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Florent A
10 abonnés
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3,0
Publiée le 3 octobre 2024
Encore des moments très drôles, voir de génie mais beaucoup plus dur d'accrocher à ces délires absurdes quand les failles temporelles se répètent à l'infini..
Avec « Daaaaaali ! » Quentin Dupieux s’est défendu de vouloir faire un biopic. Heureusement ! Salvador Dali l’artiste mérite mieux qu’un film de 1h18min et que celui-là. Dans son film le réalisateur s’intéresse plus au Dali personnage extravagant, figure de la pop culture, qu’au peintre surréaliste. Avec « Le Daim », Quentin Dupieux avait inauguré une série de films, décalés et drôles (« Mandibules », « Fumer fait tousser », « Incroyable mais vrai », « Yannick »), moins prétentieux, fumeux ou hermétiques, que les précédents.
Faire jouer un artiste par plusieurs acteurs est une idée intéressante mais elle n’est pas nouvelle (« I’m Not There » de Todd Haynes sur la vie de Bob Dylan est une vraie réussite) et en Dali les prestations des acteurs souffrent de la comparaison. En personnage fantasque, Edouard Baer et Jonathan Cohen s’en sortent le mieux. Gilles Lellouche a l’air spectateur de sa piètre interprétation.
On peine à déceler l’intention de Dupieux. Son film est inconsistant, bâclé. Il n’est résolument pas fou, à la hauteur de son sujet. « Daaaaaali ! », c’est raaaaaaté !
Avec un casting pareil, je m’attendais à une comédie de haute voltige. Mon fils et moi nous sommes royalement ennuyés, hormis quelques passages qui nous ont fait rire, majoritairement dans les prestations de Cohen et Bear. Beaucoup de scènes, notamment avec la journaliste, très mignonne cela dit, sont pompeuses et même gênantes, car l’absurde y cherche son chemin mais n’y parvient jamais, laissant place à l’ennui et l’inutile. Certaines répétitions sont interminables. Le film est incohérent et si c’est l’effet recherché, c’est réussi. Mais il n’est pas très drôle.
Encore un Dupieux ! Après m'avoir conquis avec "Yannick" il revient avec un projet moins grand public mais toujours aussi distrayant. Ce faux biopic nous emmène une nouvelle fois sur le terrain de l'absurde, pour néanmoins traiter assez finement du rapport à l'artiste et à son image, de l'art et de sa futilité. On retrouve un montage énigmatique mais maîtrisé.
Une jeune apprentie journaliste souhaite interviewer Salvador Dali. Le film le plus accompli de Dupieux sur le plan formel. L'influence de Bunuel est évidente, les rêves complexes, plusieurs acteurs qui en jouent un. La réalisation et le montage sont plus recherché que d'habitude. On rit souvent, il faut dire que Dali n'était pas conventionnel. A voir.
Jadis, Jean Pierre Mocky livrait un film par an ! Quentin Dupieux fait de même!
Depuis trop longtemps le cinéma est un peu trop envahi par les biopics..........de mon point de vue évidemment !
Ici , Quentin Dupieux nous donne à voir un film loufoque et pétillant de malice, d' idées surréalistes, de visions cosmiques et comiques, voire délicieusement burlesques que j ' en suis ravi et mes neurones applaudissent sereinement!
Ici, Anaïs Demoustier est comme toujours juste dans son jeu de comédienne en quête d' une interview du Maître Salvador Dali qui est convaincu que la gare de Perpignan est le centre du monde par exemple !
Ici, comme le film de Todd Haynes consacré à Bob Dylan, nous avons six acteurs qui incarnent Salvador Dali et tout devient magique, étonnant et vivifiant !
Ici, les rêves se chevauchent, le temps devient courbe ou coule à rebours, le banal côtoie la loufoquerie géniale et le labyrinthe des plans séquences nous égarent vers des refuges mentaux delieucement sur - réels, pour ne pas écrire surréalistes.En effet Quentin Dupieux considère que son film n ' est pas surréaliste car pour lui le surréalisme est un mouvement important de la première moitié du vingtième siècle.Il a raison et pourtant les surréalistes comme André Breton aimeraient probablement son film. Notons que l' artiste peintre Salvador Dali a cheminé avec les surréalistes et certains de ses tableaux magnifient le mouvement surréaliste de cette riche époque créative..........
