Je comprends la surprise de certains spectateurs trop habitués au culte du réalisme qui gangrène la pensée et les oeuvres d'aujourd'hui. Le Molière Imaginaire s'émancipe de ces entraves de l'auto fiction et autres "histoires vraies" en permettant au public de découvrir le personnage de Molière tel que se le figure son réalisateur. Il s'agit bien ici de cinéma, et d'un grand cinéma qui saura plaire aux amoureux des acteurs, des grands acteurs qui jouent !
A vu "Le Molière imaginaire" d'Olivier Py. Tout est dans le titre. Restant très peu de documents pour nous informer 350 ans après sa disparition sur Molière et sa troupe, ce long métrage est avant tout une fantaisie sur les deux dernières heures de la vie de l'auteur. 17 février 1673 - 17 heures, sur la scène du Théâtre du Palais Royal, Molière monte pour la dernière fois sur scène pour jouer le rôle d'Argan rôle principal du "Malade imaginaire", une semaine après sa création. Un film entièrement et magnifiquement éclairé à la bougie et en un seul (simili) plan séquence. Dans ce vétuste et minuscule théâtre en bois qui prend l'eau, la caméra se promène de la salle aux coulisses, de l'appartement de Molière aux parties communes, en passant par la scène avec fluidité. Dans la salle des misanthropes, des tartuffes et de vieilles précieuses se disputant l'honneur d'avoir été les modèles de Molière. Dans les coulisses une troupe qui se déchire et qui anticipe déjà l'avenir et panifie sa fusion inéluctable avec la troupe de l'Hôtel de Bourgogne (pour fonder la future "Comédie Française") et sur scène un Molière à l'agonie, donnant ses dernières forces pour achever une représentation à laquelle Louis XIV devait venir et dont l'absence fait comprendre à l'acteur que le Roi lui a définitivement tourné le dos. Ce film n'est pas du théâtre filmé, quand bien même tout est filmé en intérieur, mais réellement un oeuvre cinématographique. Et puis c'est avant tout un objet artistique d'Olivier Py. On y retrouve son invention foisonnante et parfois trop débordante, ses moments de grâces car de simplicité, ses envolées baroques avec toutes ses profusions à l'excès, son esprit de troupe bigarrée sublime et parfois cabotinante, mais avant tout son amour du théâtre. Ne sachant pas grand chose sur Molière, Olivier Py brode et fantasme, et parfois un peu trop. Molière bisexuel pourquoi pas, mais son amour supposé pour Michel Baron prend beaucoup de place pour les deux dernières heures du Maitre. Des moments de grâces (la très belle scène de Madeleine Béjart morte (Jeanne Balibar admirable) juste un an auparavant, les 3 Marquises (Judith Magre, Catherine Morand, et Dominique Frot) filmées comme les 3 Parques) et des moments plus sur le fil, (le rôle d' Armande Béjart distribué à l'insipide Stacy Martin est une hérésie...) Mais avant tout et surtout c'est l'interprétation intense et palpitante de Laurent Laffite qui crée le lien et l'intérêt de ce long plan séquence. Passant du rôle de Molière à celui d'Argan avec panache et d'une énergie incontrôlable à l'être le plus exsangue avec une présence, une grande justesse. Je n'avais jamais vu Laurent Lafitte à la Comédie Française aussi frénétique et sublime. Pour qui aime avant tout plus Olivier Py que Molière.
Je suis allé sans a priori voir ce "Molière Imaginaire", sorte de déclaration d'amour au théâtre et à l'esprit de troupe d'Olivier Py , enfant terrible de la scène française. L'image est belle grâce à un éclairage à la bougie mais les faux raccords sont parfois un peu trop "truqués" pour faire vrai. L'insertion de la prétendue relation homosexuelle entre Molière et le comédien Michel Baron ( son vrai nom à l'époque de la troupe) peut troubler mais cela semble un fait historique discuté depuis 30 ans: Cela amène t il une valeur ajoutée à l'ensemble. Pas vraiment mais bon Olivier Py est un militant donc on lui passera ce caprice.
