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marie M.
2 abonnés
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5,0
Publiée le 9 janvier 2024
Magnifique film original qui mérite l'attention L'innocence des enfants qui inventent des histoires Accusation d'un adulte à tort ça fait réfléchir sur le pouvoir de la parole Belle interprétation des jeunes acteurs
Film très juste sur la différence et les interdits, sur l'amour quand on ne sait pas encore très bien ce que c'est, ni vers qui cela peut être adressé, sur le monde de l'enfance finissante avant l'adolescence, sur la parentalité... à la fois proche de nous et si différent, la culture japonaise est ainsi. Bien au dessus de ce que l'on peut couramment voir.
Un véritable labyrinthe, où les interprétations se contredisent, la mise en scène accentuant cette confusion, par exemple l'agression du professeur sur un élève est montrée sans qu'on puisse voir ce qu'il s'est réellement passé. Kore-Eda se pourvoit dans l'abstraction, personnellement je ne suis pas convaincu.
Kore-Eda caprtive et séduit dans un film sur deux. Ici, il se surpasse : trois points de vue qui se contredisent et une mise-en-scène qui ne dévoile son véritable sujet que dans la toute dernière demie heure du film. Sidérant et magistral.
Je suis allée voir ce film car il bénéficiait d’une très bonne critique aussi bien de la presse que des spectateurs et j’ai été très déçue. Je me suis ennuyée pendant 2 heures. Ce film est lent et le scénario alambiqué. De plus je n’ai pas aimé la façon très réaliste du tournage de « l’innocence ». J’ai résisté à l’envie de sortir de la salle de cinéma avant la fin du film tellement je me suis ennuyée. Je ne recommande pas du tout ce film.
Très beau film. Tout y est : les acteurs, le scénario, les plans de caméra, le montage. Un film en 3 actes au travers des regards de trois personnages différents qui nous permettent à la fin de reconstituer le puzzle et de mieux comprendre les uns et les autres. Au travers des relations entre les personnages, des non-dits et des rumeurs, c'est aussi la société japonaise dans son ensemble et son système éducatif en particulier que nous appréhendons au travers de ce film remarquable.
怪物, Monster ou Monstre (et pas "innocence" hein les Frenchies qui ont toujours besoin de changer les titres et donc le sens des films étrangers) est un film magnifique en 3 partie. Que ce soit le scénario, la mise en scène où le jeu d acteur, Kore Eda ne déçoit pas. Encore une pépite !
Un film alambiqué et plutôt lent, qui certes traite d'un certain nombre de sujets, comme la rigidité de la société japonaise, le poids des faux-semblants et de la politesse à outrance dont sont ici victimes à la fois une mère veuve, un professeur un peu candide et de jeunes pré-ados qui oscillent entre les jeux innocents, l'éveil à la sexualité et parfois une certaine perversité. En fait, personne n'est vraiment innocent dans ce film, pas même le metteur en scène qui nous balade sans nous perdre totalement, dans cette histoire de faits divers et banals évoqués de différents points de vue. Le problème en sortant de la vision de ce genre de film, c'est qu'on aurait besoin de le revoir , tant il y a de détails, manifestement significatifs qu'on arrive pas à coudre ensemble
peut-être trop impatient de voir ce film. et ses critiques trop positives... Bien joué, une histoire peu ordinaire, un sujet délicat. mais le rythme lent et un scénario trop plat rend le film presque ennuyeux ! et surtout avec trop peu d émotions, l'essence meme du cinéma.
