Le phénomène horreur gore du printemps dernier enfin découvert et faisant ainsi de cette série ciné, une trilogie. Une trilogie d’auteur, avec peu de moyens mais dont l’unique but n’aura pas été de briller par son récit mais bien par son ambiance visuelle macabre, comico burlesque et surtout, un hommage sans appel aux œuvres des années 70 à 80. Un 3ème film qui avait suscité la plus grande curiosité à sa sortie pour avoir « bénéficier » de la sentence ultime, -18, autant dire qu’avant même d’entamer ma découverte des 2 premiers, je m’attendais d’office à une aventure à la « Saw » ou « Massacre… ». Ce 3ème aura même créé des défis pour les spectateurs en leur posant comme question : « Qui sera capable de tenir jusqu’au bout ? », par la suite le réalisateur désormais culte, Damien Léone aura déclarer : « Les gens ne quitte pas la salle par ennuie, mais par dégoût des scènes gore. Cela veut clairement dire que nous avons bien travailler ». A moi de déclarer les choses suivantes.
Art revient donc pour Noel et massacre toujours autant de monde mais voilà, le récit tarde à se mettre vraiment en place, les développements aussi et la complicité, bien que parfaitement mise en avant de Sienna (Lauren LaVera) & Gabbie (Antonella Rose) est plus que rallongée. Le frère Jonathan (Elliott Fullam) par contre devient subitement un rôle à l’« abandon » et fini très rapidement. Les premiers instants gores parviennent et ce qui frappe à nouveau, ce n’est pas la justification du -18 mais une nouvelle fois la rapidité d’exécution qui nous empêche clairement de profiter du show. Comment mettre en avant le travail des maquilleurs et prothésistes si les caméras les montrent pendant 5 sec ? Et puis avec recul, il est bien pensé de faire honneur aux années 80, mais n’est-il pas venu aux esprits de chacune et chacun que la photo et les effets, justement rendus aux années précédentes, pouvaient se distinguées à 2km ? Ça ne marche plus, les trucages sont trop visibles et la photo est justement trop vintage. Pire pour la scène de la douche, le -18 aurait du nous montrer l’acte sexuel comme dans un porno ou un juste minimum, je me serais cru dans un téléfilm érotique banal. Certes notre « héros » secondaire Cole (Mason Mecartea) se fait parfaitement couper en morceaux mais voilà, moitié réussi. Pareil pour la sexy Mia (Alexa Blair Robertson) qui, de son obsession du macabre et soiffe d’infos sur les 2 survivants finie par en payer le prix très fort, tourne un peu en rond. Enfin, intégrer l’héroic fantasy au récit fut l’élément inutile car rien à voir avec l’horreur.
La direction et référence biblique au duel final fut aussi prenant que symbolique mais les visuels trop visible et l’incohérence majeur (la main broyée de Sienna) font que le tous n’à plus aucune crédibilité
. Un 3ème volet interdit aux mineurs oui, mais seulement (pour ma part) pour toutes les morales, sûrement pas pour les scènes qui, sont trop expresses (hormis la fin) et ne sont pas dignes de 2024.