L'Innocence
Note moyenne
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252 critiques spectateurs

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Nathalie S.
Nathalie S.

7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 janvier 2024
Un film d’une delicatesse rare, qui vous entraine de suppositions en suppositions et par un jeu d’aller retour déconcertant jusque dans la complexe intimité des jeunes protagonistes. Ce film bouleversant et tellement dense a largement mérité sa palme d’or du scenario à Cannes
Rodolphe35
Rodolphe35

17 abonnés 100 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 décembre 2023
Sans doute pas le plus grand Kore-eda mais une fois de plus il réussit à nous immerger dans une structure narrative que j'adore : découvrir une histoire et la faire progresser au travers différents points de vues. C'est subtil, humain, désespéré parfois. C'est très bien :)
Yunathais
Yunathais

5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 janvier 2024
excellent film ,à ne pas manquer
scnénario très interessant qui crée vraiment le suspence jusqu'à la fin du film .(2h)
très belle bande son/MUSIQUE
très bons interprètes
Clntra
Clntra

41 abonnés 270 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 janvier 2024
Un véritable labyrinthe, où les interprétations se contredisent, la mise en scène accentuant cette confusion, par exemple l'agression du professeur sur un élève est montrée sans qu'on puisse voir ce qu'il s'est réellement passé. Kore-Eda se pourvoit dans l'abstraction, personnellement je ne suis pas convaincu.
Francois C.
Francois C.

33 abonnés 8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 janvier 2024
La force d'une fiction qui ressemble à la vie en vrai. Le foutoir de la maison. Les galères du quotidien. On pense a Mummy en version japonaise, plus posée, plus rentrée dans les mots, à l'intérieur des visages et des gestes.
spoiler: On va de surprise en surprise, et à chaque fois on se dit : ah oui, bien sûr, comment ai-je pu me fier aux apparences, moi aussi ?
Critiques d un passionné
Critiques d un passionné

138 abonnés 263 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 janvier 2024
Kore-eda est un cinéaste japonais dont j’apprécie particulièrement le travail et sa façon de dépeindre l’humain, et c’est encore une fois le cas ici.
Mais plus que tout, son dernier film brille par la qualité de son scénario, qui lui a valu une palme amplement mérité à Cannes.

Suite à la mort de son père, Minato est élevé par sa mère qui se rend compte que son fils semble être harcelé à l’école…

Le film va jouer avec différents points de vue, remettant à chaque fois en question l’avis du spectateur sur ce qui se passe à l’écran. Suivant le regard par lequel on vivra les scènes, elles prendront ainsi un tout autre sens qui aura tendance à déstabiliser le spectateur.
D’autant plus qu’on est en pleine zone grise, cherchant continuellement à savoir qui est le « monstre » dans cette histoire.
Le film basculera ainsi du thriller au drame social, tout en réussissant à proposer quelques moments oniriques, dont un final éblouissant.

Mais il faut avouer que l’écriture, aussi intelligente soit-elle, fait aussi que l’on se sent un peu perdu, tant le film aborde des sujets différents : le harcèlement, le deuil, le mensonge, l’éducation, les non-dits, l’amitié, les faux-semblants, le regard des autres… Et même s’il le fait avec beaucoup de pertinence et de délicatesse, on a l’impression qu’il s’éparpille et on se demande parfois où veut vraiment aller le film. Mais c’est sans compter sur un dernier acte admirable où, sans prévenir, tout prendra un sens…
Et c’est peut-être une limite que j’ai avec le film, car un deuxième visionnage s’impose presque afin tout remettre en ordre.

Sans être son meilleur film, ce qui est sûr, c’est qu’il aura une nouvelle fois réussi à me marquer par certaines scènes et qu’il risque de murir en moi au fil du temps…

https://www.critiquesdunpassionne.fr/
NardoBordo
NardoBordo

16 abonnés 198 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 février 2024
Superbe film d’Hirokazu Kore-eda. Culture totalement japonaise, nous avons du mal, en occident, à voir les contours, la finesse. Sensibilité à fleur de peau dans ce beau décor naturel. Beaucoup de sujets sont traités, ces 2 jeunes garçons nous les font découvrir subtilement. Le poids de la tradition et de l'éducation, la famille mono parentale au Japon, le harcèlement, l'amitié cachée et rêveuse. Il en est de même sur les premiers émois, les questionnements. Le tout accompagné par le son en finesse de Ryūichi Sakamoto...
Zebrakelo
Zebrakelo

