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3,5
Publiée le 10 février 2024
Daaaaaali est un film... particulier, qui nous plonge dans un monde comme aurait pu réellement le voir le peintre. C'est une histoire farfelue qui pourtant commence simplement mais de mise en abime en mise en abime avec un comique répétition correctement amené sans être trop lourd, le film nous perd. Je m'attendais à quelque chose d'intriguant, voir d'étrange au vu du sujet abordé mais je suis sortie de la salle un peu confuse car le film nous perd en faisant trop de boucles sur lui-même et en rajoutant d'autres personnages qui ne sont là que pour nous embrouiller d'avantage. On ne sait plus où on en ait et on ressort de la salle intrigué.
Cependant, ce film compte des points positifs avec plusieurs acteurs différents qui jouent un même rôle à la perfection. En effet, le spectateur à l'impression qu'il s'agit de la même personne qui joue à chaque fois. Les transitions entre les plans sont elles aussi bien choisies et fluides en jouant avec les décors et des accessoires. Anais Demoustier joue quand à elle très bien tout comme Romain Duris.
Pour résumer, c'est un bon film si vous voulez voir du cinéma différent de ce dont à l'habitude mais ne vous attendez pas à voir une histoire classique, surtout attendez vous à rire et à avoir des noeuds dans le cerveau !
Le film Daaaaaali (attention il y en a 6) rend hommage au génie et à l'excentricité de l'artiste ! Dali a été influencé tout au long de sa vie par l'ombre de son frère défunt, Salvador, avant lui, dont Salvador, le génie, pensera toujours qu'il la lui a « volé ». Ainsi le rêve que Dali décrit comme “un état dans lequel la tromperie peut être simulée tout en gardant la raison” est très présent dans le film. Dupieux exprime les hallucinations de Dali à travers un langage très visuel, loufoque et parfois déroutant. La scène du couloir au début du film et la pluie des chiens morts résument l'univers fantasmagorique que le film impose, en naviguant du surréalisme au réalisme de l'interview filmée, fil directeur du film, dans le film. Fétiches, symboles religieux, animaux magiques, tout est là et Gala ! Edouard Baer trouve ici un rôle à sa démesure et Romain Duris, en producteur abject, est aussi excellent, devant les yeus naïfs d'Annaïs Demoustiers, épatante. Les répliques drôles s'enchaînent à mesure que les acteurs se déchaînent. Quand le mot fin arrive, quand le mot fin arrive, quand le mot fin arrive ... Il convient de citer le maître : "L’unique différence entre un fou et moi, c’est que moi je ne suis pas fou.” -Salvador Dali- Et Bravo à Quentin Dupieux, bravo l'artiste !
Après Yannick (2023), Quentin Dupieux signe une autre réussite avec Daaaaaali ! Autour du pitch très simple d’une jeune et inexpérimentée journaliste (Anaïs Demoustier) qui veut interviewer Salvador Dali mais échoue systématiquement, même aidée par un producteur (Romain Duris), le film consiste en variations toujours renouvelées de cet échec permanent. Quatre acteurs jouent le grand, «l’immense» artiste (Edouard Baer, Gilles Lellouche, Jonathan Cohen, Pio Marmaï), c’est très amusant, avec des rebondissements et cet humour très particulier de Dupieux, proche du malaise ou de l’absurde. Dans la dernière partie, le film semble s’autoengendrer, se remonter tout seul, défier le temps et la logique, c’est virtuose et brillant.
Les Dalis sont géniaux surtout EB & JC, Anaïs Demoustier est superbe. Pour le reste c du vrai Dupieux = gros délire & expérimental. Une expérience cinématographique plus qu'un film avec du très très bon et du moins bon. Je recommande @ ceux @ qui cela fait envie !
Surfait, indigent, ce film fait à la va-vite pourrait avoir le prix du plus mauvais film de l'année tant il est difficile de lui trouver la moindre qualité, dommage de se gâcher après l'excellent Yannick..
Loufoque et bien parti au début, mais s'enlise à la suite et la fin annoncée au moins 3 fois n'a pas beaucoup d'intérêt. Dommage, ça aurait pu être un bon film...
