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Spider cineman
220 abonnés
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3,0
Publiée le 24 mars 2025
Plonge dans cet univers d enfance japonaise est une découverte, c est certes intéressant mais peut être un peu trop lent et long. Je ne reste pas sur une impression énorme de ce drame social.
En 2023, Hirokazu Kore-eda signe un film astucieux sur les troubles de l’adolescence. En racontant la même histoire à travers successivement les yeux d’une mère, de l’enseignant de son fils puis de ce dernier, le scénario distille au compte-goutte les clés de compréhension de ce drame. On passe ainsi de la suspicion de maltraitance au lynchage social avant de découvrir une vérité plus subtile. Ce schéma narratif non linéaire permet de maintenir les sens éveillés malgré certaines longueurs. Bref, le réalisateur japonais parvient à explorer de manière habile la notion de culpabilité face à la rumeur.
Bon…à la différence de nombre d’avis enjoués sur ce film, moi je n’ai pas du tout accroché. L’intérêt principal réside dans le traitement cinématographique du scénario assez prenant, c’est vrai, mais devenant sur la fin carrément étouffant. On réalise à quel point les japonais sont depuis des siècles un peuple bien plus pragmatique que religieux. La plupart d’entre eux sont bien plus superstitieux que fidèles aux préceptes des grandes religions, ils sont souvent désemparés face à la mort. Ici la mort du père de l’enfant est vécue comme une terrible énigme. Et s’il s’était réincarné en cheval ? Ce serait bien, non? On pourrait monter sur son dos!!! Ou alors en insecte, ou alors en gros porc baveux …Ah zut…là c’est plus gênant. L’enfant est complètement paumé malgré l’amour indéfectible de sa mère. Son environnement à l’école primaire dont il dépend apparait cruel et pour le moins complexe. Le réalisateur se complaît à évoquer d’une manière qui mêle à la fois le bucolique et le psychique dans une ambiguïté de genre progressive, inhabituelle et oppressante. Clairement je suis resté véritablement insensible à tout cela.
Minato est en CM2 et cache un secret à tout le monde. Sa mère, inquiète, pense son fils brutalise à l’école par l’instituteur. Le film raconte le poids du secret, les conventions, et la libération. C’est bouleversant. Les acteurs sont impressionnants de justesse. La musique renforce un scénario puissant et magnifique.
Kore-eda nous raconte une histoire d’amitié bouleversante entre deux enfants. Afin de mettre en lumière la réalité complexe, il choisit de raconter l’histoire du point de vue de plusieurs personnages. A ne manquer sous aucun prétexte.
Au début du film, on voit une mère veuve qui élève seule son fils encore enfant/ado mal dans sa peau, le protège ,croit comprendre son mal-être par l'attitude de l'un de ses professeurs. Celui-ci a t il été violent ? Au cours de confrontations avec le professeur, assisté de ses collègues et de la directrice de l'établissement, elle cherche à lui faire reconnaître son comportement déplacé. Ces scènes sont assez pénibles, car le réalisateur nous montre des professeurs et une directrice qui, par peur du scandale, se courbent, au sens propre comme au sens figuré, devant cette mère, sans discussion, au point que c'est elle qui leur intime de s'assoir plutôt que de se courber quasiment jusqu'au sol. La société japonaise montrée ici est encore pleine de lourdeurs. Ils se feraient tous hara kiri qu'on ne serait pas étonnés ! Puis vient le point de vue du professeur, des élèves, etc et le montage avec des allers retours n'est pas toujours limpide, même si c'est un hommage au maître qu'était Kurosawa. Heureusement, les choses deviennent limpides quand Hirokazu Kore Eda nous dépeint l'amitié et même l'amour naissant, tout en restant assez platonique, entre deux camarades de classe, leur complicité de fugueurs dans la campagne et les bois environnant Tokyo, leurs rêves de réincarnation. La campagne ensoleillée est filmée avec beaucoup de poésie, d'ailleurs un des jeunes garçons connait le nom de toutes les fleurs de cette belle campagne! .
Ce film est un vrai désastre, de la première image à la dernière. Justement, le scénario est écrit à l'envers, car il est tout téléphoné et expliqué, et la surprise vient seulement du fait que les personnages expliquent tout par les dialogues spectateurs. Que ce film ait reçu le prix pour le scénario à Cannes, montre bien comme ces prix n'ont aucune valeur. Ils peuvent même ruiner un cinéaste et le pousser dans l'erreur: j'avais beaucoup aimé "Une affaire de famille", c 'est peut-être que cette fois-ci le scénariste est Yūji Sakamoto, qui n'a écrit que pour la télé avant ça. Mais comment un assez bon réalisateur peut se tromper à ce point sur l'évaluation d'un scénario?
Quel ennui! Des séquences répétitives supposées traduire le point de vue des personnages, mais filmées sans subtilité et sans grâce. A moins d'être expert en psychologie japonaise, on a envie de fuir au bout de 40 minutes. Film sans doute raté... mais cela ne se dit pas d'un "grand" cinéaste.