14 abonnés 404 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mars 2024
Le titre porte très bien son nom : on change sans cesse de regard et les soupçons sur chaque coupable s'effacent pour se poser sur un autre personnage.
Une forte critique sur l'harcèlement scolaire, mais aussi un beau film sur l'amitié et l'amour maternel.
Fryzer
Fryzer

18 abonnés 388 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 janvier 2024
EXCELLENT, quelle écriture tellement bien composée, je suis surpris car je m'attendais tout sauf à ça, j'ai tout aimé.
Nath Visuals
Nath Visuals

84 abonnés 279 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 janvier 2024
Le film de Kore-eda a le mérite d'avoir gardé son mystère jusqu'à la fin et je pense à la surprise du grand nombre. Je ne vais évidemment pas dévoiler la fin qui m'a beaucoup étonné mais le film est tourné de manière à ce qu'en fait la fin du film ne soit pas vraiment la fin de l'histoire. Le réalisateur japonais monte son film de la même manière qu'un certain Kurosawa dans Rashômon. Les problèmes sont vite posés mais les causes sont parsemées entre les différents points de vue de chaque personnage du film. On peut également retrouver ce type de montage dans Memento de Nolan. Bien que le film soit très émouvant, il nous octroie des émotions et nous frustre par une incompréhension sur un action qui sera éclairée seulement 1h30 plus tard, car nous étions sur le point de vue de la "mauvaise personne". Finalement, nous avons un peu le même problème que la mère du jeune Minato. Cette mère célibataire qui ne peut que constater que son fils va mal, qui émet des hypothèses et qui cherche à découvrir la cause et les solutions.
Pour ce qui est des acteurs, plus des trois quarts des acteurs du film sont des enfants et je tiens à saluer cette réussite. En France les enfants qui jouent dans un film ont interdiction de jouer au-delà d'un certain nombre d'heures par jour, qui sont bien inférieur aux adultes. Je ne sais pas s'il existe des règles similaires au pays du soleil levant mais dans tous les cas, c'est dur de faire un film avec autant d'enfants. D'autant plus que la plupart du temps, le jeu d'acteur n'est pas toujours au rendez-vous. Mais dans ce film, les enfants jouent merveilleusement bien, on y croit vraiment et des futurs grands acteurs japonais se cachent probablement dans ce film.
Spoilers : Le sujet principal du film qui est caché jusqu'à la fin est l'homosexualité. Kore-eda cherche à réveiller les consciences à travers ce film où au Japon, les avancées en ce qui concerne les homosexuels sont assez loin des pays occidentaux. Je salue cette volonté mais je trouve que le montrer avec des si jeunes enfants n'est pas un bonne idée. Évidemment cela est un question de point de vue, mais à cet âge là, personne n'est à l'aise avec ses sentiments amoureux et je pense que tout le monde peut en témoigner. Le réalisateur justifie en quelque sorte le comportement des enfants et le harcèlement par cette cause. Alors que l'on sait très bien qu'en primaire et au collège, les enfants sont cruels entre eux et l'homosexualité à cet âge là est quelque chose que l'on ne comprend pas forcément. Peut-être que certains s'y attendaient mais pour moi, cette révélation à la fin n'avait pas forcément besoin d'être là et m'a beaucoup étonné.
Malgré ça, le film reste très beau et touchant et aurait mérité bien plus au festival de Cannes. Cette œuvre de Kore-eda aurait davantage mérité la palme d'or que Anatomie d'une chute de Justine Triet.
Philippe G.
Philippe G.