Par contre les aller retour entre l'histoire et sa propre existence sont un peu fatiguants ( "tout le monde est beau à Avignon, tout le monde est corrompu à Paris..."). L'ensemble est joli mais la mayonnaise n'a pas pris avec moi.
Je suis allée avec ma fille de 15 ans voir le film sur Molière (elle rêve d'être comédienne alors passage obligé). Ce film a suscité chez nous beaucoup de questions et conversations très intéressantes que je tenais à partager ici. Les nouvelles générations sont beaucoup plus au fait sur les questions d'orientations sexuelles et ont une souplesse d'esprit vis à vis des ces sujets, qui n'en sont pas, ou plus pour eux. Il en était de même, il me semble, à l'époque de Molière où chacun vivait librement ses amours. Certes Molière connait l'amour pour un homme, mais n'est pas insensible aux charmes féminins et le film, très beau par ailleurs, ne repose pas exclusivement sur cette relation. Alors pourquoi cette obsession dans certaines critiques ? Pourquoi vouloir sans cesse ramener le réalisateur à sa propre sexualité ? La vulgarité de certains ne sauraient entacher la finesse et l'élégance de ce film unique et merveilleusement singulier !
Quand le cinéma veut donner des leçons on obtient Le Molière imaginaire, ce qui donne du (très) mauvais cinéma. Olivier Py prend les spectateurs d'un peu trop haut en leur infligeant ce tourniquet d'image et ces dialogues qui cherchent à nous expliquer le théâtre. Au final il ne fait qu'enfoncer des portes ouvertes avec de gros sabots. Tout est froid, tout est faux dans son film, aucun des personnages ne semble vivant. Nous regarder droit dans les yeux, peut-être, mais avec avec de la classe et simplement, s'il vous plait. Dommage pour Molière!.
Un film intéressant sur les deux heures précédents la mort de Molière … pour les plus : l’excellente performance des acteurs Laurent Lafitte en tête … et une très belle représentation de la société sous Louis XIV, vieilles précieuses ridicules en tête … les costumes et maquillages sont incroyables on est au cœur de la cour de Versailles avec ses excès manque que les’ odeurs qu’on imagine fort nauséabondes … pour le moins la prise de vue est parfois pénible et certaines scènes traînent en longueur….
C'est moyen car j'ai fait " la moyenne" entre les acteurs qui sont géniaux, les costumes et le décors très beaux.... mais c'est monté n'importe comment...c'est pompeux...a la fin on dirait une pièce de 4 heures jouée à l'Odéon...ou une pièce conceptuelle d'Avignon... Quel gâchis, quel dommage
J'ai beaucoup aimé ce film. Du théâtre au cinéma, du cinéma pour le théâtre, ceux comme moi qui aiment ces arts seront comblés. Mise en scène originale et culottée costumes et maquillages sublimes, excellent jeu décalé. Bref, osez aller voir le monde autrement en vous baignant dans la littérature de Molière, un pur bonheur.
Je me suis ennuyé pendant le film. Je l'ai trouvé très long et pas intéressant. Les choses qui sauve le film c'est LAURENT LAFFITE et les décors qui étaient bien.
c’est trop bizarre, ce film est trop Chelou. On a rien compris du début. À la fin, on attendait un peu la vie de Molière mais tout se concentre sur les deux dernières heures de sa vie, dialogue incompréhensible, personnage incompréhensible, j’ai perdu 1h34 de ma vie et de l’argent voilà n’allez pas regarder ce film svp
Ce film est un hymne au théâtre et à Molière. La prise de vue, les costumes, les lumières, les décors sont éblouissants, les comédiens rivalisent de talent. filmé sur un seul plan séquence, le spectateur circule dans les différents lieux du théâtre dans une unité de temps relative. c'est absolument bouleversant d'assister aux dernières heures de Molière lors de la représentation du Malade imaginaire. Olivier Py prend la liberté d'imaginer ce qui n'est peut-être pas vrai mais qu'importe ! c'est un grand et beau film à voir absolument !
Très mauvais film. Un décor certes à la Molière mais le reste n'est que du remplissage de la fin de Jean-Baptiste Poquelin. Aucune originalité. La seule actrice valable est Judith Magre