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Jylg
55 abonnés
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3,5
Publiée le 2 janvier 2024
Jolie histoire d'amitié masculine mise à l'épreuve par le regard des autres. Un peu alambiqué et décousu, on s'y perd parfais mais la fable est belle. Et les deux jeunes acteurs sont épatants.
Je l'ai vu il y a quelques jours et j'hésitais, je ne savais qu'en dire. Il a un charme certain mais qui se diffuse par moments, moments qui ne sont pas, je pense, les plus attendus. La première partie du film est la plus intéressante, lente à mettre en place le sujet du film, elle reste mystérieuse. Pourquoi le jeune adolescent accuse-t-il son professeur de l'avoir insulté et battu ? La mère cherche des réponses et elle va se heurter, comme dans un lent cauchemar, au silence étrange, au visage poliment impénétrable de la Directrice de l'établissement. Sa colère monte et glisse comme sur de la pierre ou sur de l'eau. Vous êtes présents mais absents crie-t-elle à peu près aux professeurs réunis pour la recevoir. C'est la scène qui m'a plu car elle semble faire partie d'un film de morts vivants ou de fantômes. Puis le film s'élucide au fur et à mesure de sa construction en flash-backs, en points de vue. Tout gagne en lumière et perd en mystère. Je crois que le scénario prime, est trop fort. Justement, il a eu le prix du scénario à Cannes.
A vu "L'innocence" le dernier film du réalisateur japonais Hirokazu Kore-Eda qui a obtenu le Prix du scénario et la Palme Queer lors du dernier Festival de Cannes en 2023. Le metteur en scène est fidèle une fois de plus à ses thèmes de prédilection principalement la chronique familiale et l'enfance tout en abordant le deuil, le mensonge, l'abandon... Il est très difficile de parler de ce nouvel opus sans en rien dévoiler, sachant que le thème principal du film est révélé à la toute fin du long métrage. Tout en restant indéfectible à ses sujets qui lui tiennent à coeur, Kore-Eda aborde pour la première fois une forme complexe et qui sert totalement le propos de son film. Pour illustrer la population japonaise enfermée dans le non-dit, dans le souci des apparences, écrasée sous le poids d'une société pesante et très présente dans la destinée individuelle, le réalisateur nous donne à voir un film-triptyque sous forme de puzzle à qui il manquerai des pièces, comme cette vue nocturne sur la ville qui contient un trou noir en son centre et que l'on devine être un lac, image centrale du film. Un mère élève seule son fils qui devient de plus en plus étrange, elle en déduit qu'il est maltraité par son instituteur. De là va naitre une spirale infernale. Par toutes petites touches emplies de pudeur, de poésie, d'onirisme mais aussi d'humour décalé, le réalisateur construit une mécanique qui demande au spectateur d'être actif. Le film laisse d'ailleurs une emprunte certaine plusieurs jours après sa projection. Est on sur d'avoir bien vu ce qu'on nous montre ? Est-on certain d'avoir compris ce qu'on nous donne à entendre ? "L'innoncence" est magnifiquement interprété et les enfants sont assurément de très grands acteurs. Film et titre à tiroirs qui demande à être vu à plusieurs pour pouvoir mieux partager ses impressions, et même à être revu.
vu en avant première au mk2 quai de seine vraiment un très beau film qui mérite amplement le prix du scenario un drame psychologique sur la naissance d'une amitié face au harcèlement scolaire film très touchant et émouvant
"L'innocence", réalisé par Hirokazu Kore-eda et scénarisé par Yuji Sakamoto, est un film japonais de 2023 qui se distingue par sa narration complexe et ses thèmes profonds. Le film, récompensé pour son scénario et le Queer Palm Award au 76e Festival de Cannes, est porté par les performances exceptionnelles de Sakura Ando, Eita Nagayama, Soya Kurokawa, et Yota Hiiragi.
spoiler: L'intrigue s'articule autour d'un incendie tragique dans un immeuble, vu à travers les yeux de plusieurs personnages. La mère célibataire Saori Mugino (Sakura Ando) et son fils Minato (Soya Kurokawa) sont au centre de cette histoire émouvante, marquée par des mystères et des révélations choquantes. La complexité de leurs relations est capturée avec une grande finesse et sensibilité, reflétant la profondeur émotionnelle du scénario de Sakamoto.
Le film aborde des thèmes tels que l'intimidation et l'isolement social avec un réalisme poignant. Les interactions entre Saori et le professeur Michitoshi Mori (Eita Nagayama) ajoutent une intensité dramatique, tandis que la prestation de Kurokawa en tant que Minato est à la fois touchante et nuancée.
La musique de Ryuichi Sakamoto, dans sa dernière œuvre, enrichit le film d'une dimension émotionnelle profonde. La partition accompagne parfaitement les moments clés du récit, amplifiant l'impact émotionnel des scènes.
Visuellement, "L'innocence" est une réussite. Kore-eda utilise son talent de réalisateur pour créer des images mémorables qui accentuent la gravité des thèmes abordés. spoiler: Les scènes autour du lac et dans la base secrète sont particulièrement remarquables pour leur beauté et leur symbolisme.
Cependant, le film souffre parfois d'un rythme inégal et de certaines longueurs qui peuvent distraire de l'intrigue principale. Bien que ces moments soient souvent visuellement attrayants, ils peuvent parfois entraver le flux narratif.