Le cinéaste le plus surréaliste du cinéma français évoque le célèbre peintre surréaliste, rien de surprenant. Dupieux s'amuse, ses acteurs aussi, les spectateurs peut être un peu moins tant ce principe de l'interview avortée ne fait vraiment rire qu'au début du film avant de devenir un brin répétitif. De Dali nous ne saurons rien, le vrai hommage que Dupieux rend est finalement à un autre fameux surréaliste, le cinéaste Luis Buñuel. L'interview retardée rappelle le diner loupé du "Charme discret de la bourgeoisie", le personnage ridicule de l'ecclésiastique et ses rêves semblent aussi sorti d'un film de Buñuel, c'est finalement ce que j'ai préféré à ce film certes original mais pas vraiment abouti.
Allez faire une balade, voir une exposition, au moins vous ne perdrez pas votre temps. Je m'attendais à voir l'extrême fantaisie de ce peintre, sa loufoquerie mieux représentée en acte, ;la relation avec sa compagne surnommée Dolaresse. Le tout est insipide. Une succession d'images et ./
Autant j'avais accroché avec Yannick son dernier film, autant je me suis ennuyé pour celui ci . Certe faire un film sur cet homme extravagant ne doit pas être simple , mais tous ces flash back , ces différents Dali n'apportent je trouve que de la lassitude et l'envie que le mot fin s'inscrive rapidement .
Nullité suprême. Film totalement inintéressant et ennuyeux au possible. Ça se veut perché, burlesque pour mettre en avant la personnalité décalée de l'artiste, mais c'est rarement drôle ou réellement pertinent.
On s'ennuie énormement, j'ai hésité à partir mais j'ai tenu bon jusque la fin.
Le seul élément que j'ai aimé c'est le jeu de Jonathan Cohen, qui je trouve est vraiment talentueux.
Une fable surréaliste portée par Jonathan Cohen et Edouard Baer, tous deux excellents en Dali. De bonnes répliques et quelques instants comiques. Le sujet aurait mérité un traitement plus recherché, tant au niveau des costumes, des décors et du scénario. Dommage ! Avec plus de travail, le film aurait pu être génial !!! 4 étoiles car j'adore le surréalisme et le personnage, qui manquent cruellement dans cette époque tellement banale.
J’avais adoré le ton décalé de Yannick. J’ai détesté Daliiii, Dupieux a poussé le loufoque et surréaliste à son paroxysme et personnellement je ne suis jamais rentré dans le film. J’ai trouvé le temps long, l’intrigue pénible a suivre, l’humour trop peu présent. Il serait peut-être temps de ralentir le rythme des sorties de film pour le réalisateur.
Cinq comédiens (le sixième est très fugitif) se partagent la composition de Salvatore Dali, arborant la fameuse moustache et machouillant l'accent italien. Au jeu des comparaisons et du temps de présence, Edouard Baer et Jonathan Cohen gagnent haut la main. Anaïs Demoustier tente tout au long du film d'interviewer l'artiste capricieux qui renacle: c'est le fil conducteur du sujet, plutôt faible sur un plan scénaristique. Pourtant le cinéma de Dupieux n'est pas sans affinités avec l'univers de Dali ou de Luis Bunuel, auquel le cinéaste fait référence -ou rend hommage- à travers le rêve étrange et surréaliste d'un écclésiastique. Cette proximité inspire à Dupieux sa réalisation mais pas pour autant une histoire. On ne doit pas s'en étonner car c'est l'image médiatique de Dali, pas l'artiste, et encore moins sa vie, qui intéresse le cinéaste. Alors, la question se pose: Dali, cuit et recuit dans sa légende, c'est-à-dire mégalomaniaque, narcissique et fantasque fait-il un personnage comique ou fascinant devant la caméra de Quentin Dupieux? Sans doute pas, et c'est d'ailleurs pour cette raison que rien ici n'est vraiment drôle ou intéressant. Au début du film, une fois n'est pas coutume, l'extravagance n'est pas dans la mise en scène de Dupieux; elle est dans le personnage grandiloquent de Dali et dans sa physionomie changeante, suivant l'alternance des comédiens, facétie qui fait long feu parce que son intérêt humoristique est limité. Si encore le procédé visait à introduire quelque variation spoiler: (au demeurant, Didier Flamant fait de brèves apparitions en Dali âgé) dans la nature ou dans le comportement du personnage, pourquoi pas, mais ce n'est pas le cas ou alors de façon subliminale. Par conséquent, en dehors de quelques inventions et effets de surprise propres aux réalisations de Dupieux, pas grand'chose à se mettre sous la dent.