Dans notre époque d' individualisme de masse, du prêt à penser, du prêt à censurer, de la dictature des idées rassies distillées par certaines anonymes qui pourrissent les réseaux sociaux par des théories des complots et des idées délirantes , il est sain, pour nos esprits, de pouvoir recevoir un film aussi original et ludique, magique et inspiré !
Bravo Quentin Dupieux et continuez !Surtout continuez !
L ' imagination au pouvoir !
La vraie création, pour tout art , est de poser des questions fondamentales par le biais de toute œuvre et ainsi de nous faire sortir de notre zone de confort intellectuelle et émotionnelle !
Savoir s 'examiner soi - même est plus créatif et utile que de vouloir nier ou tenter de " démolir" une œuvre artistique qui nous dérange ..............
Débattre, écouter etc............ pacifiquement et avec nuance ..........Oui !
Ici et maintenant je vous passe la plume numérique..........
Ouf ! « Daaaaaaali ! » le dernier opus de Quentin Dupieux a permis à ses fervents adeptes de retrouver le réalisateur dans ce qu’il sait faire le mieux : entraîner le spectateur dans un dédale d’intrigues articulées autour d’un non-sens bizarrement cohérent. Le cinéaste navigue depuis en père peinard entre l’univers apocalyptique de « L’Ange exterminateur » (1962) de Luis Bunuel et celui indéchiffrable de « L’année dernière à Marienbad » (1961) d’Alain Resnais. « Yannick » sorti sur les écrans en 2023 avait semblé marquer une réelle panne d’inspiration avec un film très bavard où Dupieux avait laissé bien seul un Raphaël Quenard omniprésent. En faisant appel à l’auguste et génial Salvador Dali, le réalisateur iconoclaste au sein d’une production française sans saveur et entièrement soumise à la bien-pensance, s’est adjoint le plus bel atout pour se remettre en selle et filer au galop poussé par un nouveau souffle. Cinq acteurs, il fallait bien ça pour gambader parmi les multiples facettes de l’âme fantasque de celui qui fut un temps le compagnon des surréalistes dont certains aux États-Unis considéraient qu’il en était le seul représentant authentique. À partir d’une demande d’interview qui n’en finira jamais de se concrétiser, Dupieux livre un de ses films les plus aboutis mais aussi les plus jouissifs, sans doute fortement inspiré par tout ce que Dali a laissé derrière lui comme attitudes et déclarations allant du génial au grotesque. Edouard Baer, Jonathan Cohen conviés en invités d’honneur au festin « Daaaaaali ! » et secondés par Gilles Lellouche, Pio Marmaï et Didier Flamand sont incontestablement les deux qui se sont le mieux appropriés la symbiose entre égocentrisme, auto-dérision, mauvaise foi insigne, versatilité élevée au rang d’art, malice mais aussi sens des affaires qu’avait fini par devenir Dali. Anaïs Demoustier désormais rodée à la méthode Dupieux (4 films) s’en tire à merveille en journaliste charmante mais un peu nunuche, coquille de noix ballottée sur l’océan des revirements incessants d’un Dali fasciné par tant de docilité. Mieux qu’un traditionnel biopic de Dali qui avait fait de sa vie une œuvre d’art, « Daaaaaaali ! » a dû bien faire rire celui qui a rejoint le paradis des peintres en 1989. On attend la suite avec impatience. En s’inspirant de la même recette, Quentin Dupieux doit pouvoir pasticher d’autres artistes hauts en couleur (Karl Lagerfeld, Serge Gainsbourg Johnny Hallyday,…), figures historiques et politiques.
