Le prix du scénario obtenu par ce film au festival de Cannes est largement mérité, adoptant le principe Rushômon. L'esprit du spectateur est constamment mis à contribution, l'investissant dans la compréhension et la déduction, pensant assimiler certaines trames qui seront pulvérisées à la scène suivante. Les dernières scènes, d'une simplicité confondante, nous transporte dans une grande émotion. Un petit bijou.
Sublime ! Le réalisateur prend le temps pour installer ses personnages et son action. Il déroute très habilement le spectateur, amené à revoir son jugement sur les personnages au fur et à mesure du récit. Une deuxième vision enrichit encore l'expérience. Le final est bouleversant. Magnifique !
J'aurais toujours du mal à apprécier les jeux inexpressifs des acteurs japonais. Les scènes de politesse entre eux sont tellement décalées pour nous occidentaux, qu'elles paraissent parodier les comportements. L'exercice remue-méninges à multiples points de vue est effectivement intellectuellement intéressant, mais ne suscite aucune empathie ni émotion. La séquence des administratifs et du professeur face à la maman scandalisée parait si absurde, digne d'un film à la TATI. Les jeux idiots des enfants nous saturent à la longue... La BO essentiellement pianistique sur les scènes dramatiques m'a fait penser au cinéma des frères Lumière. C'est dire que j'ai peu apprécié...
Belle construction du récit, qui permet de relativiser la perception des choses suivant chaque protagoniste. Après Tashomon ou Le dernier duel, ce procédé est toujours efficace et invite au respect des versions, à celui de la démarche contradictoire si 'on entend tendre vers la vérité. Le film sent un peu le procédé, mais ce n'est pas une tarte. Le dispositif est ici indispensable.
Ce film est un vrai désastre, de la première image à la dernière. Justement, le scénario est écrit à l'envers, car il est tout téléphoné et expliqué, et la surprise vient seulement du fait que les personnages expliquent tout par les dialogues spectateurs. Que ce film ait reçu le prix pour le scénario à Cannes, montre bien comme ces prix n'ont aucune valeur. Ils peuvent même ruiner un cinéaste et le pousser dans l'erreur: j'avais beaucoup aimé "Une affaire de famille", c 'est peut-être que cette fois-ci le scénariste est Yūji Sakamoto, qui n'a écrit que pour la télé avant ça. Mais comment un assez bon réalisateur peut se tromper à ce point sur l'évaluation d'un scénario?
Jusqu’à maintenant j’accroche très peu au style de Kore-eda mais là ça a vraiment été l’exception ! Ça reste dans le même ton dramatique que ses autres films mais avec cette triple lecture qui vient apporter des nuances à une histoire simple mais qui en tant que spectateur paraît pourtant si ambiguë lorsqu’on ne connaît pas le point de vue de chacun. Le juste pour raconter une histoire simple et touchante. C’est simple mais efficace, je recommande !
En tant que fan de Hirokazu Kore-eda, "L'innocence" (ou "Monster") m'a beaucoup déçu. Le film est très lent et le montage semble chaotique. L'intrigue est si confuse que j'ai eu du mal à suivre et j'ai souvent trouvé les scènes ennuyantes et incompréhensibles.
Les relations entre les personnages manquent de cohérence, leurs réactions sont souvent déconnectées, et les dialogues sont parfois étranges, ce qui rend difficile de s'attacher à eux ou de comprendre leurs motivations.
Malgré tout, la dernière partie du film apporte un peu de clarté et de profondeur, ce qui sauve partiellement le film. Mais dans l'ensemble, je donne 2/5, car c'est une grosse déception.
Hirokazu Kore-eda nous embarque une nouvelle fois dans la vie de deux jeune garçons. Le réalisateur est un spécialiste de cette tranche d'age ( tout ces derniers film ont quasiment pour héros soit un ado ou une ado ). Le titre évocateur aurait pu etre également atribuer à ces précédents films. Le film est par contre réalisé de manière différente....Si c'est le jeune garçon le héros du film, nous avons un traitement et d'un point de vue des 3 personnages secondaires (l'ado, le professeur et la mère ). On pourrait meme dire que il y a 3 court métrage en 1 long. Si le film est assez emballant pour les deux premier traitement, le 3 eme (qui est aussi le plus long et du garçon) le film retombe dans le déjà vu contemplation de deux jeune ado découvrant le monde ou l'amitié est forte. Le film est a voir mais un peu long....pas le meilleurs Hirokazu Kore-eda mais cela reste de bonne facture.
Un magnifique film sur ... beaucoup de sujets en fait. D'ailleurs le scénario nous tire d'un coté puis de l'autre. Tout ça avec beaucoup de simplicité. Une bonne musique, des acteurs parfaits.
Une œuvre délicate et touchante servie par d'excellents comédiens et une intrigue qui se dévoile petit à petit en passant d'un point de vue à un autre. Malin.
Il y a le monde des adultes et en ce qu'ils veulent bien voir ou croire. Il y a le monde des enfants le seul en quel ils croient. Et la vérité et le mensonge, qu'ils sont bien difficiles à définir. La subtilité de l'enfance vient bousculer ce Japon qui se veut si bien organisé. Les hommes ne se pardonnent pas leurs faiblesses, les différences se payent chers! Mélancolique harmonie tout en questionnement et perception suivons avec plusieurs regards le parcours de Minato et Eri qui se confronte au réalisme caché du monde adulte. Ma note sera de 2.89 sur 5, pour un film tendre, mélodramatique, qui nous emmène là où ne pensait être.
Encore un film encensé par les critiques qui se révèle être une grosse déception. Le scénario est tortueux a souhait, mais en étant souvent peu crédible, et le récit se perd en route en mêlant de manière assez peu réaliste plusieurs histoires assez différentes. La 2eme partie ou on ne voit quasiment plus que les deux enfants est un véritable supplice tellement on s’ennuye. Un film de plus complètement surcoté …