce n'est pas le cas. Donc si vous aimez ce genre de film, ne surtout pas regarder celui-là ! Je lui mets quand même 2,5 étoiles, juste pour la plastique de Jennifer Lawrence.
Die My Love est une expérience intense et troublante, à la fois poétique et brutale. Chaque plan plonge le spectateur dans l’univers tourmenté de Grace, avec des séquences qui restent longtemps en mémoire. La photographie est magnifique, j'ai beaucoup apprécié le format et les images nocturnes. Jennifer Lawrence y livre une prestation exceptionnelle, habitée et viscérale, qui élève le film et marque profondément. La fin, un peu trop symbolique à mon goût, laisse une impression mystérieuse mais légèrement déroutante. Un drame exigeant, mais impossible à oublier.
Le film explore l’amour toxique, voire destructeur, entre deux personnes. On mesure à quel point une personne fragile, atteinte de troubles de la personnalité, peut décliner et sombrer lorsque la prise en charge tarde — surtout lorsque cette fragilité est aggravée par une naissance récente, l’isolement géographique ou l’absence de soins.
Comment vivre avec un partenaire ingérable ?
C’est toute la question posée par ce drame à la fois psychiatrique et intime, qui prend aussi la forme d’un conte sombre.
Comment vivre avec un partenaire ingérable ?
C’est toute la question posée par ce drame à la fois psychiatrique et intime, qui prend aussi la forme d’un conte sombre.
Arrêtons nous sur la prestation XXL de Jennifer Lawrence... impressionnante! Cependant, le film est d'un ennui mortel ou nous avons du mal à comprendre ce qu'a voulu transmettre la réalisatrice qui n'en est pas à son coup d'essai.
Maintenant si vous aimez l'actrice, peut être que juste pour ça, il faut voir le film.
Maintenant si vous aimez l'actrice, peut être que juste pour ça, il faut voir le film.
Quelle déception immense pour un film qui se voulait sans doute "auteurisant" mais qui finit par n'être qu'une coquille vide. Die, My Love est une épreuve d'endurance tant le rythme est lent et soporifique ; il ne se passe strictement rien qui justifie la durée. Mais le pire reste l'écriture : la narration est totalement incohérente, on saute d'une scène à l'autre sans logique, ce qui rend l'histoire incompréhensible et dénuée de sens. On sent que le film mise tout sur son ambiance et son esthétique, mais même là, c'est raté : le style visuel parait prétentieux et terriblement creux, incapable de masquer la vacuité du scénario. C'est un exercice de style vain qui laisse le spectateur sur le bord de la route, luttant pour ne pas s'endormir devant tant de néant.
"Une expérience cinématographique aboutie et sans concession." "Lynne Ramsay signe ici un film entier qui tranche radicalement avec la production habituelle. Si l'entrée en matière est déroutante, l'audace des scènes et l'engagement des acteurs transforment l'essai en une immersion sensorielle prenante. Un risque artistique payant pour un résultat mémorable."
Un grand film sur la vie de couple, la folie et la dépression post partum. Jennifer Lawrence extraordinaire.
Die My Love propose une plongée âpre dans les zones troubles de la maternité et du désir, portée par une interprétation engagée. Si le film intrigue par son approche sensorielle et son refus des codes classiques, son rythme peut parfois lasser le spectateur...
Ce film est d'une qualité indéniable que ce soit le sujet, la réalisation ou les acteurs. Jennifer Lawrence est incroyable.
Mais objectivement j'ai passé un moment désagréable (c'est sûrement le but... ou pas)
Mais objectivement j'ai passé un moment désagréable (c'est sûrement le but... ou pas)
L. Ramsay évoque le syndrome post-partum, l'enfermement et une soudaine domestication. Ainsi, ce portrait de femme en proie à ses démons intérieurs est comme un animal sauvage en captivité. Entre rêve teinté d'onirisme et réalité pesante, J. Lawrence rend troublant son personnage, avec des émotions et comportements aussi violents que dérangeants. Une descente aux enfers chaotique pour le spectateur, aux aspects parfois trop abstraits, jusqu'au final à la proposition décevante.
Je me suis ennuyée à en devenir folle.
Il n'y a aucun fond, on ne comprend pas le message.
J'ai préféré arrêter au bout d'1H05 .
Bon courage à ceux qui tiennent le coup.
Il n'y a aucun fond, on ne comprend pas le message.
J'ai préféré arrêter au bout d'1H05 .
Bon courage à ceux qui tiennent le coup.
Personnellement, je pense que le roman est déjà brouillon à lire et à interpréter mais alors le film perd toutes les nuances importantes pour sa compréhension,
Die My Love mise tout sur l’intensité brute, mais tourne vite en rond. Les crises répétées, le jeu constamment hystérique et l’absence de progression finissent par épuiser plus qu’émouvoir.
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