10 abonnés 171 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 janvier 2024
Quelques ellipses un peu alambiquees sur la partie professeur . L'avantage d'aller le voir dans tien savoir est qu'on est lance sur toutes les involorehensions. Le but du realisateur est de montrer toute la difficulte pour les uns et les autres a se comptendre l ... Au fond il reste positif . Comprenez vous les uns les autres et soyez heureux
Nine
Nine

14 abonnés 154 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 janvier 2024
Après une première partie un peu longue l'histoire se reconstitue. Très très beau et même touché par la grâce.
Noël C
Noël C

18 abonnés 103 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 décembre 2023
Un film complet ( musique, lumières naturelles, rythme, originalité du scénario,...) qui montre cette emprise des conventions sociales au Japon, avec des adultes entraînés dans une succession de politesses hypocrites, de fausses contritions, de mensonges éhontés, dans lesquels les deux enfants, héros de ce film, vont déployer toute leur magnifique envie de vivre et de grandir, différemment de ces adultes. L'art de Kore-eda est de présenter avec beaucoup de détails le quotidien banal et pétri de rites d'un Japon sans avenir (le mot "avenir" est plusieurs fois scandé par les deux enfants !) . Et la très réussie mise en scène et les flashbacks (un peu désorientants..) nous entraînent dans l'innocence et l'amour incarné par ces deux héros porteurs du Japon de demain...
Nico78b
Nico78b

46 abonnés 16 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 juin 2024
Je pensais pas faire une review aussi longue pour ce film mdrr, mais il a des choses à dire l'ancien il débite. Vous trouverez dans cette review (de 1200 mots) des commentaires pertinents, et des passages divertissants. Peut-être je vous arracherai un soufflement de nez couplé d'une esquisse labiale, ou peut-être récolterai-je un tas de "WAA il fait tiep lui il raconte quoi mdrr". Dites-moi en comm dans quel camp vous vous situez ;).

Ok je vais commencer par le positif pour montrer que je ne suis pas qu'une brute sans coeur insensible à la délicatesse et à ce qui est Kawai-nee ^^.

Une des grandes réussites de ce film, c'est d'interroger sur la famille et la figure du père absent - ou, dans le cas de Hoshikawa, défaillant. Il le fait avec une touchante délicatesse, mais aussi - comme c'était déjà le cas dans "Une affaire de famille" - en égratignant les faux-semblants de la société japonaise, son formalisme excessif, son illusion à vouloir résoudre le moindre différend par la présentation théâtralisée d'excuses outrées. Que ce soit au travers des enfants et leur méchanceté puérile, ou bien des adultes et leur jugement tranchant, ce film aborde aussi parfaitement le thème si cher au Japon du regard extérieur, de la fausse perception et des répercussions que peuvent avoir des rumeurs.

Ok il faut savoir que lorsque j'écris ma review, j'écris ce qu'il me passe par la tête, je regarde d'autres critiques puis je structure. Je commence toujours par le négatif parce que je suis un rageux, puis je me concentre sur le développement du positif. Et il faut dire qu'à froid, je reconnais que ce film présente quand même beaucoup + de qualité que ce que ma première impression ne me laissait penser. Donc le dernier point positif de ce film, est la manière dont est emmenée la marginalisation. Dans une société où les apparences font tout, où il faut se fondre dans la masse en étant un "homme fort qui aime les femmes", le tabou de l'homosexualité, surtout infantile, vient emmener une nouvelle couche de sens à l'histoire. Alors qu'on imagine d'abord Mugino comme étant un malade mental, on évolue ensuite vers une perception de l'enfant comme étant un bully, puis finalement on a son POV et comprend qu'il est un être sensible et ne trouve juste pas sa place dans la société. On peut prendre ca comme une leçon de vie, ne pas juger avant d'avoir tous les éléments d'une question. Ceci est aussi valable pour le professeur qu'on imagine d'abord comme étant une enflure solitaire et pervers, puis notre perception évolue (même si je le pressentais qu'il était pas si méchant :P )).

Voila pour le positif. Je pourrais aussi y ajouter la musique, je suis d'humeur généreuse aujourd'hui.

Maintenant, passons à ce qui intéresse mon audience (= extrêmement peu de monde): le négatif.

Déja, ce film n'aura pas de place dans mon coeur car s'il se passait à Cergy Pointoise où Sucy-en-Brie (=pas au Japon), i prefer not to speak. If I speak I am in big trouble.

Ils veulent faire un film effet Rashomon? Bah on va comparer avec Rashomon hihi :P
Encore dans Rashomon , on avait des personnages intenses défendant délibérément leur propre honneur, le tout avec des plans très significatifs et une histoire aux évènements marquants. Ici, les persos ne sont pas proactifs, ils se laissent aller par les évènements, manquent un peu de présence et les évènements "plaque tournante" du récit ne sont que peu profonds (un coup dans le nez --> est-ce fait exprès ou pas ? pas assez dramatique imo...)