En somme, "L'innocence" est une œuvre cinématographique remarquable qui traite de sujets délicats avec une grande compétence. Malgré quelques faiblesses dans le rythme, la combinaison de performances fortes, d'une réalisation impressionnante et d'une musique poignante fait de ce film une expérience notable et touchante.
un chef d'œuvre, le scénario est très fort, tout est calculé, le principe même de découvrir peu à peu ma vision de chaque personnage est très intéressante avec tout les enjeux et thèmes parler, il dégage une innocence et pureté forte qui font vraiment ressentir toute l'émotion du film.
J'ai donc découvert ce qu'était "l'effet Rashomon". Hirokazu Kore-eda use donc de cet artifice - qui consiste à narrer 3 fois la même histoire vue par différents protagonistes - pour complexifier au fil des versions, le labyrinthe dans lequel il prend le risque de nous perdre (voire de nous exaspérer !). Après le point de vue d'une mère-solo qui ose tout pour protéger son "rejeton", Kore-eda nous dépeint à l'acide une institution éducative guindée dans ses codes culturels. Probablement nous manque-t-il la bonne grille de lecture pour en apprécier le persifflage ! A l'exaspération de ces deux premières versions succède une admiration totale pour le point de vue des enfants ... C'est là que le titre prend tout son sens ! Cette dernière partie frise le chef d’œuvre ... mais il débute au bout d'une heure !
Prix du scénario (Cannes 2023) " l'innocence" (seizième long métrage de fiction de HKE) est le quatrième opus primé dans un grand festival international ( Cannes, Venise, Berlin) du cinéaste.
Après " nobody knows" ( prix d'interprétation Cannes 2004) " une affaire de famille" ( palme d'or 2018) et " tel père, tel fils" ( prix du jury , Cannes 2013) ce dernier titre représentant ( selon moi ) son meilleur film à ce jour, en tout cas celui que je préfère et très largement.
HKE reprend ici des thématiques qu'on a vu traitées dans des titres célèbres du septième art , celui de la rumeur qui percute de façon funeste la vie d'une innocent. On pourra ainsi parmi de nombreux titres, citer " la rumeur" de W.Wyler ou " la chasse" de Thomas Vinterberg.
Le cinéaste japonais ( certains le baptise du surnom " le petit fils de Ozu" en raison de la thématique de la famille et des liens interfamiliaux qui constituent une de ses principales sources d'inspiration ) ajoute ici à la rumeur, la thématique de la naissance du désir homosexuel à l'adolescence, sur fond de sentiment culpabilité ( L.Dhont et " close" grand prix du jury à Cannes 2022, n'est pas éloigné par la thématique abordée ici).
Cependant malgré l'intérêt que présente le scénario, son traitement est ( selon moi) discutable. Beaucoup trop long, ( les dernières quarante cinq minutes s'étirent inutilement en présentant des scènes qui n'apportent pas grand chose au propos).
" l'innocence " présente, à mon avis, son meilleur profil pendant sa première heure qui tient assez bien la route et laisse espérer un titre d'un meilleur standard que l'impression qu'il m'a laissée lorsque le générique de fin apparaît à l'écran.
Certes, la photo et les cadrages illustrent le professionalisme du cinéaste mais le montage trop relâché et un propos trop dilué ne m'ont pas convaincu pour susciter mon adhésion totale à cet opus ( à mes yeux) en demi teinte.
Je suis allée voir ce film car il bénéficiait d’une très bonne critique aussi bien de la presse que des spectateurs et j’ai été très déçue. Je me suis ennuyée pendant 2 heures. Ce film est lent et le scénario alambiqué. De plus je n’ai pas aimé la façon très réaliste du tournage de « l’innocence ». J’ai résisté à l’envie de sortir de la salle de cinéma avant la fin du film tellement je me suis ennuyée. Je ne recommande pas du tout ce film.
Là où ceux qui ont adoré, semblent n'avoir vu que l'amitié forte (homosexualité ?! ) de 2 enfants en CM2..., je n'y ai vu que l'accusation dramatique d'un professeur qui n'y est pour rien. Et même si le montage est intéressant, je n'ai aimé aucun des personnages, au comportement tous aussi étranges les uns que les autres. Franchement, il y a un truc qui cloche et il m'a été impossible de trouver cette amitié sympathique au vu des dommages collatéraux engendrés. Tout ça est très long et se focalise sur une bluette enfantine alors que le drame est ailleurs. Bref, j'ai trouvé ça très mauvais et ennuyeux. À la maison, j'aurais arrêté lors de la première visite de la mère auprès de la directrice et les professeurs. J'aurais évité de perdre 1h45 de plus de ma vie...
Un film alambiqué et plutôt lent, qui certes traite d'un certain nombre de sujets, comme la rigidité de la société japonaise, le poids des faux-semblants et de la politesse à outrance dont sont ici victimes à la fois une mère veuve, un professeur un peu candide et de jeunes pré-ados qui oscillent entre les jeux innocents, l'éveil à la sexualité et parfois une certaine perversité. En fait, personne n'est vraiment innocent dans ce film, pas même le metteur en scène qui nous balade sans nous perdre totalement, dans cette histoire de faits divers et banals évoqués de différents points de vue. Le problème en sortant de la vision de ce genre de film, c'est qu'on aurait besoin de le revoir , tant il y a de détails, manifestement significatifs qu'on arrive pas à coudre ensemble