Le film de Kore-eda a le mérite d'avoir gardé son mystère jusqu'à la fin et je pense à la surprise du grand nombre. Je ne vais évidemment pas dévoiler la fin qui m'a beaucoup étonné mais le film est tourné de manière à ce qu'en fait la fin du film ne soit pas vraiment la fin de l'histoire. Le réalisateur japonais monte son film de la même manière qu'un certain Kurosawa dans Rashômon. Les problèmes sont vite posés mais les causes sont parsemées entre les différents points de vue de chaque personnage du film. On peut également retrouver ce type de montage dans Memento de Nolan. Bien que le film soit très émouvant, il nous octroie des émotions et nous frustre par une incompréhension sur un action qui sera éclairée seulement 1h30 plus tard, car nous étions sur le point de vue de la "mauvaise personne". Finalement, nous avons un peu le même problème que la mère du jeune Minato. Cette mère célibataire qui ne peut que constater que son fils va mal, qui émet des hypothèses et qui cherche à découvrir la cause et les solutions. Pour ce qui est des acteurs, plus des trois quarts des acteurs du film sont des enfants et je tiens à saluer cette réussite. En France les enfants qui jouent dans un film ont interdiction de jouer au-delà d'un certain nombre d'heures par jour, qui sont bien inférieur aux adultes. Je ne sais pas s'il existe des règles similaires au pays du soleil levant mais dans tous les cas, c'est dur de faire un film avec autant d'enfants. D'autant plus que la plupart du temps, le jeu d'acteur n'est pas toujours au rendez-vous. Mais dans ce film, les enfants jouent merveilleusement bien, on y croit vraiment et des futurs grands acteurs japonais se cachent probablement dans ce film. Spoilers : Le sujet principal du film qui est caché jusqu'à la fin est l'homosexualité. Kore-eda cherche à réveiller les consciences à travers ce film où au Japon, les avancées en ce qui concerne les homosexuels sont assez loin des pays occidentaux. Je salue cette volonté mais je trouve que le montrer avec des si jeunes enfants n'est pas un bonne idée. Évidemment cela est un question de point de vue, mais à cet âge là, personne n'est à l'aise avec ses sentiments amoureux et je pense que tout le monde peut en témoigner. Le réalisateur justifie en quelque sorte le comportement des enfants et le harcèlement par cette cause. Alors que l'on sait très bien qu'en primaire et au collège, les enfants sont cruels entre eux et l'homosexualité à cet âge là est quelque chose que l'on ne comprend pas forcément. Peut-être que certains s'y attendaient mais pour moi, cette révélation à la fin n'avait pas forcément besoin d'être là et m'a beaucoup étonné. Malgré ça, le film reste très beau et touchant et aurait mérité bien plus au festival de Cannes. Cette œuvre de Kore-eda aurait davantage mérité la palme d'or que Anatomie d'une chute de Justine Triet.
un film esthétique d une grande finesse une façon habile de présenter une histoire de différents points de vue une très belle façon d aborder l amour et le rapport à l amour
La force d'une fiction qui ressemble à la vie en vrai. Le foutoir de la maison. Les galères du quotidien. On pense a Mummy en version japonaise, plus posée, plus rentrée dans les mots, à l'intérieur des visages et des gestes. spoiler: On va de surprise en surprise, et à chaque fois on se dit : ah oui, bien sûr, comment ai-je pu me fier aux apparences, moi aussi ?
Un film construit sur le principe, souvent prometteur, de plusieurs retours au début de l'histoire sous de nouveaux angles. Mais se limiter à cette remarque serait réducteur tant il conserve de mystère jusqu'au bout. Il y est question de jugements trop hâtifs bien sûr, celui du spectateur en premier lieu, mais aussi de la société envers les individualités différentes. Puis, peu à peu la beauté de l'Enfance s'impose. Mention spéciale au jeune acteur jouant Hari, un personnage solaire.
Un film lent comme j'aime les films lents. Une belle langue Japonaise qui dit merci et qui s'excuse comme il est beau de l'entendre pour qui a eu la chance de l'entendre in situ. Une belle histoire d'amitié entre deux garçons. D'un point de vue technique, une très belle maîtrise d'une histoire vue et revue selon différents points de vues temporels et angliques. Du bon cinéma, une belle histoire.
Avis contrasté en sortie de salle : Une première partie surjouée, suivi d'un lourd puzzle flash-back explicatif, pour finir en séquence "émotion" plutôt réussie. Mais en fait, non, je n'ai pas aimé :-(