(le paragraphe suivant a été écrit dans un élan d'ennui au travail, mais il est passionnant).

Comme beaucoup devant ce film, j'ai croisé la route de mon ennemi d'antan, je dirai même que j'ai croisé le fer avec celui qui rode et contre lequel les réalisateurs mènent une guerre totale. De tous temps, les hommes ont essayé de le dompter, de le tromper où simplement de lui échapper. Encore une fois, malgré un bel effort de ma part, je me retrouva face à lui, désemparé. Vous le connaissez tous, cet ennemi naturel de l'homme, cette plaie pour l'humanité, cet tourment éternel, cet adversaire avec lequel je lutte à l'heure ou je vous parle, j'ai nommé: l'ennui. (J'aurai juste pu dire: je me suis fait chier. Mais tu connais storytelling tout ca, faut faire rêver autrui). Et ce notamment vers le milieu et début de la fin, où j'ai été fortement tenté par ce malicieux et espiègle téléphone (que j'avais pourtant écarté). Dans la pénombre de la salle, la seule source de lumière provenait d'en face de moi: le film. A ma gauche, légèrement derrière, posé sur un siège, je ressentais sa présence, il m'appelait, il me suppliait de le prendre en main et jouir de ses plaisirs. Je n'ai néanmoins pas succombé à la tentation. Comment ai-je fait me demanderiez-vous. C'est simple, je me suis attelé à une série de calculs mentaux complexes et aboutis pour arriver au résultat suivant. J'ai estimé la probabilité d'avoir une notification aux alentours de 3.25%. Entre 2.23% et 3.47% pour être précis. J'ai donc décidé d'augmenter ces chances (pour booster mon ego) en laissant passer le temps et en laissant le soin à tous mes amis, à toutes les filles qui me courent après (0) de quémander mon attention par l'intermédiaire d'un message. Pour ceux que ca intéressent, à la fin du film j'avais aucune notification. A part FlashScore qui m'annonce le retour d'Antoine Kombouare au poste d'entraineur du FC Nantes. Bref. J'avais juste mal calculé.

Bon je vais pas m'étendre sur le sujet, je sais que ma vie sociale vous intéresse énormément mais je vais revenir sur notre pièce de boeuf. Je pense que ce film aurait gagné à avoir une vingtaine de minute en moins, ne serait-ce que pour garder l'audience captivée.

spoiler: Finalement, et par suite logique, le fait d'avoir un peu décroché a rendu la finalité du film très mièvre. Le moment de "libération" à la fin n'a pas tellement eu l'effet escompté, je trouvais pas ca touchant dans le sens ou tous leur problèmes ne sont pas réglés. La dernière scène est censée provoquer un sentiment de soulagement, les problèmes sont derrière eux, ils ont passé la tempête (figurativement et littéralement). Mais le fait est que le petit Hoshikawa va retrouver son daron violent alcoolique et homophobe, et que Mugino va retourner à l'école ou il va se faire bully quoi.. Donc voila leur cri final de libération ne m'a pas attrapé au vol, et je suis sorti du film avec comme un sentiment d'inaccompli.


Néanmoins, je reconnais que ce film présente des qualités. J'hésite entre 3 et demi et 4, et je ne vais pour cette fois pas suivre le noble adage "when in doubt, go for the lower rating", puisque le principal obstacle que j'ai rencontré sur le chemin de l'appréciation de ce film n'est qu'un ennui partiel.

Pour ceux qui ont lu jusque la je sais pas ce que vous avez à faire de vos vies, force à vous trouvez un taff ptn
pat4poufzouz
pat4poufzouz

12 abonnés 85 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 février 2024
Un procédé plutôt classique - revivre un ensemble d'événements selon différents points de vue, ici parfaitement maîtrisé. Rien n'est lourd ni grossier. Les deux enfants jouent très bien, notamment celui qui est rejeté par ses camarades. Seul bémol : l'histoire d'amour des enfants ne m'a pas complètement convaincue, moins que dans Close auquel le film est souvent comparé.
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