Ennuyeux et sans grand intérêt !!! Tromperie sur la qualité ! Je déconseille vraiment ce fil. Les critiques sont vraiment trompeuses ainsi que la bande annonce
Nul, chiant à mourir. J'ai du mal à comprendre les élogieuses critiques. la salle était unanime à porter un jugement négatif.Acteurs insipides, a l'exeption des 2 enfants. Je suis resté jusqu'au bout, mais je n'aurai pas du. passer votre chemin!
Encore une magnifique histoire. Une réalisation audacieuse et de jeunes acteurs convaincants transforment une belle idée en un film inoubliable. Foncez !
peut-être trop impatient de voir ce film. et ses critiques trop positives... Bien joué, une histoire peu ordinaire, un sujet délicat. mais le rythme lent et un scénario trop plat rend le film presque ennuyeux ! et surtout avec trop peu d émotions, l'essence meme du cinéma.
Une très belle et grave histoire d'amour secret, qui finit ... bien ou mal, le spectateur choisira (la chute m'a semblé assez claire, même si le film peut laisser à ceux qui en ont envie la possibilité de croire à une autre fin).
Toute l'intelligence du film est dans la confrontation des points de vue (celui de la mère, ceux des adultes) à la réalité (celle vécue par les deux enfants), qui permet au spectateur de comprendre progressivement ce qui s'est passé. Les adultes, qui ne voient qu'une infime partie de la réalité des enfants, et qui croient, comme nous tous, ce qu'ils ont envie de croire, se trompent, parfois dramatiquement, en accusant les mauvaises personnes. Les enfants mentent pour se protéger. Les adultes se mentent à eux-mêmes (et mentent à l'occasion aux autres), pour se protéger ou pour protéger ce à quoi ils tiennent (la réputation de l'école par exemple).
S'il y a bien un coupable plus coupable que les autres (et, spoil, ce n'est pas un enfant), personne, ou presque, n'est complètement innocent. Les adultes sont aveugles parce qu'ils ne veulent pas voir. Les enfants, qui comprennent certaines choses bien mieux que les adultes, sont cruels et impitoyables entre eux, et reproduisent les préjugés des adultes.
Plutôt que d'innocence, le film parle de ce qu'on cache ou de ce qu'on se cache à soi-même. Sa force est que s'il n'épargne personne, il ne condamne personne non plus. Sa force est aussi son universalité : même si l'histoire se passe au Japon, elle pourrait se passer n'importe où (on pense par exemple au harcèlement à l'école).
Il est vrai que la compréhension du film exige un peu d'efforts de la part du spectateur : la vérité de chaque événement, et du film dans son ensemble, étant la somme des vérités de chaque personnage, vérités que le film donne à voir à mesure qu'il avance, il faut rester éveillé du début à la fin.
C'est notamment pour cette raison qu'on aurait envie de le revoir. Mais c'est aussi parce qu'il est beau : la scène où la directrice et l'enfant jouent ensemble du clairon ("ce que tu ne peux pas dire, souffle-le") est une pure merveille, comme celle où les deux enfants jouent au "Qui suis-je" dans le wagon ...
Ce n'est certes pas le film qu'il faut aller voir pour se remonter le moral. Mais c'est un film très beau et très fort.
Le réalisateur japonais multi-primé signe avec "L'innocence" signe un thriller dramatique sur l'enfance. Alors qu'un enfant se renferme de plus en plus, tout porte à croire que son professeur est responsable de ses maux. La trame narrative complexe dévoile son intrigue à travers différentes perspectives, revisitant à plusieurs reprises les événements pour discerner habilement le vrai du faux. Un film poignant sur les sentiments, le mensonge, l'amitié et l'amour.
Hirokazu Kore-Eda est probablement le réalisateur en activité qui sait le mieux filmer l'enfance, et il le prouve encore ici.
L'innocence commence comme un thriller psychologique mettant en évidence le corsetage extrême de la société japonaise.
On est tour à tour intrigué et choqué par le premier tiers du film, qui semble traiter du harcèlement d'un élève par son professeur. On perçoit qu'il y a dans ce qui nous est montré plusieurs éléments étranges, dont on devine qu'ils seront expliqués ultérieurement.
Dans les deux parties suivantes, le cinéaste japonais utilise un "effet Rashomon" évolué (chaque nouveau récit apporte un nouveau point de vue différent sur l'histoire), mais assez subtil (les mêmes scènes ne sont pas à chaque fois totalement rejouées comme c'est parfois le cas dans ce genre de construction). Cette structure séduisante a valu au film le prix du scénario lors du dernier Festival de Cannes.
Curieusement, au fur et à mesure que la vérité se dévoile (un peu trop vite à mon goût, et vers une issue un peu trop prévisible), mon intérêt a progressivement faibli, même si les principales qualités de Kore-Eda sont bien présentes : une attention extrême aux affects et à la psychologie, une grande subtilité dans l'analyse des rapports humains, une sorte de froide dureté associée à de grandes capacités empathiques.
Les beaux plans larges, la musique envoutante de Ryuichi Sakamoto, la mise en scène millimétrique et la merveilleuse direction d'acteurs contribuent à faire de ce dernier opus un bon cru dans carrière d'Hirokazu Kore-Eda.