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Tristan Martinelli
3 abonnés
88 critiques
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4,0
Publiée le 26 février 2024
Un très bon film ! En effet, Quentin Dupieux était certainement le mieux placé pour faire un film sur l'esprit complètement "barré" du génie Dali, en raison de ses films sortant de l'ordinaire (Yannick, Fumer fait tousser, Incroyable mais vrai). Il rassemble tous les éléments symboliques chez Dali dans ce film sans aucune affirmation historique véridique, mais basé exclusivement sur l'improbable comique. C'est justement cette folie Dupieux-Dali qui fait ressortir un élan hilarant. à voir !
Un film à la Daali, fou, déjanté, égocentrique. Des trouvailles cinématographiques. On se demande pourquoi plusieurs acteurs pour jouer Dali, mais ça le fait et c'est fou. Un film perché !
Je dirai que c'est pas mal car le scénario est original mais j'ai trouvé le film un peu long alors que la durée était pas très longue je trouve que les blagues étaient par moments pas très drôle il manquait beaucoup plus d'humour ce qui sauve le scénario c'est les acteurs mais j'ai préféré Yannick.
Film nul et incompréhensible. En allant voir ce film j'ai perdu 1h17 de ma vie tellement c'est long et sans intérêt. Je ne le recommande pas du tout. Film qui ce veut drôle mais qui est long comme la mort. Vraiment éviter ce film à tout prix.
L'exception culturelle française est bonne fille, elle permet à n'importe qui, pourvu qu'il ait des relations, de tourner à peu près n'importe quoi. Daaaaaali est un film raté de bout en bout, sans queue ni tête, à pleurer. Il ne suffit pas d'aligner quelques noms plus ou moins ronflants pour faire un film d'autant que l'idée du film dans le film, usée jusqu'à la corde, est poussive. Rien sur l'oeuvre du maître en plus. Quentin Dupieux aurait mieux fait d'y rester. Au pieu...
Film très drôle mais aussi très intelligemment réalisé. Quentin Dupieux laisse derrière lui toutes les conventions du biopic et on lui dit merci car s'eût été par trop surréaliste. Dommage que l'on ne puisse plus acheter du vrai chocolat Lanvin !
L'imagination surréaliste de Dali mise au service du cinéma. Un film drôle qui nous parle de la mise en scène de l'artiste, de la continuité entre l'œuvre et la figure du peintre.
Très surprise et déçue, malgré le casting impressionnant, je n'ai pas saisi le message de ce film, qui est très particulier. Néanmoins je ne doute pas qu'il puisse plaire, si on arrive à rentrer dans cet univers.
On ne peut pas être surpris que Quentin Dupieux se soit décidé à faire un film mettant en scène le personnage de Salvador Dali. Pour ce film, qui est tout sauf un biopic, Quentin Dupieux s'est manifestement inspiré de Todd Haynes qui, en 2007, avait convoqué 5 comédiens et une comédienne pour interpréter Bob Dylan dans "I'm not there". Dupieux s'est contenté de 5 comédiens et n'a pas convoqué de comédienne pour interpréter le peintre de Cadaqués. Parmi ces 5 comédiens, on retient surtout les prestations d'Edouard Baer et de Jonathan Cohen. On retient aussi la très belle prestation d'Anaïs Demoustier, en pharmacienne reconvertie dans le journalisme et qui tente désespéramment d'interviewer le "maître". Fidèle à ses habitudes, Quentin Dupieux a fait court (1 h 18 mn) et c'est heureux car, après 10 premières minutes exceptionnelles, ne serait-ce que par les effets de surprise proposées, le film ne présente plus que, de temps en temps, quelques moments forts au milieu de scènes beaucoup plus faibles.
A l’instar du « Molière imaginaire » (2024) d’Olivier Py, Quentin Dupieux nous donne sa vision du peintre catalan (1904-1989), exercice de style constamment sur le film du rasoir. Le film, kaléidoscopique, circulaire, plein de mise en abyme, reste cohérent avec l’image et l’univers du peintre, surréaliste, égocentrique, narcissique, mégalomane et qui se définit comme « excentrique et concentrique, anarchiste et monarchiste ». C’est autrement plus drôle que d’autres films qui se veulent surréalistes, comme « Le charme discret de la bourgeoisie » (1972) de Luis Buñuel (1900-1983) [qui collabora avec le peintre pour ses 2 premiers films, « Un chien andalou » (1929) et « L’âge d’or » (1930)]. Le réalisateur, dont l’œuvre est souvent imprégnée d’absurde (films pas toujours réussis, notamment pendant sa période américaine), a su faire preuve d’originalité en ayant recours à 6 acteurs (excellents) pour interpréter Dali et s’est concentré sur 2 thèmes chers au peintre, le temps (spoiler: cf. le couloir d’hôtel qui n’en finit pas lors de la 1ère apparition de Dali sous les traits d’Edouard BAER ) et les rêves (ceux du prêtre, constamment renouvelés et récurrents), sans oublier des scènes totalement loufoques (spoiler: pluie de chiens ! ). Cartésiens et rationnels s’abstenir ! Il y a même une touche féministe avec le personnage du producteur (Romain DURIS) misogyne vis-à-vis de Judith Rochant, journaliste et ancienne pharmacienne (Anaïs DEMOUSTIER). Seule la musique de Thomas BANGALTER (ancien duettiste de « Daft Punk ») n’est pas surréaliste…