C'est simple : je n'ai rien compris :-D Je veux dire : où se situe l'intérêt du film ?... Je cherche encore. Une pléiade d'acteurs qui endossent alternativement le personnage de Dalí amuse un temps. Mais ensuite ?... Une jeune journaliste (papier) qui se heurte à l'obsession de Dalí pour les caméras (centrées sur Lui, bien sûr). Dalí adulé par son entourage, et plein de condescendance pour ce public qu'il juge idiot. Voilà à peu près tout ce que je retiens de ce film... dont j'attendais infiniment plus, surtout venant de Quentin Dupieux. Bon, on ne peut pas adhérer à toutes les extravagances de ce réalisateur, pour qui j'ai toujours une grande estime. Mais ce Dalí-là me semble être un raté, une sortie de route passagère... Tant pis, je me rattraperai avec certains autres de ses films :-)
Le Dalí de Dupieux est ÂBSÔÔÔLOUMENT, MÂÂÂGISTRÂÂLEMENT et SOUBLIMEMENT digne de son modèle et sujet ÔÔBJECTIVEMENT SOUBJECTIF et NÂÂÂRCISSIQUEMENT GENIÂÂÂL et OUNIQUE, à savoir DÂÂÂLI !
Il ne suffit pas d’être créatif pour pondre un bon film ; encore faut-il plaire aux spectateurs afin qu’ils embarquent dans l’histoire jusqu’à la fin si possible. Pour Daaaaali, c’est raté puisqu’à aucun moment et malgré ses quelques acteurs connus, je n’ai réussi à « accrocher ». Next!
J'aime beaucoup Quentin Dupieux, mais je n'ai pas compris l'intérêt de ce film. Est-ce seulement un film ? Avec 1h18 à peine, on est à la limite basse du long-métrage. Il y a clairement un souci de format. Je pense que l'idée ne méritait pas d'être étalée et qu'elle appartient à un court-métrage.
Quelle est l'idée, d'ailleurs ? Ce n'est pas un biopic ou documentaire sur Dali puisqu'on n'apprend rien. Ca serait donc une comédie surréaliste et absurde comme Dupieux en a l'habitude, mais j'avoue que ça ne m'a pas fait rire du tout. La structure est paresseuse. Sans en dire trop, ça repose quand même pas mal sur la répétition. Le fait que Dali soit incarné par plusieurs acteurs n'a aucun intérêt à mes yeux, d'autant plus que Gilles Lellouche quitte parfois l'accent et la diction de Dali au milieu d'une réplique, ç'aurait été pas mal de refaire la prise ! Quand à Edouard Baer, il surjoue à mort, je n'y crois pas du tout. Globalement, je trouve ces interprétations caricaturales et ridicules. Seul Jonathan Cohen m'a convaincu, car il ne se repose pas uniquement sur la diction mais l'attitude et les rictus du visage. Pour avoir écouté de nombreuses interviews de Dali, je peux vous dire que même lui n'en fait pas autant. Bien sûr qu'il est étrange et excentrique, mais ils ont quand même trouvé le moyen d'exagérer. Un autre problème survient quand tous les acteurs jouent le même personnage, c'est qu'il n'y a aucune alchimie, aucune interaction entre eux.
Il y a pourtant d'excellentes idées, on aperçoit que les tableaux de Dali contaminent l'univers du film, mais pourquoi ne pas faire un film là-dessus dans ce cas ? Au lieu de ça, c'est un mélange décousu entre onirisme, faux documentaire, comédie, on ne sait jamais vraiment à quoi s'en tenir. Les concepts sont introduits et se bousculent, pour disparaître ensuite.
Le prolifique Dupieux a encore frappé avec ce conte autour de la figure de Dali. On sourit, on rit, on est interloqué,on s'ennuie (un peu) mais on passe un bon moment. Mention spéciale à la mise en scène.
Tout ça pour ça... C'était quoi l'histoire en fait ? Enfin s'il y en avait une... Heureusement le jeu de Édouard Baer permets de ne pas passer un si mauvais moment
Du grand Quentin Dupieux comme l'aime ❤️. Les différents acteurs sont excellents dans leurs rôles et nous démontre avec l'excentricité du film, l'excentricité du personnage et de l'Artiste qu'il était.
Il faut savoir avant de le regarder que ce film n'a ni queue ni tête et c'est ça qui est génial Dans daaaaali ! On le reconnaît à la perfection. Je ne peux que recommander ce film !